C'est d'ailleurs ce qu'on appelle l'effet Gell-Mann, dès que l'on maîtrise un sujet et que l'on a un peu d'esprit critique, on repère immédiatement les déformations de la réalité dans les médias.
[...]
L'impact sur l'opinion publique est malheureusement désastreux.
En réaction, ceux qui s'en rendent compte fuient logiquement ces médias pour s'informer à la source, sur des espaces spécialisés comme ce forum.
Le vrai paradoxe, c'est que dans les écoles, on apprend plutôt aux enfants que tout ce qui provient des médias "autorisés" est vrai, et que tout le reste est par nature douteux.
Je continue à faire dériver la conversation.
Beaucoup de personnes pensent qu'on vit à l'époque de la désinformation.
Personnellement, je pense qu'on vit au contraire une époque formidable de l'accès à l'information. Il faut s'en donner la peine, il faut savoir où chercher/trouver des informations fiables, à la source, mais ça n'est pas si compliqué au final.
Il y a 30 ans et plus, on n'avait pas accès aussi facilement aux sources d'informations ouvertes.
Aujourd'hui, il est facile d'obtenir les rapports financiers d'entreprises, les rapports d'institutions, des enquêtes et rapports de l'ARCEP, des articles universitaires, etc.... On a eu des lois utiles sur l'ouverture, la transparence.
Et il y a tout le monde de l'open data.
Sans compter qu'en tissant un réseau de contact, on peut obtenir encore plus d'informations fiables.
En comparaison, il y a 30 ans et plus, pour avoir accès à ces informations, il fallait écrire des requêtes par courrier, se déplacer, les délais étaient longs, c'était très compliqué.
(désolé d'enfoncer des portes ouvertes, mais j'ai l'impression que tout le monde n'a pas conscience de ça).
Côté éducation, de ce que j'ai pu en voir brièvement dans les années 2000, l'enseignement supérieur apprenait justement aux élèves à toujours aller chercher/vérifier les sources. Je ne sais pas ce qu'il en est pour l'enseignement secondaire.
Leon.