Auteur Sujet: Grandir et vivre avec les réseaux sociaux : quels impacts sur la santé mentale ?  (Lu 2144 fois)

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chad86

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je me rappelle quand j'étais au collège les portables étaient interdits dans toute l'enceinte du collège
si quelqu'un te voyait avec il était confisqué par le principal
je ne sais pas si c'était le règlement du collège ou si c'était national

certains adultes se moquaient en me disant de me faire greffer le portable dans le bras
mais techniquement 20 ans plus tard c'est ce qu'il s'est passé non ?
enfin on en est pas loin avec les montres connectées 😅
[j'ai quitté le collège en 2004]

vivien

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Cela a un peu changé...



Casiers pour stocker des téléphones dans un collège (un casier par classe) : Maintenant ces caissiers ne sont pas un remède à tout : certains jeunes ont deux téléphones : un qui est mis dans le casier et l'autre qu'ils gardent dans leur cartable.

Certains disent également avoir oublié leur portable alors qu'il est dans leur cartable.



Les dispositifs sont variés et pas encore généralisés. Certains collèges laissent le téléphone au collégien, mais dans une pochette anti-ondes verrouillée :

Afin de garantir le respect de cette règle, le collège a acquis des pochettes anti-ondes destinées aux élèves qui se présenteront avec un téléphone ou un dispositif électronique de communication. A l’entrée du collège, chaque élève concerné aura l’obligation de ranger son téléphone dans sa pochette qui restera close toute la journée. Il demeurera responsable de son téléphone. A la fin des cours, les pochettes seront déverrouillées au moyen de clefs magnétiques mises à disposition à la sortie de l’établissement.

Mise en place du dispositif « Portables en pause » à compter du lundi 9 mars 2026 dans un collège parisien :[/size]  cliquez sur les miniatures ci-dessous - les documents sont au format PDF)
     

vivien

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Le président de la République s'est rendu à Mirecourt le vendredi 28 novembre 2025, voici l'extrait où il parle de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans



Version Texte :

Emmanuel MACRON

Et il est clair qu'avant 15-16 ans, les réseaux sociaux ne sont pas une bonne chose. Parce qu'à la fois, on n'a pas consolidé suffisamment sur le plan affectif, sur le plan émotionnel et sur le plan cognitif les choses. En fait, le cerveau n'est pas terminé, n'est pas mûr pour être exposé à ça. Et on peut le documenter assez facilement, c'est que cette génération malheureusement à laquelle on a laissé accès à peu à tout. On a vu une flambée du harcèlement en ligne qui a renforcé le harcèlement physique, mais on a vu une flambée des troubles du comportement alimentaire. Beaucoup de jeunes filles étant confrontées à la vision justement de corps idyllique par ces réseaux, etc., une flambée des formes de violence ou de désocialisation. On a beaucoup trop de jeunes qui, par les réseaux sociaux, accèdent à des contenus pornographiques. Et donc, on peut se battre tous les jours pour dire : l'égalité femmes-hommes est clé pour nous, le respect de la femme, la lutte contre les violences. On a de plus en plus de nos jeunes par rapport à nos générations dont l'éveil, si je puis dire, à la conscience affective, sentimentale, se fait par les réseaux et la pornographie en ligne. On a une flambée de solitude et, au fond, un problème de santé mentale de nos jeunes. Même si on n'arrive pas à faire vraiment un lien de cause à effet, on a clairement un lien de corrélation. Et donc, pour moi, la clé de tout ça, c'est qu'on doit prendre ces réseaux. Donc, 1) il faut avoir beaucoup plus l'école et la petite enfance avec nous. Maintenant, c'est fait, ce sont ces règles qu'on met en place. C'est pour ça qu'on a sorti le portable du collège maintenant dans tous les collèges à la rentrée dernière, qu'on va sans doute l'élargir au lycée à la rentrée prochaine avec le ministre. Il est en train de regarder ça. Et on prévient maintenant, on engage avec les parents sur ces sujets, dans les réunions parents-profs, et on va lancer une grande campagne nationale de communication et de prévention à l’égard des parents. Mais les parents, si on veut les engager, il faut pouvoir leur dire ce qu’est un consensus scientifique, c’est celui que je vous donne, et il faut leur dire, vous avez un rôle à jouer parce qu’aussi, on vous donne une norme. Et la dernière, on va peut-être y revenir, mais c’est de dire, avant 15 ans, il ne faut pas exposer les enfants devant les réseaux. Et donc, on va interdire les réseaux sociaux avant 15 ans. Pour que ça marche vraiment, il faut que les parents jouent le jeu. Mais on va donner aux parents une norme. Jusqu’à présent, il n’y en avait pas vraiment, parce qu’on n’en sait plus aujourd’hui.

Animatrice

C’est la majorité numérique que vous défendez, c’est ça ?

Réponse d'Emmanuel MACRON

Oui. Mais je ne sais pas s’il y a des questions de lecteurs là-dessus.

Animatrice

Pas exactement là-dessus.

Emmanuel MACRON

Alors, je peux vous le dire en deux mots, si vous voulez que je détaille. Mais je pense que la question de Monsieur était, à mon avis, aussi très importante, parce qu’en partant de la prévention, tout ce qu’on se dit ne marche que si les familles adhèrent. Parce qu’on peut dire, on va interdire les écrans avant 15 ans, il faut que les familles jouent le jeu. Alors moi, je pense qu’elles joueront le jeu. Aujourd’hui, les familles, elles n’ont pas de normes. On ne leur a rien dit, on les a laissées se débrouiller toutes seules. Mais on a progressivement, ça s’est fait il y a quelques décennies, interdit le vin pour les mineurs. Il y a 60 ans, on servait du vin aux gosses. On l’a interdit. Il y a peut-être toujours des gens qui servent de la bière aux nourrissons, mais à mon avis, ce n’est pas la majorité aujourd’hui dans le pays, parce que quand on donne une norme aux familles, elles savent que ce n’est pas bon pour leurs enfants, elles ne vont pas le faire. Bon, il faut bien dire qu’on n’a pas jusqu’alors porté un discours qui consistait à dire que c’était mauvais en soi. Là, maintenant, on le sait, on l’a établi, donc on va dire et on va porter cette règle. Comment on va le faire ensuite dans la loi ?

De deux manières. D’abord, on a — c’est pour ça que ça a pris du temps après la commission écrans — l’été dernier, il y a quelques mois, la Commission européenne, suite à nos questions et nos demandes, nous a donné des lignes directrices de cette fameuse directive sur les services numériques, et elle a dit : « oui, vous avez la possibilité de demander la vérification de l’âge. » C’est exactement ce qu’on avait utilisé sur les sites pornographiques. Pour interdire les sites pornographiques aux moins de 18 ans, on leur a imposé la vérification de l’âge. Ça a été une grande bataille. Maintenant, c’est fait en France et dans beaucoup de pays européens. Elle nous a dit : « vous pouvez le faire de manière plus large pour les réseaux sociaux. » Donc ça, on l’a. C’est une compétence européenne. OK. Et ensuite, elle dit : « c’est à chaque État de définir sa majorité numérique. » Donc ça, ça va être une loi nationale qui va définir la majorité numérique. Nous, on va proposer 15 ans. Et on va pouvoir activer ces moyens techniques qui existent pour dire : 15 ans, c’est la majorité numérique, donc on vous demande à vos plateformes, quand les gens s’inscrivent, de vérifier l’âge par différentes techniques et de bloquer l’accès à votre réseau à quelqu’un qui aurait moins de 15 ans. C’est comme ça qu’on va le mettre en place. Donc c’est ça. C’est une loi nationale, pour être très précis. Donc ça, les délais peuvent être raisonnables, parce qu’on a obtenu ce qu’on veut obtenir de niveau européen, qui est la vérification obligatoire.


Professeure de ventes (CAP au BAC Pro métiers du commerce et de la vente)

Bonjour Monsieur le Président, bonjour à tous. Je suis professeure de ventes depuis un peu moins de 5 ans. J’interviens dans différents établissements pour former un peu plus de 50 jeunes chaque semaine. J’ai fait un constat dans ces différents établissements, les jeunes sont vraiment dépendants d’abord de leur téléphone portable, puis des réseaux sociaux puisqu’ils utilisent comme moyen le téléphone portable pour accéder aux réseaux sociaux. Et malheureusement, en vente et commerce, on est dans l’obligation d’utiliser des ordinateurs et des téléphones pour s’adapter à l’évolution des méthodes de vente sur le marché. Dans l’école où j’exerce actuellement, il y a un dispositif qui a été mis en place. Il consiste à récupérer les téléphones portables pour les ranger dans un casier qui est fermé à clé. Mais ces jeunes trouvent quand même le moyen de contourner le dispositif. Nous avons des jeunes qui ont deux téléphones portables, qui en disposent un, qui conservent le second, d’autres qui mettent discrètement la coque de téléphone et qui conservent le téléphone, et d’autres qui nous font croire qu’ils n’ont pas leur téléphone, mais il est bien rangé dans un cartable. Difficile pour nous de faire la fouille, puisque nous sommes quand même limités. Il faut respecter ses élèves. Donc, on voit bien une réelle dépendance. Donc ma question est : quelle stratégie éducative et préventive prévoyez-vous pour lutter contre la dépendance aux réseaux sociaux chez les jeunes ?

Réponse d'Emmanuel MACRON

Merci beaucoup. Ce que vous décrivez, je crois que beaucoup d’enseignants l’ont vu et on le voit, ça rejoint ce que je viens d’évoquer. Alors, ça crée une dépendance et on a, en fond, une crise de l’attention, ce qui est terrible pour apprendre et pour vivre en société et échanger. Cette crise de l’attention, elle est due à quoi ? Beaucoup de ces jeunes sont sur les réseaux, y compris à la maison. Donc ils ne lisent plus, ils ne se posent plus sur un texte, non, etc. La moyenne pour ces jeunes, elle est de 4h20 par jour sur les réseaux. 4h20 par jour. Et du coup, on a beaucoup de jeunes, ça arrive, moi, j’en ai vu même qui m’expliquaient ça et ce qu’ils avaient vécu, bah ils sont devenus addicts, ils sont dépendants. C’est comme une drogue, parce qu’il y a ce phénomène de l’algorithme que j’évoquais.

Et donc, vous avez des jeunes qui arrivent épuisés en cours et qui, après, en effet, ont besoin d’être sur leur téléphone pour vérifier, échanger, aller sur les réseaux. Mais c’est vraiment une crise de l’attention et donc, de l’apprentissage, de la possibilité d’apprendre. Donc, d’abord, première chose, c’est la prévention des familles, des profs. Et la bataille qu’on est en train de remettre, on n’a jamais lâché, mais en avant, sur la lecture qui est clé, parce que c’est l’antidote absolu. Comme je dis à beaucoup de ces jeunes, que vous alliez sur les réseaux, mais encore plus sur l’IA, c’est une ode à la lecture, l’intelligence artificielle, parce qu’une intelligence artificielle, c’est juste un supercalculateur qui a lu beaucoup de livres. Donc, plutôt que de dépendre de lui, lisez vous-même un maximum de livres, ça vous rendra plus intelligents et autonomes, et ça vous débarrassera de ce truc.

Je ferme cette parenthèse, là aussi. Donc, c’est la prévention, c’est expliquer, c’est les accompagner. C’est ensuite faire ressortir qu’on est malheureux quand on est en situation de dépendance. Quelle qu’elle soit, on n’est pas bien. Et la troisième chose, c’est l’interdiction qui l’accompagne. Et donc la stratégie, c’est interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans. Et on va beaucoup mieux préparer les jeunes à cela, ce qui fait qu’on aura, c’est ce qu’on croit profondément, moins de comportements addictifs. Puis la deuxième chose, c’est l’interdiction assumée du portable. Je pense que vos jeunes sont plutôt lycéens, donc le portable n’est pas interdit. Donc comme c’est que l’établissement qui fait, il y a moins de consensus. On l’avait fait dans les collèges de manière expérimentale. On l’a généralisé, donc, en septembre dernier. Les retours qu’on a, je parle sous le contrôle, s’il y a des enseignants ici et des rectorats, c’est que ça marche plutôt bien, parce que comme c’est une interdiction nationale, c’est assumé. Alors, il y a des techniques diverses, il y en a qui ont mis des casiers, il y en a qui disent que c’est interdit de la cloche à la cloche. Mais en tout cas, ça, maintenant, on l’installe. Plus de portable au collège. Vous aurez du coup des jeunes qui, quand même, ont été habitués à autre chose. Et à partir de la rentrée prochaine, on veut faire plus de portables au lycée pour vraiment aller au bout de cette démarche et dire : ce n’est pas le lieu où vous devez faire ça, c’est le lieu où vous apprenez et puis, c’est le lieu où vous échangez. Parce que sinon, je vous défie d’aller en cours de récréation dans un lycée à la seconde. Vous pouvez avoir des jeunes, parfois les adultes ne sont pas mieux. Regardez les transports en commun ou autre qui sont la tête comme ça à 2 mètres. Il n’y a plus aucune interaction, il n’y a plus d’humanité. Et donc, je pense, c’est à la fois prévention, accompagnement et interdiction. Et on va le faire au niveau national.


Source : site de l'Élysée

vivien

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Réponse d'Emmanuel Macron sur le risque de contournement de l'interdiction



Version Texte :

Professeure de ventes (CAP au BAC Pro métiers du commerce et de la vente)

J’aimerais rebondir sur votre mesure qui consiste à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Je pense que c’est peut-être une méthode radicale qui pourrait avoir des conséquences à long terme par rapport à ce que je perçois, moi, avec les jeunes. Ça pourrait créer une frustration. Certains pourraient, par exemple, utiliser des méthodes contournées pour accéder à ces réseaux sociaux. On le voit, par exemple, avec l’alcool. La restriction n’a pas empêché les jeunes d’être alcooliques, de consommer l’alcool, des mineurs. Donc, ça veut dire que si on met en place une mesure radicale pour les moins de 15 ans, ils vont certainement s’allier à des jeunes de plus de 16 ans, 18 ans, pour accéder aux réseaux sociaux. Est-ce que cette mesure radicale est efficace ? Est-ce que ce ne serait pas un peu risqué ?

Réponse d'Emmanuel MACRON

Mais en vrai, si j’avais des réseaux sociaux qui coopèrent, je pourrais leur dire, faites des contenus pour les jeunes. Ils ne coopèrent pas. Ce n’est pas leur intérêt, ils ne le feront pas. Et ça va nous prendre des années, et je pense qu’on n’y arrivera pas. Ce que vous dites est tout à fait vrai. Mais d’abord, la première vertu de l’interdit, c’est de dire : on sait que c’est mauvais. Moi, ma responsabilité, c’est d’abord d’aller jusqu’au bout. On sait que c’est mauvais pour un jeune avant 15 ans. Il y a même des scientifiques qui disent avant 16 ans. Si je sais que c’est mauvais, est-ce que je suis bien inspiré de le laisser ? Non. 2) je donne une norme. Donc toutes les familles qui sont prêtes, qui disent : « on m’a dit que c’est mauvais, les scientifiques le disent, le Gouvernement français, le législateur français dit que c’est mauvais, on va voter une loi », là, je peux vous dire qu’une écrasante majorité des familles, elles diront : « non, on va le respecter. » Et c’est tout à fait vrai. Il y a malgré tout des gens qui essaieront de contourner. Mais est-ce que ce sera la majorité ? Non. Et ils vont progressivement réfléchir.

Vous avez pris la très bonne comparaison avec l’alcool. Aujourd’hui, combien de jeunes de 14 ans sont alcooliques ou boivent ? C’est très, très, très minoritaire. C’est tout petit. Alors, c’est des jeunes qui, parfois, d’ailleurs, sont laissés... La plupart du temps des jeunes qui sont dans des familles éclatées, des jeunes qui sont dans des situations familiales très dures. Mais sincèrement, je ne connais pas beaucoup de familles qui font boire leurs enfants. Je n’en connais pas. Avant l’âge, il y en a qui peut-être déroge, qui commence à 16 ans pour faire goûter tel ou tel alcool, ou dans les fêtes de famille. Mais on l’a tous pris. Il y a 50 ans, quand il n’y a pas d’interdiction qui était passée, enfin, ça a commencé sous Mendes, je peux vous dire que c’était très jeune. Donc ça marche. Et je ne peux pas, en sachant ça, en ayant un consensus, dire : on laisse les familles sans normes. Donc est-ce que ce sera 100 % du jour au lendemain ? Non, parce qu’on ne va pas mettre un contrôle social derrière chacun. Mais enfin, comme il y aura une vérification d’identité, il faudra que l’adulte ou un majeur de la famille aille ouvrir le compte ou la plateforme pour que le jeune y aille. Il y en aura, vous avez raison. Mais je pense quand même qu’on aura avancé dans la bonne direction et qu’on aura engagé un maximum de jeunes. Un maximum. Et de ce qu’on a fait pour l’alcool comme ce qu’on a fait pour le tabac, comparaison n’est pas raison, bah il faut le faire pour les réseaux. Et c’est la même chose que ce que vous avez dit sur l’alcool. Il y a des jeunes, très jeunes parfois, qui fument. Et c’est interdit. On leur fait comprendre. Donc, on ne passera pas à zéro. Mais je pense que c’est la méthode la plus efficace si on considère, et c’est ce que maintenant nous disent les scientifiques, que c’est un vrai risque. Et c’est un risque affectif, émotionnel et cognitif. C’est ça qu’il faut comprendre. C’est-à-dire que ça change la manière de se comporter avec les autres, les réseaux sociaux. Ça change la manière d’évoluer en société. Et ça change la manière d’apprendre et ça l’abîme. Donc, pour toutes ces raisons, je crois vraiment qu’il faut le faire.


Source : site de l'Élysée

chad86

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C’est la majorité numérique que vous défendez, c’est ça ?

Macron n'a rien à voir là dedans c'est une initiative européenne et même mondiale
le but, encore une fois, c'est l'imposition de l'identité numérique pour tous


vivien

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Pour moi, c'est la France qui a amené l'Europe à travailler sur ce sujet.

Un petit peu d'histoire : L’intention de la France, portée par la loi du 7 juillet 2023 (dite loi Marcangelli) visant à instaurer une « majorité numérique » à 15 ans, a en effet percuté de plein fouet le cadre juridique de l'Union européenne.

Lors de l'examen de la loi, le Conseil d'État et les juristes du gouvernement avaient identifié un risque majeur lié à la directive sur le commerce électronique (2000/31/CE).

La règle : Une plateforme (comme Meta ou TikTok) est soumise à la loi du pays où se trouve son siège social européen (souvent l'Irlande).

Le conflit : La France ne peut pas, en théorie, imposer unilatéralement ses propres règles techniques à des entreprises établies ailleurs dans l'UE, sauf dérogations très strictes.

Comme toute loi touchant au numérique, le texte a dû être « notifié » à la Commission européenne. Celle-ci a rendu un avis très réservé, voire négatif, estimant que :
- La France empiétait sur le DSA (Digital Services Act), qui est un règlement européen s'appliquant directement à tous les États membres sans qu'ils aient besoin de légiférer de leur côté.
- La mesure était jugée disproportionnée par rapport à la liberté d'expression et d'accès à l'information des mineurs.

Le gouvernement a retardé la publication des décrets d'application pour éviter d'être attaqué devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE).

En novembre 2023, un arrêt de la CJUE a confirmé qu'un État ne pouvait pas imposer d'obligations générales à des plateformes situées dans un autre État membre, ce qui a quasiment condamné la version initiale de la loi française.

Pour lever le blocage, la France a fait du lobbying au niveau Européen, qui a abouti en 2025 à la possibilité que les états mettent des limites d'ages.

Comme je l'ai déjà écrit plus haut, tout est fait pour garantir l'anonymat. Il faut juste avoir confiance dans le prestataire tiers de confiance, qui est le seul à connaitre ton identité. Ce tiers de confiance pourrait être ta banque. Il est probable que La Poste se positionne sur ce segment en plus de société étrangères comme Yoti ID (développée au Royaume-Uni, avec un siège à Londres).


Limite proposée par les députés européens : bien noter la phrase "tout en permettant l’accès des 13-16 ans avec le consentement parental." qui a permis son adoption.

Communiqué de presse du parlement Européein du 26 novembre 2025 :


Il faut avoir au moins 16 ans pour accéder aux réseaux sociaux, selon les députés

Résumé :
- Forte inquiétude concernant les risques physiques et psychiques encourus par les mineurs en ligne, dont 25% font un usage "problématique" du smartphone 
- Une application plus stricte de la règlementation numérique de l’UE, des amendes et d’éventuelles interdictions prévues pour les plateformes non conformes
- Interdiction des algorithmes de recommandation basés sur le profilage et des "boîtes à butin" dans les jeux
- Un appel à agir contre les outils d’IA générative, comme les deepfakes et les applications de nudité

Les députés demandent une action ambitieuse pour protéger les mineurs en ligne, l'harmonisation de l'âge minimum à 16 ans et l’interdiction des pratiques addictives les plus nocives.

Mercredi, les députés ont adopté un rapport non-législatif par 483 voix pour, 92 contre et 86 abstentions, exprimant leur profonde inquiétude face aux risques pour la santé physique et mentale auxquels les mineurs sont exposés en ligne. Ils ont appelé à renforcer la protection contre les stratégies manipulatrices susceptibles d’accentuer la dépendance et de nuire à la capacité des enfants à se concentrer ou à interagir sainement avec les contenus numériques.

Un âge minimum pour les plateformes de médias sociaux

Afin d’aider les parents à gérer la présence numérique de leurs enfants et à garantir une utilisation adaptée à leur âge, le Parlement propose de fixer à 16 ans l’âge minimum harmonisé dans l’UE pour accéder aux réseaux sociaux, aux plateformes de partage de vidéos et aux compagnons d’IA, tout en permettant l’accès des 13-16 ans avec le consentement parental.

Soutenant les travaux de la Commission sur le développement d’une application européenne de vérification de l’âge et du portefeuille européen d’identité numérique (eID), les députés insistent pour que les systèmes de confirmation de l’âge soient fiables et respectent la vie privée des mineurs. Ces systèmes ne dispensent pas les plateformes de leur responsabilité de veiller à ce que leurs produits soient sûrs et adaptés à l'âge dès leur conception, ajoutent-ils.

Pour encourager le respect du règlement sur les services numériques (DSA) et des autres législations pertinentes, les députés suggèrent que les cadres supérieurs pourraient être tenus personnellement responsables en cas de non-respect grave et persistant, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs et la vérification de l’âge.

Une action renforcée de la Commission

Le Parlement demande également:

- l’interdiction des pratiques addictives les plus dangereuses et la désactivation par défaut des autres fonctionnalités addictives pour les mineurs (notamment le défilement infini, la lecture automatique, le rechargement de la page "pull-to-refresh", les boucles de récompense et les pratiques préjudiciables de ludification) ;

- l’interdiction des sites ne respectant pas la règlementation européenne ;

- des mesures pour lutter contre les technologies de persuasion, comme la publicité ciblée, le marketing d’influence, la conception addictive et les interfaces trompeuses, dans le futur règlement sur l’équité numérique ;

- l’interdiction pour les mineurs des systèmes de recommandation basés sur l'engagement ;

- l’application des règles du DSA aux plateformes vidéo en ligne et l’interdiction des boîtes à butin et autres mécanismes aléatoires présents dans les jeux (monnaie intégrée, roue de la fortune, progression payante) ;

- la protection des mineurs contre l’exploitation commerciale, notamment en interdisant aux plateformes d’offrir des incitations financières au "kidfluencing" (mineurs agissant comme influenceurs) ;

- une action urgente pour répondre aux enjeux éthiques et juridiques posés par les outils d’IA générative, y compris les deepfakes, les chatbots de compagnie, les agents d’IA et les applications de nudité alimentées par l’IA (capables de générer des images manipulées non consenties).

Citation

La rapporteure Christel Schaldemose (S&D, Danemark) a déclaré au cours du débat : "Je suis fière de ce Parlement, qui nous permet d'agir ensemble pour protéger les mineurs en ligne. Associées à une application stricte et cohérente de la loi sur les services numériques, ces mesures renforceront considérablement le niveau de protection des enfants. Nous tirons enfin un trait sur le passé. Nous disons clairement aux plateformes : vos services ne sont pas conçus pour les enfants. Et l'expérience s'arrête là."

Contexte

Selon les études citées dans le rapport, 97% des jeunes se connectent à internet chaque jour et 78% des 13 à 17 ans consultent leur appareil au moins une fois par heure. Dans le même temps, un mineur sur quatre présente un usage du smartphone qualifié de "problématique" ou "dysfonctionnel", c’est-à-dire assimilable à une dépendance.

Selon l’Eurobaromètre 2025, plus de 90% des Européens estiment qu’il est urgent d’agir pour protéger les enfants en ligne, notamment face à l’impact négatif des réseaux sociaux sur la santé mentale (93%), au cyberharcèlement (92%) et à la nécessité de limiter l’accès aux contenus inadaptés (92%).

Les États membres commencent à agir et mettent en place des mesures telles que des limites d’âge et des systèmes de vérification.


Source : Communiqué de presse du parlement Européein - le 26 novembre 2025

hwti

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Afin de garantir le respect de cette règle, le collège a acquis des pochettes anti-ondes destinées aux élèves qui se présenteront avec un téléphone ou un dispositif électronique de communication. A l’entrée du collège, chaque élève concerné aura l’obligation de ranger son téléphone dans sa pochette qui restera close toute la journée. Il demeurera responsable de son téléphone. A la fin des cours, les pochettes seront déverrouillées au moyen de clefs magnétiques mises à disposition à la sortie de l’établissement.
Bizarre, il n'y a pas d'externes ?
Je ne vois pas sur quelle base le collège pourrait interdire l'usage des téléphones "toute la journée", donc en dehors de l'établissement le midi.

Comme je l'ai déjà écrit plus haut, tout est fait pour garantir l'anonymat. Il faut juste avoir confiance dans le prestataire tiers de confiance, qui est le seul à connaitre ton identité. Ce tiers de confiance pourrait être ta banque. Il est probable que La Poste se positionne sur ce segment en plus de société étrangères comme Yoti ID (développée au Royaume-Uni, avec un siège à Londres).[/size]
Non, tout n'est pas fait, les lois n'imposent pas clairement :
 - le double anonymat (et des sanctions dissuasives en cas de fuites ou de mauvaises implémentations)
 - l'interdiction de se servir de cette excuse pour du profiling supplémentaire (là c'est très difficile de réglementer, et en l'absence de système de vérification public et gratuit les sites sont naturellement conduits à forcer la création de comptes pour limiter leur couts)
Et se reposer sur un prestataire qu'on ne peut pas contrôler et qui peut forcément être piraté est risqué.
Personnellement, je ne ferais pas confiance en tout système "online" pour lequel je ne peux pas vérifier quelle est la nature des informations transmises.

chad86

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Citer
c'est la France qui a amené l'Europe à travailler sur ce sujet
pas du tout


"""
L’UE discute d’identité numérique depuis longtemps (eIDAS 2014), mais l’idée d’une identité numérique pour tous, utilisable pour se connecter aux services en ligne, devient centrale avec :

    eIDAS 2.0, proposé en 2021, négocié jusqu’en 2023–2024

    création du “European Digital Identity Wallet”

USA =>

auditions au Congrès sur Meta et Instagram (2021)

premiers projets de loi sur la sécurité des mineurs (KOSA, 2022)
"""

c'est classique quand on veut imposer quelque chose de mondial
de faire des pseudos "initiatives" nationales
pour dire "ah regarde l'Australie l'a fait"

tout ça est dans les cartons depuis longtemps
comme la fin du cash (c'est lié)

en 2018 je lisais le rapport de l'UE (l'objectif de contrôle total de la monnaie est bien plus ancien)
ayant pour objectif la fin du cash
en commençant par les gros billets

"""
En réponse à l’invitation du Conseil européen, elle a défini une boussole numérique pour traduire les ambitions de l’UE pour 2030 en termes concrets.
Cette boussole définit un certain nombre d’étapes et d’objectifs que l’identité numérique européenne contribuera à atteindre.

Par exemple, d’ici à 2030, tous les services publics clés devront être disponibles en ligne, 80 % des citoyens pourront utiliser un moyen d’identification numérique et chaque citoyen aura accès à son dossier médical électronique.

En matière d’identité numérique, l’ambition de la Commission européenne est nettement affichée : donner aux entreprises, aux citoyens et aux résidents européens les moyens d’agir. Cette ambition est clairement définie dans la Déclaration de Principes Numériques adoptée ce 26 janvier 2022 par la Commission européenne en vue d’être signée de manière conjointe par les trois institutions de l’UE
"""

https://ingroupe.com/fr/observatoire/identite-numerique-transformation-union-europeenne/

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/13017-Declaration-de-principes-numeriques-une-approche-europeenne-pour-la-societe-numerique_fr

5 septembre 2018
""Accès pour tous à une identité numérique d’ici 2030 : les dirigeants africains, le Groupe de la Banque mondiale et les partenaires se mobilisent""

https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2018/09/25/african-leaders-the-world-bank-group-and-partners-catalyze-action-to-ensure-that-everyone-in-africa-has-a-digital-identity-by-2030

"""
L'identification électronique (eID) est un élément essentiel pour assurer la sûreté et la sécurité des transactions numériques.
Il sert de preuve d'identité numérique, permettant aux individus d'accéder à des services en ligne, d'effectuer des transactions électroniques et d'interagir avec les plateformes gouvernementales avec un niveau de confiance plus élevé.
Un système d’identification électronique vérifie l’identité d’une personne, en veillant à ce que les services soient fournis à la personne légitime, en particulier dans des domaines sensibles tels que les services bancaires. Le défi consiste à créer un système qui fonctionne de manière transparente au-delà des frontières et des industries.

Avant 2014, l’absence de base juridique commune a empêché les pays de l’UE de reconnaître et d’accepter les schémas d’identification électronique délivrés dans d’autres pays de l’UE. L’interopérabilité transfrontière insuffisante des systèmes nationaux a également empêché les citoyens et les entreprises de tirer pleinement parti d’une UE numérique.
Le règlement sur l’identification électronique, l’authentification et les services de confiance (eIDAS),
introduit en 2014, a permis l’utilisation d’identifiants électroniques nationaux pour les services publics en ligne au-delà des frontières de l’UE
"""

https://digital-strategy.ec.europa.eu/fr/policies/electronic-identification


2030 approche
l'euro numérique (et les autres monnaies de banques centrales partout dans le monde) c'est pour 2029
il faut accélérer
le porno c'est fait
maintenant on passe aux RS

bon tout est dit par nos grands capitalistes je pense =>

"""
Nous avons besoin d'une stratégie nationale d'identité numérique cohérente et axée sur les résultats — une stratégie qui mesure les progrès, qui donne au secteur privé les moyens d'aller au-delà du gouvernement et qui permette à l'identité numérique de devenir un moteur de croissance économique et de confiance d'ici 2030
(...)
Bien mise en œuvre, l'identité numérique ne sera pas perçue comme un outil de surveillance ou de contrôle ; elle constituera la pierre angulaire d'un Royaume-Uni numérique plus sûr, plus efficace et respectueux de la vie privée, donnant aux citoyens les moyens d'agir, permettant aux entreprises de prospérer et aidant le gouvernement à fournir des services publics plus intelligents et mieux connectés.

L'identité numérique est un élément fondamental de l'infrastructure numérique britannique qui permettra l'identification, les paiements et le partage intelligent des données afin de développer notre économie numérique tout en garantissant sa sécurité"""

https://www.techuk.org/resource/digital-id-2030-building-a-digital-uk-based-on-a-digital-government-backbone.html


____________________________________________

""Les internautes [chinois] doivent soit se prendre en photo avec leur pièce d’identité, soit entrer leur numéro de téléphone, les cartes SIM n’étant elles-mêmes délivrées qu’après enregistrement de l’identité réelle en magasin et reconnaissance faciale""

https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/17/une-nouvelle-identite-numerique-pour-controler-encore-davantage-l-internet-chinois_6621732_3210.html


""La Chine introduira [à la mi juillet] un numéro d’identification numérique personnel pour les internautes
(...)
Son introduction est prévue dans la loi sur les «mesures de gestion d’un service national d’authentification de l’identité virtuelle», qui a été présentée l’année dernière comme projet de loi et a été adoptée depuis

(...)

Interrogé par CNN, Xiao Qiang, qui fait des recherches sur la liberté d’Internet à l’Université de Berkeley, a critiqué le nouveau système gouvernemental : «Il s’agit d’un système d’identification unifié contrôlé par le gouvernement, capable de surveiller et de bloquer les internautes en temps réel.»

Selon lui, c’est bien plus qu’un «simple outil de surveillance». «L’infrastructure du totalitarisme numérique» est en passe d’être construite. Il a averti qu’il sera ainsi à l’avenir beaucoup plus facile pour le gouvernement de retirer l’accès des internautes à plusieurs plateformes à la fois.

(...)
Il y a aussi des doutes quant à la promesse des autorités selon laquelle l’identifiant Internet est facultatif.""


https://posteo.de/fr/news/la-chine-introduit-un-identifiant-internet-officiel

___________________________________

en 2023 l'Assemblée française a votée une loi pour l'identité numérique d'ici 2027
à l'époque il n'était pas question que cela soit obligatoire pour les RS
tout comme le pass sanitaire ne devait pas au départ empêcher l'accès aux bars

[désolé pour le pavé]









chad86

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il faut bien comprendre que cette histoire de RS interdits aux moins de 15 ans n'est qu'un prétexte bidon pour la suite
que la France ait poussé sur ce point précis peut-être
mais c'est du théâtre

chad86

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j'ai oublié l'Inde
je ne pense pas assez souvent à ce pays

"""
Aadhaar (en place depuis 2016, mais toujours en évolution)

    Identité numérique biométrique obligatoire pour de nombreux services publics.
    Utilisé pour : prestations sociales, fiscalité, ouverture de comptes bancaires, cartes SIM, etc.
    Encadré par l’Aadhaar Act (2016), régulièrement amendé pour limiter les usages abusifs
"""

"""
Digital Personal Data Protection Act (DPDP Act, 2023–2024)

Elle encadre notamment :

    la collecte et le traitement des données d’identité,
    les obligations des plateformes,
    la vérification de l’âge et le consentement parental pour les mineurs

Elle est au cœur des discussions actuelles sur l’accès des mineurs aux réseaux sociaux
"""

"""
India Stack : un ensemble d’API publiques (Aadhaar, eKYC, signatures numériques, DigiLocker).
DigiLocker : coffre-fort numérique officiel pour documents (permis, diplômes…).
National Digital Health Mission (NDHM) : identité numérique de santé (Health ID).

Ces projets visent à créer un écosystème complet d’identité numérique
"""

"""
Le gouvernement indien envisage :

Une restriction d’accès pour les moins de 16 ans, inspirée du modèle australien.
Un système d’accès différencié : certains types de comptes seraient accessibles, d’autres non.
Un renforcement de la vérification d’âge (via DPDP Act).
Un consentement parental vérifiable pour tout mineur de moins de 18 ans (déjà obligatoire via DPDP)
"""

c'est beau cette synchronisation mondiale ;D ;D
c'est dans les cartons depuis plus de 10 ans en réalité
c'est juste que là c'est le bon moment et 2030 approche

fin du cash, id numérique...
tout ceci ne sont que des outils de plus
(mais particulièrement puissants.
plus de cash = plus aucune transaction anonyme
je pense d'ailleurs que c'est un des buts principaux)

Snowden en 2013 =>

"""
les régimes autoritaire clef en main deviennent possibles grâce aux outils de surveillance
"""
« Modifié: Aujourd'hui à 21:01:07 par chad86 »

pioup

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Comme je l'ai déjà écrit plus haut, tout est fait pour garantir l'anonymat. Il faut juste avoir confiance dans le prestataire tiers de confiance, qui est le seul à connaitre ton identité. Ce tiers de confiance pourrait être ta banque. Il est probable que La Poste se positionne sur ce segment en plus de société étrangères comme Yoti ID (développée au Royaume-Uni, avec un siège à Londres).

Désolé mais c'est faux. Un tiers de confiance comme Sumsub met 1 an et demi à voir une fuite de données. Un prestaire pour des mineurs, c'est donc sans banque, on veut vraiment stocker les cartes d'identités, photos ou empreinte si jeune avec le risque que cela engendre. Sachant qu'on met le point sur les mineurs, mais si ce n'est pas contournable par un simple " j'ai plus de 18 ans " à cocher, ça s'appliquera donc à tout le monde.