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reseau IPv6 / Baromètre IPv6 Arcep 2026
« Dernier message par vivien le 16 juillet 2026 à 08:43:24 »
4.2/ Hébergement web « IPv6-only »

Même si la grande majorité des sites web accessibles en IPv6 sont également accessibles en IPv4 (les serveurs sont configurés en double pile avec IPv4+IPv6), on note une augmentation du nombre de sites web accessibles uniquement en IPv6. Certains hébergeurs proposent en effet des offres « IPv6-only » pour lesquelles l’IPv4 est en option payante. Les sites hébergés sur ces serveurs « IPv6-only » ne sont alors pas accessibles aux clients d’opérateurs « IPv4-only ». Cette situation illustre la nécessité de passer à IPv6 pour éviter de voir se développer un internet scindé en deux, IPv4 d’un côté et IPv6 de l’autre.

Fin 2024, 1311 noms de domaine en .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf avec HTTPS valide sont accessibles uniquement en IPv6, soit 0,05 % des noms de domaine. Ce nombre reste aujourd’hui très limité.


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reseau IPv6 / Baromètre IPv6 Arcep 2026
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4/ Hébergeurs, fournisseurs de contenu et infrastructure DNS

Afin qu’IPv6 soit disponible au niveau d’un hébergeur, cinq conditions doivent normalement être réunies :
1. Le réseau de l’hébergeur utilisé doit être compatible IPv6 ;
2. Le système d’exploitation du serveur doit être compatible IPv6 et sa pile IPv6 activée, ce qui est le cas de tous les systèmes d’exploitation des serveurs utilisés actuellement ;
3. L’hébergeur doit préconfigurer le serveur pour utiliser un adressage IPv6 ;
4. Le fournisseur de contenu doit utiliser des applications serveur (web, mail, etc.) gérant le protocole IPv6. C’est aujourd’hui majoritairement le cas par défaut ;
5. Le fournisseur de contenu doit configurer les DNS avec un enregistrement IPv6, afin que le nom de domaine propose d’utiliser IPv6.

Quand toutes ces conditions sont réunies, l’accès au service hébergé se fait en principe en IPv6, si le client a une connectivité IPv6 opérationnelle (IPv6 activé sur son accès à internet et sur son système d’exploitation). Dans l’éventualité où un seul maillon de la chaîne n’est pas activé en IPv6, l’accès se fait avec le protocole IPv4.

Ainsi, contrairement à un fournisseur d’accès à internet qui peut activer à distance IPv6 sans nécessiter d’actions de la part de son client (le consommateur final), une ou plusieurs actions du client d’un hébergeur (le fournisseur de contenu) sont nécessaires pour que l’IPv6 soit utilisable de bout en bout.

Dans la suite de cette partie, nous nous intéressons à trois types de services applicatifs : le web, le mail et le DNS.
Les statistiques sont calculées en pourcentage de noms de domaine, quelle que soit l’audience du service. Afin d’exclure une partie des noms de domaine inutilisés, le taux d’activation d’IPv6 est calculé en ne prenant en compte que les noms de domaine possédant un certificat HTTPS valide, soit 2,7 millions d’entre eux pour les sites web en .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf analysés ci-dessous*.


* Données Afnic, décembre 2025. Ces données sont basées sur des informations de zones DNS et sur l’analyse des enregistrements A, AAAA configurés sur un nom de domaine. Les données excluent une partie des noms de domaine inutilisés : le processus prend en source l’intégralité des noms de domaine .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf et exclut les noms de domaine sans HTTPS valide. Le robot d’exploration parcourt dans l’ordre les URL `https://{domaine}`, `https://www.{domaine}`, et s’arrête à la première requête qui termine sans erreur. Si une redirection sur `https://{domaine}` a amené le robot d’exploration sur un domaine égal au nom de la zone préfixée par `www` alors les données utilisées sont celles de www.{domaine}, sinon ce sont celles de la racine. Pour chaque IP récupérée, utilisation de la base MaxMind pour connaître le système autonome (AS) annonçant cette IP.




4.1/ Hébergement web

Début 2026, les hébergeurs de sites web représentent l’un des maillons de la chaîne d’internet les plus en retard dans la migration vers l’IPv6. En effet, seuls 37,7 % des sites web sont accessibles en IPv6, soit une augmentation de 20 points sur les 5 dernières années, mais seulement 3 points l’année dernière.



Le pourcentage de sites web accessibles en IPv6 est en augmentation depuis 2015, mais le rythme de cette évolution semble loin de pouvoir permettre une transition complète dans les prochaines années.



En considérant les 12 premiers acteurs en termes de nombre de noms de domaine, seuls Cloudflare, IONOS, Hostinger, LWS, Infomaniak et Hetzner Online ont plus de la moitié des sites qu’ils hébergent compatibles IPv6, leurs déploiements constituent donc des exemples à suivre.

Même si OVHcloud, Amazon AWS, Google Cloud, Scaleway et Gandi proposent IPv6 dans leurs offres, le taux de sites web accessibles en IPv6 est très faible (en nombre de noms de domaine), car l’IPv6 n’est pas activé systématiquement par défaut. o2swith est le seul acteur à ne pas proposer d’IPv6, en considérant les 12 premiers acteurs en termes de nombre de noms de domaine.




Une liste plus complète des taux de sites web, hébergement mail et infrastructures DNS accessibles en IPv6 est disponible dans quatre formats :
PDF (112 pages, 38 Mo) ;
tableur OpenDocument (.ods, 1 Mo, lisible avec LibreOffice Calc) ;
tableur Office Open XML (.xlsx, 1 Mo, lisible avec Microsoft Excel) ;
données brutes (.csv, 1 Mo).
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reseau IPv6 / Baromètre IPv6 Arcep 2026
« Dernier message par vivien le 16 juillet 2026 à 08:42:59 »
3.2.2 Réseau mobile

Dans l’hexagone, les opérateurs Full MVNO, qui possèdent un degré élevé d’autonomie et de contrôle sur leurs opérations, sont globalement en retard sur l’activation d’IPv6. Les opérateurs Light MVNO utilisent l’APN de leur opérateur hôte et proposent de l’IPv6 (pour certains avec leurs propres IPv4 et IPv6, comme Orne THD).

En Outre-mer, seuls trois opérateurs indiquent avoir commencé leur transition IPv6 (Orange Caraïbe, Orange Réunion et Zeop).


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3.2/ Les opérateurs grand public ayant moins de 3 M de clients

L’Arcep constate une forte disparité dans la transition IPv6 des opérateurs de moins de 3 millions d’utilisateurs. Si certains d’entre eux ont quasiment terminé leur transition IPv6, aussi bien côté fixe que côté mobile, pour d’autres, cette transition n’a pas été initiée. Pour que les fournisseurs de contenus puissent arrêter IPv4, il est nécessaire que tous les accès à internet proposent de l’IPv6.



3.2.1/ Réseau fixe

Dans l’hexagone, fin 2025 :
• Sept opérateurs activent l’IPv6 pour la quasi-totalité de leurs clients (Adeli sur son réseau FttH en propre, Fibreagglo, Orne THD, Sewan, Starlink, Tubéo et Vialis) ;
• Trois opérateurs ne proposent pas de box internet, mais mettent à disposition un préfixe IPv6 opérationnel à chacun de leurs clients auxquels il revient de récupérer leur préfixe IPv6 avec leur propre matériel (Aquilenet, FDN et MilkyWan) ;
• Trois opérateurs sont en cours de transition vers IPv6 (Adeli en collecte FttH, Blue Networks Technologies en radio et OVH Télécom) ;
• Cinq opérateurs ne proposent pas IPv6 (Blue Networks Technologies en FttH, K-Net, NordNet, Ozone et Wifirst). Il faut noter que, dans certains cas, comme concernant Blue Networks Technologies l’absence d’IPv6 est liée à l’incompatibilité du réseau de collecte proposé par l’opérateur d’infrastructure. Concernant K-Net, l’IPv6 devrait revenir prochainement.

En Outre-mer, fin 2025 :
• Quatre opérateurs activent l’IPv6 pour la quasi-totalité de leurs clients (Dauphin Telecom FttH, Orange Caraïbe, Orange Réunion Mayotte et Zeop câble), mais les clients Dauphin Telecom xDSL, Orange Caraïbe 4G / 5G fixe et Zeop FttH n’ont pas encore d’IPv6 ;
• Trois opérateurs ne proposent pas encore de l’IPv6 (Canal+ Telecom, SFR Caraïbe et SFR Réunion). Concernant Canal+ Telecom, l’IPv6 devrait arriver fin 2026 / début 2027.




Les données année par année depuis 2018 et les détails concernant le partage des adresses IPv4 et la politique d’activation d’IPv6 sont disponibles en annexe 2.1, 2.3, 2.4 et 2.5.
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3.1.2/ Réseau mobile



L’Arcep a introduit, pour les opérateurs qui se sont vus attribuer des fréquences 5G dans la bande 3,4 – 3,8 GHz en France métropolitaine*, une obligation de rendre leur réseau mobile compatible en IPv6 avant le 31 décembre 2020.

* Décision n° 2019-1386 de l’Autorité en date du 21 novembre 2019 proposant au ministre chargé des communications électroniques les modalités et les conditions d’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences dans la bande 3,4 − 3,8 GHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public.

Selon les prévisions fournies par les 4 opérateurs, la transition des accès mobiles vers IPv6 devrait être presque entièrement terminée fin 2029*, aussi bien pour le grand public que pour les professionnels. La transition pourrait prendre quelques années de plus pour les offres « data uniquement » (domino 4G / 5G, tablette, ordinateurs, etc.). Alors que les progressions d’Orange, Bouygues et SFR se poursuivent en 2025 à un rythme comparable à celui observé au cours des années précédentes, le taux d’activation IPv6 des clients grand public de Free est passé d’un peu plus de 1 % fin 2024 à 50 % fin 2025. Pour 2026, Free annonce une progression encore plus significative du taux d’IPv6 des clients Free Pro, passant de 2 % fin 2025 à 77 % fin 2026.

* La fermeture du réseau 3G en 2029 devrait entraîner le renouvellement de vieux terminaux incompatibles VoLTE, qui se recoupent en partie avec les terminaux incompatibles IPv6.

Les pourcentages affichés concernent tout le parc des opérateurs mobiles, sans distinction entre terminaux Android ou iPhone*. La distinction entre Android, iPhone et les offres proposant uniquement de la data est disponible en annexe 1.3.

* Les données de part de marché utilisées dans ce baromètre sont 61 % pour Android et 39 % pour iOS. Cette statistique a été collectée début 2025 auprès des quatre principaux opérateurs français et agrégée en fonction de leur part de marché.




Pour les offres mobiles grand public, l’Arcep constate des disparités importantes dans la transition vers IPv6. Si les principaux opérateurs proposent tous de l’IPv6, la différence se fait sur l’activation :

• Android : Bouygues Telecom, Orange et SFR activent par défaut l’IPv6 sur les mobiles Android dont la date de commercialisation est postérieure à 2018 (Bouygues), 2020 (Orange) et 2021 (SFR). Free active progressivement l’IPv6 sur les smartphones dont la date de commercialisation est postérieure à 2021 ;

• iPhone : Bouygues Telecom, Orange et SFR activent par défaut IPv6 sur les iPhone dont la version iOS est au minimum iOS 12.2 (Bouygues), iOS 13.0 (Orange pour iPhone 7 et plus récent), iOS 14.3 (SFR), iOS 15.4 (Orange pour les iPhone 6S et SE). Free active progressivement l’IPv6 sur les iPhone 7 et plus récents équipés au minimum de la version iOS 15.4. Cette large compatibilité avec IPv6 fait que les taux d’IPv6 sont donc bien plus élevés sur les iPhone que sur Android.

Pour les offres professionnelles, Bouygues Telecom, Orange et SFR proposent de l’IPv6 selon les mêmes modalités que pour le grand public. Free devrait activer l’IPv6 des mobiles Free Pro courant 2026.

Le type d’IPv6 proposé par les opérateurs (double pile, IPv6-only avec ou sans DNS64), la taille du préfixe et la possibilité de configurer le pare-feu IPv6 sont détaillés en annexe 1.7.

Pour les offres professionnelles, les quatre opérateurs proposent de l’IPv6 selon les mêmes modalités que pour le grand public. Les offres professionnelles sont détaillées en annexe 1.4.
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3/ L’avancement de la transition IPv6 pour les fournisseurs d’accès à internet

Pour qu’une ligne fixe émette et reçoive en IPv6, quatre conditions doivent être réunies :

1. le réseau utilisé doit être compatible IPv6 :
        ◦ pour un réseau fixe, l’équipement côté opérateur doit savoir gérer IPv6 ;
        ◦ pour un réseau mobile, l’APN ou Access Point Name doit être capable de gérer le protocole IPv6).

2. l’IPv6 doit être activé sur le réseau (et la box) :
        ◦ pour un réseau fixe, l’IPv6 doit être activé sur la box et le réseau utilisé (soit par l’opérateur, soit par le client) ;
        ◦ pour un réseau mobile, l’IPv6 doit être activé côté réseau.

3. l’équipement qui se connecte au réseau de l’opérateur doit être compatible IPv6 :
        ◦ pour un réseau fixe, la box utilisée doit être compatible avec le protocole IPv6 ;
        ◦ pour un réseau mobile, les paramètres du fabricant du terminal pour l’opérateur utilisé doivent activer IPv6 (un terminal ancien n’activera pas IPv6).

4. le système d’exploitation du terminal utilisé doit activer et utiliser IPv6 :
Tous les systèmes d’exploitation fixes et mobiles activent IPv6 par défaut depuis de nombreuses années.

Ainsi :
    • un client est dit « IPv6-ready » si IPv6 est activé ou s’il est en mesure d’activer lui-même IPv6 ;
    • un client est dit « IPv6 activé » s’il émet et reçoit effectivement du trafic en IPv6.




3.1/ Les opérateurs grand public ayant plus de 3 millions de clients

L’Arcep note une forte évolution de l’activation de l’IPv6 depuis 2018. Les prévisions pour fin 2028 montrent que la transition approchera de la fin pour les opérateurs grand public. Néanmoins, une disparité importante persiste fin 2025 entre les opérateurs, mais également entre les technologies d’accès internet.

La compatibilité IPv6 des offres professionnelles destinées aux petites entreprises d’Orange et de SFR est significativement plus faible que celle de leurs offres grand public (contrairement à Bouygues Telecom et Free qui ont un taux d’IPv6 similaire entre les offres « pro » et grand public).




3.1.1/ Réseau fixe



D’après les prévisions fournies par les opérateurs, la transition vers IPv6 devrait être quasiment terminée côté grand public d’ici fin 2028 et pourrait se terminer en 2030 avec la fermeture du réseau cuivre : certains opérateurs ont choisi de ne pas faire migrer des infrastructures en fin de vie vers le protocole IPv6. Pour les offres internet à destination des professionnels, la transition pourrait prendre quelques années de plus.



Sur le réseau fixe grand public, en ce qui concerne les principaux opérateurs télécoms en France, l’Arcep constate que :

• Bouygues Telecom a activé l’IPv6 pour tous ses clients FttH, ADSL, VDSL sur son réseau en propre. L’IPv6 est activé pour la majorité des clients Bouygues équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. L’IPv6 n’est pas proposé en ADSL ou VDSL sur un réseau de collecte tiers (ce sont des clients Bouygues Telecom qui sont connectés sur un DSLAM Orange).

• Free a activé l’IPv6 sur tous ses clients FttH, ADSL, VDSL grand public sur son réseau en propre. L’IPv6 n’est pas proposé en ADSL ou VDSL pour les clients Free sur un réseau de collecte tiers (clients dits « non dégroupés »), ni sur la box 4G+ / 5G de Free.

• Orange a activé l’IPv6 pour tous ses clients FttH. L’IPv6 est activé pour la majorité des clients équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. En ADSL et en VDSL l’IPv6 est activé sur un réseau qui attribue ses adresses par DHCP à la plupart des clients Orange xDSL. L’IPv6 n’est pas proposé sur certains clients ADSL grand public (adresses attribuées via PPP). Par ailleurs, tous les nouveaux clients ADSL Orange sont provisionnés en zone DHCP.

• SFR a terminé le renouvellement des équipements réseau incompatibles avec l’IPv6 sur le réseau FttH. Fin 2025, quasiment tous les clients SFR FttH ont de l’IPv6 activé. L’IPv6 est activé pour la plupart des clients équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. Dans le contexte de la fermeture progressive du cuivre sur son réseau, SFR a choisi de supprimer en 2023 le support de l’IPv6 sur les offres ADSL/VDSL. L’IPv6 (encapsulé dans l’IPv4) était auparavant disponible sur les offres ADSL et VDSL, mais non activé par défaut (à fin juin 2022, 1 % des clients ADSL et VDSL avaient activé cette option). Par ailleurs, l’IPv6 n’est pas disponible sur le réseau câblé.


Pour les offres professionnelles à destination des petites entreprises, Bouygues Telecom et Free suivent ce qui est fait sur le grand public. Pour Orange et SFR, les offres professionnelles ont un taux d’IPv6 activé plus faible :

• Orange a activé l’IPv6 pour la plupart de ses clients FttH Pro. L’IPv6 est activé pour une minorité de clients équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. L’IPv6 n’est pas proposé pour les clients ADSL ou VDSL Pro chez Orange ;

• SFR a commencé à activer l’IPv6 sur les lignes FTTH en 2025. À l’instar du marché grand-public, SFR ne propose pas encore d’IPv6 pour les offres « Pro » en ADSL, VDSL ou câble. La prévision à fin 2027 montre une forte évolution d’IPv6 lié à l’activation d’IPv6 sur les offres FTTH Pro.

Les détails par année, technologie d’accès et détails sur les pratiques en termes de partage d’IPv4 et l’activation d’IPv6 sont disponibles en annexe 1.1 et 1.2.

La possibilité d’accéder à distance à des données hébergées derrière la box est détaillée en annexe 1.5.
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« Dernier message par vivien le 16 juillet 2026 à 08:42:03 »
2/ Une multitude d’acteurs, à différents degrés de transition

Afin d’évaluer l’état de déploiement du protocole IPv6 en France, l’Arcep utilise les données collectées conformément à sa décision n° 2025-0429 en date du 18 mars 2025 et les données de l’Afnic pour établir un baromètre annuel de la transition vers IPv6 en France, permettant d’obtenir une vision d’ensemble de l’adoption du protocole IPv6.

La transition IPv6 se fait plus rapidement du côté des opérateurs que du côté des hébergeurs et autres acteurs du contenu. Fin 2025, côté fournisseurs d’accès à internet grand public, 94 % des clients sur le fixe (+7 points en 1 an) et 83 % sur le mobile (+13 points en 1 an) ont l’IPv6 activé. L’augmentation de l’activation IPv6 s’explique notamment par les progrès de SFR sur le fixe (+26 points) et de Free sur le mobile (+48 points). Côté fournisseurs de contenu et hébergeurs, 38 % des sites web sont disponibles en IPv6 (+3 points en 1 an), et 25 % des serveurs e-mail (+2 points en 1 an).




La quasi-totalité des clients grand public devrait avoir une connectivité IPv6 d’ici à fin 2028. Côté fournisseurs de contenu et hébergeurs, le rythme de cette évolution ne permet pas d’envisager une transition complète au cours des prochaines années.

Côté fixe, d’ici à 2028, les clients qui n’ont pas accès à IPv6 seront sur des réseaux en fin de vie (ADSL/VDSL/câble), or le réseau cuivre devrait être éteint d’ici à fin 2030. Côté mobile, ce sont d’anciens terminaux qui n’ont pas de connectivité IPv6 qui devraient donc progressivement sortir du parc avec la fermeture de la 3G en 2029.

Le schéma ci-après présente la situation des 4 principaux fournisseurs d’accès à internet en France.

Côté grand public, Free, Orange et Bouygues Telecom ont quasiment terminé leur transition IPv6 sur le réseau fixe avec respectivement 99 %, 97 % et 96 % des clients activés en IPv6. La part de SFR est en revanche en retrait à 80 %. Sur le réseau mobile, la transition est quasiment terminée pour Bouygues Telecom et Orange avec respectivement 97 % et 92 % des clients activés en IPv6. La part de SFR est de 86 % et celle de Free mobile, en retrait, s’établit à 50 %.

Du côté des offres fixe « Pro », la transition est finalisée pour Free Pro avec 100 % d’IPv6 activé. Bouygues Telecom a presque terminé sa transition avec 96 % des clients activés en IPv6. La part d’IPv6 activé pour Orange Pro progresse pour atteindre 70 % (l’IPv6 n’est pas disponible sur les offres xDSL Pro). Seuls 36 % des clients Pro de SFR ont de l’IPv6 actif, qui n’est disponible ni sur les offres xDSL et ni sur les offres câble.

Pour les offres mobiles Pro, Bouygues Telecom et Orange ont quasiment terminé leur transition IPv6 avec respectivement 97 % et 93 % d’IPv6 activé. SFR est proche avec 88 % d’IPv6. Free Pro est en net retrait, avec seulement 2 % de clients avec IPv6 activé sur le mobile, toutefois IPv6 devrait être activé prochainement sur les mobiles Free Pro.


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reseau IPv6 / Baromètre IPv6 Arcep 2026
« Dernier message par vivien le 16 juillet 2026 à 08:41:48 »
1/ La transition vers l’IPv6, enjeu majeur pour l’avenir de l’internet

Chaque terminal sur le réseau internet possède une adresse IP. Les adresses IP publiques sont enregistrées et routables sur internet, elles sont donc uniques.


1.1/ Une pénurie d’IPv4 depuis 2019

Le protocole IPv4 a été établi dans les années 1980* et est limité à environ 4,3 milliards (232) d’adresses. Bien que cette quantité semblait à l’époque largement suffisante pour un réseau balbutiant, l’essor continu des usages de l’internet par le grand public depuis les années 1990 et 2000, a conduit à l’épuisement des stocks d’adresses IP disponibles. Ainsi, depuis le 25 novembre 2019, le RIPE NCC (le registre régional d’adresses IP, qui alloue les IPv4 pour l’Europe et le Moyen-Orient) est en pénurie d’IPv4**. En conséquence, les opérateurs doivent partager les adresses IPv4 entre plusieurs utilisateurs, y compris sur la fibre optique. Ce partage peut entraîner des dysfonctionnements de services, des difficultés d’identification, voire des enjeux de sécurité. Compte tenu de leur rareté, on observe depuis 2022*** que certains hébergeurs et fournisseurs de Cloud facturent l’utilisation d’adresses IPv4 à leurs clients. Ainsi, la pénurie d’adresses IPv4, et le renchérissement de cette ressource qu’elle entraîne, constituent une barrière à l’entrée pour de nouveaux entrants, opérateurs ou fournisseurs de contenus ou d’applications. Faire perdurer internet en IPv4 ne l’empêchera pas de fonctionner, mais l’empêchera de grandir.

* Avant IPv4, dans les années 1970, le réseau Arpanet utilisait le protocole NCP (Network Control Program). La bascule vers IPv4 s’est effectuée le 1ᵉʳ janvier 1983, date à laquelle NCP a été coupé. Sans ce « coup de force » technique de 1983, l’Internet tel qu’il existe aujourd’hui n’aurait probablement jamais vu le jour, restant bloqué dans des systèmes propriétaires incompatibles.
** Les 5 registres internet régional (RIR, de l’anglais Regional Internet Registry) sont aujourd’hui en pénurie d’IPv4. Il est possible de visualiser les courbes d’épuisement des adresses IPv4 RIR par RIR sur https://ipv4.potaroo.net/
*** OVH a annoncé en septembre 2022 facturer les IPv4 qui étaient auparavant gratuites. En 2026, le prix de l’IPv4 a augmenté à 2,39 € TTC/mois par IPv4. La pratique de facturation des IPv4 est aujourd’hui généralisée à tous les grands acteurs de l’hébergement et du cloud.




1.2/ IPv6 est la seule solution structurelle et pérenne

Pour faire face à cette situation, les spécifications d’IPv6 ont été finalisées en 1998. Elles intègrent des fonctionnalités permettant de renforcer la sécurité par défaut et d’optimiser le routage. Par ailleurs, IPv6 offre une quasi-infinité d’adresses : 667 millions de milliards d’adresses IPv6 pour chaque millimètre carré de la surface de la Terre.

IPv6 permet non seulement de résoudre la pénurie d’adresses, mais également de simplifier la gestion technique de l’internet : l’auto-configuration permet aux appareils de générer leur propre adresse sans conflit et l’attribution de blocs d’adresses de très grande taille rend le routage des données plus efficace.

Dans ce contexte, la transition vers IPv6 apparaît comme un enjeu majeur d’innovation, de compétitivité et d’ouverture d’internet.

Cependant, le protocole IPv6 n’est pas nativement rétrocompatible avec IPv4. Techniquement, un ordinateur exclusivement IPv6 ne peut pas communiquer avec un ordinateur exclusivement IPv4. Ainsi, quand un site web ou une application est hébergé en « IPv6-only », il n’est pas accessible aux utilisateurs ayant un terminal « IPv4-only », ce qui représente un risque de scission d’internet en deux, avec IPv4 d’un côté et IPv6 de l’autre, comme illustré par le schéma ci-après.




Du fait de la complexité actuelle de l’internet, avec des milliards d’objets connectés, la migration d’IPv4 vers IPv6 ne peut être effectuée du jour au lendemain. Elle se réalise donc progressivement, en déployant IPv6 en parallèle d’IPv4 (phase de cohabitation). Une fois que tous les acteurs auront ajouté la compatibilité IPv6 à leurs serveurs, équipements réseaux et terminaux, IPv4 pourra être définitivement désactivé au profit du seul IPv6 (phase d’extinction d’IPv4).

De façon opérationnelle, la transition vers IPv6 se fait avec une des trois méthodes de cohabitation :

- Le double pile (dual stack) : C'est la solution la plus courante. Votre appareil (ordinateur, smartphone, box) possède deux adresses en même temps : une IPv4 et une IPv6. S'il contacte un site en IPv6, il utilise son adresse IPv6. S'il contacte un site en IPv4, il utilise son adresse IPv4.

- Le tunnel (Tunneling) : Un paquet IPv4 est encapsulé à l'intérieur d'un paquet IPv6. C'est comme mettre une lettre écrite en IPv4 dans une enveloppe adressée en IPv6 pour faire traverser à un flux IPv4 un réseau qui ne gère plus IPv4. L’inverse est également possible pour faire traverser à un flux IPv6 un réseau qui ne gère pas encore IPv6.

- La translation (NAT64 / DNS64) : Un équipement réseau (souvent chez votre fournisseur d'accès) fait office de traducteur en temps réel. Il convertit les paquets IPv6 en IPv4 (et réciproquement) pour permettre l’établissement d’une communication entre terminaux et serveurs non compatibles.

Voir en annexe 3 pour plus de précisions.




1.3/ À long terme, l’extinction complète d’IPv4 est nécessaire

Bien que la transition vers le protocole IPv6 ait débuté en 2003, internet n’en est encore, en 2026, qu’à la phase de cohabitation. Les protocoles IPv4 et IPv6 vont coexister, tant qu’IPv6 n’a pas été généralisé au niveau de tous les maillons de la chaîne d’internet. Certains pays ont toutefois annoncé débuter l’extinction d’IPv4 à partir de 2032*.

* Le gouvernement tchèque a demandé aux administrations de ne plus fournir de services administratifs sur le protocole IPv4 à partir du 6 juin 2032. Un compte à rebours de l’IPv4 est présenté sur la page https://konecipv4.cz/en/

La cohabitation d’IPv6 avec IPv4 n’est qu’une étape transitoire avant l’extinction complète d’IPv4.

Continuer à fournir une connectivité IPv4 en complément d’IPv6 a plusieurs types d’impacts :
• Augmentation du travail d’ingénierie, d’administration et de supervision des réseaux : les tests de connectivité doivent être réalisés en IPv4 et en IPv6 ;
• Augmentation de la surface d’attaque cyber et de potentielles vulnérabilités ;
• Surcoût environnemental lié à l’existence, au fonctionnement et au renouvellement d’équipements spécifiques IPv4 tels que les plateformes permettant le partage d’adresses IPv4 entre plusieurs clients ou encore l’encapsulation de trafic IPv4 au sein de flux IPv6 (comme c’est le cas de plusieurs opérateurs fixes et/ou mobiles en France).
• Pour ces raisons, l’extinction d’IPv4 sur internet est souhaitable à long terme.

Exemple d’un « scénario de sortie » d’IPv4 plausible :
• Étape 1 : La quasi-totalité des offres d’accès internet grand public commercialisées proposent de l’IPv6 activé par défaut, en plus de l’IPv4 ;
• Étape 2 : La quasi-totalité des offres d’accès internet grand public, pro et entreprises proposent de l’IPv6 activé par défaut. Une connectivité IPv4 est toujours proposée ;
• Étape 3 : Une part non négligeable des sites web sont hébergés en IPv6 uniquement. Ces sites ne sont plus accessibles aux utilisateurs non compatibles IPv6 ;
• Étape 4 : Une part non négligeable des offres des fournisseurs d’accès à internet ne proposent plus de connectivité IPv4. Il n’est plus possible de consulter des sites web hébergés en IPv4 uniquement ;
• Étape 5 : La majorité des sites web abandonnent IPv4, devenu inutile. IPv4 n’est plus utilisé sur internet, mais peut continuer à être utilisé pour des réseaux privés.
En France, au rythme actuel, l’étape 1 devrait être atteinte dans les prochaines années.
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Bistro Bistro / Introduction en bourse record de SpaceX
« Dernier message par alain_p le 16 juillet 2026 à 08:05:20 »
Là, on est revenu au cours d'introduction, 135$. Les investisseurs commencent à devenir frileux sur un cours qui repose sur des espoirs de croissance exceptionnelle future nébuleuse. Plus de 400 milliards de valorisation ont disparu depuis le sommet de 2200 milliards de dollars.

Voir par exemple La Tribune :

Citer
Et donc, l'action SpaceX passe sous son prix d'introduction en Bourse

LT (avec AFP) - Publié le 15 juillet 2026 à 19:45 - Mis à jour le 15 juillet 2026 à 19:46

Un mois après une introduction en Bourse record, SpaceX est repassée sous son prix d'émission, les investisseurs délaissant l'euphorie des débuts au profit d'un examen plus attentif de sa valorisation et de ses perspectives financières.

Un mois après une introduction en Bourse historique, SpaceX est retombée sous son prix d’émission, les investisseurs attendant désormais des preuves de la capacité du groupe à justifier une valorisation hors normes malgré des pertes encore massives. L’action SpaceX est passée mercredi sous le seuil symbolique des 135 dollars, le prix fixé lors de son introduction en Bourse le 12 juin. Vers 17 heures GMT, le titre reculait de 1,26 %, à 134,36 dollars, dans un marché américain peu animé.

Ce retour sous le prix d’introduction marque un net changement d’ambiance après des débuts spectaculaires. Dès sa première séance de cotation, le titre avait bondi de plus de 19 %, avant d’atteindre plus de 225 dollars quelques jours plus tard, porté par un enthousiasme exceptionnel des investisseurs.

L’opération restera l’une des plus marquantes de l’histoire des marchés financiers. Grâce à une demande bien supérieure aux attentes, SpaceX avait levé 85,7 milliards de dollars, un montant record. Cette envolée a également été alimentée par une évolution des règles du Nasdaq. En mai, la place boursière a décidé de permettre aux très grandes capitalisations d’intégrer le Nasdaq 100 après seulement quinze séances de cotation, contre trois mois auparavant. SpaceX a ainsi rejoint l’indice début juillet. Cette entrée rapide a mécaniquement soutenu le cours. Les fonds indiciels répliquant le Nasdaq 100, qui gèrent désormais plus de 1.400 milliards de dollars d’actifs, ont dû acheter massivement des actions SpaceX afin de refléter la nouvelle composition de l’indice.

Une valorisation sous pression

Une fois cet effet technique dissipé, les investisseurs se montrent plus prudents face à une entreprise dont la valorisation repose largement sur ses perspectives futures. « Lorsqu’une entreprise se négocie à plus de 100 fois son chiffre d’affaires (par rapport à sa capitalisation, ndlr), cela signifie que les attentes à son égard sont très élevées », soulignait fin juin Patrick O’Hare, de Briefing.com. « Je pense donc simplement que l’enthousiasme suscité par l’introduction en Bourse a un peu pris le dessus », ajoutait l’analyste.

Le marché attend désormais les prochains résultats trimestriels du groupe, qui réunit les activités spatiales avec Starship, le réseau de satellites Starlink ainsi que le laboratoire d’intelligence artificielle xAI. Ces publications seront particulièrement scrutées alors que les comptes de 2025 font apparaître plusieurs milliards de dollars de pertes annuelles.
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