Qu'est-ce que le "coût réel" ? Je rappelle qu'en France, les 4 opérateurs sont bénéficiaires, même SFR si on exclut le LBO et le dette qui l'ont plombé.
Donc malgré ces prix plus bas que la moyenne européenne (mais plus hauts qu'en Italie par exemple), les opérateurs sont bénéficiaires. C'est donc les bons prix, où tout le monde s'y retrouve.
C'est la concurrence à 4 en France, régulée par l'ARCEP, qui a permis ces prix plus bas que dans d'autres pays européens, où la concurrence et la régulation moins forte, comme chez nos voisins belges qui nous envient.
Et je rappelle ces propos (un peu démagogiques j'en conviens) de Xavier Niel en 2012, alors que Free s'introduisait sur le marché du mobile, et disant que les les abonnés avaient été jusqu'ici "des pigeons", et qu'il allait rendre du pouvoir d'achat aux français. Effectivement, les prix des abonnements mobiles ont baissé d'environ 30% ensuite (source ARCEP), pour des prestations, quantité de données, possibilité de partage de connexion (tether), qui n'existait pas avant, bien meilleures. Et pourtant les opérateurs sont restés rentables, même Bouygues Telecom, que l'on donnait moribond en 2016, et qui est en passe de racheter en partie SFR...
Ce sont plutôt les opérateurs qui s'étaient habitués à des périodes de vaches grasses, sur le dos des abonnés, et qui aimeraient bien retrouver cette époque "d'avant Free". Et parmi eux, même Free, qui d'opérateur low cost arrivant sur le marché, gagnant des parts de marché par ses prix bas, est devenu un opérateur comme les autres qui cherche désormais à s'engraisser sur ses parts de marché devenues conséquentes, et voit la concurrence d'un mauvais oeil, au point de participer à un cartel, dont l'unique objectif est de la diminuer pour augmenter ses marges déjà très positives (700 M€ de bénéfices l'an dernier).
Avec un tel cout, 20.3 milliards d'euros, que pour rentabiliser l’investissement, qu'in fine, ce seront les abonnés des opérateurs restants qui vont payer la dette du LBO de Patrick Drahi.
Et il faudrait aussi que les salariés du secteur soient un peu vigilants, les réductions d'emploi pour payer un tel investissement risquent de ne pas toucher que les salariés de SFR, surtout avec l'arrivée de l'IA, mais aussi les opérateurs qui rachètent. D'autant que les investissements de la fibre sont pratiquement terminés, et ceux sur la 5G 3500 MHz, au ralent, avec les obligations de déploiement de l'ARCEP qui sont terminéesi.
Avec donc aussi cet autre risque de réduction des investissements sur les réseaux par rapport à ce qui se faisait jusqu'ici. Et d'ailleurs, pourquoi investir dans les réseaux, alors que l'on va gagner des abonnés sans avoir à investir dans ceux-ci, dont le choix sera très réduit ?