Auteur Sujet: Starlink v2: communication directe entre smartphones 5G et satellites Starlink  (Lu 73051 fois)

alf084 et 3 Invités sur ce sujet

MoXxXoM

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Starlink v2: communication directe entre smartphones 5G et satellites Starlink
« Réponse #168 le: 10 février 2025 à 11:48:18 »
Pas mal de nouvelles infos sont sorties durant une pub pendant le Super Bowl


C'est résumé ici https://www.pcmag.com/news/t-mobile-opens-cellular-starlink-beta-to-att-and-verizon-users-reveals), ça indique notamment les tarifs, la disponibilité en eSIM pour les clients Verizon et AT&T et la date d'ouverture du service en GA (juin 2025).

trekker92

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Starlink v2: communication directe entre smartphones 5G et satellites Starlink
« Réponse #169 le: 10 février 2025 à 13:41:16 »
Pas mal de nouvelles infos sont sorties durant une pub pendant le Super Bowl

C'est résumé ici https://www.pcmag.com/news/t-mobile-opens-cellular-starlink-beta-to-att-and-verizon-users-reveals), ça indique notamment les tarifs, la disponibilité en eSIM pour les clients Verizon et AT&T et la date d'ouverture du service en GA (juin 2025).
Garde Alternée? :D

20$ par mois pour la transmission de sms d'urgence, c'est pas cher. Mais : est ce qu'il faudra payer avant coup? parce que la situation critique ne se planifie pas trop.. j'imagine qu'en se connectant manuellement en choisissant l'antenne starlink dans la liste des réseaux, entraine la facturation comme une itinérance..

par contre, le gros point noir :
Citer
They will only need a compatible and unlocked smartphone that supports eSIMs, says Clint Patterson, T-Mobile's SVP of marketing.

mais pourquoi imposer l'esim ??

Citer
Last month, the carrier invited select T-Mobile users on newer iPhones, Samsung Galaxy and Pixel devices
j'espère que les pixels récents ne sont pas dénués d'emplacements SIM classiques.. pour moi l'esim est un nogo absolu.

testing5555

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Starlink v2: communication directe entre smartphones 5G et satellites Starlink
« Réponse #170 le: 10 février 2025 à 13:51:18 »
GA = general availability
De ce que je comprends c'est une esim car il faut une seconde sim dédiée à cette connexion, ça ne passe pas par la sim principale.

Après quel gain face aux possibilités d'envoi de message par satellite inclus sur l'iPhone par exemple (et gratuit pour l'instant) à part peut-être la connexion qui est plus rapide ?

Les appels et la data sont censés arrivés plus tard, là ça pourra devenir intéressant surtout dans des pays vastes comme USA/Canada

MoXxXoM

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Starlink v2: communication directe entre smartphones 5G et satellites Starlink
« Réponse #171 le: 10 février 2025 à 17:34:35 »
mais pourquoi imposer l'esim ??
Aux US les iPhones n'ont plus de SIM physique depuis l'iPhone 14 je crois, donc comme ça cible probablement pas mal de possesseurs d'iPhone (Apple a 60% de PdM aux USA) c'est logique en soit.

vivien

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Le smartphone connecté au satellite : vers le D2D-IMT

Article de l'ANFR, publié le 22 avril 2026

Dans Star Trek, les explorateurs pouvaient communiquer en toute circonstance avec leur vaisseau-mère. Mais aujourd’hui, sur Terre, la communication mobile dépend encore de la couverture d’un réseau terrestre. En dehors des zones desservies — régions isolées ou à fort relief, lieux à faible densité de population — le recours au téléphone satellitaire reste nécessaire, avec toutefois des terminaux plus encombrants et des débits plus limités.

Cette frontière technologique s’estompe. Le 3GPP, qui propose des spécifications pour les réseaux mobiles, intègre désormais les réseaux non terrestres (NTN) : un téléphone mobile peut aussi communiquer directement avec un satellite.

Deux modèles techniques

Deux solutions se dessinent :

- Dans le modèle D2D-MSS, le terminal embarque une technologie spécifique nécessaire pour utiliser des bandes de fréquences étrangères aux réseaux terrestres, mais attribuées au service mobile par satellite ;

- Dans le modèle D2D-IMT, c’est le satellite qui adopte au contraire les protocoles et les bandes de fréquences de la téléphonie mobile terrestre. Lorsque la couverture terrestre est absente ou insuffisante, un smartphone standard peut alors se connecter  à un satellite, qu’il perçoit comme une station de base parmi d’autres.

Les fréquences IMT étant attribuées aux opérateurs mobiles, la mise en œuvre du D2D-IMT n’est possible que si un opérateur interdit volontairement à ses relais terrestres d’utiliser certaines de ses fréquences au voisinage des zones où le satellite devra prendre en charge les connexions. Cela suppose un accord entre opérateur mobile et opérateur satellitaire.
 
Des usages au-delà du grand public

L’intérêt du D2D dépasse la seule connectivité des particuliers. Des acteurs ferroviaires (GSM-R/RMR) ou des services de sécurité publique (PPDR) pourraient y recourir comme solution complémentaire ou de secours.
 
Un cadre réglementaire à construire

L’entrée en jeu d’une station de base en orbite modifie les conditions de coexistence spectrale. Les travaux engagés, notamment au titre du point 1.13 de la CMR-27 et au sein de la CEPT et de l’Union européenne, visent à définir un cadre garantissant la protection des réseaux existants.

La Commission européenne a mandaté la CEPT pour proposer un premier cadre réglementaire dans les bandes harmonisées de téléphonie mobile d’ici juillet 2027, avant la CMR-27, puis une mise à jour en novembre 2028.

Parmi les points à examiner figurent les émissions hors bloc dans le faisceau, susceptibles d’affecter un opérateur adjacent dans le même pays, ainsi que les émissions co-canal hors faisceau pouvant impacter un opérateur dans un pays voisin.

La définition de limites d4epfd pour protéger les terminaux constitue une solution privilégiée, déjà retenue par la CEPT dans le cas du D2D-SRD.

Dans les bandes TDD harmonisées (3,4-3,8 GHz et bandes millimétriques 26 et 42 GHz), la protection des stations de base doit également être assurée. Dans le cadre de la CMR-27, la France propose de définir des limites d’epfd , en s’appuyant sur un diagramme d’antenne de référence des stations de base, afin de protéger les réseaux situés dans les pays voisins

Les applications opérant dans les bandes adjacentes, notamment les radars et la radioastronomie au-dessus de 2 690 MHz, devront également être protégées

La mise en œuvre du D2D-IMT supposera enfin que l’opérateur satellitaire bénéficie du soutien d’une administration européenne pour inscrire son système parmi les satellites reconnus par la CEPT et l’UE, selon un mécanisme déjà en place pour le D2D-SRD, et que les licences nationales des opérateurs mobiles soient adaptées en conséquence

La convergence entre réseaux terrestres et spatiaux ouvre ainsi la voie à une connectivité véritablement ubiquitaire : communiquer partout depuis un smartphone ordinaire n’est plus de la science-fiction.


Source : ANFR