Dites moi si j'ai mal compris, mais je pensais que le ground segment de OneWeb était certes fourni par Hughes, mais pas possédé, ni géré par Hughes. Sachant ça, je ne vois pas trop ce qui permettrait de faire des écoutes légales sur décision d'instances etats-uniennes, via des lois extra-territoriales états-uniennes (douteuses par ailleurs, mais ça n'est pas le débat).
Leon.
Salut Léon,
Il me semble avoir lu quelque part que la simple utilisation de matériel américain suffit à déclencher l'extraterritorialité de leur droit.
Dans l'exemple qu'on m'avait donné, la moindre entreprise possédant un serveur Dell ou HP y serait soumise, même si elle est propriétaire de la machine et y fait tourner un système d'exploitation développé par ses soins.
Si c'est bien le cas (et je laisse les spécialistes du sujet trancher), dès lors qu'il s'agit de matériel Hughes, je ne vois pas ce qui empêcherait les États-Unis de contraindre l'entreprise à se plier à leurs exigences.
D'autant plus qu'à mon avis, le hardware Hughes est livré avec le software et les licences de cette même société. Ce n'est quand même pas très optimal.
C'est un peu le même tableau avec le contrat entre Orange et AST SpaceMobile, même si Orange exploite ses propres centres de données, le segment spatial reste du matériel US.