En environnement contrôlé (donc dans une entreprise), le NAT66 n'est pas le mal, il suffit pour les fabricants de matériel (GL.INET le faisant déjà) de généraliser une config de ce type, et le souci du failover est de fait réglé.
Bref, de l'IPv4-like avec des numéros en 128 bits. En effet c'est ce qui marchera...
C'est au demeurant ce que j'avais conclu il y a une quinzaine d'années pour ce type d'environnement (ou plus exactement, pour accès Internet via wifi en hébergement collectif

).
Mais finalement, où est le besoin, où sont les demandeurs, où sont les clients désireux de payer ça (tant en terme financiers qu'en matière de pots cassés)?
Aussi bien il y a 20 ans qu'à l'heure actuelle: nulle part (ou disons, une poignée de micro-clients, mais ça ne fait pas un marché).
Bref, le marché décidera sans nul doute du moment où il faudra y aller (et non pas une autorité tierce quelconque).
Si toutefois il n'y a pas cinq ou six nouvelles RFC et modes d'adressages publiés entre-temps, comme d'habitude en IPv6

Puisqu'une spécificité majeure d'IPv6 est de vouloir tout normer en changeant tout sans expérience de la production, puis ensuite seulement de proposer des solutions réalistes en rapport avec la réalité, moyennant 15 normes différentes qui se succèdent

Adresser le LAN en ULA et faire du NPTv6 sur les préfixes des multiples liens WAN est quand même déjà une très bonne solution.
NAT66 / NPTv6, ce sont en effet les seules solutions raisonnablement utilisables dans ce contexte spécifique en gardant quelque chose de «simple».
Mais qu'est-ce que ça apporte exactement en regard des investissements même limités en conseil, ingénierie, matériels, tests, supervisions, mises à jour, emmerdements, pour les entreprises ?
Rien pour le moment.
Ce sont typiquement les réponses que l'on va lire sur les forums et r/ipv6...
sauf que dans les faits et dans le monde réel, on ne peut pas toujours implementer ipv6 "comme sur le papier" et que nat66 fait parfaitement le boulot, surtout en multi-wan (c'est pourquoi on le discute ici).
C'est tout à fait ça. Cf ma réflexion sur les pilotes de beigebox situés sous la table de la cuisine.
Après, il y a les soucis des sysadmins... mais d'expérience, si tu prends une personne jeune et motivée par le réseau, tu n'as pas de souci à la former à IPv6. Par contre, les jeunes tout juste sortis de l'école te disent toujours "IPvQUOI? On a juste eu une slide dessus, c'est pour le futur" en 2026, tristesse.
- pour l'entreprise standard, tout ça est souvent vu comme un centre de coût, donc pourquoi investir et recruter en plus, tout ça pour que rien de change en pratique pour le résutlat obtenu
- Quant aux jeunes sortis de l'école: de façon générale j'ai l'impression qu'il y a assez peu de gens formés/intéressés par l'infrastructure et les réseaux. Ça rêve au dev, au front, au cloud, à l'IA (et pourtant, dev & co, voilà des sujets plus touchés que d'autres par un remplacement par l'IA)