Auteur Sujet: Les réseaux bas débit pour les objets: LoRa (Bouygues et Orange) UNB (Sigfox)  (Lu 49624 fois)

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Snickerss

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C'est tout à fait normal... Réseau low cost = Collecte low cost ^^
Mais pour être plus objectif cela ne leur sert strictement à rien d'avoir une collecte fibre, ils n'ecouleraient que très peu de débit dessus.
Une collecte "grand public" est donc la meilleure solution pour eux.
Et vu qu'ils sont malins chez Sigfox, il y a des chances pour qu'ils utilisent du sat quand l'ADSL n'est pas disponible.
La collecte 2G 3G doit à mon avis être un secours lorsque la ligne ADSL est coupée ou si il y a un orage pour le sat.
Sigfox s'implante sur les points hauts de TDF, l'antenne 2G/3G doit en plus être souvent au dessus.

Collecte en Clé 3G, ligne ADSL (ou sat, édit) c'est largement suffisant

« Modifié: 10 juin 2015 à 12:10:45 par Snickerss »

hell0

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Sur la photo c'est une collecte sat :

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vivien

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ENGIE va déployer le réseau SIGFOX dédié à l’Internet des Objets en Belgique

La Belgique devient le septième pays européen où le réseau SIGFOX dédié à l’Internet des Objet est déployé au plan national ou déjà en exploitation.

SIGFOX, unique opérateur d’un réseau mondial dédié à l’Internet des Objets (IoT) alliant économie d’énergie et faible coût, et ENGIE annoncent aujourd’hui que ENGIE M2M, nouvelle filiale de ENGIE, va déployer le réseau SIGFOX en Belgique.

En tant qu’opérateur de réseau SIGFOX, ENGIE M2M travaillera avec les développeurs et les entreprises belges afin de développer l'écosystème IoT et fournira les abonnements de connectivité aux clients. En levant les freins à la généralisation de l'IoT et du machine-to-machine (M2M), le réseau mondial SIGFOX permettra aux clients belges de connecter des millions d'appareils.

Le réseau devrait être disponible à l'échelle nationale dans deux ans. Electrabel, société d’électricité et de gaz naturel, basée en Belgique et filiale d’ENGIE, étudiera également les possibilités d'intégrer le réseau IoT SIGFOX dans ses solutions B2B et B2C.

Avec cet accord, la Belgique devient le septième pays européen où le réseau SIGFOX dédié à l’IoT est opérationnel ou en cours de déploiement. En outre, c’est le deuxième partenariat de SIGFOX, annoncé au cours du dernier mois, avec une filiale de ENGIE. Cofely Services, leader européen de l'énergie et des services en efficacité énergétique et environnementale des bâtiments, a annoncé qu’il utiliserait le réseau SIGFOX pour étendre les services qu'il fournit aux propriétaires d’immeubles, en France. ENGIE, anciennement GDF Suez, a également participé à la récente levée de fonds de 100 millions d’euros de SIGFOX auprès investisseurs aux États-Unis, en Europe et en Asie.

"Cette collaboration avec ENGIE est passionnante et importante à deux niveaux», déclare Rodolphe Baronnet-Frugès, Vice-Président exécutif SIGFOX en charge des réseaux et opérateurs. «D'abord, elle apporte les nombreux avantages de la connectivité IoT de SIGFOX aux entreprises, gouvernements et autres utilisateurs en Belgique et, deuxièmement, elle renforce notre relation avec le Groupe ENGIE, leader mondial dans la résolution de l'énergie la plus pressante et les défis environnementaux."

Contrairement aux systèmes qui sont encore au stade de développement, la technologie Ultra Narrow Band (UNB) de SIGFOX pour connecter des périphériques fournit une connectivité évolutive, bidirectionnelle, longue distance et très haute capacité, dans plus d'une douzaine de pays et grandes villes.

A travers son programme SIGFOX ReadyTM, SIGFOX offre une connectivité optimale aux objets compatibles avec son réseau et promeut les solutions dans le catalogue mondial de solutions SIGFOX ReadyTM. La société, via des partenariats noués avec Texas Instruments, Atmel, Silicon Labs, Telit, AXSEM, ATIM et d’autres fabricants de puces, propose à ses clients un vaste choix d’èmetteurs-récepteurs, de systèmes sur puce (SoCs) et modules pour connecter leur objet à son réseau.
Cette approche ouverte est unique dans le domaine de l’Internet des Objets.


A propos de SIGFOX :
SIGFOX est l’unique opérateur de réseau cellulaire entièrement dédié à l’Internet des Objets (IoT) et à la communication machine-to-machine (M2M). Ce réseau complète les offres de connexion haut-débit existantes en fournissant une transmission bidirectionnelle économique et basse consommation de courts messages. En levant les freins du coût et de la consommation d’énergie, le réseau SIGFOX permet une large implèmentation de l’IoT et des solutions M2M. Le réseau global SIGFOX, déployé via le partenariat SIGFOX Network OperatorTM, couvre d’ores et déjà plus d’un million de km2 dans le monde. SIGFOX, dont le siège est situé à Labège (Toulouse), a implanté des filiales à San Francisco (Etats-Unis) et Madrid (Espagne).


Source : Communiqué de presse Sigfox du 16 juin 2015

Boris de Bouygues Telecom

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Extrait du dossier de presse du 12 juin 2015 de la Cité des Objets Connectés à Angers :

Bouygues Telecom est très heureux d’être actionnaire de la Cité des Objets Connectés qui ouvre ses portes aujourd’hui à Angers.

Membre fondateur de l’alliance LoRa, annoncée lors du CES 2015, Bouygues Telecom est le premier opérateur français à déployer un réseau pour les objets communicants basé sur cette technologie.

Développée par la start-up française Cycleo (basée à Grenoble et lauréate 2010 du concours Oséo, devenue filiale de Semtech en 2012), LoRa est une technologie bas débit qui permet aux objets d’échanger des données de faible taille, avec une autonomie pouvant aller jusqu’à dix ans avec des batteries standard.

La capacité de la technologie LoRa à répondre aux problématiques variées (excellente faculté de pénétration dans les bâtiments ou en sous-sol, communication bidirectionnelle et sécurisée, objets en mobilité, géolocalisation, intégrité et confidentialité des données...) en fait, du point des vue des utilisateurs, la technologie la plus aboutie dans le domaine de l’internet des objets.

A l’étranger, de grands opérateurs comme KPN, Swisscom, Belgacom ou Fastnet sont en cours de déploiement de réseaux LoRa ou l’expérimentent à grande échelle.

Bouygues Telecom a commencé à déployer son réseau LoRa ce mois-ci à Issy-les-Moulineaux et sur une partie de Paris et dès la fin de l’année, près de 500 communes seront couvertes par ce réseau IoT, dont Paris, Marseille, Lyon, Nice, Rennes, Nantes, Montpellier et Angers.

Souhaitant grâce à LoRa jouer un rôle essentiel dans l’IoT en France, Bouygues Telecom se devait d’être partie prenante de ce site dédié au développement et à la production d’objets connectés innovants.

Afin de faciliter le démarrage de ce lieu et des acteurs qui vont l’investir, Bouygues Telecom déploiera son réseau IoT à Angers dès le mois de juillet et offrira la connectivité aux start-ups de la Cité pendant la mise au point initiale de leurs produits sur la zone d’Angers.

Lors de l’inauguration, un stand Bouygues Telecom permettra aux participants de découvrir les bénéfices de la technologie LoRa à travers différents champs d’application concrets : la domotique avec la serrure intelligente Okidokey d’Openways, l’industrie avec l’éclisse connectée Vapérail, la ville connectée avec le capteur de chaussée Colas, l’agriculture avec les capteurs de BIOPIC et MEDRIA, la télérelève avec le dispositif communicant de Watteko pour compteur d’eau et les Services avec la géolocalisation d’objets.


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vivien

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Samsung intègre le protocole de communication SIGFOX à sa nouvelle plateforme Samsung ARTIK et investit dans le pionnier de l’Internet des Objets

SIGFOX annonce l’intégration de son protocole de communication bas débit à la nouvelle plateforme Samsung ARTIK et l’investissement de Samsung Ventures dans la société. Grâce à cette intégration, les développeurs Samsung ARTIK bénéficient désormais des avantages du réseau SIGFOX, c’est-à-dire des coûts et une consommation énergétique maitrisés pour créer des objets et services connectés partout dans le monde. Les détails de l’investissement ne sont pas révélés.

Samsung ARTIK est une plateforme ouverte, destinée à simplifier et à aider au développement d’applications pour les entreprises, les industries et le grand public dans le domaine de l'Internet des Objets. La plateforme comprend une famille de modules intégrés prêts pour la production, des logiciels de pointe, des conseils en développement, des pilotes, des outils, des fonctionnalités de sécurité et de connectivité au Cloud pour accélérer le développement de nouvelle génération de dispositifs, solutions et services intelligents pour l’Internet des Objets. L’ajout de la technologie SIGFOX aux options de connectivité à Internet dans la plateforme Samsung ARTIK apporte une alternative à très bas coût et basse consommation, parfaitement adaptée à l’envoi de petits messages utilisés par la plupart des objets communicants. L'intégration de SIGFOX permettra aux développeurs de rapidement activer le réseau via un simple abonnement de connectivité.

« Chez Samsung, nous pensons que l'Internet des Objets va offrir d’énormes avantages aux entreprises ainsi qu’à chaque individu. Avec le lancement de la plateforme Samsung ARTIK, nous avons l’intention d'accélérer l'innovation dans le hardware, les logiciels et les services pour l'Internet des Objets afin de permettre à la technologie de relever plus rapidement les défis mondiaux », explique Young Sohn, Président et CSO de Samsung Electronics. « En tant que partie prenante de l’écosystème Samsung ARTIK, la technologie SIGFOX permet de faire un énorme pas en avant pour l’internet des Objets, en simplifiant les choses pour que les développeurs puissent créer des appareils à faible coût, de faible puissance, ainsi que des services qui se connectent simplement au réseau ».

« En intégrant la technologie SIGFOX dans Samsung ARTIK et en l'incluant dans l'écosystème de la plateforme, Samsung poursuit ses investissements dans l’innovation et rend désormais plus facile le développement de nouvelles applications et services qui contribueront à faire èmerger le potentiel de l'Internet des Objets », déclare Ludovic Le Moan, Directeur général et Cofondateur de SIGFOX. « De plus, cette intégration positionne la technologie SIGFOX comme le quatrième protocole de connectivité Internet, aux côtés du GSM, du Bluetooth et du WiFi ».

Alors que des projets sont encore au stade de développement, la technologie Ultra Narrow Band (UNB) de SIGFOX pour connecter les appareils, fournit une connectivité évolutive, longue portée, bidirectionelle et de très grande capacité dans plus d’une douzaine de pays et dans de nombreuses villes.

A travers son programme SIGFOX Ready, la société offre une connectivité optimale aux objets compatibles avec son réseau et promeut les solutions dans le catalogue mondial de solutions SIGFOX Ready. Les dispositifs basés sur la plateforme Samsung ARTIK peuvent désormais facilement devenir SIGFOX Ready et ainsi se connecter partout dans le monde où le réseau SIGFOX est disponible.

Pour plus d’information sur la plateforme Samsung ARTIK et l’accès aux outils de développement consultez https://www.artik.io/.


Source : Communiqué de presse Sigfox du 15 juin 2015

Gaduc

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J'ai la sourde impression que c'est un pari à la "i-mode". Espérons qu'il rencontrera un autre succès, mais la non standardisation (que ce soit sigfox ou lora) m'inquiète un peu pour son avenir.

SigFox et LoRa sont normalisés par l'ETSI : GS LTN 001, 002 et 003.

db

Gaduc

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Les 2 techno ne sont pas similaires :

* Sigfox c'est vraiment du longue distance , avec un réseau "parallèle" qui se déploie sur les points hauts, et un mécanisme de relaying des messages. De plus, le passage par le portail sigfox (nativement ou via une API) est indispensable pour récupérer les messages envoyés par les noeuds radio, lesquels sont obligatoirement "lié" à sigfox par une espèce d'adresse MAC et un abonnement (direct ou par revendeur).

* LoRa , bien que tout autant fermé en terme de standard, c'est une portée radio bien inférieure, avec une logique de déploiement différente (par exemple, l'exploitation de "routeur LORA" au sein des box pour faire remonter les messages sur internet, en pariant sur la couverture dense des abonnés). Mais la techno n'est pas propriétaire, et on peut acheter des puce RF "LORA" sur le net (RFM92 ou RFM95, entre autre). Le protocole c'est autre chose, mais il se trouve aussi. Donc en théorie, bouygues ne serait pas un passage obligé, même dans leur plans ça paraitrait logique (tlm veux sa part du lion).


Les 2 produits sont tout à fait comparables.
La portée est identique si l'on observe le même débit.
Le gros avantage de LoRa est d'être adaptatif : on veut un plus gros débit ? On peut.
Simplement, le rapport S/B baissera, logique.
Et donc ça portera moins loin à sensibilité identique.

Un autre gros avantage (et gros inconvénient) de LoRa est sa versatilité (sous licence). De nombreux produits existent implantant des couches MAC différentes (IoTa, etc) rendant incompatibles les passerelles et produits entre eux.
Et c'est naturel, LoRa est plutôt vu comme un ensemble à destination des OEMs et a une conception communautaire par principe (une entreprise achète un ensemble LoRa pour construire son propre réseau UNB).
SigFox a été d'emblée conçu pour être opéré : une seule pile protocolaire, des licences et des homologations pour les produits tiers (comme un uSoft, un Oracle, etc).
SigFox est homogène sur toute la ligne : un produit compatible SigFox acheté en Suisse fonctionnera aux US (à la bande ISM près qui n'est pas la même outre atlantique).
Ce n'est pas le cas pour LoRa. Un produit tagué LoRa ne fonctionnera pas forcèment partout (en excluant la problématique de bande).
SigFox est un produit, LoRa est plutôt une technologie.
Mais si un opérateur choisi LoRa on peut espérer que la gamme de produits qu'il propose autour de cette techno sera homogène.
Mais un produit LoRa-Bouygues ne fonctionnera pas forcèment avec un produit LoRa-autre opérateur.

Enfin, d'origine LoRa pratique la bidirectionnalité et le chiffrement (d'où une problématique de gestion des clés). Ce n'est pas le cas pour SigFox.
SigFox est toujours en cours de test pour le bidirectionnel (sans changement de firmware dans les TD120x) et le chiffrement apparaîtra dans la foulée.

db

Gaduc

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SIGFOX
« Réponse #79 le: 21 juin 2015 à 22:16:57 »
Ah ? De mémoire il n'y a pas d'AR mais c'était bien bidi

Le réseau SIGFOX, hautement extensible,  est construit pour un grand nombre d'appareils. Il établit des communications bidirectionnelles avec vos périphériques et est étonnamment facile à intégrer aux applications logicielles.

http://www.sigfox.com/fr/#!/technology

Édit : visiblement c'est pas natif. Il faut rajouter un chip radio, donc c'est plus compliqué.

Par contre en bande 868 Mhz, on verra si c'est efficace en ZTD en 3ème sous sol.
Oui, ça fonctionne très bien en 3ème sous-sol.
db

Gaduc

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En France et dans de nombreux pays, il est possible (par exemple) de demander, moyennant redevance, une assignation / allotissement de fréquence. C'est utilisé pour les réseaux privés, en voix analogique ou numérique, ou en data pure. Il existe quelques réseaux régionaux ou nationaux avec des canaux 12.5kHz (suffisant pour la voix), dans la bande 160Mhz par exemple. La SNCF avait un réseau national sur 150Mhz selon ce principe, je ne sais pas si c'est encore le cas. De même pour la DDE, les sociétés d'autoroute, EDF, etc...
Par contre, c'est à priori valable pour des réseaux "privés". Je ne sais pas si c'est accessible pour des réseaux "ouverts au public" comme SigFox.

Leon.
Dans le principe l'offre de ByT avec LoRa sera sur une bande licenciée (900 MHz ou 700 MHz avec le dividende numérique).
Cela rassurera les professionnels.
La bande 868 MHz c'est bien, c'est gratuit mais ça risque vite d'être encombré avec qq millions d'objets par km2.
Il est question de pratiquer l'allocation selon le profil de débit.
Aujourd'hui c'est 868,2 MHz qui est utilisé en général et ce, pour des objets communiquant très peu (1 comm par heure voire par jour).
Je rappelle que la largeur de bande de SigFox (par exemple) est de 100 Hz (on est à 1 ppm).
Entre 868 et 870 MHz il y a donc 20 000 slots disponibles en gros (pour un même débit).
À raison d'une communication par heure on arrive à 72 millions d'objets communicants possibles par relais.
Mais si on augmente et le débit et la fréquence ... tous ces beaux chiffres tombent par terre.
Parions que dans 5 ans, on en reviendra à des débits « classiques » (qq kbit/s mais de manière épisodique).
Il ne faut pas oublier que ces objets sont bien gentils mais il va falloir les gérer, renouveler les clés, mettre à jour leur firmware, etc, etc.
Donc ....

db
db

Leon

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Il ne faut pas oublier que ces objets sont bien gentils mais il va falloir les gérer, renouveler les clés, mettre à jour leur firmware, etc, etc.
Donc ....
Ca dépend clairement des applications visées. Mais pour les applications basiques (compteur d'eau, station météo), je ne vois aucun besoin de télécharger un firmware ou de renouveler des clefs.

On est dans un monde complètement différent de celui d'internet. Là, c'est plutôt des produits avec des cycles de vie long, et une fonctionnalité qui ne dépend aucunement du firmware. Le concept est durable. Il y a par contre besoin de configurer ces équipements à distance. Mais c'est tout au plus quelques centaines d'octets.

Ce genre d'équipements ultra bas débits existent déjà. Dans l'industrie, dans les transports. J'ai pour exemple les balises de géolocalisation inmarsat Standard D (très utilisé dans le maritime et les transports) qui retransmettent par satellite. C'est exactement le même concept. La consommation de data est ridicule, y compris pour les configurer à distance. Et aucun moyen de mise à jour de firmware à distance n'est prévu.

Les équipements dont tu parles, et qui auront besoin de mises à jour à distance ne seront de base pas sur Sigfox.
Il faut bien voir que les équipements qui nécessitent des mises à jour sont uniquement des équipements avec des fonctions complexes : IHM à mettre à jour, adaptation à un nouveau format/standard (lecteur MP3, imprimante), etc... Sur des équipements simples et gérés en remote, l'intelligence est dans le "cloud", elle n'est pas sur l'objet lui même.

Leon.

Gaduc

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Oui, salut.
Je ne pense pas que nous parlions de la même chose.
Il y a un existant effectivement et cet existant est, en général, rudimentaire : de l'électronique pure sans programmation possible.
Enfin, cela dépend des secteurs.
ZigBee, il y a 10 ans, a apporté un peu d'intelligence dans les capteurs connectés. Ainsi que de la sécurisation des liaisons entre capteurs et capteurs relais.
On a déjà des clés là.
Le « firmware » restait rudimentaire malgré tout.
Mais ça c'était hier.

À l'instar des bagnoles qui, à la fois pour des raisons de réglementation quant à la pollution, de sécurité de la conduite ainsi que de confort, ont avalé de l'informatique à tour de bras, les capteurs ou, plutôt, les objets connectés, suivent la même tendance.

Pourquoi ?
Parce que le marché du capteur basique se raréfie et que le marketing agit : il est toujours mieux d'un point de vue commercial de présenter des fonctionnalités supplèmentaires à coût équivalent. Surtout qu'un peu de mémoire, de stockage et de code, ça ne coûte plus rien.
Et aussi parce que la réglementation (Loi de Programmation Militaire) impose(ra) de maîtriser son réseau industriel jusqu'au bout.
À l'instar d'un réseau tertiaire.

Dans le monde industriel on a, depuis 5 ans déjà, des automates qui sont des PC (x86) (Beckhoff) alors que l'automate est, en principe, basé sur un microcontrôleur (et avant sur de l'électronique et avant encore de l'électromécanique). Mais voilà on demande toujours plus à ces petites bêtes et donc ... on déplace toujours plus les fonctionnalités vers le logiciel.
Pour être plus réactif, offrir toujours plus de choix, de performance, etc. Mais pas de sécurité.

On est dans un marché de renouvellement : ce qui fonctionne reste en place (pour les siècles des siècles).
Mais ce qui nécessite un remplacement ou une extension bénéficiera forcèment de la nouvelle génération étant donné que l'ancienne ne sera plus disponible sur le marché.
En résumé, le capteur d'aujourd'hui et a fortiori celui de demain sera un PC, ni plus ni moins [1]. Même s'il ne s'agit que d'un interrupteur.
Il sera alors nécessaire de l'administrer, de le superviser, de concentrer ses journaux d'activités voire d'y gérer des profils d'accès (annuaire) selon sa fonction.
Et, surtout, de protéger ses communications car il sera communicant, forcèment.
À cet égard je t'invite :
1. à consulter l'IEC 62351 et notamment la partie -9 qui est toujours en cours de validation (depuis 2 ans) étant donné les difficultés que suscite la cryptographie dans le monde industriel.
    La lecture de l'IEC 62443 est un plus également.

2. puis d'aller faire un tour chez http://www.mqtt.fr/ afin de constater que les objets connectés commencent à discuter comme des ordinateurs bancaires (le Queue Messaging est très utilisé dans le monde financier pour sa résilience). Là, on n'est plus dans le rudimentaire.
 
3. et enfin de farfouiller, par exemple dans le monde de l'énergie renouvelable, où ce type de problématique a surgi il y a quelques années déjà car c'est un marché très récent qui part d'une page blanche (éolien, biomasse, courants marins) : on y parle Linux, MQTT, ARM, Arduino, etc
Voir www.energymonitor.org, Libellium et ses WASPMote, Intel et ses Motes (cela remonte à 10 ans), etc, etc.

4. peut-être de lire ceci :
http://www.clusir-rha.fr/sites/default/files/upload/Lyon/SSI/SSI20142015/Se%C2%B4curite%C2%B4%20de%20l%27IoT%20-%202015-04-08%20v.%202.1%20%28statique%29.pdf
Cdlt,
db

[1] Intel s'y lance à fond ainsi que Samsung, Microsoft, IBM (pour le MQ) et ce ne sont pas des acteurs du monde industriel ces gens-là.

PS : je force, certes, un peu le trait. Ou, plutôt, j'anticipe un tantinet. Mais je travaille dans ce domaine et je vois (et conseille) ce qui arrive sur le marché : des modems, des passerelles, des concentrateurs, du queue Messaging (via MQTT par exemple).
Beaucoup de fournisseurs vantent la sécurisation à la fois de leurs systèmes et des communications mais bien peu sont capables d'expliquer ce que cela signifie et surtout les impacts organisationnels que cela entraîne : le mot sécurité est devenu un terme de marketing à présent.

Gaduc

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Les équipements dont tu parles, et qui auront besoin de mises à jour à distance ne seront de base pas sur Sigfox.
Sans doute pas sur Sigfox (avec ses 12 octets) mais sur LoRa c'est possible. Enfin, faut pas un firmware de 100 Mo c'est clair mais 100 ko ça passe.
Avec les LTN on est davantage dans la téléconfiguration, la télésignalisation, la télécommande et les télèmesures.
Pour les MAJ faudra un autre canal et ce canal (sans fil forcèment) risque fort d'être la 3G/4G car les puces tri-mode (SigFox, LoRa, 3G/4G/5G) ne vont pas tarder à apparaître (le LTE-M est en cours de validation d'ailleurs).

Il faut bien voir que les équipements qui nécessitent des mises à jour sont uniquement des équipements avec des fonctions complexes : IHM à mettre à jour, adaptation à un nouveau format/standard (lecteur MP3, imprimante), etc... Sur des équipements simples et gérés en remote, l'intelligence est dans le "cloud", elle n'est pas sur l'objet lui même.
Leon.
Pas de cloud pour un industriel français, cela lui est interdit. Ou on parle d'un cloud privé.
L'intelligence ne sera pas dans le « cloud » comme tu dis mais bien dans le réseau lui-même. À moins que cloud = infrastructure d'objets connectés.
On ne peut en effet envisager de ramener systématiquement la prise de décision en central lorsqu'on a près d'un million d'objets qui se baladent.
La bande passante nécessaire serait énorme !
Elle doit être hiérarchisée et possible au niveau local.
Il faut voir cela comme une société : des décisions non critiques se déroulent au niveau local, puis, plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de décisions mais elles sont beaucoup plus impactantes.

Et on ne parle pas de la même chose.
Je ne parle pas d'IHM ni de MP3 ou encore d'imprimantes mais de capteurs/actionneurs dans un environnement industriel : gestion des fluides (acheminement de l'eau, du gaz, de l'électricité, de la chaleur, du trafic routier), gestion de l'énergie, gestion des déchets, etc, etc.

db


 

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