Salut
Rachat de SFR : Orange, Bouygues Telecom et Free décrochent l’accord de Patrick Drahi
Leur surenchère à 20,35 milliards d’euros a été acceptée par le milliardaire. Une longue période s’ouvre désormais pour obtenir les autorisations réglementaires
Merci pour le relais rapide de cette info tout fraiche !
Vous pouvez être certains que si SFR est vendu, un nouveau 4e acteur va débouler sur le marché.
C’est ce qui s’est passé en Espagne d’ailleurs.
Nous verrons arriver un DIGI.
Comment pouvez vous croire que un grand marché comme le marché Français peut être dans un triopole ?
Avouons quand même que ce sujet autour du nombre idéal de 3 ou 4 est loin d'être aussi tranché que ta certitude, et on a vu fleurir des affirmations dans les 2 sens :
1)
oui, concernant 4, le passé récent montre dans des pays voisins de taille comparable, que la disparition d'un 4e opérateur a été "compensée" par des orientations sous diverses formes (pas toujours MVNO d'ailleurs) pour que ce 4e rôle puisse ressurgir, ce qui impliquerait en France le même genre de garanties de prudence comme le prédisait en 2025 ce texte de la CFTC-SFR :
Plusieurs pays européens ont connu des passages de 4 à 3 opérateurs, apportant des enseignements utiles pour la France.
- En Espagne, la fusion Orange–MásMóvil est en cours, mais conditionnée à la création ou au renforcement d’un 4ᵉ acteur, pour maintenir une concurrence suffisante.
- En Italie, la fusion Wind–Tre en 2016 a été autorisée à condition de faire émerger Iliad comme nouvel opérateur, maintenant ainsi quatre acteurs de fait.
- En Allemagne, la fusion O2–E-Plus a été acceptée avec des obligations fortes en faveur des MVNO. Un nouveau réseau (1&1) a fini par émerger, recréant une dynamique concurrentielle.
- Au Royaume-Uni, la fusion O2–Three a été refusée en 2016, jugée trop risquée pour la concurrence malgré les concessions proposées.
En résumé, la Commission européenne n’acceptera une consolidation 4→3 qu’en échange de garanties majeures : cessions d’actifs, ouverture à de nouveaux entrants, ou maintien d’une pression concurrentielle.
2) de manière
mitigée, le président de l'ARCEP exprimait en 2025 qu'un retour à 3 n'était pas impossible, mais serait à étudier de près :
pas de position de principe en faveur ou contre une consolidation, mais une analyse qui ne pourra se faire que lorsqu’un projet industriel concret sera présenté.
[...] En cas de consolidation, la priorité sera donnée à la préservation de la concurrence, tant pour les clients grand public que pour les entreprises. Il faudrait des garde-fous pour les clients grand public, mais aussi les clients entreprises, insiste-t-il. L’Autorité mènerait alors une analyse marché par marché, afin de mesurer les impacts potentiels sur la concurrence.
3) quant à la voie du
non avec certitude non nuancée sur l'avenir d'un jeu à 4, n'oublions pas un passé un peu plus lointain (en 2014) où un ministre (qui s'est opposé sur ce point à Macron, de mémoire ?) nous prédisait
"Le retour à trois opérateurs est inéluctable" : cf.
https://www.latribune.fr/technos-medias/20140612trib000834804/mobile-le-tabou-d-un-marche-passant-de-4-a-3-operateurs-est-leve.htmlBref, tout et son contraire pour une si petite question "à 3 ou à 4 ?"

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