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mobile Technologie mobile 5G / Les nouvelles de la 5G en France
« Dernier message par alain_p le 21 février 2026 à 20:43:13 »
Peut-être qu'à l'avenir, tous les sites 2100 MHz seront passés en 5G, mais ce n'est absolument pas le cas pour l'instant, il n'y a que des autorisations, donc tous les sites 2100 MHz sont en 4G. Et pour l'instant, la migration des sites en 5G 2100 n'est annoncée que pour Paris.
La notice tarifaire ne s'applique pas à ce qui pourrait arriver à l'avenir, mais à ce qui est présent actuellement.

Cela m'étonnerait dans ces conditions que Free n'autorise plus l'agrégation de 4 bandes 4G. De toute façon, ce serait la même chose en 5G NSA avec la bande 700 MHz. C'est la bande d'accroche, en général le 1800 MHz (la plus basse fréquence à part le 900 MHz), qui agrège les autres les autres bandes 4G, dont le 2100 MHz, +éventuellement, s'il y a des données à transférer, la 5G 700.

Donc, dans les conditions actuelles, on doit avoir le même débit en 5G NSA 700, qu'en 4G 700, avec agrégation des autres bandes 4G. Et pour l'instant, de ce que l'on voit, il y a toujours de la 4G sur 700 MHz.
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Android OS mobile (Android, iOS,...) / L'obsolescence par les applis
« Dernier message par turold le 21 février 2026 à 20:28:06 »
Le sujet est devenu complexe.
Je vous joins les chiffres officiels de la fragmentation d'Android à ce jour. Ce qui est juste un élément de réponse sur l'obsolescence des logiciels vis à vis des versions majeures d'Android (ce sont des chiffres mondiaux, en plus).
Je fais ce suivi pour aider une ancienne connaissance à aider à choisir son moment pour remplacer son smartphone sou Android ... 5 (c'est peut être le bon moment là, mais à lui de décider).

J'ai découvert que l’obsolescence tient parfois juste à de la flemme des devs d'applis : je ne trouve aucune appli dédiée au blocage auto du démarchage téléphonique pour Android 9 ou plus ancien. C'est juste par curiosité car j'ai un Android 11 avec plus aucune mise à jour Android possible, mais ça va encore côté applis.
J'ai trouvé la raison pour ce type d'appli : Google a changer la façon de mettre ce genre d'appli par défaut dans Android 10. Et bien que c'est une manipulation que l'utilisateur doit faire (les applis ne peuvent pas l’automatiser), les devs ne veulent pas s’embêter à mettre 2 tutos distincts pour ça dans leurs applis.

Android 10 a changé bien d'autres choses techniquement, et qui restent encore d'actualité dans la dernière version, donc j'ai mis aussi en évidence et en double la part cumulée des Android 10+ dans mes analyses de la fragmentation d'Android.
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mobile Technologie mobile 5G / Les nouvelles de la 5G en France
« Dernier message par turold le 21 février 2026 à 20:11:10 »
Je pense que t'as lu trop vite.
S'il n'y a pas de coquilles, il y a des indices de ce que Free mobile compte faire en 4G et 5G en terme d'agrégation.

Uniquement en lisant la nouvelle :
- aucune mention du nombre de fréquences 4G agrégées au maxi. Le débit est donc cohérent si ça baisse techniquement à 2 ou 3 maxi, mais on n'a plus du tout cette info.
- la 5G de base est indiquée avec de l'agrégation avec des fréquences 4G. Et 850 Mb/s est tout à fait possible avec 700 Mhz en 5G si c'est agrégé avec plusieurs fréquences 4G dont de la fréquence haute en 4G (dans les 2.x GHz)
- tout porte à croire, sauf coquilles, que Free mobile ne permet(tra) plus d'agréger 4 fréquences 4G... ou uniquement avec une porteuse principale en 5G.
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j'ai oublié l'Inde
je ne pense pas assez souvent à ce pays

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Aadhaar (en place depuis 2016, mais toujours en évolution)

    Identité numérique biométrique obligatoire pour de nombreux services publics.
    Utilisé pour : prestations sociales, fiscalité, ouverture de comptes bancaires, cartes SIM, etc.
    Encadré par l’Aadhaar Act (2016), régulièrement amendé pour limiter les usages abusifs
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Digital Personal Data Protection Act (DPDP Act, 2023–2024)

Elle encadre notamment :

    la collecte et le traitement des données d’identité,
    les obligations des plateformes,
    la vérification de l’âge et le consentement parental pour les mineurs

Elle est au cœur des discussions actuelles sur l’accès des mineurs aux réseaux sociaux
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India Stack : un ensemble d’API publiques (Aadhaar, eKYC, signatures numériques, DigiLocker).
DigiLocker : coffre-fort numérique officiel pour documents (permis, diplômes…).
National Digital Health Mission (NDHM) : identité numérique de santé (Health ID).

Ces projets visent à créer un écosystème complet d’identité numérique
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Le gouvernement indien envisage :

Une restriction d’accès pour les moins de 16 ans, inspirée du modèle australien.
Un système d’accès différencié : certains types de comptes seraient accessibles, d’autres non.
Un renforcement de la vérification d’âge (via DPDP Act).
Un consentement parental vérifiable pour tout mineur de moins de 18 ans (déjà obligatoire via DPDP)
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c'est beau cette synchronisation mondiale ;D ;D
c'est dans les cartons depuis plus de 10 ans en réalité
c'est juste que là c'est le bon moment et 2030 approche

fin du cash, id numérique...
tout ceci ne sont que des outils de plus
(mais particulièrement puissants.
plus de cash = plus aucune transaction anonyme
je pense d'ailleurs que c'est un des buts principaux)

Snowden en 2013 =>

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les régimes autoritaire clef en main deviennent possibles grâce aux outils de surveillance
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il faut bien comprendre que cette histoire de RS interdits aux moins de 15 ans n'est qu'un prétexte bidon pour la suite
que la France ait poussé sur ce point précis peut-être
mais c'est du théâtre
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Citer
c'est la France qui a amené l'Europe à travailler sur ce sujet
pas du tout


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L’UE discute d’identité numérique depuis longtemps (eIDAS 2014), mais l’idée d’une identité numérique pour tous, utilisable pour se connecter aux services en ligne, devient centrale avec :

    eIDAS 2.0, proposé en 2021, négocié jusqu’en 2023–2024

    création du “European Digital Identity Wallet”

USA =>

auditions au Congrès sur Meta et Instagram (2021)

premiers projets de loi sur la sécurité des mineurs (KOSA, 2022)
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c'est classique quand on veut imposer quelque chose de mondial
de faire des pseudos "initiatives" nationales
pour dire "ah regarde l'Australie l'a fait"

tout ça est dans les cartons depuis longtemps
comme la fin du cash (c'est lié)

en 2018 je lisais le rapport de l'UE (l'objectif de contrôle total de la monnaie est bien plus ancien)
ayant pour objectif la fin du cash
en commençant par les gros billets

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En réponse à l’invitation du Conseil européen, elle a défini une boussole numérique pour traduire les ambitions de l’UE pour 2030 en termes concrets.
Cette boussole définit un certain nombre d’étapes et d’objectifs que l’identité numérique européenne contribuera à atteindre.

Par exemple, d’ici à 2030, tous les services publics clés devront être disponibles en ligne, 80 % des citoyens pourront utiliser un moyen d’identification numérique et chaque citoyen aura accès à son dossier médical électronique.

En matière d’identité numérique, l’ambition de la Commission européenne est nettement affichée : donner aux entreprises, aux citoyens et aux résidents européens les moyens d’agir. Cette ambition est clairement définie dans la Déclaration de Principes Numériques adoptée ce 26 janvier 2022 par la Commission européenne en vue d’être signée de manière conjointe par les trois institutions de l’UE
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https://ingroupe.com/fr/observatoire/identite-numerique-transformation-union-europeenne/

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/13017-Declaration-de-principes-numeriques-une-approche-europeenne-pour-la-societe-numerique_fr

5 septembre 2018
""Accès pour tous à une identité numérique d’ici 2030 : les dirigeants africains, le Groupe de la Banque mondiale et les partenaires se mobilisent""

https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2018/09/25/african-leaders-the-world-bank-group-and-partners-catalyze-action-to-ensure-that-everyone-in-africa-has-a-digital-identity-by-2030

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L'identification électronique (eID) est un élément essentiel pour assurer la sûreté et la sécurité des transactions numériques.
Il sert de preuve d'identité numérique, permettant aux individus d'accéder à des services en ligne, d'effectuer des transactions électroniques et d'interagir avec les plateformes gouvernementales avec un niveau de confiance plus élevé.
Un système d’identification électronique vérifie l’identité d’une personne, en veillant à ce que les services soient fournis à la personne légitime, en particulier dans des domaines sensibles tels que les services bancaires. Le défi consiste à créer un système qui fonctionne de manière transparente au-delà des frontières et des industries.

Avant 2014, l’absence de base juridique commune a empêché les pays de l’UE de reconnaître et d’accepter les schémas d’identification électronique délivrés dans d’autres pays de l’UE. L’interopérabilité transfrontière insuffisante des systèmes nationaux a également empêché les citoyens et les entreprises de tirer pleinement parti d’une UE numérique.
Le règlement sur l’identification électronique, l’authentification et les services de confiance (eIDAS),
introduit en 2014, a permis l’utilisation d’identifiants électroniques nationaux pour les services publics en ligne au-delà des frontières de l’UE
"""

https://digital-strategy.ec.europa.eu/fr/policies/electronic-identification


2030 approche
l'euro numérique (et les autres monnaies de banques centrales partout dans le monde) c'est pour 2029
il faut accélérer
le porno c'est fait
maintenant on passe aux RS

bon tout est dit par nos grands capitalistes je pense =>

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Nous avons besoin d'une stratégie nationale d'identité numérique cohérente et axée sur les résultats — une stratégie qui mesure les progrès, qui donne au secteur privé les moyens d'aller au-delà du gouvernement et qui permette à l'identité numérique de devenir un moteur de croissance économique et de confiance d'ici 2030
(...)
Bien mise en œuvre, l'identité numérique ne sera pas perçue comme un outil de surveillance ou de contrôle ; elle constituera la pierre angulaire d'un Royaume-Uni numérique plus sûr, plus efficace et respectueux de la vie privée, donnant aux citoyens les moyens d'agir, permettant aux entreprises de prospérer et aidant le gouvernement à fournir des services publics plus intelligents et mieux connectés.

L'identité numérique est un élément fondamental de l'infrastructure numérique britannique qui permettra l'identification, les paiements et le partage intelligent des données afin de développer notre économie numérique tout en garantissant sa sécurité"""

https://www.techuk.org/resource/digital-id-2030-building-a-digital-uk-based-on-a-digital-government-backbone.html


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""Les internautes [chinois] doivent soit se prendre en photo avec leur pièce d’identité, soit entrer leur numéro de téléphone, les cartes SIM n’étant elles-mêmes délivrées qu’après enregistrement de l’identité réelle en magasin et reconnaissance faciale""

https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/17/une-nouvelle-identite-numerique-pour-controler-encore-davantage-l-internet-chinois_6621732_3210.html


""La Chine introduira [à la mi juillet] un numéro d’identification numérique personnel pour les internautes
(...)
Son introduction est prévue dans la loi sur les «mesures de gestion d’un service national d’authentification de l’identité virtuelle», qui a été présentée l’année dernière comme projet de loi et a été adoptée depuis

(...)

Interrogé par CNN, Xiao Qiang, qui fait des recherches sur la liberté d’Internet à l’Université de Berkeley, a critiqué le nouveau système gouvernemental : «Il s’agit d’un système d’identification unifié contrôlé par le gouvernement, capable de surveiller et de bloquer les internautes en temps réel.»

Selon lui, c’est bien plus qu’un «simple outil de surveillance». «L’infrastructure du totalitarisme numérique» est en passe d’être construite. Il a averti qu’il sera ainsi à l’avenir beaucoup plus facile pour le gouvernement de retirer l’accès des internautes à plusieurs plateformes à la fois.

(...)
Il y a aussi des doutes quant à la promesse des autorités selon laquelle l’identifiant Internet est facultatif.""


https://posteo.de/fr/news/la-chine-introduit-un-identifiant-internet-officiel

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en 2023 l'Assemblée française a votée une loi pour l'identité numérique d'ici 2027
à l'époque il n'était pas question que cela soit obligatoire pour les RS
tout comme le pass sanitaire ne devait pas au départ empêcher l'accès aux bars

[désolé pour le pavé]








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Afin de garantir le respect de cette règle, le collège a acquis des pochettes anti-ondes destinées aux élèves qui se présenteront avec un téléphone ou un dispositif électronique de communication. A l’entrée du collège, chaque élève concerné aura l’obligation de ranger son téléphone dans sa pochette qui restera close toute la journée. Il demeurera responsable de son téléphone. A la fin des cours, les pochettes seront déverrouillées au moyen de clefs magnétiques mises à disposition à la sortie de l’établissement.
Bizarre, il n'y a pas d'externes ?
Je ne vois pas sur quelle base le collège pourrait interdire l'usage des téléphones "toute la journée", donc en dehors de l'établissement le midi.

Comme je l'ai déjà écrit plus haut, tout est fait pour garantir l'anonymat. Il faut juste avoir confiance dans le prestataire tiers de confiance, qui est le seul à connaitre ton identité. Ce tiers de confiance pourrait être ta banque. Il est probable que La Poste se positionne sur ce segment en plus de société étrangères comme Yoti ID (développée au Royaume-Uni, avec un siège à Londres).[/size]
Non, tout n'est pas fait, les lois n'imposent pas clairement :
 - le double anonymat (et des sanctions dissuasives en cas de fuites ou de mauvaises implémentations)
 - l'interdiction de se servir de cette excuse pour du profiling supplémentaire (là c'est très difficile de réglementer, et en l'absence de système de vérification public et gratuit les sites sont naturellement conduits à forcer la création de comptes pour limiter leur couts)
Et se reposer sur un prestataire qu'on ne peut pas contrôler et qui peut forcément être piraté est risqué.
Personnellement, je ne ferais pas confiance en tout système "online" pour lequel je ne peux pas vérifier quelle est la nature des informations transmises.
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Free Incidents Free / Débranchement sauvage fibre par intervenant inconnu
« Dernier message par klim94 le 21 février 2026 à 19:30:36 »
C'est arrivé à un ami abonné Free qui s'est fait débrancher. Il s'est avéré que le technicien qui à l'époque l'avait connecté l'avait connecté sur une mauvaise position.
Donc le technicien venant connecter le nouvel abonné a vraisemblablement fait correctement son boulot.
S'il reste une place dispo sur le coupleur, le technicien pourrait y brancher celle qu'il débranche. Avec un peu de chance c'est la position d'origine (s'il ne reste qu'une place) sinon ce sera débranché de nouveau au prochain raccordement.
Sauf erreur si on branche sur un autre coupleur ça ne marchera pas mais n'importe quelle position du coupleur sera ok.
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SFR Remplacer la box SFR par un routeur / Remplacer ONT SFR
« Dernier message par rooot le 21 février 2026 à 19:28:52 »
j'ai découvert que le mikrotik RB5009 n'aime pas trop le module FS ONU-34-20BI car son SFP+ supporte 10Gbit et pas 2.5Gbit.
Le RB5009 supporte bien 2.5Gbps sur son SFP+, il faut mettre ton RouterOS a jour.
https://forum.mikrotik.com/t/it-is-hoped-that-2-5gbps-support-can-be-added-to-the-sfp-of-rb5009/157554/10
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Pour moi, c'est la France qui a amené l'Europe à travailler sur ce sujet.

Un petit peu d'histoire : L’intention de la France, portée par la loi du 7 juillet 2023 (dite loi Marcangelli) visant à instaurer une « majorité numérique » à 15 ans, a en effet percuté de plein fouet le cadre juridique de l'Union européenne.

Lors de l'examen de la loi, le Conseil d'État et les juristes du gouvernement avaient identifié un risque majeur lié à la directive sur le commerce électronique (2000/31/CE).

La règle : Une plateforme (comme Meta ou TikTok) est soumise à la loi du pays où se trouve son siège social européen (souvent l'Irlande).

Le conflit : La France ne peut pas, en théorie, imposer unilatéralement ses propres règles techniques à des entreprises établies ailleurs dans l'UE, sauf dérogations très strictes.

Comme toute loi touchant au numérique, le texte a dû être « notifié » à la Commission européenne. Celle-ci a rendu un avis très réservé, voire négatif, estimant que :
- La France empiétait sur le DSA (Digital Services Act), qui est un règlement européen s'appliquant directement à tous les États membres sans qu'ils aient besoin de légiférer de leur côté.
- La mesure était jugée disproportionnée par rapport à la liberté d'expression et d'accès à l'information des mineurs.

Le gouvernement a retardé la publication des décrets d'application pour éviter d'être attaqué devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE).

En novembre 2023, un arrêt de la CJUE a confirmé qu'un État ne pouvait pas imposer d'obligations générales à des plateformes situées dans un autre État membre, ce qui a quasiment condamné la version initiale de la loi française.

Pour lever le blocage, la France a fait du lobbying au niveau Européen, qui a abouti en 2025 à la possibilité que les états mettent des limites d'ages.

Comme je l'ai déjà écrit plus haut, tout est fait pour garantir l'anonymat. Il faut juste avoir confiance dans le prestataire tiers de confiance, qui est le seul à connaitre ton identité. Ce tiers de confiance pourrait être ta banque. Il est probable que La Poste se positionne sur ce segment en plus de société étrangères comme Yoti ID (développée au Royaume-Uni, avec un siège à Londres).


Limite proposée par les députés européens : bien noter la phrase "tout en permettant l’accès des 13-16 ans avec le consentement parental." qui a permis son adoption.

Communiqué de presse du parlement Européein du 26 novembre 2025 :


Il faut avoir au moins 16 ans pour accéder aux réseaux sociaux, selon les députés

Résumé :
- Forte inquiétude concernant les risques physiques et psychiques encourus par les mineurs en ligne, dont 25% font un usage "problématique" du smartphone 
- Une application plus stricte de la règlementation numérique de l’UE, des amendes et d’éventuelles interdictions prévues pour les plateformes non conformes
- Interdiction des algorithmes de recommandation basés sur le profilage et des "boîtes à butin" dans les jeux
- Un appel à agir contre les outils d’IA générative, comme les deepfakes et les applications de nudité

Les députés demandent une action ambitieuse pour protéger les mineurs en ligne, l'harmonisation de l'âge minimum à 16 ans et l’interdiction des pratiques addictives les plus nocives.

Mercredi, les députés ont adopté un rapport non-législatif par 483 voix pour, 92 contre et 86 abstentions, exprimant leur profonde inquiétude face aux risques pour la santé physique et mentale auxquels les mineurs sont exposés en ligne. Ils ont appelé à renforcer la protection contre les stratégies manipulatrices susceptibles d’accentuer la dépendance et de nuire à la capacité des enfants à se concentrer ou à interagir sainement avec les contenus numériques.

Un âge minimum pour les plateformes de médias sociaux

Afin d’aider les parents à gérer la présence numérique de leurs enfants et à garantir une utilisation adaptée à leur âge, le Parlement propose de fixer à 16 ans l’âge minimum harmonisé dans l’UE pour accéder aux réseaux sociaux, aux plateformes de partage de vidéos et aux compagnons d’IA, tout en permettant l’accès des 13-16 ans avec le consentement parental.

Soutenant les travaux de la Commission sur le développement d’une application européenne de vérification de l’âge et du portefeuille européen d’identité numérique (eID), les députés insistent pour que les systèmes de confirmation de l’âge soient fiables et respectent la vie privée des mineurs. Ces systèmes ne dispensent pas les plateformes de leur responsabilité de veiller à ce que leurs produits soient sûrs et adaptés à l'âge dès leur conception, ajoutent-ils.

Pour encourager le respect du règlement sur les services numériques (DSA) et des autres législations pertinentes, les députés suggèrent que les cadres supérieurs pourraient être tenus personnellement responsables en cas de non-respect grave et persistant, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs et la vérification de l’âge.

Une action renforcée de la Commission

Le Parlement demande également:

- l’interdiction des pratiques addictives les plus dangereuses et la désactivation par défaut des autres fonctionnalités addictives pour les mineurs (notamment le défilement infini, la lecture automatique, le rechargement de la page "pull-to-refresh", les boucles de récompense et les pratiques préjudiciables de ludification) ;

- l’interdiction des sites ne respectant pas la règlementation européenne ;

- des mesures pour lutter contre les technologies de persuasion, comme la publicité ciblée, le marketing d’influence, la conception addictive et les interfaces trompeuses, dans le futur règlement sur l’équité numérique ;

- l’interdiction pour les mineurs des systèmes de recommandation basés sur l'engagement ;

- l’application des règles du DSA aux plateformes vidéo en ligne et l’interdiction des boîtes à butin et autres mécanismes aléatoires présents dans les jeux (monnaie intégrée, roue de la fortune, progression payante) ;

- la protection des mineurs contre l’exploitation commerciale, notamment en interdisant aux plateformes d’offrir des incitations financières au "kidfluencing" (mineurs agissant comme influenceurs) ;

- une action urgente pour répondre aux enjeux éthiques et juridiques posés par les outils d’IA générative, y compris les deepfakes, les chatbots de compagnie, les agents d’IA et les applications de nudité alimentées par l’IA (capables de générer des images manipulées non consenties).

Citation

La rapporteure Christel Schaldemose (S&D, Danemark) a déclaré au cours du débat : "Je suis fière de ce Parlement, qui nous permet d'agir ensemble pour protéger les mineurs en ligne. Associées à une application stricte et cohérente de la loi sur les services numériques, ces mesures renforceront considérablement le niveau de protection des enfants. Nous tirons enfin un trait sur le passé. Nous disons clairement aux plateformes : vos services ne sont pas conçus pour les enfants. Et l'expérience s'arrête là."

Contexte

Selon les études citées dans le rapport, 97% des jeunes se connectent à internet chaque jour et 78% des 13 à 17 ans consultent leur appareil au moins une fois par heure. Dans le même temps, un mineur sur quatre présente un usage du smartphone qualifié de "problématique" ou "dysfonctionnel", c’est-à-dire assimilable à une dépendance.

Selon l’Eurobaromètre 2025, plus de 90% des Européens estiment qu’il est urgent d’agir pour protéger les enfants en ligne, notamment face à l’impact négatif des réseaux sociaux sur la santé mentale (93%), au cyberharcèlement (92%) et à la nécessité de limiter l’accès aux contenus inadaptés (92%).

Les États membres commencent à agir et mettent en place des mesures telles que des limites d’âge et des systèmes de vérification.


Source : Communiqué de presse du parlement Européein - le 26 novembre 2025
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