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Comment tester son débit ? / Étape N°5 : Lancer le bureau Ubuntu
« Dernier message par vivien le Hier à 22:32:43 »
Étape N°5 : Lancer le bureau Ubuntu
Cliquer sur « Essayer Ubuntu » puis sur « Fermer ».
Si Ubuntu es disponible en français quand il est installé, la version « Live », sans installation, est en anglais. Ce tutoriel va vous guider pas à pas, aucune connaissance en anglais n'est nécessaire.

Comment éteindre mon PC ?

Pour quitter Ubuntu et revenir sur le Windows installé sur votre disque dur, il suffit d'éteindre puis redémarrer votre PC.
Cela se fait sur le menu situé tout en haut à droite :

Comment tester son débit ?

De nombreux outils sont disponibles (une liste d'outils conforme au code de conduite 2020 est disponible sur le site de l'Arcep). Toutefois, deux acteurs ont l'avantage d'avoir des serveurs hébergés chez les 4 grands opérateurs, permettant de réaliser un test sans risquer d'être limité par les interconnexions tiers ou le serveur :
- https://www.nperf.com/ : Lancé en France (Lyon) en 2014 par Renaud Keradec et l'équipe issue de Degrouptest, nPerf a été pensé pour aller au-delà du simple test de bande passante.
- https://www.speedtest.net/ : Fondé aux États-Unis (Seattle) en 2006 par Mike Apto et Doug Suttles, Ookla s'est imposé comme le standard mondial de la mesure de débit.
Les critères de choix d’un Speed-test et du serveur
a) Un serveur chez son opérateur ou sur internet ?
Les avantages de choisir un serveur hébergé par son propre FAI : Il évalue la bande passante brute du raccordement sans dépendre d'éléments extérieurs. Le trafic ne quitte pas le réseau de l'opérateur, ce qui élimine les liaisons de transit inter-réseaux ou les points d'échange (IXP) potentiellement encombrés. Les FAI équipent leurs serveurs de test de tuyaux très larges capables de saturer les offres très haut débit des abonnés.
Les avantages de choisir un serveur hébergé par un tiers : Le flux emprunte le réseau du FAI et ses liaisons de sortie vers le reste d'Internet, ce qui correspond à l'expérience utilisateur réelle. Il permet d'identifier si les ralentissements proviennent de saturations sur les liens de transit ou de peering du FAI. Toutefois, si le serveur distant est saturé, mal dimensionné ou mal routé, le résultat sera dégradé sans que la ligne de l'abonné ne soit en cause. Un mauvais débit ne permet pas de déterminer immédiatement si le problème provient de la ligne, du réseau du FAI, du transit ou du serveur hébergeur.
La nécessité de tester au moins deux serveurs différents : Un serveur peut être saturé, que ce soit par de nombreux tests simultanés ou un déni de service effectué par un attaquant. Il est donc fortement conseillé de tester son débit sur deux serveurs différents. Si les résultats sont sensiblement différents, il est conseillé de faire des tests sur d'autres serveurs afin de fiabiliser la mesure de débit.
b) Algorithme d’évitement de congestion : Cubic ou BBR
Quand une connexion est de haute qualité, sans perte de paquets, sans saturation et à une latence de moins de 20 ms du serveur, les variations de débit liées à l’algorithme d’évitement de congestion sont faibles.
L’algorithme d’évitement de congestion est utilisé côté émetteur pour décider de la vitesse d’envoi des paquets.
⇒ Cubic : créé en 2006, Cubic s’appuie sur la perte de paquets comme signal pour réduire le débit.
⇒ BBR : créé en 2016, BBR utilise un modèle différent, se basant sur la bande passante maximale et le temps d’aller-retour. Cette approche permet à BBR, quand une connexion perd des paquets, de proposer un débit nettement plus élevé que ceux offerts par les algorithmes s’appuyant sur la perte de paquets, comme Cubic. BBRv3 se déploie progressivement à partir de 2024.
⇒ Éviter les autres algorithmes : ils ne sont pas représentatifs de véritables serveurs sur internet. Ils peuvent être plus agressifs que Cubic / BBR, permettant d’augmenter artificiellement le débit affiché.
c) Nombre de connexions simultanées : Mono-connexion ou Multi-connexions
⇒ Mono-connexion : un test de débit mono-connexion (monothread) mesure le débit via une seule connexion, ce qui permet de remonter un débit représentatif d’une utilisation d’internet. En effet, la grande majorité des usages sur internet utilisent, à un instant donné, une seule connexion avec un débit important.
⇒ Multi-connexions : un test de débit multi-connexions (multithread) mesure le débit en cumulant les débits de multiples connexions simultanées. Ces multiples connexions permettent d’estimer le débit maximum du lien, mais ne sont pas à même de déceler certaines limitations de débit sur les connexions TCP. Ces limitations, qui impactent fortement une seule connexion TCP mais marginalement les multiples connexions en parallèle, peuvent être des pertes de paquets ou/et des saturations ou/et une latence trop importante.
d) Protocole IP : IPv6 ou IPv4
Les deux protocoles peuvent avoir des performances différentes. Les performances IPv4 peuvent être réduites, car il passe par des plateformes supplémentaires (MAP-T, MAP-E, Carrier-grade NAT, …).
nPerf permet de choisir IPv4 ou IPv6, mais pas SpeedTest.net (le test est en IPv6 si le serveur et le client ont une IPv6).
e) Débit entre le serveur et internet : 10 Gbit/s minimum
Un serveur doit avoir suffisamment de bande passante disponible pour ne pas être un facteur limitant. Il faut donc qu’il soit connecté à Internet au moins à 10 Gbit/s (éviter les serveurs avec seulement 1 Gbit/s).
Pourquoi utiliser les serveurs de Bouygues Telecom ? Actuellement, c’est le seul opérateur à proposer tous les types de tests en France sur un même site. Les serveurs de Meudon, Vélizy et Paris sont tous les trois dans un même datacentre et le même système d’exploitation (Ubuntu server). La déclaration sur trois villes différentes permet d’identifier plus facilement le protocole utilisé : Meudon ⇒ BBR ; Vélizy ⇒ Cubic, SpeedTest.net ne permettant pas de sélectionner l’algorithme d’évitement de congestion.
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Si Ubuntu es disponible en français quand il est installé, la version « Live », sans installation, est en anglais. Ce tutoriel va vous guider pas à pas, aucune connaissance en anglais n'est nécessaire.

Comment éteindre mon PC ?
Pour quitter Ubuntu et revenir sur le Windows installé sur votre disque dur, il suffit d'éteindre puis redémarrer votre PC.
Cela se fait sur le menu situé tout en haut à droite :

Comment tester son débit ?
De nombreux outils sont disponibles (une liste d'outils conforme au code de conduite 2020 est disponible sur le site de l'Arcep). Toutefois, deux acteurs ont l'avantage d'avoir des serveurs hébergés chez les 4 grands opérateurs, permettant de réaliser un test sans risquer d'être limité par les interconnexions tiers ou le serveur :
- https://www.nperf.com/ : Lancé en France (Lyon) en 2014 par Renaud Keradec et l'équipe issue de Degrouptest, nPerf a été pensé pour aller au-delà du simple test de bande passante.
- https://www.speedtest.net/ : Fondé aux États-Unis (Seattle) en 2006 par Mike Apto et Doug Suttles, Ookla s'est imposé comme le standard mondial de la mesure de débit.
Les critères de choix d’un Speed-test et du serveur
a) Un serveur chez son opérateur ou sur internet ?
Les avantages de choisir un serveur hébergé par son propre FAI : Il évalue la bande passante brute du raccordement sans dépendre d'éléments extérieurs. Le trafic ne quitte pas le réseau de l'opérateur, ce qui élimine les liaisons de transit inter-réseaux ou les points d'échange (IXP) potentiellement encombrés. Les FAI équipent leurs serveurs de test de tuyaux très larges capables de saturer les offres très haut débit des abonnés.
Les avantages de choisir un serveur hébergé par un tiers : Le flux emprunte le réseau du FAI et ses liaisons de sortie vers le reste d'Internet, ce qui correspond à l'expérience utilisateur réelle. Il permet d'identifier si les ralentissements proviennent de saturations sur les liens de transit ou de peering du FAI. Toutefois, si le serveur distant est saturé, mal dimensionné ou mal routé, le résultat sera dégradé sans que la ligne de l'abonné ne soit en cause. Un mauvais débit ne permet pas de déterminer immédiatement si le problème provient de la ligne, du réseau du FAI, du transit ou du serveur hébergeur.
La nécessité de tester au moins deux serveurs différents : Un serveur peut être saturé, que ce soit par de nombreux tests simultanés ou un déni de service effectué par un attaquant. Il est donc fortement conseillé de tester son débit sur deux serveurs différents. Si les résultats sont sensiblement différents, il est conseillé de faire des tests sur d'autres serveurs afin de fiabiliser la mesure de débit.
b) Algorithme d’évitement de congestion : Cubic ou BBR
Quand une connexion est de haute qualité, sans perte de paquets, sans saturation et à une latence de moins de 20 ms du serveur, les variations de débit liées à l’algorithme d’évitement de congestion sont faibles.
L’algorithme d’évitement de congestion est utilisé côté émetteur pour décider de la vitesse d’envoi des paquets.
⇒ Cubic : créé en 2006, Cubic s’appuie sur la perte de paquets comme signal pour réduire le débit.
⇒ BBR : créé en 2016, BBR utilise un modèle différent, se basant sur la bande passante maximale et le temps d’aller-retour. Cette approche permet à BBR, quand une connexion perd des paquets, de proposer un débit nettement plus élevé que ceux offerts par les algorithmes s’appuyant sur la perte de paquets, comme Cubic. BBRv3 se déploie progressivement à partir de 2024.
⇒ Éviter les autres algorithmes : ils ne sont pas représentatifs de véritables serveurs sur internet. Ils peuvent être plus agressifs que Cubic / BBR, permettant d’augmenter artificiellement le débit affiché.
c) Nombre de connexions simultanées : Mono-connexion ou Multi-connexions
⇒ Mono-connexion : un test de débit mono-connexion (monothread) mesure le débit via une seule connexion, ce qui permet de remonter un débit représentatif d’une utilisation d’internet. En effet, la grande majorité des usages sur internet utilisent, à un instant donné, une seule connexion avec un débit important.
⇒ Multi-connexions : un test de débit multi-connexions (multithread) mesure le débit en cumulant les débits de multiples connexions simultanées. Ces multiples connexions permettent d’estimer le débit maximum du lien, mais ne sont pas à même de déceler certaines limitations de débit sur les connexions TCP. Ces limitations, qui impactent fortement une seule connexion TCP mais marginalement les multiples connexions en parallèle, peuvent être des pertes de paquets ou/et des saturations ou/et une latence trop importante.
d) Protocole IP : IPv6 ou IPv4
Les deux protocoles peuvent avoir des performances différentes. Les performances IPv4 peuvent être réduites, car il passe par des plateformes supplémentaires (MAP-T, MAP-E, Carrier-grade NAT, …).
nPerf permet de choisir IPv4 ou IPv6, mais pas SpeedTest.net (le test est en IPv6 si le serveur et le client ont une IPv6).
e) Débit entre le serveur et internet : 10 Gbit/s minimum
Un serveur doit avoir suffisamment de bande passante disponible pour ne pas être un facteur limitant. Il faut donc qu’il soit connecté à Internet au moins à 10 Gbit/s (éviter les serveurs avec seulement 1 Gbit/s).
Pourquoi utiliser les serveurs de Bouygues Telecom ? Actuellement, c’est le seul opérateur à proposer tous les types de tests en France sur un même site. Les serveurs de Meudon, Vélizy et Paris sont tous les trois dans un même datacentre et le même système d’exploitation (Ubuntu server). La déclaration sur trois villes différentes permet d’identifier plus facilement le protocole utilisé : Meudon ⇒ BBR ; Vélizy ⇒ Cubic, SpeedTest.net ne permettant pas de sélectionner l’algorithme d’évitement de congestion.

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