Enedis a publié il y a quelques jours une carte des zones sous tension, en rouge sur la carte, voir ci-dessous, où le réseau ne peut plus, ou difficilement accepter le raccordement de nouveaux champs de panneaux solaires, ou d'éoliennes. Ce sont majoritairement des zones rurales, où le terrain était peu cher, mais la consommation également faible, dont les postes de transformation ne peuvent plus accepter de nouveaux raccordement, ou en tout cas pas avant 5 ans. Enedis compte 2300 postes de ce type, sur environ 10% du territoire. Ces limitations inquiètent ceux qui ont des projets de centrale EnR.
Mais il y a plus de saturation des réseaux aux Pays-Bas ou en Espagne.
Une remarque, pas mal de sites donnent le lien sur la carte Enedis, mais personnellement, quand j'ouvre le lien, je tombe sur une page blanche, quelque soit le navigateur. D'autres auront peut-être plus de chance (je ne pense pas que ce soit un bmocage anti-pub).
https://openservices.enedis.fr/service/carte-zones-contrainte-projets-enr/Voir par exemple cet article du site PV Magazine :
Raccordement des EnR : 10 % du territoire français déjà saturé
Enedis et RTE ont publié, hier, une cartographie montrant que 10 % du territoire français est saturé et ne peut plus accueillir de nouvelles capacités de production d’énergies renouvelables en l’état.
Par François Puthod - 16 Juil 2026
Le raccordement des énergies renouvelables s’est fortement accéléré ces dernières années : 6,6 GW ont ainsi été raccordés au réseau de distribution Enedis en 2025, contre 5,5 GW en 2024 et 4,2 GW en 2023, notamment en raison des productions d’énergie solaire dans les exploitations agricoles.
« On a un développement essentiellement du photovoltaïque, plutôt dans les zones rurales », a expliqué Cédric Boissier, directeur raccordement chez Enedis, lors d’un point presse organisé avec le gestionnaire du réseau de transport RTE.
Ces zones rurales, où la consommation n’est pas forcément la plus importante, représentent « à peu près deux tiers du développement des énergies renouvelables » ces dernières années, ce qui « peut effectivement, dans la gestion du réseau, amener un certain nombre de difficultés », notamment en matière de distribution de cette production énergétique, a-t-il ajouté.
Une centaine de nouveaux postes-sources d’ici 2030
Enedis a mis en ligne sur son site internet une carte de France où sont répertoriées en rouge des zones contraintes, comme le sud de la région Centre-Val-de-Loire, ou des départements du sud-ouest ou du Grand-Est. À titre d’exemple, le Lot-et-Garonne a ainsi vu la puissance d’énergies renouvelables raccordées au réseau plus que tripler en six ans.
Dans ces zones identifiées, les délais d’attente peuvent dépasser cinq ans en raison de la saturation des postes-sources, qui permettent de relier le réseau RTE au réseau Enedis, en transformant une très haute tension en haute tension.
Enedis en compte actuellement quelque 2 300 sur l’ensemble du territoire, prévoit d’en construire une centaine de nouveaux d’ici 2030, « dont les deux tiers » seront dédiés aux énergies renouvelables.
Le gestionnaire du réseau de distribution souligne toutefois « la chance d’avoir en France un réseau qui est bien dimensionné historiquement », avec « 90% du territoire » sur lequel « il y a de la capacité à raccorder des énergies renouvelables », contrairement à des pays voisins comme l’Espagne ou les Pays-Bas, majoritairement saturés.
Voir aussi le site Revolution Energetique :
https://www.revolution-energetique.com/actus/cette-carte-interactive-de-la-france-devoile-les-regions-qui-ne-peuvent-plus-accueillir-denr/d'où est tirée la carte ci-dessous (les zones en blanc sont celles où Enedis n'est pas gestionnaire du réseau).