C'est divertissant GEMINI, à la question suivante : "En qualité d'analyste économique, est-ce qu'un acheteur étranger a été intéressé par le rachat de SFR en France ?", voici la réponse :
En tant qu'analyste économique, l'évaluation du dossier de cession de **SFR** (filiale d’Altice France) nécessite de distinguer l'intérêt purement financier manifesté par les marchés mondiaux de la réalité des contraintes géopolitiques et réglementaires françaises.
La réponse est **oui** : plusieurs acheteurs étrangers de premier plan se sont positionnés ou ont manifesté un intérêt concret pour SFR. Toutefois, cet appétit international s'est heurté à un principe de réalité souverain, menant à un dénouement purement domestique.
Voici l'analyse détaillée de la trajectoire internationale de ce dossier :
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### 1. L’intérêt manifeste des géants du Golfe et du Private Equity
Face au mur de dette d'Altice France (plus de 24 milliards d'euros), Patrick Drahi a dû envisager dès 2024-2025 une cession majoritaire ou totale de son actif phare. Cette mise sur le marché a attiré deux profils d'investisseurs étrangers :
* **Les opérateurs télécoms du Moyen-Orient :** Les mastodontes **Emirates Telecommunications Group (e&)**, l'opérateur historique des Émirats arabes unis, ainsi que **Saudi Telecom Company (STC)**, ont analysé le dossier. Pour ces groupes assis sur d'importantes liquidités, SFR représentait une porte d'entrée majeure dans l'un des plus grands marchés télécoms d'Europe continentale.
* **Les fonds d'investissement américains :** Des géants du capital-investissement (Private Equity) comme **Blackstone** et **KKR** ont étudié des scénarios de rachat, certains envisageant des schémas de démantèlement ou de co-investissement.
> **Le précédent des Data Centers :** Si le cœur de métier (les abonnés et le réseau mobile) est resté disputé, une partie du patrimoine a bel et bien été vendue à l'étranger. En juin 2024, la branche d'investissement de la banque américaine **Morgan Stanley** (MSIP) a racheté 70 % des datacenters de SFR pour **764 millions d'euros**, créant l'entité *UltraEdge*.
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### 2. Le verrou de l'État : L'argument de la souveraineté
Si l'intérêt étranger était réel, la faisabilité politique d'une telle opération s'est rapidement avérée quasi nulle.
En juillet 2025, face aux rumeurs persistantes d'offres en provenance du Golfe ou de fonds spéculatifs, le gouvernement français, par la voix de son ministre de l'Industrie Marc Ferracci, a posé un cadre très strict :
* **Infrastructures critiques :** Les réseaux de télécommunication et les infrastructures de fibre/5G sont classés comme des actifs stratégiques pour la sécurité nationale.
* **Le dispositif IEF :** L'État a brandi la menace d'un veto via la procédure de contrôle des **Investissements Étrangers en France (IEF)**. Le message envoyé au marché était clair : tout repreneur hors Union européenne s'exposait à un blocage politique et administratif lourd.
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### 3. Le dénouement : L'union sacrée des opérateurs français
C’est précisément ce risque de blocage réglementaire pour les acheteurs étrangers — combiné à l'exigence d'un prix élevé par les créanciers d'Altice — qui a ouvert la voie à une solution 100 % tricolore.
L'épilogue s'est joué récemment : les trois concurrents historiques de SFR — **Orange, Bouygues Telecom et Iliad (Free)** — se sont exceptionnellement alliés au sein d'un consortium inédit. Ils ont trouvé un accord ferme avec Altice France pour racheter l'opérateur au carré rouge pour un montant de **20,35 milliards d'euros**.
### Conclusion de l'analyse
Si les capitaux étrangers (notamment émiratis et américains) ont sérieusement lorgné SFR pour en faire un levier d'expansion européenne, **le protectionnisme économique français a joué son rôle de repoussoir**. Le marché national se consolide finalement de 4 à 3 opérateurs entre acteurs locaux, une opération qui reste désormais soumise à l'approbation de l'Autorité de la concurrence.