Je connais personne qui a disposé d'un compte bancaire avant 18 ans.
Moi de mon temps (lire avec l'intonation qui va bien), en fin de 10e (CM2), on recevait un livret de caisse d'épargne de chez l'écureuil avec un peu de sous dessus en fonction des résultats scolaires (5, 10, 15 ou 20 Francs). C'était en juin 1973 en ce qui me concerne.
Le dispositif, souvent remanié, remontait à 1834 de l'idée d'un professeur de l'Ecole polytechnique de 1818.
Education civique et morale
L'épargne scolaire
Un professeur de l'Ecole polytechnique, M. Francoeur, présente, le 30 septembre 1818 à la Société pour
l'instruction élémentaire, un mémoire où il considère la Caisse d'épargne comme un des instruments de
l'éducation populaire.
En 1834 nous trouvons véritablement le premier essai de l'exercice de l'épargne dans l'école.
Un instituteur dévoué, M. Dulac, organise une caisse privée dans l'école communale d'enseignement
mutuel de la ville du Mans, considérant ses écoliers comme les membres d'une famille.
Dans un petit ouvrage, intitulé : Lectures diverses et recueil de prières et de chants en usage dans l'École
communale d'enseignement mutuel du Mans, il écrit :
« Entre les différents moyens auxquels nous avons eu recours pour arriver à notre but d'éducation morale
auprès des élèves qui nous sont confiés, il en est que nous croyons utile de rappeler, c'est le dépôt des
petites économies de nos enfants d'adoption à la Caisse d'épargne et de prévoyance. Pour faciliter les
versements à cette Caisse, nous avons établi à notre école, le 4 mai 1834, sous les auspices de
l'administration municipale, une caisse privée dans laquelle ils déposent leurs économies, sou par sou,
jusqu'à ce qu'elles forment une somme assez forte, un franc, pour être reçu à !a Caisse départementale.»
La Caisse d'épargne scolaire du Mans fonctionne jusqu'à la guerre de 1870.
La tentative de l’école du Mans de 1834, est signalée par les journaux et recommandée en France et à
l'étranger : de là, plusieurs essais analogues sont faits à Amiens, Grenoble, Périgueux, Lyon, Châtenay,
Paris, etc...L'article complet.l'adolescence court facilement jusqu'à 25 ans minimum, voire 30 balais
À la même époque que ci dessus, si la majorité était à 21 ans (25 de 1579 à 1792 et 14h 12f avant) et que les bagnoles n'étaient pas encore à l'ordre du jour, il était enseigné aux élèves l'art de la guerre, le tir et tout le tintouin. Il existait des modèles réduits des fusils de ligne destinés à former les garçons ...
Les bataillons scolaires