Auteur Sujet: Acquisition de SFR: Orange, Bouygues et Free signent un protocole d’accord  (Lu 619 fois)

Rom 1, krypton, niny5, thel et 21 Invités sur ce sujet

eruditus

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Il reste l’option des créanciers qui se retrouveront avec la patate chaude sur les bras et braderont ce qu’ils pourront.
Pas sûr que l’emploi et les clients seront mieux traités qu’un démembrement de l’opérateur dans la douceur, comme cela est en train de se mettre en place.

Hammett

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Oui, manifestement, le Père Noel n'existe pas ou la cheminée de SFR n'était pas assez grande.

Au pire ce qu'il pourrait arriver c'est qu'il existe une pression pour la préservation de l'emploi. Rien d'autre.
Au pire ? Plutôt au mieux non ? Et surtout attendre les éventuelles et possibles conditions posées par les autorités diverses de régulation.

zerocool

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Je reviens sur la répartition des clients.
Dans les tableaux de Hammett, on a pour SFR à peu près 19,2 M de clients mobile hors M2M et 5,4M de clients très haut débit chez SFR. cela fait un total de 24.6M de clients
Si Bouygues en reprend 6.4, Free 8M et Orange 5M le total est : 19.4 M

La différence (5,2 M) peut s'expliquer par :
-les clients entreprise (repris par Bouygues)
Les DOM repris par personne.

Aucun détail n'est publié. Chat GPT estime ainsi la répartition des clients SFR Business hors TPE :

Mon estimation du cœur de clientèle B2B métropolitain serait :

Segment   Estimation
PME/ETI/Grands comptes clients   20 000 à 40 000
Administrations et secteur public   2 000 à 5 000
Lignes mobiles B2B « cœur de marché »   1,5 à 2,5 millions
Accès fixes B2B (FTTO, FTTH Pro, VPN, SIP, Ethernet, SD-WAN)   300 000 à 700 000

Hammett

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Tu as raison, il "manque" 5 millions de clients, entre ceux présentés par SFR et ceux présentés dans les différents communiqués.

C'est vraiment à affiner entre SFR Business, les mvnos, etc.. Mais, les chiffres de SFR ont toujours fait l'objet de certaines "approximations".

Cette vente devrait permette d'y voir plus clair.

krypton

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Acquisition de SFR: protocole d’accord
« Réponse #28 le: Aujourd'hui à 12:35:23 »
Autorité administrative indépendante, qu’elle soit française ou européenne, elles sont indépendantes du pouvoir politique.
Donc des élections.

A un moment ou un autre, il va quand même falloir l’intégrer dans ta réflexion. :)
Que les élections ne comptent pas c’est factuellement faux.

Ensuite, si tu penses que l’Arcom (par exemple) est une autorité « indépendante » ça ne sert à rien de discuter.

alain_p

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Je reviens sur la répartition des clients.
Dans les tableaux de Hammett, on a pour SFR à peu près 19,2 M de clients mobile hors M2M et 5,4M de clients très haut débit chez SFR. cela fait un total de 24.6M de clients
Si Bouygues en reprend 6.4, Free 8M et Orange 5M le total est : 19.4 M

La différence (5,2 M) peut s'expliquer par :
-les clients entreprise (repris par Bouygues)
Les DOM repris par personne.

On peut rappeler qu'Altice France compte dans ses chiffres publiés dans ses résultats le nombre de cartes SIM activées sur son réseau, ce qui est encore le cas par exemple de la plus grande partie des abonnés La Poste Mobile, rachetée par Bouygues Telecom fin 2024. Cela faisait 2.3 millions d'abonnés, peut-être un peu moins maintenant, qui devaient rester sur le réseau SFR jusqu'en 2027.

Voir la note 3 des KPIs commerciaux du T1 2026 :
« Modifié: Aujourd'hui à 13:53:45 par alain_p »

brupala

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Sur le réseau, lequel ? Il y a quelques points sur ce sujet dans les communiqués.

celui dont il est question ici:

wanoubzh

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Oui, manifestement, le Père Noel n'existe pas ou la cheminée de SFR n'était pas assez grande.
Au pire ? Plutôt au mieux non ? Et surtout attendre les éventuelles et possibles conditions posées par les autorités diverses de régulation.


Je disais "au pire" du point de vue des opérateurs, ce serait bien entendu très bien pour les salariés.

Fyr

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  • Talissieu 01
Si dans 18 mois, il ne restait rien de SFR, ils auraient jeté 20.35 milliards d'euros par la fenêtre.

Non y a une clause justement (plusieurs même)

Oui, manifestement, le Père Noel n'existe pas ou la cheminée de SFR n'était pas assez grande.
Au pire ? Plutôt au mieux non ? Et surtout attendre les éventuelles et possibles conditions posées par les autorités diverses de régulation.

le communiqué parle de 2029. En gros ~3 ans pour le volet social. Casse inévitable. Ca va être une boucherie à tous les étages.

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Bon le grand gagnant ca reste Bouygues qui a des infras.

Les autres c'est juste des clients, et ça c'est volatile.


thel

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Dans le communiqué, il parle d'une signature au second semestre 2017 mais je pensais que Bruxelles ou même la France, il faillait partir sur 18mois. Je trouve cela très rapide et optimiste étant donné le dossier.

Apres le rachat de SFR, vous avez une idée de l'endettement des opérateurs ? J'ai impression que Bouygues va être sévèrement endetté.

niny5

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  • Rethel (08)
Quid des outre-mer ???? Que devient SRR et les filiales de SFR dans les DOM ????

Rom 1

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Acquisition de SFR: protocole d’accord
« Réponse #35 le: Aujourd'hui à 14:31:09 »

Mon dieu, ça mange tous les éléments de language sans réfléchir... Et accessoirement, va prendre des cours de droit (public)...

L’Arcep,l’Arcom, et l’AdC sont minés par des corps d’énarques et de Conseiller d’Etat… ::)
Isabelle Da Silva a l’AdC a été remerciée  par… Emmanuel Macron. Olivier Schrameck, ancien président du CSA , a affirmé que François Hollande lui avait téléphoné  pour soutenir la candidature de Delphine Ernotte à la présidence de France Télévisions en 2015. Avant de se rétracter face à la commission Alloncle vu le tollé…
Et plein d’autres exemples…

Bref,  il va falloir un jour arrêter cette lubie de considérer les AAI comme des autorités indépendantes et compétentes. Ce ne sont que des annexes du pouvoir en place. Il faut juste en avoir conscience et en prendre acte.

Le dossier SFR sera traité comme les autres : Avec la bénédiction ou non du pouvoir en place. Ne serait-ce parce que il y a un actionnaire qui a encore 20 % du capital de Orange…
On va reprendre point par point pour corriger les âneries que tu affirmes (j'ai du courage parce que depuis des mois...).

- Isabelle da Silva n'a pas été remerciée par Emmanuel Macron. Elle a été au terme de son mandat car un membre d'un autorité administrative indépendante n'est pas révocable. Elle était candidate à un second mais n'a pas été choisie par le président. On peut remettre en question la possibilité offerte par la Constitution mais la procédure a été régulière. Il faut rappeler enfin que le président ne choisit pas à son bon vouloir, les nominations sont soumises aux votes des commissions concernées à l'Assemblée nationale et au Sénat. Si au moins 3/5 des votes sont négatifs, la nomination ne peut se faire. Libre donc aux députés et aux sénateurs de s'opposer s'ils estiment que le candidat n'est pas le bon.

- Olivier Schrameck n'a jamais affirmé que François Hollande lui avait téléphoné pour soutenir la candidature de Delphine Ernotte Cunci. Une ânerie de plus à ton compte. Le président a appelé celui du CSA car il avait des réserves sur deux candidatures parmi les 33 reçues. Ça reste tout autant illégal et anormal mais ce n'est quand même pas la même histoire que de demander que quelqu'un soit choisi.

Que les autorités indépendantes aient des pressions ce n'est pas nouveau et c'est logique, elles ne vivent pas hors de tout contexte donc évidemment que les membres qui y participent sont influencés par le débat public, les arguments des uns et des autres, les articles de presse, etc. Pour autant, elles tentent d'exercer leurs missions et ne se basent pas sur un expertise au doigt mouillé. Les rapports qui expliquent les choix effectués sont publics, contiennent des centaines de pages d'études et de travaux, et sont consultables par tous.
Et un des exemples récents qui le prouve : la fusion TF1-M6 à laquelle avait pourtant adhéré le gouvernement et qui ne s'est pourtant pas produite. Principalement en raison des remèdes projetés de l'Autorité de la concurrence jugés suffisamment forts par Bouygues et Bertelsmann pour que l'opération perde de son intérêt.

Les choses sont souvent plus complexes que « gneugneugneu Macron veut pas » ou « gneugneugneu c'est joué d'avance ». Il faut lire mais ça demande du temps, de la bonne volonté et de l'honnêteté. Après c'est plus difficile que de voir des complots partout, c'est sûr.

Pour ce qui concerne notre affaire, la situation de 2014 n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui. À l'époque, il y avait deux candidats au rachat de SFR : Drahi et Bouygues. C'était donc la foire à la saucisse des engagements pour valoriser son offre. Il est de notoriété publique que le gouvernement, Montebourg en tête, mais aussi Xavier Niel, préféraient Bouygues à Drahi. Ce qui n'a pas empêché ce dernier de l'emporter car ce sont des entreprises de droit privé et Vivendi était libre de choisir entre les deux candidats.Pour le rachat de SFR par le trio, il n'y a pas de compétition. L'État a déjà donné son accord au lancement de l'opération car il est actionnaire d'Orange qui est partie prenante dans le dossier, l'opérateur ne se serait pas lancé sans la validation de son principal détenteur.

Sur la question d'un nouveau pouvoir en 2027 c'est différent. Il est, à date, impossible d'affirmer qui fera quoi. Il y a plusieurs moyens indirects pour un nouveau gouvernement de faire capoter une opération. On peut par exemple imaginer qu'à la demande de l'actionnaire Orange se retire du jeu. Ce qui n'empêcherait pas la possibilité d'une vente de SFR et un rachat par Bouygues et iliad malgré tout, ça ne ferait que la retarder. Mais ça ne se jouera pas au niveau de l'Autorité de la concurrence.
Enfin, je commence à lire qu'un gouvernement pourrait utiliser le pouvoir d'évocation du ministre de l'Économie, il faut quand même rappeler que ce motif est très encadré et ne concerne nullement le maintien d'une compétition dans un secteur. Un ministre ne peut pas se substituer sur ce sujet à l'Autorité de la concurrence. Les seuls motifs sont essentiellement le maintien de l'emploi, la compétitivité internationale ou encore le développement industriel. De plus, cela doit être validé par le Conseil d'État, des juges indépendants (oui, oui, oui) chargés de s'assurer que le ou les motifs d'usage de ce pouvoir sont justifiés et pas motivés par une volonté politique et/ou idéologique.