On peut aussi ajouter que la France a deux ans de stocks d'uranium pour alimenter ses 58 réacteurs, et qu'Orano, l'ex Areva, a en plus un stock d'uranium appauvri, qui peut être retraité et enrichi, pour alimenter pendant 7 à 8 ans nos réacteurs. Donc non, on est très peu dépendant dans les faits de pays étrangers, bien moins que pour le pétrole et le gaz, ou on a quelques mois, au mieux, de stocks stratégiques.
Bon à savoir, merci.
Par dépendant, je veux dire qu'il faut tout de même sourcer le combustible (et l'évacuer une fois en fin de vie). Effectivement, pour le nucléaire, la densité énergétique fait qu'on peut avoir plusieurs années de stock, et qu'on se protège donc dans une certaine mesure. À ma connaissance, on n'extrait pas d'uranium en Europe.
J'ai trouvé cela:
https://world-nuclear.org/information-library/nuclear-fuel-cycle/mining-of-uranium/world-uranium-mining-production , même info avec les pourcentages ici:
https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_uranium_production . Ca vaut ce que ca vaut, mais ca donne une idée.
Le Kazakhstan représente à lui seul presque la moitié de la production mondiale. Nos stocks importants nous donnent donc un atout, mais le risque d'une tension d'approvisionnement et donc d'envol des prix à moyen terme semble possible au vu de la concentration du marché. C'est exactement ce qui se produit aujourd'hui avec les hydrocarbures d'ailleurs, avec un marché de fourniture bien plus diversifié, même si il y a moins de stock.
Même si je ne pense pas que ce scénario soit plausible à court terme, diversifier le mix avec des sources d'énergie qui ne nécessitent pas d'apport de combustible me semble être une bonne idée, peu importe comme on le tourne.
Encore une fois, je ne suis pas anti nucléaire. Je pense par contre que mettre tous nos oeufs dans le même panier est une mauvaise idée, et si on s'accorde pour dire que développer les énergies fossiles en 2026 est un non sens, le solaire et l'éolien me semblent être des sources très intéressantes, déployées à grande échelle aujourd'hui.
Voila les caractéristiques techniques de mes micro-onduleurs Enphases
https://enphase.com/fr-fr/installers/microinverters/iq8
et les IQrelais pour la protection du réseau
https://enphase.com/fr-fr/store/accessories/iq-relay-monophase
Fonctions avancées du réseau : Limitation de l’exportation de puissance, Gestion des déséquilibres de phase, Détection de
perte de phase, Contrôle du facteur de puissance Q (U), cos (phi) (P).
L'IQ relay n'est là que pour satisfaire l'exigence de découplage *physique* du gestionnaire de réseau car les micro onduleurs Enphase n'ont pas de relais de découplage intégré, pour réduire leur taille et leur coût.
Physiquement, qu'un onduleur arrête de faire commuter son électronique de puissance ou qu'il se découple en ouvrant un relais ne change pas grand chose: on arrête faire passer de l'énergie du côté DC vers le côté AC. Pour un gestionnaire de réseau (et n'importe qui qui met les mains dans le cambouis, moi le premier), la déconnexion physique permet de s'assurer que la source de tension est déconnectée, même si l'électronique de puissance était défaillante.
Il me semble que les Enphase savent (savaient?) faire du grid forming (générer une sinusoide à 230V/50Hz et la maintenir) pour faire du secours. C'est assez rare sur des micro onduleurs, mais l'onduleur central Huawei de 2.2kVA que j'ai ouvert sur la table à côté de moi sait le faire, et c'est quasiment un premier prix.
Pas besoin de batterie non plus : tant que le productible solaire est supérieur à la consommation, ca tient le coup. Pour faire du secours lors d'un black-out, c'est pas mal, même si il faut vraiment être bien isolé pour subir de longues coupures en France.
En parlant des autres technos de réacteur, il y a justement un débat public sur la construction éventuelle d'un réacteur SMR RNR (neutrons rapides) par Newcleo pour 2033, qui tournera au MOX et plomb.
Intéressant car bien plus rapide à construire à priori.
J'ai trouvé deux SMR de type différent actuellement en service (
https://world-nuclear.org/information-library/nuclear-power-reactors/small-modular-reactors/small-modular-reactor-smr-global-tracker): l'un en Russie, l'autre en Chine.
Pour ces deux projets, on est à ~10-13 ans entre le début de la construction et la mise en service commerciale, mais vu les dates, ce sont des prototypes.
Il y aurait 5 autres projets en construction.