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L’Anses recommande donc que les mineurs puissent accéder uniquement aux réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé.

« L’adolescence est une période sensible dans le développement et la construction de l’identité individuelle et sociale. Les adolescents ont moins de capacités de régulation émotionnelle et comportementale que les adultes, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux effets délétères des réseaux sociaux » expliquent les experts.



De nombreux effets sur la santé identifiés, en particulier dans le champ de la santé mentale.

• Altération du sommeil : En maximisant le temps passé sur les réseaux sociaux, l’heure du coucher est retardée et le processus d’endormissement peut être perturbé, ce qui va entraîner une altération du sommeil. Un sommeil de mauvaise qualité provoque notamment une somnolence la journée, de l’irritabilité, de la tristesse et peut favoriser des symptômes dépressifs.

• Dévalorisation de soi : Les échanges de contenus visuels centrés sur l’apparence physique, au travers d’images retouchées ou non, peuvent altérer l’image de son corps. Ces pratiques, associées aux injonctions sociales à se conformer à des idéaux corporels, peuvent exacerber les troubles alimentaires. De plus, l’expertise confirme que l’exposition sur les réseaux à des contenus fictifs ou idéalisés peut engendrer une dévalorisation de soi et constitue donc un terrain fertile pour l’émergence de symptômes dépressifs.

• Comportements à risques : Les algorithmes de personnalisation de contenu amplifient l’exposition à des contenus pouvant porter sur des comportements à risques comme des troubles alimentaires, l’automutilation, la consommation de drogues ou des tentatives de suicide.




- Exposition aux cyberviolences : Les cyberviolences et le cyberharcèlement (insultes, rumeurs, exclusion, chantage ou encore diffusion d’images intimes sans consentement) ont des répercussions sur la santé mentale. L’anonymat et la facilité de diffusion des menaces amplifient l’engagement dans la cyberviolence.

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Les experts ont étudié les mécanismes utilisés par les réseaux sociaux pour capter l’attention des adolescents. « Pour évaluer les effets des réseaux sociaux sur la santé, il était important d’aller plus loin que le temps passé sur les réseaux, et de considérer ce que font réellement des adolescents sur les réseaux sociaux, leurs motivations et leur engagement émotionnel » explique Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l’expertise.



Observatoire de l'audience des plateformes en ligne de l'Arcom :
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Baromètre du numérique 2026 :
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Présentation de l’Anses : Sécuriser les usages des réseaux sociaux pour protéger la santé des adolescents



Le développement extrêmement rapide des usages des réseaux sociaux numériques par les adolescents suscite des préoccupations croissantes. L’Anses a mené une expertise scientifique collective approfondie des risques sanitaires associés à ces usages. Elle identifie de nombreux risques possibles, en particulier pour la santé mentale des adolescents. Les réseaux sociaux tels que conçus aujourd’hui pour capter l’attention et maintenir l’engagement exploitent les vulnérabilités propres à cet âge.

En France, un adolescent sur deux passe entre deux et cinq heures par jour sur un smartphone, souvent pour s’y connecter aux réseaux sociaux numériques, une pratique de plus en plus répandue et fréquente. Selon le baromètre du numérique 2025, 58 % des 12-17 ans déclarent consulter quotidiennement les réseaux sociaux. La plupart y publient leurs propres contenus ou partagent et commentent ceux des autres.

Les chiffres de l'Arcom (publication de novembre 2024) sont cités. Le temps passé par les ados sur les très grandes plateformes et moteurs de recherche (VLOPSEs) est détaillé par application.

Le VLOPSEs (Very Large Online Platforms Search Engines) sont définis et désignés par la Commission européenne dans le cadre du Règlement sur les Services Numériques (DSA - Digital Services Act). C'est la Commission européenne qui détient le pouvoir exclusif de désignation, quand elle dépasse 45 millions d'utilisateurs mensuels actifs dans l'Union européenne (10 % de la population européenne).

Liste des VLOPSEs en 2026 : AliExpress, Amazon Store, App Store, Pornhub, Booking.com, Google Search, Google Play, Google Maps, Google Shopping, YouTube, Shein, LinkedIn, Facebook, Instagram, Bing, XNXX, Pinterest, Snapchat, Stripchat, TikTok, X (ex Twitter), Temu, XVideos, Wikipedia, Zalando.




Le modèle économique des réseaux sociaux vise à maximiser le temps d’utilisation à des fins commerciales. L’objectif est de vendre à la fois des espaces publicitaires et des données sur les préférences et habitudes des utilisateurs. Les entreprises qui développent les réseaux sociaux mettent donc en œuvre des stratégies de captation de l’attention visant à maintenir l’engagement des utilisateurs le plus longtemps possible. Ces stratégies s’appuient sur des dispositifs incitatifs puissants comme des interfaces manipulatrices (dark patterns) et des algorithmes qui proposent des contenus ultra personnalisés. Ces algorithmes peuvent générer un “effet spirale” où les utilisateurs se voient enfermés dans des contenus de plus en plus ciblés, parfois extrêmes.

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Les résultats de ces simulations montrent que l’usage excessif des réseaux sociaux serait associé, chez cette génération d’adolescents, à :
• 590 000 cas supplémentaires de dépression au cours de leur vie (intervalle de crédibilité à 95 % : 400 000 – 760 000) ;
• 799 décès par suicide supplémentaires (intervalle de crédibilité à 95 % : 547 – 1 028) ;
• 137 000 années de vie en bonne santé perdues (intervalle de crédibilité à 95 % : 94 000 - 176 000) ;
• 3,94 milliards d’euros de coûts économiques et sociaux liés à ces troubles (intervalle de crédibilité à 95 % : 2,70-5,07).




Ces chiffres soulignent l’enjeu majeur de santé publique que constitue l’impact des médias sociaux sur la santé mentale.
À partir de ces résultats, les chercheurs ont testé plusieurs pistes concrètes de prévention :
• La limitation de l’usage des réseaux sociaux à 1 heure par jour pourrait réduire la prévalence cumulée de la dépression de 14,7 % ;
• Le remplacement de 30 minutes de réseaux sociaux par 30 minutes d’activité physique permettrait une baisse de cette même prévalence de 12,9 % ;
• L’arrêt complet des réseaux sociaux pour les 8,5 % d’adolescents les plus à risque pourrait réduire cette même prévalence de 12,0 %.




À noter, toutefois, que cette micro-simulation ne permet pas d’établir un lien causal direct et repose sur des mesures d'exposition basées uniquement sur la durée d'utilisation, sans capturer le type de contenu consulté ou la nature de l'interaction entre utilisation active et passive. Elle représente néanmoins le plus haut niveau de preuve scientifique accessible pour étudier cette question, les essais cliniques randomisés à long terme n'étant pas réalisables pour des raisons éthiques et logistiques.

Les résultats suggèrent fortement que l’usage excessif des réseaux sociaux a contribué de manière substantielle à la hausse récente de la dépression chez les jeunes en France et qu’il est essentiel de renforcer l'information et les mesures de prévention ciblées pour les enfants et adolescents, particulièrement ceux à risque de dépression.

Cette étude, promue par l’AP-HP, a été menée en collaboration avec des équipes de Columbia University (New York, États-Unis), National Institute on Drug Abuse et de Public Health Expertise.
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Présentation du professeur Hoertel : Modèle de micro-simulation pour évaluer l'impact des réseaux sociaux sur le risque de dépression chez les adolescents en France

Sous la coordination du professeur Nicolas Hoertel, les équipes du service de psychiatrie de l’hôpital Corentin-Celton AP-HP, de l’Université Paris Cité, de l’Inserm et de l’Institut de psychiatrie et neuroscience de Paris, ont développé un modèle de micro-simulation pour évaluer l'impact des réseaux sociaux sur le risque de dépression chez les adolescents en France. Cette étude, dont les résultats ont été publiés le 21 octobre 2025 dans PLOS Medicine, révèle qu’un usage excessif des réseaux sociaux serait associé à 590 000 cas supplémentaires de dépression chez les jeunes nés entre 1990 et 2012.



En France, la prévalence annuelle de la dépression caractérisée chez les adolescents a fortement augmenté ces dernières années, passant de 2 % en 2014 à 9 % en 2021, une tendance particulièrement marquée chez les adolescentes. Les filles sont en effet plus exposées sur les réseaux sociaux (les filles utilisent plus les réseaux sociaux que les garçons comme le montre le graphique ci-dessous, elles utilisent davantage des réseaux sociaux fondés sur le partage d’images et sur la mise en scène de soi, elles subissent davantage de pression sociale liée aux stéréotypes de genre, elles sont plus souvent cyberharcelées que les garçons et elles semblent accorder plus d’importance aux contenus des réseaux sociaux, avec un engagement émotionnel plus marqué).

Cette évolution s’accompagne d’une augmentation rapide du temps passé sur les réseaux sociaux, estimé à 2 h 12 par jour en moyenne en 2021.




Les chercheurs ont développé une approche innovante de modélisation avec un modèle de micro-simulation inédit fondé sur les données démographiques françaises de 18,6 millions d’adolescents nés entre 1990 et 2012 et suivis entre 2000 et 2022. Ce modèle intègre 95 paramètres, tels que les habitudes d’utilisation des réseaux sociaux et les facteurs de risque classiques de dépression (adversités durant l'enfance et l'adolescence, pathologies chroniques, inactivité physique, obésité ou usage de substances). La validation de ce modèle a été réalisée sur des données américaines prospectives indépendantes.

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Grandir et vivre avec les écrans : quels impacts sur la santé mentale ?

Ce colloque s’est tenu le mardi 10 février 2026 au Ministère de la Santé. Il a réuni experts scientifiques, institutions publiques et acteurs associatifs autour de tables rondes pour partager constats, analyses et solutions concrètes, dans le prolongement des travaux engagés depuis le rapport « Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu ».

🎯 Objectif : éclairer les enjeux, valoriser les actions existantes et ouvrir des pistes concrètes pour mieux accompagner et protéger les jeunes face à des usages numériques de plus en plus précoces.

Synthèse que j'ai réalisée en version PDF - c'est le même contenu qui est repris ci-dessous :
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Introduction du colloque par Sarah Saubermont, directrice générale adjointe à la santé



Diagnostique de santé publique France :
• 15 % des enfants de 6 ans ont une tablette ;
1 enfant sur 4 de la tranche 9 -11 ans utilisent les réseaux sociaux ;
1 enfant sur 2 a un smartphone à 11 ans ;
• Les enfants et adolescents passent en moyenne cinq heures par jour devant les écrans.

Le rapport « Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu » (2024) est considéré comme une boussole.

La puissance publique doit agir simultanément pour faire évoluer le cadre de régulation :
• Augmenter la responsabilité des plateformes. Les algorithmes addictifs de TikTok pourraient contrevenir aux règles de l’UE ;
• Pas de smartphone au collège ;
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ;
• Fermeture des ENT le soir, pour éviter l’hyperconnexion des jeunes ;
• Diffuser les bonnes pratiques (notamment les repaires sur les usages en fonction des ages).

Replay du colloque :


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6.2 Parler de numérique avec les enfants

En lien avec les recommandations d’accompagner les enfants dans leurs pratiques et leurs usages numériques, voici des conseils pour entamer une discussion avec les jeunes.



Démarreurs de conversation pour comprendre la vie en ligne de votre enfant (source : Internet Matters)

• Réputation en ligne :
◦ Comprendre comment l’activité en ligne crée une « empreinte numérique » qui dure pour toujours ;
◦ Être un bon citoyen numérique, par exemple traiter des personnes comme si vous étiez face à face ;
◦ Réfléchir avant de poster.

• Pensée critique :
◦ Leur faire prendre conscience que certaines personnes se cachent derrière de faux profils ;
◦ Être critique sur ce qu’ils voient en ligne, car tout n’est pas vrai ;
◦ Convenir de limites numériques pour leur permettre de prendre des décisions en connaissance de cause.

• Sécurité personnelle :
◦ Protection des informations confidentielles sur les appareils et les applications qu’ils utilisent via les paramètres de confidentialité ;
◦ À quoi ressemble un bon profil de média social ;
◦ Créez des mots de passe forts pour chaque compte en ligne.

• Résoudre les problèmes en ligne :
◦ Outils et stratégies pour faire face aux problèmes auxquels ils peuvent être confrontés en ligne, tels que la cyberintimidation ou la visualisation de contenu inapproprié ;
◦ Où et comment signaler un problème – les encourager à parler à un adulte.

• Le meilleur du net :
◦ Ce qu’ils aiment le plus à propos de leurs applications ou sites préférés ;
◦ Les sites et les applications les plus cools parmi leur groupe d’amis ;
◦ Parler de choses en ligne que vous pouvez apprécier ensemble et des moyens de rester impliqué dans leur monde numérique.




Guide « Internet, comment accompagner et protéger votre enfant sur internet » de la Fédération Française des Télécoms (février 2024), qui donne des conseils pour activer le contrôle parental, encadrer l’usage de l’internet et sur ce qu’il faut faire en cas de cyberharcèlement.

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6.3 Supports gratuits pour intéresser votre enfant à l’information, sans l’exposer à du contenu violent

• Vidéo : ARTE Junior, dédié aux enfants de 6 à 12 ans. Contenu intelligent, curieux et ouvert sur le monde, sans publicité. Ensuite Le Dessous des Cartes (Quotidien, produit par Arte) à partir de 10 ans.


• Podcast : Salut l’info ! (Hebdomadaire, produit par France Info / Astrapi) et Le Quart d’heure d’Actu (Quotidien, produit par MK2 / Bayard) 6 minutes d’information.


• Informatique : PrimTux système d’exploitation Linux dédié à l’apprentissage (de 3 à 11 ans), conçu par des pédagogues, pour l’école et la maison. PrimTux est recommandé par l’Éducation Nationale.

Les points forts de PrimTux

1. Des environnements adaptés par âge L'interface change selon le niveau de l'enfant
• Mini (3-6 ans / Cycle 1) : Très visuel, rose, avec des icônes simplifiées.
• Super (6-8 ans / Cycle 2) : Jaune, introduit plus de fonctionnalités.
• Maxi (8-11 ans / Cycle 3) : Rouge, ressemble plus à un bureau classique pour préparer l'entrée au collège.
• Prof : Un accès sécurisé pour l'administration et la préparation des cours.

2. Sécurité et protection
• Filtrage Web : Intègre par défaut Qwant Junior et un dispositif de filtrage pour éviter que les enfants ne tombent sur du contenu inapproprié.
• Pas de publicité : Contrairement aux tablettes classiques, l'environnement est totalement protégé des sollicitations commerciales.

3. Une logithèque impressionnante PrimTux arrive "clés en main" avec prés de 300 logiciels éducatifs préinstallés, couvrant toutes les matières
Liste et descriptif des logiciels inclus dans PrimTux 8 :
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6 Conclusion : Le numérique, pour être promoteur d’égalité chez les enfants, doit être accompagné



La fracture numérique n’est pas le seul fait de l’accès ou non aux équipements, de l’accès ou non au savoir. L’égalité réelle se déplace vers la capacité des familles à accompagner ou non les enfants dans leurs pratiques et leurs usages numériques.

Les enfants et les adolescents qui sont en pleine construction de leur identité et de leur rapport au monde, les procédés addictifs et enfermants sont un vrai danger.

Les réseaux sociaux ont le potentiel de tout à la fois créer des bénéfices aux adolescents, et nuire à leur santé mentale. Face à l’enfermement algorithmique, à l’amplification des représentations et stéréotypes et violences sexistes et sexuelles, les enfants, qui ne doivent pas être laissés seuls face à ce façonnement des réalités et de leurs comportements sociaux. Il est impératif de pouvoir déconstruire en temps réel ces représentations, et de se doter d’une ambition à hauteur de ces alertes en matière d’éducation.

La Commission insiste enfin sur l’importance qu’il y aurait à ses yeux à ce que les jeunes de moins de 15 ans, encore trop jeunes donc pour accéder aux réseaux sociaux, puissent toutefois autant que possible bénéficier d’un accompagnement préalable. Ces moments de « préparation » à leur future rencontre avec les réseaux sociaux doivent être à la hauteur des enjeux, afin de ne pas arriver complètement démunis à l’âge de la majorité numérique (15 ans). Cela devra être construit et proposé dans le cadre, notamment, des mesures envisagées en termes de formation, de sensibilisation et de préparation des jeunes au numérique.




6.1 Tableau récapitulatif des propositions des 29 propositions

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5.4 Le cas de l’application TikTok, qui encourage les idées suicidaires et l’automutilation

Le rapport de la commission d’enquête du Sénat de juillet 2023 sur l’utilisation du réseau social TikTok, son exploitation des données, sa stratégie d’influence mentionne, page 150 « Constat : malgré l’interdiction de principe de s’y inscrire, près de 45 % des jeunes Français de 11 à 12 ans ont un compte TikTok ».

La chambre haute du Parlement français a publié une vidéo de deux heures sur les conclusions de la commission d’enquête. La vidéo est disponible sur videos.senat.fr.

La Commission « Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu » mentionne également un rapport de 100 pages dédiées à TikTok et publié par Amnesty International en 2023 : Poussé·e·s vers les ténèbres : Comment le fil « Pour toi » encourage l’automutilation et les idées suicidaires.


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Le rapport explique la stratégie menée par TikTok pour obtenir l’attention des utilisateurs et des utilisatrices. Il mentionne le risque d’aggraver les problèmes de santé mentale comme la dépression, l’anxiété et l’automutilation. L’étude technique se fonde sur plus d’une trentaine de comptes automatisés qui ont été paramétrés de manière à représenter des enfants de 13 ans au Kenya et aux États-Unis afin de mesurer les effets du système de recommandation de ce réseau social sur les jeunes utilisateurs et utilisatrices. Une deuxième simulation, exécutée manuellement, a été réalisée sur un compte au Kenya, un aux Philippines et un aux États-Unis.

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5.3 L’amplification des représentations et stéréotypes et violences sexistes et sexuelles

Il est difficile d’agir contre les « représentations » véhiculées par la consommation des réseaux sociaux, ou encore l’écoute d’influenceurs. Ils peuvent façonner chez les enfants et les adolescents une vision des rapports sociaux, des rapports de genres, du travail… discutables sur le plan éthique.



Internet permet de relayer dans ses contenus les plus vus, des stéréotypes et violences sexistes et sexuelles. Pour les jeunes filles, pour leur développement, pour leurs relations aux hommes, ces évolutions sont « gravissimes ». Le rapport annuel de 2024 du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes alerte sur le fait que ces stéréotypes sont encore plus présents sur les services dédiés aux enfants, faisant courir le risque de représentations ancrées durablement chez ces derniers.

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L’activité d’influenceuses les plus populaires de France renforce les rôles genrés qui leur sont traditionnellement attribués (rôle maternel, enceintes, jeunes mamans, dévouées à leur grossesse ou leurs enfants en bas âge). Le sexisme présent dans les contenus est reproduit à grande vitesse permettant sa banalisation et son ancrage profond dans la société.

Enfin, le Haut conseil met le projecteur sur la diffusion via le numérique des contenus pornographiques, alertant sur le fait que « l’initiation précoce au porno semble avoir des effets réels sur les représentations que se font les hommes des femmes dans les relations sexuelles qu’ils et elles peuvent entretenir. Selon l’Ifop en 2023, plus les jeunes hommes ont été exposés tôt à du contenu hard, plus ils adhèrent à des représentations violentes ».

Audience des sites « Adultes » par les mineurs :




Diapositive extraite du rapport de mai 2023 de l’Arcom sur la fréquentation des sites « Adultes » par les mineures.

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