Auteur Sujet: Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit  (Lu 94200 fois)

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fansat70

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Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit
« Réponse #228 le: 11 février 2019 à 14:19:41 »
Si, comme on le pressent, les 3 autres OCEN sont disponibles sur le réseau d'ici cet été, le taux de pénétration va vite grimper.
Et si en plus ces opérateurs captent des clients DSL d'Orange, il y a fort à parier qu'il ne restera pas longtemps en dehors du circuit...
C'est en général le stratégie d'orange. Wait and see... Mais comme aurait dit Coluche, reste comme la milice, prête à bondir!  ;)

tdamienjd

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Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit
« Réponse #229 le: 22 février 2019 à 09:11:24 »
2019 : une année haute en fibre dans le Doubs !

Doubs La Fibre profite de ce début d’année pour dresser un bilan de son action sur le département et réaffirme ainsi son implication aux côtés du Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit, dans l’objectif de couvrir l’ensemble du territoire en fibre optique d’ici fin 2022 et de proposer des qualités optimales de connexion et de débit partout. Fin 2018, le Syndicat mixte a déjà construit un tiers du réseau cible, pris en exploitation par Doubs La Fibre.

Altitude Infrastructure, au travers de sa filiale Doubs La Fibre, a pour mission d’assurer la commercialisation, l’exploitation et la maintenance du réseau fibre optique que lui met à disposition le Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit, en charge de sa construction.

Aujourd’hui, 40 000 foyers et entreprises répartis sur 125 communes sont désormais éligibles à la fibre optique. Parmi eux, plus de 6 000 sont abonnés à une offre fibre proposée par l’un des fournisseurs d’accès internet présents sur le territoire.

Rien que sur 2018, le réseau Doubs Très Haut Débit s’est étendu sur 47 nouvelles communes et a enregistré 11 205 nouveaux foyers et entreprises éligibles. Ainsi, le Doubs se classe parmi les 10 premiers départements français pour son taux de couverture en zone rurale.

« Nous nous félicitons de ce dynamisme et de cette collaboration avec le Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit qui permettent d’être parfaitement en ligne avec les objectifs fixés dès 2014, pour la première phase de travaux qui se terminait fin 2018. Et nous sommes confiants pour l’avenir, notre objectif étant d’amplifier la progression de la fibre en raccordant le plus grand nombre d’habitants, d’entreprises et services publics pour contribuer à la transition numérique du département » se réjouit Guy Voizenet, responsable commercial de Doubs La Fibre.

D’ici là, en 2019, le déploiement va s’accélérer puisque 19 000 nouveaux foyers/entreprises devront être déployés, et le rythme des abonnements devrait suivre. Pour cela, Doubs La Fibre entend jouer sur :

• La proximité et une présence terrain forte, tant auprès des collectivités que des administrés.
En 2018, le Syndicat mixte et Doubs La Fibre ont tenu 14 réunions d’informations pour aller à la rencontre des élus et des habitants aux quatre coins du département. En 2019, ces dispositions seront poursuivies, notamment par l’organisation d’une réunion publique lors de chaque ouverture de zone. Les premières de l’année commenceront dès ce mois-ci.

• Le site www.doubs-thd.fr,récemment refondu, vise également à mieux informer, guider et répondre à toutes les interrogations des administrés.

• La pluralité des offres de fournisseurs d’accès et de services.
Si le choix des offres était déjà large puisque le réseau compte 23* fournisseurs d’accès internet au total pour le grand public et pour les professionnels (soit 7 de plus en 2018), 2019 sera marquée par l’arrivée de 2 opérateurs nationaux majeurs sur l’ensemble du réseau, en plus de la présence déjà effective de Bouygues Telecom : SFR et Free (attendus pour le premier semestre 2019).

• Une qualité de service efficace (amélioration et sécurisation permanente des infrastructures du réseau).

Le 6 février dernier, tous les partenaires et soutiens du projet Très Haut Débit du Doubs ont signé une convention qui engage l’Etat à hauteur de 21 M€, via le Fonds pour la Société Numérique (FSN) pour la phase 2 du déploiement (une subvention de 10 M€ avait déjà été attribuée pour la phase 1).

* 8 fournisseurs d’accès pour le grand public (Bouygues Télécom - Coriolis - K-Net - Ma Box Internet - NordNet - Ozone - Telwan - Videofutur - WiBox) et 15 pour les professionnels (Adista – Alphalink – Axians – Azylis – Bouygues entreprises – Cirtel – Coriolis Télécom – E.S.T.com – FCnet – K-Net pro – Linkt – Netalis – OpenIP – SFR Business Team – Trinaps).


Communiqué de presse, Doubs THD, 15/02/2019

tdamienjd

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Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit
« Réponse #230 le: 22 mars 2019 à 17:22:48 »
Interview de Denis Leroux, président du SMIX Doubs THD, réalisée par "Actu Fibre 25"

Denis LEROUX est conseiller départemental du canton de Morteau et Vice-président du Département en charge du développement numérique du territoire. Depuis mai 2015, il préside le Syndicat mixte Doubs Très Haut Débit.
Il a accepté de répondre à nos questions pour évoquer le chantier hors norme du déploiement de la fibre optique dans le Doubs.


Denis LEROUX : Je préside le Syndicat Doubs Très Haut Débit depuis bientôt 4 ans (mai 2015). C’est toujours avec plaisir que l’on se retourne quelques minutes pour voir le chemin déjà parcouru et de constater que ces projets de fibrage menés par les collectivités intéressent un nombre croissant de personnes, y compris sur des aspects très techniques.

Actu Fibre 25 (AF) : La première phase du déploiement s'est achevée l'an dernier. Quel bilan en tirez-vous ?

Denis Leroux (DL) : La phase d’amorçage de ces projets de déploiement FTTH est toujours très délicate à mener. Les investissements sont considérables, alors que les recettes de droits d’usage du réseau par les opérateurs sont encore très modestes, les chaînes de décisions et d’actions sont très longues avec une multiplicité d’intervenants, et il y a tout un processus d’apprentissage d’un écosystème qui est lui-même à créer autour des réseaux fibre. Cela part des élus pour aller jusqu’aux clients finaux en passant par les entreprises et par le délégataire exploitant, avec une rencontre parfois explosive entre le monde des collectivités, celui des télécoms et celui du génie civil, qui ne raisonnent pas selon les mêmes temporalités, et sont issues de cultures différentes.

Je ne dirais donc pas que ce fut facile, loin de là. Il s’agit de milliers d’heures de réunions et d’études pour lever un à un les freins et les obstacles techniques, réglementaires, organisationnels… Mais, le fait est que nous avons passé ce cap, trouvé un rythme de croisière entre 12 000 et 15 000 prises par an, et que nous avançons collectivement avec tous nos partenaires, dont il faut saluer l’engagement au quotidien.
La principale difficulté aujourd’hui se situe au niveau des ressources humaines : il manque clairement des agents de terrain, des techniciens raccordeurs, des personnels de bureaux d’études, des ingénieurs chefs de projet compétents alors ce chantier national est aujourd’hui à pleine charge et que les autres départements de la Région démarrent leurs déploiements. Il faut dire aux jeunes et à ceux qui cherchent un débouché professionnel qu’il y a là un gisement d’emploi pour au moins 10 ans. Les formations ne sont pas forcèment très longues et si souder la fibre nécessite de la rigueur et de la méthode, ce n’est pas si difficile qu’on le croit parfois.

AF : L'appétence est-elle là ? Le taux de pénétration est-il conforme à vos objectifs ?

DL : Globalement, les objectifs de commercialisation sont tenus en précisant qu’il était difficile d’anticiper l’arrivée effective des OCEN (opérateurs commerciaux d’envergure nationale) dans le plan d’affaire initial et l’impact qu’ils auront dans les mois à venir. Donc, uniquement avec des opérateurs locaux sans grande surface médiatique mais très motivés, compétents et proches de leur clientèle, nous avons atteint un taux de pénétration de 15 % des prises éligibles pour 6000 clients sur 40 000 lignes commercialisées, avec des pics à 60 % dans certaines communes très rurales et un mouvement plus modeste vers la fibre dans les communes les plus urbaines où le DSL est généralement bien meilleur.
Nous constatons que l’arrivée de Bouygues depuis quelques mois produit des premiers effets et sommes confiants de l’émulation que va provoquer la présence commerciale de SFR et FREE, effective d’ici le printemps ou l’été au plus tard. Nous escomptons atteindre rapidement 30 à 40 % de pénétration de façon que les recettes de commercialisation couvrent davantage les investissements.
A l’échelle nationale, nous observons que la croissance annuelle du nombre d’abonnements à très haut débit est tirée par les besoins toujours plus importants en matière d’usages et par une réelle dynamique concurrentielle.

AF : Dans les communes où la fibre est déployée, dans quels délais sont rendues raccordables les habitations isolées par rapport au bourg-centre ?

DL : Les habitations isolées, et il y en a notamment dans un territoire rural, escarpé de moyenne montagne, comme le nôtre, représentent un vrai défi que nous traitons aujourd’hui au cas par cas, en sachant cependant que nous avons des obligations de complétude à 5 ans après ouverture d’une zone arrière de PM et que le SDDAN, le schéma départemental qui fixe nos objectifs, parle bien du 100 % FTTH réel à fin 2022. Et nous tiendrons cet objectif pour des raisons évidentes d’équité et d’attractivité du territoire.
A noter que nous avons délibéré en décembre pour déposer rapidement un dossier de « zone fibrée » auprès de l’ARCEP sur des secteurs déjà couverts du Département. Ce statut sera encore plus contraignant vis-à-vis des raccordements longs.

AF : Vous avez récemment installé le 31ème NRO. Combien en reste-t-il a poser ? Le seront-ils tous cette année ?

DL : Il reste 14 NRO à poser dont les tous derniers le seront en 2021-2022.

AF : De nombreuses communes qui devaient être éligibles à l'automne dernier (Sancey, Rougemont...) ne le sont pas encore. Pouvez-vous communiquer une date prévisionnelle de l'ouverture à la commercialisation ? D'autres retards sont-ils à prévoir ?

DL : Il y a eu en effet de petits décalages liés au lancement de la Phase 2 qui seront tous rattrapés d’ici juin. Nous maintenons une pression constante sur les entreprises pour que les délais soient tenus avec les aléas propres à ce genre de déploiements. Cela paraît toujours trop long à ceux qui attendent la fibre avec impatience. Mais nous avons été au rendez-vous du premier grand jalon de 2018 correspondant à la fin de la Phase 1, qui avait été fixé en 2013, c'est-à-dire à un moment où toutes les incertitudes régnaient. Il n’y a pas de raison que nous manquions les prochains jalons des Phases 2 et 3.

AF : Combien de lignes vont être construites en 2019 par le SMIX ? Parmi celles-ci, certaines seront-elles éligibles dès cette année ? Et combien l'ont été l'an dernier ?

DL : Nous avons un objectif de 19 000 prises livrées en 2019, dont celles de Sancey et Rougemont en cours de réception. Il y a environ 3 mois entre la livraison au délégataire et la commercialisation, notamment liés à des contraintes réglementaires, donc la plupart seront effectivement éligibles en 2019.
L’année 2018 était particulière car à cheval entre les reliquats de la Phase 1 et le lancement de la Phase 2. Il y a eu environ 11 000 prises livrées. 

AF : Certains usagers attendent une hausse du débit montant, aujourd'hui plafonné à 250Mbits pour les opérateurs régionaux. Peut-on attendre une évolution ?

Cela relève non pas des caractéristiques techniques du réseau, mais de la politique des fournisseurs d’accès et des services souscrits par ces derniers. Le réseau permet aujourd’hui d’accéder au Gigabit. Il faut toutefois rappeler que les débits sur le marché grand public sont des débits maximums comme le sont d’ailleurs les débits internet sur le cuivre (DSL). Pour disposer d’un débit plancher garanti, il faut souscrire un abonnement professionnel sur une infrastructure non mutualisée. Par ailleurs, les débits que mesurent les particuliers une fois raccordés sont souvent dépendants du type et de qualité de leur connexion intérieure (wifi ou connexion par câble ethernet, système d’exploitation et/ou pare-feu du PC,…). Le débit réellement servi doit être mesuré en filaire au niveau du boîtier de terminaison optique posé chez l’habitant.

AF : Les opérateurs sont nombreux à commercialiser leurs offres sur le réseau. Néanmoins, Comcable n'apparaît plus sur le site Doubs THD dans la liste des FAI disponibles. Qu’en est-il ?

DL : Oui, nous sommes très heureux de compter autant d’acteurs qui assurent une animation commerciale indispensable et proposent des services qui n’ont rien à envier aux grands acteurs nationaux.
S’agissant de Comcable, il y a eu une problématique technique complexe sur les flux TV de cet opérateur, qui n’était en rien liée à la qualité du réseau et des équipements actifs mis à disposition des fournisseurs. Au vu des remontées de la part d’usagers finaux sur des dégradations des services IPTV (il n’y a jamais eu de problèmes sur l’internet), il a été décidé, de concert avec notre exploitant, de ne plus faire figurer la présence de ce fournisseur tant que ce dernier n’était pas parvenu à traiter les difficultés. Celles-ci étant désormais résolues, Comcable a naturellement réapparu sur le site de Doubs la Fibre et dans tous les documents d’informations liés au projet. Nous souhaitons en effet que le plus nombre d’acteurs proposent des services de qualité et répondent à la demande des habitants et des entreprises.
“Bouygues est présent sur 32 500 locaux et son objectif est d’être présent très vite sur 100 % de notre réseau”

AF : Bouygues Telecom a fait son arrivée sur le réseau l'été dernier. Aujourd'hui, est-il présent sur l'ensemble des zones déployées par le SMIX ?

Bouygues est réellement actif depuis octobre dernier ; à ce jour, il est présent sur 32 500 locaux et son objectif est d’être présent très vite sur 100 % de notre réseau, et au fur et à mesure des ouvertures à venir.

AF : L'arrivée de Free est sur le réseau est annoncée depuis plusieurs mois. Qu’en est-il aujourd'hui ?

DL : FREE est en train de terminer ses travaux et l’installation de ses équipements. La commercialisation est prévue pour avril sur la totalité de nos plaques déjà ouvertes.

AF : Le réseau est-il capable d'offrir 10Gbit/s comme l'offre de Free le permet ?

DL : L’opérateur FREE souscrit des accès en mode passif avec de la fibre noire de bout en bout, il est donc libre de son ingénierie et sera en capacité de proposer les débits qu’il souhaite.

AF : SFR est, dit-on, dans les startings blocks pour arriver dans les prochaines semaines sur le réseau. Avez-vous des informations à ce sujet ?

DL : SFR est en bêta test depuis fin février et s’apprête à commercialiser un certain nombre de zones à partir d’avril et progressivement l’ensemble du réseau déployé à date.
“5000 km de fibre optique, 200M€ d’investissements sur 10 ans”

AF : Le département investit chaque année davantage dans le déploiement de la fibre. 5M€ sont programmés pour 2019 contre 3M€ il y a quelques années. Le THD est-il la priorité du Département ?

DL : La construction du réseau FTTH est le plus grand chantier d’infrastructures de la décennie dans le Doubs : 5000 km de fibre optique, 200 M€ d’investissements sur 10 ans. Il faut rappeler que le Département est à l’initiative de ce projet au début des années 2010 et qu’il a réussi, via le Syndicat Doubs THD, à établir un partenariat fructueux, solidaire et équilibré avec toutes les intercommunalités du Doubs sans exception (Communautés de Communes et d’Agglomération). D’autre part, la transition numérique, au sens large, au-delà des seuls réseaux, est au cœur du projet C@P 25 qui synthétise les lignes directrices de la politique départementale aujourd’hui. Usages et inclusion numérique font chacun l’objet d’actions nombreuses synthétisées dans leurs schémas respectifs.
Donc oui, clairement, la transition numérique est une priorité, sinon la priorité, du Département en ce qu’il touche de façon transversale à toutes les composantes de l’action départementale en matière de cohésion sociale, territoriale et patrimoniale. 

AF : Le Département et le SMIX souhaitent accélérer le déploiement. Comment cela va t'il se traduire concrètement ?

DL : Les secteurs dont les déploiements étaient prévus entre 2022 et 2024, principalement le pourtour du Pays de Montbéliard et un vaste secteur central autour d’Ornans et du plateau de Valdahon-Vercel (Portes du Haut Doubs), ainsi que quelques communes autour de Saint-Vit, feront l’objet d’une Phase 3 dont les travaux seront programmés entre 2021 et 2022 après un démarrage des études dès fin 2020. S’agissant de la Phase 2, elle sera déployée comme prévu entre 2018 et 2021.

AF : Comment le département accompagne-t-il l'évolution des usages ?

DL : Le Département souhaite être un activateur des usages et un accompagnateur des publics éloignés, il s’agit d’un enjeu absolument essentiel. A ce titre, de par ses compétences dans le champ de l’action sociale, l’échelon départemental semble le plus indiqué pour porter cet enjeu de politique d’inclusion numérique. Par ailleurs, la convergence des infrastructures et des services de l’énergie et du numérique contribueront demain aux grands défis des territoires : éclairage intelligent, mobilité et gestion bâtimentaire durables, smart parkings, sécurité dans l’espace public, … et le fait pour les collectivités de détenir un réseau fibre irriguant finement leur territoire est un atout majeur pour l’avenir.

ed_lafib

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Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit
« Réponse #231 le: 02 avril 2019 à 09:53:49 »
Bonjour,

quelques questions existentielles :

Comment est-ce qu'on s'assure que tous les FAI ont un accès équitable à l'infrastructure ?
Comment sont fixés les frais d'interventions facturés par Altitude aux FAIs ?
Est-ce que le fait qu'un de ces FAI soit filiale d'Altitude ne distord pas la concurrence ?
Est-ce que le syndicat a son mot à dire sur ces frais ?


tdamienjd

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« Réponse #232 le: 02 avril 2019 à 11:13:39 »
Bonjour,
Ces questions sont bien légitimes.
Je n'ai aucun lien avec le SMIX ou Altitude (ou un quelconque opérateur)


Comment est-ce qu'on s'assure que tous les FAI ont un accès équitable à l'infrastructure ?

Le SMIX s'en assure je pense. Et l'ARCEP veille.

Comment sont fixés les frais d'interventions facturés par Altitude aux FAIs ?

Par contrat il me semble.
L'offre activée comme l'offre passive précisent ces coûts


Est-ce que le fait qu'un de ces FAI soit filiale d'Altitude ne distord pas la concurrence ?

Vaste débat.
On peut se dire qu'avec un opérateur de détail (Wibox pour les particuliers, Linkt pour les pros), Altitude se donne les moyens de tenir ses objectifs (taux de pénétration..)


Est-ce que le syndicat a son mot à dire sur ces frais ?

Ca dépend des frais mais pour certains je pense que oui


ed_lafib

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« Réponse #233 le: 03 avril 2019 à 10:06:14 »

quelques questions existentielles :
...
Est-ce que le fait qu'un de ces FAI soit filiale d'Altitude ne distord pas la concurrence ?
...

Vaste débat.

On peut se dire qu'avec un opérateur de détail (Wibox pour les particuliers, Linkt pour les pros), Altitude se donne les moyens de tenir ses objectifs (taux de pénétration..)
Ok, merci pour toutes ces infos.
J'ai traversé les documents cités mais c'est un peu velu si on ne sait pas où chercher.


Évidemment, je ne parle pas des gros mais bien des alternatifs qui ne peuvent pas (encore) se reposer sur la loi des grands nombres pour être certains que le nombre d'incidents/interventions facturés par Altitude ne plombera pas dramatiquement leur équilibre. Est-ce que ce ne serait pas le rôle du syndicat de prévoir des mécanismes permettant aux alternatifs de surnager  ? Par exemple via des franchises ou des taux réduits quand le nombre de clients finaux gérés par l'opérateur est inférieur à un N fixé ; la logique étant qu'au-delà de ce N, d'une part la base de clients finaux est suffisante pour assurer un matelas et d'autre part les statistiques deviennent valables et les charges liées à ces frais deviennent beaucoup plus prévisibles. Et on laisse par exemple 5 ans à l'opérateur pour franchir cette barre.
En tant que payeur d'impôt qui a financé (combien 70, 80 90 100 % ? ) de l'équipement, je serais très pas content que les opérateurs locaux soient barrés d'entrée de jeu par ce genre d'obstacle que les gros franchissent sans même s'apercevoir qu'ils existent.

fansat70

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« Réponse #234 le: 03 avril 2019 à 10:40:35 »
C'est tout le problème de frontière entre régulation et libre concurrence, en sachant que les dés sont pipés au niveau de cette dernière entre "gros" et "petits" opérateurs...
En exemple, un opérateur pourra parfaitement passer des promotions en frais publicitaires (un merveilleux "casse-prix" défiscalisable!), autant un petit opérateur devra tirer au maximum sur ses dépenses pour arriver à surnager... Certains appellent cela une "saine concurrence par l'émulation". Le système est dans les faits conçu pour que le petit soit ne survive pas et se passe bouffer par un gros, soit que le petit s'associe avec d'autres petits pour devenir "plus gros", mais la route est souvent longue, et l'appétit des gros étant ce qu'il est, souvent c'est "croc"! Il y a aussi des sociétés qui ont des canines tellement longues qu'elles se plantent au sol et peuvent faire tomber la boite..., mais cela c'est lorsque la boite est gérée par des pognophages invétérés, sans vision d'entreprise à long terme... L'antithèse d'une boite de télécoms, en quelque sorte!

tdamienjd

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« Réponse #235 le: 03 avril 2019 à 11:00:18 »
Je comprends bien ton propos ed_lafib.

Le réseau a été entièrement financé par l'argent public (environ 180M€ répartis entre l'Etat, la Région, le Département, les Communauté de communes...).
C'est l'utilisation du réseau dans le temps remboursera les emprunts (chaque opérateur présent payant un droit de passage).

Le Doubs a eu cette volonté forte de faire èmerger les petits opérateurs en proposant une offre activée (ce qui est assez coûteux [en argent public donc]). Dans bien des départements (à peu près tout le reste de notre grande région par exemple...), il n'y aura pas cette multitude d'offres.

Le rôle du syndicat est de construire un réseau, neutre et ouvert à tous les opérateurs.
Chaque opérateur doit, avant d'investir dans un ou plusieurs réseaux, faire une étude de marché, établir son plan d'affaires, regarder attentivement les coûts fixes et ponctuels...
Les conditions sont les mêmes pour tous les "petits" via l'offre activée, il n'est évidemment pas question d'avoir une distorsion de concurrence.
Si un opérateur ne réussit pas c'est sans doute qu'il avait mal évalué les coûts.

Citer
Et on laisse par exemple 5 ans à l'opérateur pour franchir cette barre.

... et quid au delà des 5 ans si l'opérateur n'a pas franchi la barre ?

N'oublions pas que le Syndicat et Altitude ont des charges importantes. Si tous les opérateurs ont des conditions financières très favorables mais qui ne permettent pas d'équilibrer les coûts, le réseau n'est pas viable.
L'équation n'est pas simple mais chacun doit prendre ses responsabilités.
K-Net, parti de 0, est aujourd'hui une entreprise florissante, reconnue pour la qualité de son SAV et de ses box. Ce n'est donc pas impossible pour un "petit" opérateur de réussir à èmerger et d'être rentable.

ed_lafib

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« Réponse #236 le: 03 avril 2019 à 12:45:33 »
... et quid au delà des 5 ans si l'opérateur n'a pas franchi la barre ?

Bin, il retrouve les conditions communes à tous et s'il n'y arrive pas il saute, je n'ai pas de problème avec ça ; mais au moins il a eu sa chance,
et le financement public devrait aller avec ce genre de chance donnée ; je ne suis pas certain (c'est une impression personnelle) que ce soit le cas
dans les conditions actuelles.

...
Si tous les opérateurs ont des conditions financières très favorables
...

euh, ça c'est une déformation très caricaturale de ce que je propose.

... mais qui ne permettent pas d'équilibrer les coûts, le réseau n'est pas viable.

On sait très bien que les alternatifs auront une part minoritaire là-dedans et les alternatifs locaux encore plus ; et donc le coût pour le syndicat/altitude de l'adaptation des conditions pour donner leur chance/soutenir les alternatifs locaux est très faible ; et si ce coût devenait significatif, c'est que les alternatifs locaux auraient réussi à passer la barre des N, donc leurs conditions redeviendraient comme celles des autres. Gagnant/gagnant.

Appeler son opérateur (installé à 15 km, appuyé sur un datacenter à 3 km) et tomber sur le patron, moi ça m'éclate.

Et l'impression de s'approprier vraiment ce pour quoi on a payé, voir les entreprises locales en profiter ;
créer du lien, pas que optique, pas que pour diffuser des myria-tonnes de série à la con.

Bon, je m'emballe, comme d'hab :)

a+

tdamienjd

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« Réponse #237 le: 03 avril 2019 à 13:15:03 »
Bin, il retrouve les conditions communes à tous et s'il n'y arrive pas il saute, je n'ai pas de problème avec ça ; mais au moins il a eu sa chance,
et le financement public devrait aller avec ce genre de chance donnée ; je ne suis pas certain (c'est une impression personnelle) que ce soit le cas
dans les conditions actuelles.

Il a sa chance avec les conditions actuelles, qu'il connaissait avant de signer. On peut toujours faire mieux, moins cher...
Si c'était simple d'être opérateur, nous en aurions des centaines. Opérateur "grand public", ca ne s'improvise pas. Il faut y réfléchir à deux fois avant de se lancer.
La majorité des opérateurs alternatifs réussissent. Les conditions sont donc viables. Le réseau doubien a d'ailleurs l'honorable note B du baromètre FFDN


On sait très bien que les alternatifs auront une part minoritaire là-dedans et les alternatifs locaux encore plus ; et donc le coût pour le syndicat/altitude de l'adaptation des conditions pour donner leur chance/soutenir les alternatifs locaux est très faible ;

Les conditions ont été établies avant l'existence d'opérateurs FTTH locaux.


et si ce coût devenait significatif, c'est que les alternatifs locaux auraient réussi à passer la barre des N, donc leurs conditions redeviendraient comme celles des autres. Gagnant/gagnant.

Les coûts sont plutôt fixes s'agissant de l'activation du réseau. Qu'il y ait 1 opérateur alternatif ou 50, il faut les mêmes équipements dans tous les NRO.


Appeler son opérateur (installé à 15 km, appuyé sur un datacenter à 3 km) et tomber sur le patron, moi ça m'éclate.

On est d'accord, c'est une chance d'avoir un opérateur local (MaBoxInternet/Azylis, FC-Net et Netalis sont Doubiens)[/quote]


Pour ma part, je considère que si un opérateur a des difficultés :
- c'est qu'il a mal évalué les coûts avant de se lancer
- qu'il n'a pas réussit à avoir assez d'abonnés / qu'il n'a pas mis les moyens dans le recrutement d'abonnés
EDIT/AJOUT : C'est toujours plus facile de critiquer les conditions plutôt que de se remettre en question

tdamienjd

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« Réponse #238 le: 05 avril 2019 à 10:09:43 »
Le printemps arrive, la fibre aussi.
De nombreuses communes seront ouvertes à la commercialisation :

✅ le 5 avril : Burgille, Jallerange, Le Moutherot, Courchapon ;
✳️ le 9 avril : Rougemont, Montussaint, Mondon, Gouhelans, Montagney Servigney, Tressandans, Bonnal, Cuse et Adrisans, Nans, Gondenans les Moulins ;
✳️ le 10 avril : Gilley, le Crêt Monniot, La Longeville (pour Les Auberges, Les Prés Vuillins...) ;
✳️ le 13 avril : Sancey (en partie)

Suivront Devecey, Labergement Sainte Marie...


Les prochaines réunions publiques d'information :

- Sancey, 16 avril, 19h30 à la salle du Vallon (14bis rue De Lattre)
- Gilley, 18 avril, 19h30 à la salle polyvalente, rue de la gare



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« Réponse #239 le: 10 avril 2019 à 10:34:36 »
Le Conseil Syndical du Syndicat s'est réuni les 5 mars et 9 avril 2019.

Voici les nouvelles :
- La régie intéressée avec Altitude prenant fin en septembre 2021, le SMIX a décidé de lancer une procédure de DSP de type affermage pour prendre en exploitation l'ensemble du réseau à partir de cette date. La construction des lignes de la phase 3 (2021-2022 pour PMA, le Saint-Vitois, les secteurs d'Ornans-Valdahon-Pierrefontaine) sera assurée sous maîtrise d'ouvrage publique via des marchés de travaux à l'instar des phases précédentes.

- Le SMIX va donc engager sa sortie de la SPL BFC Numérique

Un point commercial a été fait :
- 6 200 clients et 16% de pénétration à fin février.
- Bouygues aurait déjà 1000 clients (à fin mars)
- Free devrait ouvrir à la commercialisation l'ensemble du réseau le 15 avril.
- SFR suivra (d'ici juin ?)

Les prochaines communes où la fibre sera disponible :
- 13 avril : Sancey
- 28 mai : Devecey
- 4 juin : L'Isle sur le Doubs
- 18 juin : Belleherbe
- 27 juin : Saint Hippolyte

EDIT : Free sera bien en mesure de proposer sa fibre "10G" avec l'offre/box Delta sur le réseau doubien ;)
« Modifié: 11 avril 2019 à 15:40:54 par tdamienjd »

 

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