Auteur Sujet: FCC & Neutralité: Les FAI US deviennent des fournisseurs de télécommunications  (Lu 10444 fois)

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kgersen

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Ca fait grand bruit aux US en ce moment, la FCC vient de proposer de changer les règles de classification et de fonctionnement des FAI.

Tout fournisseur d’accès a Internet 'haut débit' (en fixe ou mobile) ne serait plus considéré comme un fournisseur de service libre de faire a peu pres ce qu'il veut mais comme un fournisseur 'd'utility' (service d'utilité public) et classé sous le 'Title II of the Communication Act' qui défini les règles des fournisseurs de télécommunications (téléphone notamment).

A cette contrainte statutaire, il s’ajouterait de nouvelles règles spécifiques a Internet et sa neutralité dont les 3 majeurs sont:
- pas de blocage
- pas de limitation de bande passante (throttling)
- pas de priorisation payante

En fixe comme en mobile. Les FAI sont bien surs furieux et les fournisseurs de contenu comme Netflix et Youtube sont ravis.

Tout n'est pas encore finalisé et le vote aura lieu le 26 de ce mois.

Certaines pratiques actuelles ne seraient pas forcement interdites mais, de facto, généralisées/élargies.
Par exemple si un FAI propose un forfait 4G 3Go/mois avec Youtube illimité alors il doit être 'illimité' aussi pour tout services de video et pas seulement Youtube. Ca reste théorique et bien sur très délicat à  mettre en œuvre donc en pratique cela risque tout simplement de faire disparaître ce genre d'offre.

Optrolight

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Quels lobbies sera le plus fort?  :D

vivien

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C'est une bonne chose pour le consommateur et pour l'égalité en grands FAI et petits FAI, si cela se réalise.

Si on prend l'exemple de Dailymotion en France :
- Orange, Free et SFR (les 3 + grands FAI) se font payer pour le peering privé Dailymotion
- Bouygues Telecom ne paye pas, mais ne se fait pas payer pour le peering privé Dailymotion
- Numericable, K-Net, Wibox, et les autres payent leur lien vers le GIX pour récupérer Dailymotion

Il faudrait que je vérifie pour Numericable, voir si ils passent toujours par un GIX.
A noter que Dailymotion est venu sur Hopus avec 20 Gb/s, donc il est possible qu'ils préfèrent à l'avenir Hopus aux peering privé payants.

Si on prend l'exemple de Youtube en France :
- Orange se fait payer pour le peering privé Google (principalement a cause de la position dominante d'Orange dans plusieurs pays d'Afrique où Google n'est pas présent sur place pour peerer)
- Free sous-dimensionne les liens, pour forcer Google à payer (sans sucés)
- SFR, Bouygues Telecom et Numericable ne paye pas, mais ne se fait pas payer pour le peering privé Google
- K-Net, Wibox, et les autres payent leur lien vers le GIX pour récupérer Google

BadMax

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Je ne vois pas ce que ça changerait en France par rapport à ces problématiques de peering ?

Ca oblige à la neutralité, c'est-à-dire d'empecher de mettre en avant un service VoD plutot qu'un autre mais ne concerne pas les performances...

Admettons qu'un service VoD soit victime de son succès : on impute à qui le cout des tuyaux ? L'hébergeur ? Le fournisseur de contenu ? Le FAI ? Le GIX ? La mamie du Cantal ?

Je lance un streaming de ma voisine sous la douche (elle est jolie et se lave beaucoup) : je dis à BOFS de venir me mettre la fibre au nom du principe de neutralité ?

kgersen

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Donc pour toi, si un FAI peer tout son réseau a 1Mbps avec Youtube et a 100 Gbps avec Dailymotion c'est son droit ? il est libre d'ajuster la taille de ses peerings comme ca l'arrange financièrement ou politiquement, indépendamment de ce que ses clients utilisent ou veulent utiliser ? Il n'a pas a adapter son interconnexion pour 'matcher' les besoins de ses clients. Je parle pas de matcher, temporairement, sur un besoin exceptionnel comme ton exemple de voisine sous la douche mais de matcher sur la durée.

Quand un service devient populaire il fait en sorte d'adapter son coté a la demande (nombre de serveurs, cdn, caches, etc) tout comme dans ton exemple si tu veux adapter le streaming de ta voisine a la planete, tu vas payer et installer des fibres depuis chez toi vers differents gix ou prendre (et le payer) un gros upload vers un FAI, voir plusieurs. Tu va aussi mettre en place plein de serveurs de streaming chez toi pour fournir la demande. Il est la le coût pour le fournisseur et il n'est pas petit. T'as fait ta partie du job c'est ensuite aux différents FAI de s'assurer que sur le durée il n'y ait pas d'engorgement entre toi et leur clients, si effectivement ils génèrent de la demande. C'est ca la neutralité du Net. On ne demande pas a BOFS de faire venir, a leur frais, 1 Tbps ou plus jusqu'a ta camera sans que ca te coute un centime.On leur demande pas de payer les serveurs, les CDN ou autres caches. Chacun sa partie.

On leur demande juste de repartir en fonction des usages ce qu'ils prélèvent tout le mois a leur clients, ils sont payer principalement pour ca, pas pour fournir un tuyau vide vers leur backbone... ce qui compte c'est ce qui passe dans le tuyau et c'est le client qui décide et choisi ce qui passe.

BadMax

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Je suis à 200% d'accord avec ces principes que tu décris ! Le problème est qu'il n'est écrit nulle part que les opérateurs doivent dimensionner leur réseau pour éviter les engorgements. Et la neutralité n'y répond pas non plus, enfin, je ne vois pas où.

Aujourd'hui, ça tourne à la foire d'empoigne et certains opérateurs ne jouent pas le jeu de mettre les infras en rapport à ce que payent leurs abonnés (coucou Free). On fonctionne à l'économie de marché et de libre concurrence sauf qu'elle est complètement faussée.

kgersen

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Oui c'est la concurrence qui est censée forcer les opérateurs a jouer ce jeu d'ajuster leur peering pour satisfaire leur clients mais le triple-play fausse tout cela: le client reste pour d'autres raisons (cas typique chez free: la box TV qui n'a rien a voir avec son peering Youtube par exemple).
C'est la que le régulateur devrait intervenir et interdire ce genre de pratique. C'est  bien sur qu' une piste et il y en a surement d'autres comme des baromètres ou un notation de opérateurs, etc.
Il y aussi une éducation des clients à  faire. Pour beaucoup de clients Free, si Youtube marche mal c'est la faute a Youtube ou au temps qu'il fait ou que sais-je encore mais ça n'est pas la faute de Free.

Une autre facon de voir ca et d'introduire la neutralité du Net la dedans: La FCC avec son nouveau cadre recommande 'pas de throttling' donc on peut interpréter ca au sens large: engorgement = throttling = violation de la neutralité. Free en n'adaptant pas son réseau a l'usage de ses clients fait du 'throttling' volontaire de Youtube et donc viole la neutralité du Net.

Snickerss

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La limitation de bande passante est interdite logiciellement.

La neutralité n'est pas une réponse aux mauvais dimensionnement des réseaux des FAI.

Pour moi les FAI avec des mauvais peerings = stratégie commercial. Ce n'est pas à l'ARCEP, au CSA ou à la répression des fraudes d'intervenir.

Ce sont aux clients de résilier, et à l'UFC d'informer.

Kaelhan

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Finalement, la neutralité du net est préservée aux USA, internet est considéré comme un bien public :

Etats-Unis : victoire cruciale pour la neutralité du Net

Le régulateur des télécommunications américain a annoncé après des années de débats de nouvelles règles concernant le traitement des données sur le Web.

C’est la fin d’un marathon : après des années de débats et de lobbying intenses, la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur des communications américain, a pris une décision ferme, jeudi 26 février, dans le dossier de la neutralité du Net aux Etats-Unis.

Les cinq commissaires qui dirigent la FCC ont considéré par trois voix contre deux que l’Internet américain devait désormais être considéré comme un « bien public » au même titre que le réseau téléphonique, ce qui donne à la Commission le pouvoir de faire appliquer la neutralité d'Internet sur le territoire américain.

La FCC a également avalisé un document de plus de trois cents pages — dont seule la substantifique moelle a été à ce jour rendue publique — qui guidera son action en ce sens. La Commission peut désormais interdire aux fournisseurs d'accès à Internet de bloquer arbitrairement des contenus légaux, de ralentir ou d'accélérer les flux de données sans justification ou de prioriser certains contenus transitant par leur réseau moyennant paiement.

Cette décision constitue une véritable victoire pour les partisans de la neutralité, même si certains détails continuent d'inquiéter les plus fervents défenseurs de ce principe. « C'est un jour très important pour l'Internet et ses utilisateurs. La FCC se dote de véritables règles assurant la neutralité du Net », s'est félicité Erik Stallman, le directeur de l'Open Internet Project, un des organismes qui ont milité en faveur de la décision prise par la FCC.

Les opérateurs de télécommunication étaient fermement opposés au texte. Dans un communiqué rédigé dans une police d'écriture imitant la machine à écrire, le géant américain des télécommunications Verizon a regretté que « la FCC a[it] approuvé de nouvelles règles, poussée par le président Obama, qui imposent à Internet des règles datant de l'époque de la locomotive à vapeur et du télégraphe [la loi sur laquelle s'appuie la FCC pour formuler ses règles date en effet des années 1930] ».


Le communiqué de presse envoyé par Verizon quelques minutes après la décision de la FCC.


Qu'est-ce que la neutralité du Net ?

La neutralité du Net veut que toutes les données soient traitées de manière identique sur le Réseau, quels que soient leur destination ou leur point de départ. Selon ce principe, les fournisseurs d'accès à Internet — comme Orange ou SFR en France, Verizon ou AT&T aux Etats-Unis — doivent acheminer dans les mêmes conditions les données à leurs clients, qu'elles proviennent du site établi d'un géant du Web comme Google ou du site d'une petite association sportive.

Sans l'application de la neutralité du Net, les fournisseurs d'accès à Internet, qui font déjà payer leur connexion à leurs clients, pourraient faire payer les fournisseurs de contenus (sites Web, sites de vidéo...) pour utiliser leurs « tuyaux ». Et réserver aux meilleurs payeurs une « voie rapide » sur leur infrastructure. Les défenseurs de la neutralité du Net craignent que cela n'aboutisse à un Internet à deux vitesses et n'étouffe l'innovation.

Sans la neutralité du Net, expliquent-ils, impossible pour de petites start-up de lancer de nouveaux services performants pour concurrencer les acteurs établis. Pour les consommateurs, cela pourrait se traduire par des sites bien plus rapides que d'autres, des blocages intempestifs de certains sites Internet ou encore une facturation différente en fonction des services et des sites Web que l'internaute visite.

Un scénario déjà expérimenté, aux Etats-Unis, par les abonnés à Netflix qui sont également clients du fournisseur d'accès à Internet Comcast. La vitesse de connexion du célèbre site de vidéo avec un abonnement Comcast a drastiquement chuté jusqu'à ce que l’entreprise consente à sortir le carnet de chèques pour se payer une meilleure connexion.

De leur côté, les opposants à la neutralité du Net, principalement les grandes entreprises de télécommunication, redoutent qu'une régulation plus ferme de leur secteur n'assèche les investissements dans les infrastructures, nécessaires pour accompagner l'utilisation croissante d'Internet. Aux Etats-Unis, cette crainte se double de la méfiance habituelle d'une partie des élus républicains envers toute forme « d'ingérence gouvernementale » dans le secteur privé. « La neutralité du Net est un “Obamacare” de l’Internet. Internet ne doit pas fonctionner à la vitesse du gouvernement », avait lancé en novembre le sénateur républicain Ted Cruz.


« Un problème qui n'existe pas »

Lors de l'audition de la FCC, le commissaire républicain Ajit Pai a déclaré que les mesures sur lesquelles se prononçait la FCC n'étaient « pas la solution à un problème. [Elles sont] le problème. [Elles] imposent des régulations gouvernementales intrusives qui ne résoudront pas un problème qui n'existe pas ».

Le président de la Commission, Tom Wheeler, lui a répondu, quelques minutes plus tard :
« Internet est le vecteur ultime de la liberté d'expression. Internet est tout simplement trop important pour permettre aux fournisseurs d'accès à Internet d'être ceux qui fixent les règles. On a décrit cette proposition comme “un plan secret pour réguler Internet”. C'est absurde, ce n'est pas plus un plan pour réguler Internet que le premier amendement n'est un plan pour réguler la liberté d'expression ! »

C'est dans ce débat extrêmement technique mais aussi très politique que la FCC a dû trancher.

Ce dernier a connu plusieurs rebondissements. La FCC avait défini une première série de règles protégeant partiellement la neutralité du Net en 2010, mais ces dernières ont été annulées par la justice, saisie par un fournisseur d'accès à Internet, au début de 2014. En avril, le nouveau plan de la FCC concernant Internet, qui a fuité dans la presse, est accueilli très fraîchement par les défenseurs de la neutralité : la Commission voulait alors autoriser des « voies rapides » réservées à certains services qui s'acquitteraient d'un péage auprès des fournisseurs d'accès. Intolérable, du point de vue de la neutralité.


Lobbying intense

Dès lors, le lobbying autour de cette question, déjà intense, a pris une tout autre ampleur. L’industrie des télécommunications dispose d’une puissance de feu considérable à Washington. Elle trouve cependant face à elle le puissant lobby des géants du Net, qui ne veulent pas payer davantage qu'ils ne le font déjà pour les « tuyaux » d'Internet, et qui milite donc en faveur de la neutralité.

Ces lobbyistes traditionnels financés par la Silicon Valley ont également trouvé des alliés. De nombreux petits sites, parfois inattendus, ont pris part à plusieurs mouvements de protestation en ligne, dont le plus important a été l'Internet Slowdown Day (« le jour du ralentissement d'Internet »).

Netflix, Reddit, Dropbox, Vimeo, Etsy... Des centaines de sites américains, cumulant plusieurs centaines de millions de visiteurs, ont affiché un petit symbole de chargement : un signe que les internautes risquent de voir bien plus souvent dans un Internet non neutre, où certaines données sont volontairement ralenties. Selon le site Battle for the Net, qui coordonnait cette manifestation, cette dernière a abouti à l'envoi de plus de deux millions de courriels au Congrès.


Quatre millions de courriels

Plus significatif encore a été l'engouement des internautes pour la question. La FCC leur avait demandé de contribuer à la réflexion en lui faisant parvenir leur opinion. Résultat : quatre millions de messages ont été adressés à la FCC, un record absolu, la plupart en faveur de règles plus strictes protégeant la neutralité.

Cet afflux de commentaires n'est pas étranger à l'appel du comédien John Oliver, également animateur vedette de l'émission satirique « Last Week Tonight », diffusée sur le réseau câblé HBO. En avril, il avait dressé un réquisitoire hilarant en faveur de la neutralité du Net, qui s'achevait par un appel solennel à « tous les commentateurs » d'Internet à se ruer sur le site de la FCC pour défendre cette position.


Résultat, la vidéo a été vue plus de huit millions de fois et l'afflux de commentaires a interrompu le fonctionnement du site de la FCC.

« C'est la preuve qu'Internet a changé ce qui est possible ou non dans une démocratie. Nous avons utilisé de nouveaux outils en ligne qui ont permis aux internautes de faire entendre leurs voix jusqu'à Washington » explique Evan Greer, directeur des campagnes de Fight for the Future, l'une des associations les plus actives en faveur de la neutralité. Il explique ainsi avoir mis à disposition des internautes un outil qui permettait d'appeler directement des membres de la FCC en contournant le standard téléphonique, suscitant selon lui cinquante-cinq mille appels en un mois. « Cela a donné du courage politique à la FCC », estime pour sa part Mark Stanley, le directeur des opérations de Demand Progress, une autre organisation non gouvernementale extrêmement engagée dans la lutte pour la neutralité.

« Les lobbys des télécoms étaient beaucoup plus nombreux, mais nous avions quelque chose qu'ils n'avaient pas : le soutien populaire. »

Cette mobilisation a-t-elle pesé dans la publication, en novembre, par Barack Obama, d'une vidéo dans laquelle il encourage la FCC, sur laquelle il n'a aucun pouvoir, à embrasser la neutralité du Net ? L'engagement du président des Etats-Unis a en tout cas été un moment clé dans un débat qui est loin d'être achevé.



Le Congrès, à majorité républicain et dans lequel les démocrates ont perdu, au Sénat, tout pouvoir de blocage depuis les élections de mi-mandat de novembre, pourrait en effet voter une loi pour annuler la décision de la FCC, même si le leader républicain sur la question a pour le moment exclu une loi soutenue uniquement par son camp. Par ailleurs, plusieurs géants des télécoms ont déjà annoncé vouloir attaquer la décision de la FCC en justice.


Source : Le Monde, le 26 février 2015 par Martin Untersinger, Journaliste au Monde.

corrector

  • Invité
Dommage qu'une intervention d'un "régulateur" étatique soit nécessaire pour faire le bien. Cela veut dire que le marché n'est pas régulé par la concurrence, parce qu'il n'y a quasiment aucune concurrence sur certains secteurs.

kgersen

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FCC & Neutralité: Les FAI US deviennent des fournisseurs de télécommunications
« Réponse #10 le: 27 février 2015 à 08:53:19 »
Les détails du texte adopté le 26 février 2015 :

(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF - source : FCC)


Traduction des passages importants :

Ce texte défini de nouvelles règles pour protéger l'Internet Ouvert (Open Internet) et vise a protéger les consommateurs quelque soit la manière dont ils accèdent a Internet, fixe ou mobile.

3 lignes directrices :

- Pas de blocage : les FAI ne peuvent bloquer l’accès a des contenus, applications, services ou équipements (devices) considérés légaux.

- Pas de bridage : Les FAI ne peuvent dégrader ou perturber un trafic Internet légal en fonction du contenu, applications, services ou équipements qu'il concerne.

- Pas de priorisation payante:  Les FAI ne peuvent favoriser un trafic Internet légal par rapport a un autre trafic Internet légal en echange d'une rémunération sous quelque forme que ce soit, en bref 'pas de voies rapides'. Cette règle banni aussi la priorisation des contenus et services des filiales d'un FAI.

Les deux premières règles préviendront des pratiques nuisibles qui ciblent des applications ou classes d'application spécifiques. La troisième garantira la non existence de 'voies rapides dédiées'.

Un standard pour un code de conduite a l'épreuve du temps:
Vu que l'Internet est toujours en croissance et évolution il faut un standard de référence qui permet de régler tout soucis pouvant subvenir suite a ces évolutions. Cette directive établi donc que les FAI ne peuvent interférer ou désavantager de façon non raisonnable la possibilité qu'a un usager de choisir, accéder et utiliser un contenu, une application , un service ou un équipement légaux de son choix ou d'empêcher les fournisseur de contenus de mettre a disposition des usagers des contenus, applications, services ou équipements légaux.
La directive d'aujourd'hui garanti que la FCC aura l'autorité pour s'occuper de pratiques douteuses au cas par cas et pourra fournir conseil sur les facteurs d'application de ce standard.

Une plus grande transparence:
Les règles pré-citées vont rétablir les outils nécessaires pour s'occuper des cas de déviances des FAI qui portent atteinte a l'Internet Ouvert. Mais cette directive reconnait le role crucial de transparence dans un éco-système d'accès a Internet qui fonctionne correctement.
En complèment a la règle existante de transparence, cette directive requiert que les FAI dévoilent, dans un format standardisé et consistent,
leur tarifs et débits promotionnels, surcoûts de dépassement et limites de volume. Cette transparence impose aussi de dévoiler la perte de paquet comme mesure de la performance du réseau et d'expliciter les pratiques de gestion de réseau mis en oeuvre qui peuvent affecter le service fourni. Pour faciler la vie des petits FAI cette clause de transparence détaillée n'est requise qu'a partir de 100000 abonnés ou plus. La FCC délègue autorité au CGB (Consumer and Governmental Affairs Bureau) pour conserver ou changer cette limite.

Gestion raisonnable de réseau :
Afin de suivre les règles, autres que la priorisation payante, les FAI peuvent effectué de la gestion de réseau mais de façon raisonnable.
Ceci permet de reconnaître le besoin pour les fournisseurs de gérer certains aspects techniques de leur réseau.

  • en autorisant cette gestion raisonnable, la commission reconnait les particularismes et différences entre les technologies employées que ce soit la fibre, le cuivre, le câble, le wifi, le mobile ou autre médium.
  • toutefois cette gestion de réseau doit être principalement utilisée et dimensionnée a des fins techniques de bon fonctionnement et pas a des fins de commerce. Par exemple, un FAI ne peut prétexter de cette gestion de réseau pour dénoncer une promesse de fournir un usage illimité a un client

Protection large:
Certains services de données ne traversent pas l'Internet public et de la ne sont pas considérés comme faisant partie de l’accès a internet.
(La téléphonie d'un abonnement ADSL ou cable par exemple). ndt: "services gérés" en France.
Toutefois la présente directive garantie que ces services ne sapent pas l'efficacité des règles pour un Internet Ouvert.
De plus, lors de la communication des informations de transparence, les FAI devront fournir des informations sur ces services gérés de façon a ce que le public et la commission puissent détecter la moindre tactique pouvant empêcher un Internet Ouvert.

Interconnexion: une nouvelle autorité pour régler les disputes
Pour la première fois, le commission pourra s'occuper des problèmes pouvant intervenir au points d'echanges de trafic entre des FAI et autres fournisseurs de contenus, services ou réseaux. Sous l'autorité obtenu par la présente directive, la commission peut recevoir les plaintes et prendre les mesures qui s'imposent si elle détermine que les pratiques d'interconnexions des FAI ne sont pas justes et raisonnables.

(suite de la traduction plus tard)

seb

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Une anecdote amusante non relatée dans l'article du Monde, c'est que le communiqué de presse de Verizon a initialement été diffusé sous forme de code morse (avec un lien renvoyant sur la version vieille machine à écrire) :


Très pro comme réaction, on n'a pas du tout l'impression d'avoir affaire à un gamin à qui on aurait confisqué son jouet.
« Modifié: 01 mars 2015 à 17:23:21 par seb »

 

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