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4.5/ Sites web et services en ligne de l’État (.gouv.fr)Dans son rapport sur l’état du déploiement du protocole IPv6 en France de 2016, l’Arcep a mentionné que l’exemplarité de l’État dans la transition vers IPv6 était un des leviers importants pour accélérer la migration. L’étude ci-dessous porte sur les 437 sites ayant un suffixe en gouv.fr, disponibles en HTTPS avec un certificat valide.
La grande majorité des sites gouvernementaux n’est encore accessible qu’en IPv4 : seuls 8 % de ces sites gouvernementaux sont disponibles en IPv6. Ce taux a néanmoins progressé de 6 points entre 2023 et 2025, mais reste très éloigné de la valeur observée pour les sites non gouvernementaux français. Pour l’hébergement e-mail, 25 % des noms de domaine gouvernementaux proposent l’IPv6, ce qui est exactement la valeur observée pour l’ensemble des noms de domaine en .fr. La transition vers IPv6 des serveurs DNS est relativement avancée, avec un taux d’environ 78 %, très proche de la valeur observée pour l’ensemble des noms de domaine en .fr.
Afin d’améliorer ces résultats, une attention accrue pourrait être portée à la compatibilité IPv6 lors des évolutions techniques des sites web existants et lors d’appels d’offres pour la création de nouveaux services en ligne.
Les sites web gouvernementaux Français sont en retard dans la transition vers IPv6, alors qu’en République tchèque, l’abandon de l’IPv4 sur les sites gouvernementaux est un levier pour forcer les opérateurs à prendre en charge l’IPv6. En effet, le gouvernement tchèque a demandé en 2024 aux administrations de ne plus fournir de services administratifs sur le protocole IPv4 à partir du 6 juin 2032. Les utilisateurs d’internet qui n’auront toujours pas de connectivité IPv6 en 2032 n’auront plus d’accès aux sites web gouvernementaux tchèques, ni aux sites et applications d’entreprise qui vont suivre l’initiative du gouvernement tchèque et éteindre simultanément IPv4. Un compte à rebours a été mis en ligne sur https://konecipv4.cz/en/ .
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4.4/ Infrastructure DNSL’infrastructure DNS permet de traduire un nom de domaine, par exemple www.arcep.fr, en une adresse IP. L’étude ci-dessous se concentre sur les serveurs DNS faisant autorité pour le nom de domaine, c’est-à-dire ceux qui sont interrogés par les DNS récursifs des opérateurs et qui contiennent le résultat de la requête DNS. Pour chaque nom de domaine, il est vérifié si les serveurs DNS « autoritaires » ont une IPv6 déclarée.
C’est aujourd’hui le secteur le plus en avance dans la transition vers IPv6 avec environ 77 % de noms de domaine dont les serveurs faisant autorité* supportant IPv6 lorsque l’on considère les 2,7 millions de sites web en .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf avec un hébergement web HTTPS valide.
* Un DNS faisant autorité est un serveur DNS qui fait autorité pour un domaine, c’est-à-dire qu’il détient l’information quant à la résolution d’adresse pour le domaine.
Environ 76 %* des serveurs DNS garantissent une résilience** d’IPv6 équivalente à celle d’IPv4 (niveau de redondance identique).
* Données Afnic, fin 2025, sur l’intégralité des noms de domaine .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf, exclusion faite des noms de domaine ne proposant pas un hébergement web HTTPS valide.
** La majorité des noms de domaine ont plusieurs serveurs DNS faisant autorité pour le domaine. En cas de défaillance d’un serveur, un autre permet d’assurer la continuité de service. On note ici que certains noms de domaine ont une redondance DNS en IPv6 inférieure à celle en IPv4.
On note dans les 12 premiers hébergeurs de serveurs DNS une grande hétérogénéité au niveau des principaux hébergeurs, avec sept acteurs (OVHcloud, Cloudflare, IONOS, Gandi, Hertzner Online, LWS et Infomaniak) qui ont plus de 85 % des serveurs DNS en IPv6.
Google, Amazon AWS et GoDaddy ont entre 20 % et 43 % d’IPv6 sur leurs serveurs DNS. Aucun serveur DNS d’o2switch ne sont accessibles en IPv6.
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« Dernier message par vivien le Aujourd'hui à 08:43:37 »
4.3/ Hébergement e-mailLa transition des hébergeurs e-mail connaît également un fort retard : début 2026, seuls 25,1 % des serveurs de messagerie* sont accessibles en IPv6.
* Données Afnic, fin 2025, sur l’intégralité des noms de domaine.fr, .re, .pm, .yt, .tf et.wf, exclusion faite des noms de domaine ne proposant pas un hébergement web HTTPS valide et un MX (Mail eXchanger).
Une forte progression ces trois dernières années est observée : Le taux d’IPv6 a progressé de 17 points en 3 années, contre seulement 3 points pour les 4 années précédentes. Toutefois, la progression au cours de l’année 2025 n’est que de 2 points.
Le retard sur ce maillon de la chaîne d’internet, s’il n’est pas comblé dans les prochaines années, pourrait retarder l’extinction d’IPv4 et prolonger la complexité inhérente liée à la cohabitation IPv4/IPv6 dans les réseaux.
Il est à noter qu’une petite part (0,5 %) des serveurs e-mails IPv6 comportent un niveau de redondance* en IPv6 inférieure à celui atteint en IPv4, ce qui est donc susceptible de poser des problèmes de résilience.
* La majorité des noms de domaine ont plusieurs relais de messagerie (plusieurs adresses IP pour le type d’enregistrement MX). En cas de défaillance d’un relais, un autre prend en charge les e-mails entrants afin d’assurer la continuité de service. On note ici que certains noms de domaine ont une redondance e-mail en IPv6 inférieure à celle en IPv4.
En considérant les 12 premiers acteurs, les plus performants sont Gandi, Microsoft, Google, Cloudflare et Infomaniak, avec chacun plus de 89 % de noms de domaine en IPv6 pour le mail.
Il faut souligner la forte progression de Microsoft qui est passé en deux années de 0,1 % à 89 % d’IPv6 activé sur les hébergements e-mail. Si Google héberge presque systématiquement en IPv6 les mails sur les noms de domaine qu’il gère, ce n’est pas le cas de l’offre cloud Google Cloud où IPv6 n’est pas utilisé.
Le taux d’IPv6 est nul ou très faible chez OVHcloud, IONOS, o2switch, LWS, Google Cloud, PlanetHoster et DigitalOcean.
La disparité entre acteurs est très forte : les 12 premiers acteurs en termes de nombre de noms de domaine sont au-dessus de 89 % ou en dessous de 3 % d’IPv6.
Une liste plus complète des taux de sites web, hébergement mail et infrastructures DNS accessibles en IPv6 est disponible dans quatre formats :
• PDF (112 pages, 38 Mo) ;
• tableur OpenDocument (.ods, 1 Mo, lisible avec LibreOffice Calc) ;
• tableur Office Open XML (.xlsx, 1 Mo, lisible avec Microsoft Excel) ;
• données brutes (.csv, 1 Mo).
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« Dernier message par vivien le Aujourd'hui à 08:43:24 »
4.2/ Hébergement web « IPv6-only »Même si la grande majorité des sites web accessibles en IPv6 sont également accessibles en IPv4 (les serveurs sont configurés en double pile avec IPv4+IPv6), on note une augmentation du nombre de sites web accessibles uniquement en IPv6. Certains hébergeurs proposent en effet des offres « IPv6-only » pour lesquelles l’IPv4 est en option payante. Les sites hébergés sur ces serveurs « IPv6-only » ne sont alors pas accessibles aux clients d’opérateurs « IPv4-only ». Cette situation illustre la nécessité de passer à IPv6 pour éviter de voir se développer un internet scindé en deux, IPv4 d’un côté et IPv6 de l’autre.
Fin 2024, 1311 noms de domaine en .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf avec HTTPS valide sont accessibles uniquement en IPv6, soit 0,05 % des noms de domaine. Ce nombre reste aujourd’hui très limité.
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« Dernier message par vivien le Aujourd'hui à 08:43:12 »
4/ Hébergeurs, fournisseurs de contenu et infrastructure DNSAfin qu’IPv6 soit disponible au niveau d’un hébergeur, cinq conditions doivent normalement être réunies :
1. Le réseau de l’hébergeur utilisé doit être compatible IPv6 ;
2. Le système d’exploitation du serveur doit être compatible IPv6 et sa pile IPv6 activée, ce qui est le cas de tous les systèmes d’exploitation des serveurs utilisés actuellement ;
3. L’hébergeur doit préconfigurer le serveur pour utiliser un adressage IPv6 ;
4. Le fournisseur de contenu doit utiliser des applications serveur (web, mail, etc.) gérant le protocole IPv6. C’est aujourd’hui majoritairement le cas par défaut ;
5. Le fournisseur de contenu doit configurer les DNS avec un enregistrement IPv6, afin que le nom de domaine propose d’utiliser IPv6.
Quand toutes ces conditions sont réunies, l’accès au service hébergé se fait en principe en IPv6, si le client a une connectivité IPv6 opérationnelle (IPv6 activé sur son accès à internet et sur son système d’exploitation). Dans l’éventualité où un seul maillon de la chaîne n’est pas activé en IPv6, l’accès se fait avec le protocole IPv4.
Ainsi, contrairement à un fournisseur d’accès à internet qui peut activer à distance IPv6 sans nécessiter d’actions de la part de son client (le consommateur final), une ou plusieurs actions du client d’un hébergeur (le fournisseur de contenu) sont nécessaires pour que l’IPv6 soit utilisable de bout en bout.
Dans la suite de cette partie, nous nous intéressons à trois types de services applicatifs : le web, le mail et le DNS.
Les statistiques sont calculées en pourcentage de noms de domaine, quelle que soit l’audience du service. Afin d’exclure une partie des noms de domaine inutilisés, le taux d’activation d’IPv6 est calculé en ne prenant en compte que les noms de domaine possédant un certificat HTTPS valide, soit 2,7 millions d’entre eux pour les sites web en .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf analysés ci-dessous*.
* Données Afnic, décembre 2025. Ces données sont basées sur des informations de zones DNS et sur l’analyse des enregistrements A, AAAA configurés sur un nom de domaine. Les données excluent une partie des noms de domaine inutilisés : le processus prend en source l’intégralité des noms de domaine .fr, .re, .pm, .yt, .tf et .wf et exclut les noms de domaine sans HTTPS valide. Le robot d’exploration parcourt dans l’ordre les URL `https://{domaine}`, `https://www.{domaine}`, et s’arrête à la première requête qui termine sans erreur. Si une redirection sur `https://{domaine}` a amené le robot d’exploration sur un domaine égal au nom de la zone préfixée par `www` alors les données utilisées sont celles de www.{domaine}, sinon ce sont celles de la racine. Pour chaque IP récupérée, utilisation de la base MaxMind pour connaître le système autonome (AS) annonçant cette IP.
4.1/ Hébergement webDébut 2026, les hébergeurs de sites web représentent l’un des maillons de la chaîne d’internet les plus en retard dans la migration vers l’IPv6. En effet, seuls 37,7 % des sites web sont accessibles en IPv6, soit une augmentation de 20 points sur les 5 dernières années, mais seulement 3 points l’année dernière.
Le pourcentage de sites web accessibles en IPv6 est en augmentation depuis 2015, mais le rythme de cette évolution semble loin de pouvoir permettre une transition complète dans les prochaines années.
En considérant les 12 premiers acteurs en termes de nombre de noms de domaine, seuls Cloudflare, IONOS, Hostinger, LWS, Infomaniak et Hetzner Online ont plus de la moitié des sites qu’ils hébergent compatibles IPv6, leurs déploiements constituent donc des exemples à suivre.
Même si OVHcloud, Amazon AWS, Google Cloud, Scaleway et Gandi proposent IPv6 dans leurs offres, le taux de sites web accessibles en IPv6 est très faible (en nombre de noms de domaine), car l’IPv6 n’est pas activé systématiquement par défaut. o2swith est le seul acteur à ne pas proposer d’IPv6, en considérant les 12 premiers acteurs en termes de nombre de noms de domaine.
Une liste plus complète des taux de sites web, hébergement mail et infrastructures DNS accessibles en IPv6 est disponible dans quatre formats :
• PDF (112 pages, 38 Mo) ;
• tableur OpenDocument (.ods, 1 Mo, lisible avec LibreOffice Calc) ;
• tableur Office Open XML (.xlsx, 1 Mo, lisible avec Microsoft Excel) ;
• données brutes (.csv, 1 Mo).
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« Dernier message par vivien le Aujourd'hui à 08:42:59 »
3.2.2 Réseau mobileDans l’hexagone, les opérateurs Full MVNO, qui possèdent un degré élevé d’autonomie et de contrôle sur leurs opérations, sont globalement en retard sur l’activation d’IPv6. Les opérateurs Light MVNO utilisent l’APN de leur opérateur hôte et proposent de l’IPv6 (pour certains avec leurs propres IPv4 et IPv6, comme Orne THD).
En Outre-mer, seuls trois opérateurs indiquent avoir commencé leur transition IPv6 (Orange Caraïbe, Orange Réunion et Zeop).
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« Dernier message par vivien le Aujourd'hui à 08:42:44 »
3.2/ Les opérateurs grand public ayant moins de 3 M de clientsL’Arcep constate une forte disparité dans la transition IPv6 des opérateurs de moins de 3 millions d’utilisateurs. Si certains d’entre eux ont quasiment terminé leur transition IPv6, aussi bien côté fixe que côté mobile, pour d’autres, cette transition n’a pas été initiée. Pour que les fournisseurs de contenus puissent arrêter IPv4, il est nécessaire que tous les accès à internet proposent de l’IPv6.
3.2.1/ Réseau fixeDans l’hexagone, fin 2025 :
• Sept opérateurs activent l’IPv6 pour la quasi-totalité de leurs clients (Adeli sur son réseau FttH en propre, Fibreagglo, Orne THD, Sewan, Starlink, Tubéo et Vialis) ;
• Trois opérateurs ne proposent pas de box internet, mais mettent à disposition un préfixe IPv6 opérationnel à chacun de leurs clients auxquels il revient de récupérer leur préfixe IPv6 avec leur propre matériel (Aquilenet, FDN et MilkyWan) ;
• Trois opérateurs sont en cours de transition vers IPv6 (Adeli en collecte FttH, Blue Networks Technologies en radio et OVH Télécom) ;
• Cinq opérateurs ne proposent pas IPv6 (Blue Networks Technologies en FttH, K-Net, NordNet, Ozone et Wifirst). Il faut noter que, dans certains cas, comme concernant Blue Networks Technologies l’absence d’IPv6 est liée à l’incompatibilité du réseau de collecte proposé par l’opérateur d’infrastructure. Concernant K-Net, l’IPv6 devrait revenir prochainement.
En Outre-mer, fin 2025 :
• Quatre opérateurs activent l’IPv6 pour la quasi-totalité de leurs clients (Dauphin Telecom FttH, Orange Caraïbe, Orange Réunion Mayotte et Zeop câble), mais les clients Dauphin Telecom xDSL, Orange Caraïbe 4G / 5G fixe et Zeop FttH n’ont pas encore d’IPv6 ;
• Trois opérateurs ne proposent pas encore de l’IPv6 (Canal+ Telecom, SFR Caraïbe et SFR Réunion). Concernant Canal+ Telecom, l’IPv6 devrait arriver fin 2026 / début 2027.
Les données année par année depuis 2018 et les détails concernant le partage des adresses IPv4 et la politique d’activation d’IPv6 sont disponibles en annexe 2.1, 2.3, 2.4 et 2.5.
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3.1.2/ Réseau mobile
L’Arcep a introduit, pour les opérateurs qui se sont vus attribuer des fréquences 5G dans la bande 3,4 – 3,8 GHz en France métropolitaine*, une obligation de rendre leur réseau mobile compatible en IPv6 avant le 31 décembre 2020.
* Décision n° 2019-1386 de l’Autorité en date du 21 novembre 2019 proposant au ministre chargé des communications électroniques les modalités et les conditions d’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences dans la bande 3,4 − 3,8 GHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public.
Selon les prévisions fournies par les 4 opérateurs, la transition des accès mobiles vers IPv6 devrait être presque entièrement terminée fin 2029*, aussi bien pour le grand public que pour les professionnels. La transition pourrait prendre quelques années de plus pour les offres « data uniquement » (domino 4G / 5G, tablette, ordinateurs, etc.). Alors que les progressions d’Orange, Bouygues et SFR se poursuivent en 2025 à un rythme comparable à celui observé au cours des années précédentes, le taux d’activation IPv6 des clients grand public de Free est passé d’un peu plus de 1 % fin 2024 à 50 % fin 2025. Pour 2026, Free annonce une progression encore plus significative du taux d’IPv6 des clients Free Pro, passant de 2 % fin 2025 à 77 % fin 2026.
* La fermeture du réseau 3G en 2029 devrait entraîner le renouvellement de vieux terminaux incompatibles VoLTE, qui se recoupent en partie avec les terminaux incompatibles IPv6.
Les pourcentages affichés concernent tout le parc des opérateurs mobiles, sans distinction entre terminaux Android ou iPhone*. La distinction entre Android, iPhone et les offres proposant uniquement de la data est disponible en annexe 1.3.
* Les données de part de marché utilisées dans ce baromètre sont 61 % pour Android et 39 % pour iOS. Cette statistique a été collectée début 2025 auprès des quatre principaux opérateurs français et agrégée en fonction de leur part de marché.
Pour les offres mobiles grand public, l’Arcep constate des disparités importantes dans la transition vers IPv6. Si les principaux opérateurs proposent tous de l’IPv6, la différence se fait sur l’activation :
• Android : Bouygues Telecom, Orange et SFR activent par défaut l’IPv6 sur les mobiles Android dont la date de commercialisation est postérieure à 2018 (Bouygues), 2020 (Orange) et 2021 (SFR). Free active progressivement l’IPv6 sur les smartphones dont la date de commercialisation est postérieure à 2021 ;
• iPhone : Bouygues Telecom, Orange et SFR activent par défaut IPv6 sur les iPhone dont la version iOS est au minimum iOS 12.2 (Bouygues), iOS 13.0 (Orange pour iPhone 7 et plus récent), iOS 14.3 (SFR), iOS 15.4 (Orange pour les iPhone 6S et SE). Free active progressivement l’IPv6 sur les iPhone 7 et plus récents équipés au minimum de la version iOS 15.4. Cette large compatibilité avec IPv6 fait que les taux d’IPv6 sont donc bien plus élevés sur les iPhone que sur Android.
Pour les offres professionnelles, Bouygues Telecom, Orange et SFR proposent de l’IPv6 selon les mêmes modalités que pour le grand public. Free devrait activer l’IPv6 des mobiles Free Pro courant 2026.
Le type d’IPv6 proposé par les opérateurs (double pile, IPv6-only avec ou sans DNS64), la taille du préfixe et la possibilité de configurer le pare-feu IPv6 sont détaillés en annexe 1.7.
Pour les offres professionnelles, les quatre opérateurs proposent de l’IPv6 selon les mêmes modalités que pour le grand public. Les offres professionnelles sont détaillées en annexe 1.4.
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« Dernier message par vivien le Aujourd'hui à 08:42:16 »
3/ L’avancement de la transition IPv6 pour les fournisseurs d’accès à internetPour qu’une ligne fixe émette et reçoive en IPv6, quatre conditions doivent être réunies :
1. le réseau utilisé doit être compatible IPv6 :
◦ pour un réseau fixe, l’équipement côté opérateur doit savoir gérer IPv6 ;
◦ pour un réseau mobile, l’APN ou Access Point Name doit être capable de gérer le protocole IPv6).
2. l’IPv6 doit être activé sur le réseau (et la box) :
◦ pour un réseau fixe, l’IPv6 doit être activé sur la box et le réseau utilisé (soit par l’opérateur, soit par le client) ;
◦ pour un réseau mobile, l’IPv6 doit être activé côté réseau.
3. l’équipement qui se connecte au réseau de l’opérateur doit être compatible IPv6 :
◦ pour un réseau fixe, la box utilisée doit être compatible avec le protocole IPv6 ;
◦ pour un réseau mobile, les paramètres du fabricant du terminal pour l’opérateur utilisé doivent activer IPv6 (un terminal ancien n’activera pas IPv6).
4. le système d’exploitation du terminal utilisé doit activer et utiliser IPv6 :
Tous les systèmes d’exploitation fixes et mobiles activent IPv6 par défaut depuis de nombreuses années.
Ainsi :
• un client est dit « IPv6-ready » si IPv6 est activé ou s’il est en mesure d’activer lui-même IPv6 ;
• un client est dit « IPv6 activé » s’il émet et reçoit effectivement du trafic en IPv6.
3.1/ Les opérateurs grand public ayant plus de 3 millions de clientsL’Arcep note une forte évolution de l’activation de l’IPv6 depuis 2018. Les prévisions pour fin 2028 montrent que la transition approchera de la fin pour les opérateurs grand public. Néanmoins, une disparité importante persiste fin 2025 entre les opérateurs, mais également entre les technologies d’accès internet.
La compatibilité IPv6 des offres professionnelles destinées aux petites entreprises d’Orange et de SFR est significativement plus faible que celle de leurs offres grand public (contrairement à Bouygues Telecom et Free qui ont un taux d’IPv6 similaire entre les offres « pro » et grand public).
3.1.1/ Réseau fixe
D’après les prévisions fournies par les opérateurs, la transition vers IPv6 devrait être quasiment terminée côté grand public d’ici fin 2028 et pourrait se terminer en 2030 avec la fermeture du réseau cuivre : certains opérateurs ont choisi de ne pas faire migrer des infrastructures en fin de vie vers le protocole IPv6. Pour les offres internet à destination des professionnels, la transition pourrait prendre quelques années de plus.
Sur le réseau fixe grand public, en ce qui concerne les principaux opérateurs télécoms en France, l’Arcep constate que :
• Bouygues Telecom a activé l’IPv6 pour tous ses clients FttH, ADSL, VDSL sur son réseau en propre. L’IPv6 est activé pour la majorité des clients Bouygues équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. L’IPv6 n’est pas proposé en ADSL ou VDSL sur un réseau de collecte tiers (ce sont des clients Bouygues Telecom qui sont connectés sur un DSLAM Orange).
• Free a activé l’IPv6 sur tous ses clients FttH, ADSL, VDSL grand public sur son réseau en propre. L’IPv6 n’est pas proposé en ADSL ou VDSL pour les clients Free sur un réseau de collecte tiers (clients dits « non dégroupés »), ni sur la box 4G+ / 5G de Free.
• Orange a activé l’IPv6 pour tous ses clients FttH. L’IPv6 est activé pour la majorité des clients équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. En ADSL et en VDSL l’IPv6 est activé sur un réseau qui attribue ses adresses par DHCP à la plupart des clients Orange xDSL. L’IPv6 n’est pas proposé sur certains clients ADSL grand public (adresses attribuées via PPP). Par ailleurs, tous les nouveaux clients ADSL Orange sont provisionnés en zone DHCP.
• SFR a terminé le renouvellement des équipements réseau incompatibles avec l’IPv6 sur le réseau FttH. Fin 2025, quasiment tous les clients SFR FttH ont de l’IPv6 activé. L’IPv6 est activé pour la plupart des clients équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. Dans le contexte de la fermeture progressive du cuivre sur son réseau, SFR a choisi de supprimer en 2023 le support de l’IPv6 sur les offres ADSL/VDSL. L’IPv6 (encapsulé dans l’IPv4) était auparavant disponible sur les offres ADSL et VDSL, mais non activé par défaut (à fin juin 2022, 1 % des clients ADSL et VDSL avaient activé cette option). Par ailleurs, l’IPv6 n’est pas disponible sur le réseau câblé.
Pour les offres professionnelles à destination des petites entreprises, Bouygues Telecom et Free suivent ce qui est fait sur le grand public. Pour Orange et SFR, les offres professionnelles ont un taux d’IPv6 activé plus faible :
• Orange a activé l’IPv6 pour la plupart de ses clients FttH Pro. L’IPv6 est activé pour une minorité de clients équipés d’une box 4G fixe et 5G fixe. L’IPv6 n’est pas proposé pour les clients ADSL ou VDSL Pro chez Orange ;
• SFR a commencé à activer l’IPv6 sur les lignes FTTH en 2025. À l’instar du marché grand-public, SFR ne propose pas encore d’IPv6 pour les offres « Pro » en ADSL, VDSL ou câble. La prévision à fin 2027 montre une forte évolution d’IPv6 lié à l’activation d’IPv6 sur les offres FTTH Pro.
Les détails par année, technologie d’accès et détails sur les pratiques en termes de partage d’IPv4 et l’activation d’IPv6 sont disponibles en annexe 1.1 et 1.2.
La possibilité d’accéder à distance à des données hébergées derrière la box est détaillée en annexe 1.5.
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2/ Une multitude d’acteurs, à différents degrés de transitionAfin d’évaluer l’état de déploiement du protocole IPv6 en France, l’Arcep utilise les données collectées conformément à sa décision n° 2025-0429 en date du 18 mars 2025 et les données de l’Afnic pour établir un baromètre annuel de la transition vers IPv6 en France, permettant d’obtenir une vision d’ensemble de l’adoption du protocole IPv6.
La transition IPv6 se fait plus rapidement du côté des opérateurs que du côté des hébergeurs et autres acteurs du contenu. Fin 2025, côté fournisseurs d’accès à internet grand public, 94 % des clients sur le fixe (+7 points en 1 an) et 83 % sur le mobile (+13 points en 1 an) ont l’IPv6 activé. L’augmentation de l’activation IPv6 s’explique notamment par les progrès de SFR sur le fixe (+26 points) et de Free sur le mobile (+48 points). Côté fournisseurs de contenu et hébergeurs, 38 % des sites web sont disponibles en IPv6 (+3 points en 1 an), et 25 % des serveurs e-mail (+2 points en 1 an).
La quasi-totalité des clients grand public devrait avoir une connectivité IPv6 d’ici à fin 2028. Côté fournisseurs de contenu et hébergeurs, le rythme de cette évolution ne permet pas d’envisager une transition complète au cours des prochaines années.
Côté fixe, d’ici à 2028, les clients qui n’ont pas accès à IPv6 seront sur des réseaux en fin de vie (ADSL/VDSL/câble), or le réseau cuivre devrait être éteint d’ici à fin 2030. Côté mobile, ce sont d’anciens terminaux qui n’ont pas de connectivité IPv6 qui devraient donc progressivement sortir du parc avec la fermeture de la 3G en 2029.
Le schéma ci-après présente la situation des 4 principaux fournisseurs d’accès à internet en France.
Côté grand public, Free, Orange et Bouygues Telecom ont quasiment terminé leur transition IPv6 sur le réseau fixe avec respectivement 99 %, 97 % et 96 % des clients activés en IPv6. La part de SFR est en revanche en retrait à 80 %. Sur le réseau mobile, la transition est quasiment terminée pour Bouygues Telecom et Orange avec respectivement 97 % et 92 % des clients activés en IPv6. La part de SFR est de 86 % et celle de Free mobile, en retrait, s’établit à 50 %.
Du côté des offres fixe « Pro », la transition est finalisée pour Free Pro avec 100 % d’IPv6 activé. Bouygues Telecom a presque terminé sa transition avec 96 % des clients activés en IPv6. La part d’IPv6 activé pour Orange Pro progresse pour atteindre 70 % (l’IPv6 n’est pas disponible sur les offres xDSL Pro). Seuls 36 % des clients Pro de SFR ont de l’IPv6 actif, qui n’est disponible ni sur les offres xDSL et ni sur les offres câble.
Pour les offres mobiles Pro, Bouygues Telecom et Orange ont quasiment terminé leur transition IPv6 avec respectivement 97 % et 93 % d’IPv6 activé. SFR est proche avec 88 % d’IPv6. Free Pro est en net retrait, avec seulement 2 % de clients avec IPv6 activé sur le mobile, toutefois IPv6 devrait être activé prochainement sur les mobiles Free Pro.
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