Auteur Sujet: Chaque Windows à un identifiant unique, le GDID (Global Device Identifier)  (Lu 511 fois)

pju91 et 1 Invité sur ce sujet

vivien

  • Administrateur
  • *
  • Messages: 53 221
    • Bluesky LaFibre.info
Chaque Windows à un identifiant unique, le GDID (Global Device Identifier) et il peut être transmis...

Le FBI nous apprend que chaque Windows à un GDID unique et qui permet de tracer les actions d'un Windows et de les relier entrent-elles.

Un identifiant unique, pourquoi pas pour les mises à jour, diagnostics, plantages, compatibilité, détection d’anomalies ou d’abus,...

Par contre, cela semble aller plus loin, même si c'est très opaque : on ne sait pas comment cet identifiant est généré, ni où il est stocké dans Windows. Microsoft ne documente pas non plus publiquement son fonctionnement.

Le document judiciaire ci-dessous fait parler, car, le FBI aurait réussi à récupérer le GDID du Windows qui a été sur le site Internet du joaillier. Il n’indique pas si ces informations proviennent de Windows lui-même, du navigateur Edge, de Microsoft Defender ou d’un autre composant de l’écosystème Microsoft.

Extrait du poste LinkdIN de Vivien Le Moal :

Nous somme tous sous Patriot Act, Cloud Act et j'en passe .....J'avais encore cette discussion avec des formateurs IA et leur utopie d'IA souveraine sur son ordinateur 😂 Gemma 4 12B et j'en passe !

🚨 L'illusion de l'anonymat : Votre VPN ne vous protège pas de votre propre système d'exploitation... Oui même NORDVPN, je vous avait prévenu !

L'arrestation récente de Peter Stokes (19 ans), membre présumé du groupe de cybercriminels Scattered Spider, vient de mettre en lumière une réalité glaçante pour la confidentialité en ligne...

Le hacker utilisait pourtant un VPN pour masquer son adresse IP. Mais le FBI l'a confondu grâce à une donnée clé fournie par Microsoft...

La plainte pénale révèle l'existence du GDID (Global Device Identifier), une arme de traçage de ouf complètement redoutable :

Unique, discrète et invisible : Un identifiant persistant au niveau de l'appareil, conçu pour identifier votre installation Windows à travers les services Microsoft... Oui oui, c'est fluide hein?

Zéro contrôle : Aucun mécanisme de désactivation ou d'opt-out n'est documenté....F.L.U.I.D.E

Ultra persistant : Il résiste à toutes les mises à jour. Seule une réinstallation complète du système en génère un nouveau..... Vive Ubuntu ... 😀

Le procédé : Le VPN a bien masqué l'IP sur le réseau, mais le GDID de Windows est resté identique. En croisant cet identifiant unique avec les connexions du suspect sur ses réseaux sociaux (Snapchat, Apple, Facebook)

Bah Tin.....PAF ! Le FBI a pu relier l'appareil anonymisé à sa véritable identité.
« Microsoft Windows est un logiciel de surveillance. » — Matthew Hickey, expert en cybersécurité.

Le constat est clair : Le chiffrement de votre flux réseau ne vaut rien si votre propre système d'exploitation vous trahit à la source.

Pour les professionnels du secteur, l'anonymat réel exige désormais de migrer vers Linux ou FreeBSD, et de tout tunneliser via Tor ou des proxys.

alain_p

  • Abonné Free fibre
  • *
  • Messages: 18 780
  • Delta S 10G-EPON sur Les Ulis (91)
Chaque Windows à un identifiant unique, le GDID (Global Device Identifier)
« Réponse #1 le: 19 juillet 2026 à 23:33:28 »
Oui, mais c'est pareil sous Linux, c'est le machine-id :

$ cat /etc/machine-id
2ed4e59acaf2462a95ef5662156xxxxxx

$ man machine-id
...
   The /etc/machine-id file contains the unique machine ID of the local system that is set during installation or boot. The machine ID is a single
       newline-terminated, hexadecimal, 32-character, lowercase ID. When decoded from hexadecimal, this corresponds to a 16-byte/128-bit value. This ID
       may not be all zeros.

   The machine ID is usually generated from a random source during system installation or first boot and stays constant for all subsequent boots.
       Optionally, for stateless systems, it is generated during runtime during early boot if necessary.


Là, simplement, c'est une mise en correspondance, lors d'interrogation des serveurs Microsoft où cet identifiant est transmis, avec l'adresse IP utilisée (dont celle du VPN), et d'autre part d'actions, comme des connexions au même moment, avec cette même IP, à des serveurs de commande ou autre utilisés par cet utilisateur de malware.

meclybero

  • Abonné SFR / RED 4G/5G
  • *
  • Messages: 5
  • 76410
    • Infogérance Cybersécurité
La comparaison avec /etc/machine-id est intéressante, mais ...
Sous Linux, le machine-id est avant tout un identifiant local. La doc systemd précise même qu’il doit être considéré comme confidentiel et ne pas être transmis directement sur le réseau. Une application est censée en dériver un identifiant qui lui est propre.

Dans la plainte, le plus notable n’est donc pas seulement l’existence d’un identifiant persistant sous Windows. Ce sont les données que Microsoft semble pouvoir lui associer : URL consultées, horaires et adresses IP utilisées.

Dans un environnement Microsoft 365 chez Vernam que j’ai administré, j’avais déjà constaté que plusieurs services pouvaient corréler durablement un poste via différents identifiants même lorsque l’adresse IP changeait.

alain_p

  • Abonné Free fibre
  • *
  • Messages: 18 780
  • Delta S 10G-EPON sur Les Ulis (91)
En fait, c'est un plus compliqué que cela. Par exemple, il semble que Chrome envoie une forme hashée du sytem-id à ses serveurs, et c'est ce que recommande la page man :

This ID uniquely identifies the host. It should be considered  "confidential", and must not be exposed in untrusted environments, in particular on the network. If a stable unique identifier that is tied to the machine is needed for some application, the machine ID or any part of it must not be used directly. Instead the machine ID should be hashed with a cryptographic, keyed hash function, using a fixed, application-specific key. That way the ID will be properly unique, and derived in a constant way from the machine ID but there will be no way to retrieve the original machine ID from the application-specific one. The sd_id128_get_machine_app_specific(3) API provides an implementation of such an algorithm.

Alors effectivement, du hash, on ne peut pas remonter au machine-id directement, mais l'application elle sait que c'est bien la même machine. Je suppose que le GDID windows est transmis de la même façon.

Donc si on sait que la machine qui a transmis le hash utilisait telle adresse IP, et qu'au même moment cette même adresse IP a été utilisée pour se connecter à un serveur de commande, et cela à plusieurs reprises, on peut bien faire le lien entre ces différentes connexions et les attribuer à la même machine.

Et bien sûr si on connait le machine-id, parce que l'on a saisi la machine par exemple, et que l'on applique le même hash, on peut savoir s'il correspond.

Si Chrome le fait, on peut penser que d'autres applications peuvent le faire aussi. En tout cas, Chrome aussi est sous le Patriot Act, comme RedHat par exemple aussi.

Voir par exemple :
https://linuxfr.org/users/freem/journaux/systemd-identifiant-unique-world-readable