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Première découverte, bien que ces éléments puissent encore évoluer au fil des discussions : quasiment aucun des quelque 1 200 salariés de la division grand public de l’opérateur au carré rouge ne sera transféré. Tout du moins dans un premier temps. « Seul Free s’est engagé pour l’instant à en reprendre 53 du côté de la marque Red », indique à l’Informé Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT chez SFR.Chez Bouygues Telecom, certains élus évoquent déjà un « bain de sang social ». Ils craignent que leur direction privilégie le personnel venant de SFR à ses propres équipes. Cette inquiétude se cristallise sur deux activités. Il s’agit d’abord du réseau dit « Crozon », un ensemble d’infrastructures mobiles à travers toute la France aujourd’hui mutualisé avec l’opérateur au carré rouge. Ce dernier y a installé de nombreuses antennes Nokia. Or, l’équipementier finlandais n’est pas un fournisseur de Bouygues et il aura donc besoin des connaissances des personnels « rouges ».L’autre sujet, bien plus préoccupant, concerne SFR Business, deuxième acteur en parts de marché derrière Orange pour les offres aux entreprises. Quelque 2 300 employés aujourd’hui logés dans cette division vont rejoindre les équipes de Bouygues Telecom, qui en compte déjà 1 200 dans ce domaine. « Il va y avoir des doublons dans nombre de fonctions et la direction va pouvoir composer une seule équipe à partir des deux entités, s’inquiète Azzam Ahdab de la CFDT chez Bouygues Telecom. Aujourd’hui, tous deux répondent chacun de leur côté à des appels d’offres mais après le rachat, il ne restera qu’un seul acteur. » La CFDT estime à 2000 le nombre de postes redondants en combinant les deux branches entreprises, et réclame des garanties sur l’emploi.« Sur l’effectif total de 8 000 personnes chez SFR, il devrait en rester 2 500 après répartition des différents actifs », détaille un connaisseur du dossier. Un chiffre contesté par la CFDT. Elle estime que 5 000 employés resteront dans l’incertitude au sein de SFR, surnommés Remain Co (ceux qui restent en français) dans les documents fournis au syndicat. On y trouve toutes les fonctions supports (marketing, informatique, finance, ressources humaines…) et le personnel des activités non reprises.