Hello azz,
Ton projet est intéressant dans les contextes type PME avec zéro DSI et aucun suivi/historique de l'infra, ou même dans l'industrie avec des réseaux géré par le "métier".
Je me permet de faire un aparté cybersécurité/responsabilité juridique suite à ce passage :
Les environnements fermés ou sensibles (Zéro Cloud) :
Les sites industriels, cabinets médicaux, notaires ou collectivités qui refusent (ou dont les règles interdisent) d'envoyer la cartographie de leur réseau vers un Cloud tiers. Tout reste confiné dans le boîtier.
Si tu compte commercialiser ce produit, BLINDE l'aspect contractuel pour te dédouaner en cas de pépin (par ex. si le mec qui branche ça sur le réseau et fait tomber la prod de son usine, même s'il était autorisé à le faire). Documente précisément la méthodologie utilisé pour les scans réseau (quels protocoles, vers quels IP, etc...), et propose la possibilité de désactiver ou réduire certaines fonctions (par ex., scan ICMP uniquement et pas de scan TCP SYN), de limiter à certaines plages d'adresse IP, de limiter le TTL voir de rester que sur le segment Ethernet direct (pas de routage). Si ton outils va jusqu’à faire des tests d'intrusion automatiques (via un LLM par ex.), ça peut avoir des impacts non négligeables tant technique (faire tomber un automate) que juridique (déclencher une détection SOC avec toute la chaîne de réponse incidentaire, et le client qui retourne sa veste contre toi parce qu'il était pas/mal au courant).
Pour le stockage des données en local, si le client à une politique no-cloud (industrie, médical, etc...), il voudra garder la maîtrise des données produites, et une assurance que tu ne puisse pas repartir avec une copie. Il faut donc prévoir des mesures technique associées, là y'a à boire et à manger à ce sujet selon comment faire et ou l'on place le curseur (chiffrement, stockage externe, disque système read-only, qualification ANSSI, fourniture d'une VM sur le hardware du client, etc...).
Pour le contexte, je suis ingé réseau dans une équipe d'exploitation cyber, on gère (entre autre) des dizaines de pares-feux entre différents réseaux informatiques industriels. On détecte très régulièrement des flux réseau non autorisés s'échouer sur nos pares-feux et qui s'apparentent à du scan/flooding ou des flux suspects. Dans 95% des cas ce sont des outils légitimes mal configurés, mais il est déjà arrivé qu'on arrive pas à identifier l'origine et la légitimité des flux et ça a fini en crise avec escalade cyber jusqu'au RSSI groupe (bon au final c'était juste une blaguounette de l'équipe Red Team). Chez nous, et dans le monde de l'informatique industrielle, un problème de cybersécurité peut se transformer rapidement en impact matériel (coucou Danfoss), voir humain, d’où la nécessité d'être super rigoureux sur tous les aspects et à tous les étages.