Auteur Sujet: Acquisition de SFR: Orange, Bouygues et Free signent un protocole d’accord  (Lu 11653 fois)

Floyder, jacobaci, gwongafa et 8 Invités sur ce sujet

alain_p

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Le problème se poserait en 2028, Patrick doit rembourser 7 milliards d'euros d'échéances qui arrivent à maturité.

Malheureusement, ce n'est pas Patrick qui doit rembourser, mais SFR (ou disons Altice France, mais SFR est son principal actif, celui qui apporte le cash flow), sur qui porte le fardeau de la dette.

En fait, de ce que je vois sur la présentation des résultats du T1 2026, Altice France ne doit "que" 900 M€ en 2028 :
https://static.s-sfr.fr/AlticeFrance/investors/results-presentation/260520-altice-france-q1-2026-presentation.pdf

jerome34

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Pour Drahi, il n'y a pas d'autres choix.

Si la vente ne se fait pas, cela se passera comme ça (en simplifié) :
Les créanciers vont transformer leurs créances sur Altice en actions et Drahi deviendra minoritaire.
Une fois devenu minoritaire ce sont les créanciers qui auront en main sur la destiné d'Altice et donc de SFR.
Altice sera vendu à la découpe par le consortium des créanciers très certainement à des fonds d'investissement pour nettoyer les entreprises puis les revendre à d'autres investisseurs ou des opérateurs mondiaux.

Ça se passera comme actuellement. On revient au point de départ. A savoir, des investisseurs Etrangers frileux de rentrer sur marché déjà équipé en internet et en téléphonie fixe. Et ou seuls des opérateurs existants sont intéressés a reprendre SFR.

ceci étant dit, le président de l'autorité de la concurrence fera ce que l'Elysée le moment venu lui dira de faire...

La solution, c'est une renégociation massive des dettes de SFR/Altice France. Et ou l'Etat peut éventuellement se porter garant.

wanoubzh

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La renégociation a déjà eu lieu et les créanciers ont déjà abandonné 8 milliards (en échange de 45% des titres d'altice) et l'état ne peut pas se porter garant pour cette opération.

Si le deal ne se fait pas c'est tout simplement les créanciers qui prendront en main le dossier et qui revendront les actifs d'altice à la découpe.
Pour SFR, ce sera certainement pour un prix bien plus faible (aux alentours de 14/15 milliards) et c'est un tarif qui laisse une réelle possibilité à un investisseur ou à un opérateur étranger de se positionner.

brupala

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ah bah,
manquerait plus que ça que l'état français se porte garant de la dette de Drahi, pourquoi pas Israel ou le Luxembourg ?

Hammett

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Ou les clients ? Le Père Noël ou un pigeon... 

Hammett

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L'Arcep s'est également exprimée par un communiqué :
, les exigences exprimées suffisamment générales de l'Arcep devraient pouvoir être remplies par le trio. Par exemple sur la répartition des fréquences qui semble assez équilibrée. La pression est également mise sur SFR.

En premier lieu, l’Autorité de la concurrence ou la Commission européenne seront en charge d’examiner le projet de fusion et de l’autoriser ou non. Dans un cas comme dans l’autre, l’Arcep pourra être saisie par l’une de ces autorités et sera alors amenée à rendre un avis sur le projet de fusion.

L’Arcep devra également autoriser les cessions d’autorisations d’utilisation de fréquences (AUF) entre opérateurs mobiles éventuellement prévues par l’accord.

" (...) Comme rappelé dans son ambition 2030, l’Arcep œuvre à garantir des infrastructures numériques partout, pour tous et pour longtemps. L’Autorité est donc attachée à un marché qui fonctionne au bénéfice des utilisateurs : couverture numérique du territoire, prix compétitifs, qualité de service et développement de services innovants font partie de ses objectifs stratégiques.

La présidente de l’Arcep, Laure de La Raudière, tient également à souligner :


« Pendant toute la période d’analyse de l’opération par les autorités de concurrence, et pendant la phase de transition, si l’opération est autorisée, l’Arcep sera particulièrement attentive au respect des obligations rattachées aux réseaux de SFR, qui demeurent bien évidemment en vigueur : continuité de service, couverture du territoire, qualité de service doivent être maintenues au profit de l’expérience des utilisateurs. »"