Auteur Sujet: Grandir et vivre avec les réseaux sociaux : quels impacts sur la santé mentale ?  (Lu 768 fois)

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jerome34

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La solution c’est l’interdiction pour les mineurs. Qui aura le courage politique de le dire ?

vivien

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Pour l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, c'est voté. Il reste la mise en œuvre.
Pour les réseaux toxiques pour les 15-18 ans, les algorithmes addictifs de TikTok pourraient contrevenir aux règles de l’UE et donc la plateforme va être obligé de les changer ou elle pourrait être bloquée en Europe. Les sanctions des réseaux sociaux VLOPSEs seraient du ressort de la Commission européenne.

Le VLOPSEs (Very Large Online Platforms Search Engines) sont définis et désignés par la Commission européenne dans le cadre du Règlement sur les Services Numériques (DSA - Digital Services Act). C'est la Commission européenne qui détient le pouvoir exclusif de désignation, quand elle dépasse 45 millions d'utilisateurs mensuels actifs dans l'Union européenne (10 % de la population européenne).

Liste des VLOPSEs en 2026 : AliExpress, Amazon Store, App Store, Pornhub, Booking.com, Google Search, Google Play, Google Maps, Google Shopping, YouTube, Shein, LinkedIn, Facebook, Instagram, Bing, XNXX, Pinterest, Snapchat, Stripchat, TikTok, X (ex Twitter), Temu, XVideos, Wikipedia, Zalando.

L’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans approuvée par les députés

Les députés ont approuvé, lundi 26 janvier 2026, par 130 voix contre 21, la proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Emmanuel Macron a salué le vote, le qualifiant d’« étape majeure ».

Le texte modifié et adopté dit que « l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de 15 ans » Dans l’exposé des motifs de l’amendement, on trouve « les plateformes devront mettre en œuvre des dispositifs de vérification d’âge pour assurer l’effectivité de cette mesure ».

Un amendement de la députée Parti socialiste du Val-d’Oise adopté par l’Assemblée nationale, énonce par exemple que les réseaux sociaux « garantissent que les mineurs ne sont pas exposés à une pression commerciale excessive. La promotion de produits ou services susceptibles d’altérer la santé physique ou mentale des mineurs est proscrite ». Les sanctions des réseaux sociaux VLOPSEs seraient du ressort de la Commission européenne, même si tous les pays ne mettent pas la même limite d'age (on parle de 16 ans dans certains pays, j'aimerais bien que tout soit unifié, mais c'est compliqué).

Officiellement, cela rentre en vigueur au 1er septembre 2026 pour les nouveaux comptes et au 31 décembre 2026 pour les comptes existants :



Source : France 24, le 26 janvier 2026 et RTL pour l'interviw de Gabriel Attal (président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale)

Maintenant quand on voit les nombreux problèmes rencontrés (y compris au niveau judiciaire) par l’Arcom pour le blocage des sites pornographiques qui n’ont pas de vérification d’âge strict, je pense personnellement que cela va prendre du temps à être mis en place, même si l'Australie a depuis le 10 décembre dernier interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans (avec contrôle d'âge obligatoire). L'Australie est le premier pays démocatrique à imposer un contrôle strict de l'age.

Le texte adopté lundi 26 janvier 2026 prévoit également l’interdiction de l’usage des téléphones portables dans l’enceinte des lycées par les adolescents. Les représentants syndicaux estiment que cela sera très compliqué (ce n'est pas encore généralisé dans les collèges, même si c'est en train de s'accélérer suite à ce vote, plusieurs collèges qui n'avaient rien mis en place pour éloigner les élèves des portables prévoient de le faire au plus tard à la rentrée prochaine). Edouard Geffray tentait de rassurer sur Franceinfo : « Il y a le principe d’interdiction, et ensuite il y a les dérogations qui seront fixées dans le règlement intérieur ».

Mise en place du dispositif « Portables en pause » à compter du lundi 9 mars 2026 dans un collège parisien :
  cliquez sur les miniatures ci-dessous - les documents sont au format PDF)
     

vivien

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Mineurs et réseaux sociaux : un vent d’interdiction va souffler sur l’Europe

Alors que la France a interdit fin janvier les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, plusieurs pays européens devraient faire de même. La balle est dans le camp de la Commission européenne pour mettre en œuvre techniquement l’application de cette interdiction et mieux réguler les plateformes numériques qui hébergent ces réseaux, notamment les géants de la tech américains. C’est le débat de la semaine dans Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat (diffusée samedi 14 février à 16h30).



C’est une première en Europe. L’Assemblée nationale a voté, fin janvier, l’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Une interdiction qui vise à protéger les jeunes des effets nocifs de ces réseaux : trouble de l’attention, stress et anxiété, exposition à la violence, harcèlement… “Le constat du danger de ces plateformes pour la santé mentale des jeunes est désormais partagé. Début 2024, le président de la République Emmanuel Macron avait lancé une commission d’experts sur les effets des écrans sur les enfants, et parmi les conclusions, il y avait cette majorité numérique”, se réjouit Stéphanie Yon-Courtin, eurodéputée française, membre du groupe centriste Renew au Parlement européen, interrogée dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat.

Alors que le Parlement européen a voté, en novembre dernier, un rapport préconisant cette interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans, plusieurs états-membres de l’Union européenne souhaitent emboîter le pas de la France. C’est le cas de l’Espagne, du Portugal, du Danemark ou encore de la Roumanie. A l’automne dernier, l’Australie a été le premier pays au monde à adopter cette interdiction. “Je ne suis pas sûr que cette mesure fonctionne réellement, car les jeunes trouveront toujours un moyen de contourner cette interdiction”, estime Ivaylo Valchev, eurodéputé bulgare, membre du groupe des Conservateurs et Réformistes européen, à la droite de l’hémicycle. “Comme on dit en Bulgarie, la loi est une porte au milieu du champ. On peut passer par cette porte, mais on peut aussi la contourner.”

“Les contournements existeront toujours, mais il faut une protection minimale de nos jeunes”, lui répond son homologue française. “C’est la même situation que pour l’alcool, interdite aux moins de 18 ans. Mais quel jeune n’a pas essayé de boire un peu d’alcool avant cet âge ?”

Dans le cadre de son plan de lutte contre le cyberharcèlement présenté ce mardi, l’Union européenne va mettre en place un groupe d’experts sur la protection de l’enfance afin de la conseiller sur une future restriction d’âge à l’échelle européenne.

Un système de vérification d’âge solide

Si chaque état-membre peut voter l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, la mise en œuvre technique de cette mesure relève de la compétence de la Commission européenne qui régule le secteur du numérique en Europe. Une carte d’identité numérique est testée en ce moment dans 5 pays de l’UE, dont la France, afin de permettre une identification sécurisée des utilisateurs des plateformes.

Une possible atteinte aux données personnelles et de surveillance politique, estime l’eurodéputé bulgare Ivaylo Valchev, qui prend l’exemple “d’un jeune qui deviendrait journaliste par la suite. Toutes ces traces numériques pourraient être utilisées contre lui par le pouvoir.”

Un aveu d’échec dans la régulation des plateformes numériques

Cette interdiction des réseaux sociaux aux mineurs révèle-t-elle l’échec de la régulation européenne des plateformes numériques qui les hébergent, notamment les géants de la tech américains ? L’Union européenne a pourtant adopté ces dernières années le règlement sur les services numériques (DSA pour Digital Services Act) qui oblige ces plateformes à lutter contre les contenus violents, la désinformation et faire la transparence sur leurs algorithmes. D’ailleurs la justice française enquête actuellement sur Grok, l’intelligence artificielle de ce réseau social X (ex-Twitter), propriété d’Elon Musk, qui détourne de personnes réelles pour les dénuder.

“J’ai appelé à suspendre Grok pendant 6 mois si jamais cette IA continue à dénuder des femmes. Le principe est simple : ce qui est interdit dans la vie réelle doit l’être sur le numérique”, rappelle Stéphanie Yon-Courtin.


Source : Public Sénat, publié le 14 février 2026 par Alexandre Poussart

vivien

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On voit certains pays partir sur une interdiction des réseaux sociaux au moins de 16 ans : C'est la limite proposée par les députés européens, tandis que la commission française constituée d’experts de la société civile qui a réalisé le rapport « Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu » prône une :
- Un accès aux " réseaux sociaux éthiques " à partir de 15 ans (donc sans TikTok pour donner un exemple concret)
- Un accès complet à internet à partir de 18 ans

En France :

5 Les réseaux sociaux : pas avant 15 ou 18 ans

L’adolescence étant une période critique à bien des titres : il convient d’engager d’ores et déjà les moyens de mieux protéger les adolescents, et notamment les filles, de tout ce qui n’est pas éthique dans les médias sociaux, en particulier la mobilisation de procédés de type addictifs et enfermants. En effet, la communauté scientifique s’accorde pour dire que les médias sociaux ont le potentiel de tout à la fois créer des bénéfices aux adolescents, et nuire à leur santé mentale. Or, alors que l’usage des réseaux sociaux est aujourd’hui quasi universel, l’impact négatif, même limité, peut concerner un nombre très important d’adolescents fragilisés. Les médias sociaux constituent pour eux un facteur de risque supplémentaire dont il faut les protéger.

En matière de réseaux sociaux, la loi du 7 juillet 2023 (dite « loi Marcangeli ») a fixé une majorité numérique à 15 ans, pour l’inscription et l’utilisation des réseaux sociaux. En dessous de cet âge, l’inscription à un réseau social ne peut se faire que sur autorisation expresse de l’un des titulaires de l’autorité parentale. Ce principe important n’est cependant pas encore mis en œuvre en France, en raison notamment d’un sujet de cohérence avec le droit de l’Union européenne. Il convient au passage de noter, concernant les conditions d’accès aux réseaux sociaux, l’influence du droit américain. En effet, les règles d’âge déterminées par les réseaux eux-mêmes pour l’inscription, sont fixées à 13 ans le plus souvent, ce qui correspond aux exigences du droit américain (Children's Online Privacy Protection Act de 1998).




La Commission recommande de soumettre désormais la possibilité de s’inscrire sur un réseau social au respect de deux conditions cumulatives :

• Une condition d’âge, comme c’est déjà le cas actuellement sur le principe, mais dans une logique renforcée : en établissant cet âge à 15 ans (plus de dérogation possible avant 15 ans) et en se donnant les moyens de faire appliquer le respect de cette condition.

• Une condition liée aux modalités de conception même du réseau social, de fonctionnement de ses algorithmes, de définition de ses paramétrages. L’idée consisterait ainsi à ce que, pour les mineurs à partir de 15 ans la possibilité de s’inscrire sur un réseau ou une plateforme soit limitée aux seuls réseaux considérés comme éthiques, car fonctionnant selon des principes connus et garantissant l’absence de mécanismes addictogènes et enfermants ainsi que de contenus préjudiciables pour les jeunes.




5.1 Limiter l’accès aux réseaux sociaux considérés comme toxiques pour les moins de 18 ans

La Commission considère qu’il faut accompagner les jeunes pour répondre à leurs besoins en termes de sociabilisation et d’échanges. Il est important que l’utilisation des réseaux sociaux puisse avoir lieu de façon sécurisée. Aussi, la Commission est favorable à une règle claire et homogène permettant d’autoriser la mobilisation des réseaux sociaux à compter de 15 ans, mais auprès d’acteurs vertueux, et non de prédateurs.

La Commission n’est naturellement pas en mesure matériellement de dresser elle-même une « liste blanche » des « réseaux éthiques » sur lesquels les adolescents pourraient s’inscrire à partir de l’âge de 15 ans et considère que, quand bien même elle aurait été en mesure matériellement de le faire, cette tâche ne saurait lui incomber.

La question est alors avant tout de savoir comment identifier les services, environnements et activités les plus toxiques pour les mineurs, pour ensuite imposer un contrôle strict de l’âge (≥ 18 ans). Ainsi, il devrait revenir aux autorités étatiques d’identifier les réseaux sociaux qui devraient être soumis à une obligation de contrôle strict de non-accessibilité. En France, ce rôle pourrait être confié à l’Arcom, sous le contrôle du juge.

Un faisceau d’indices pourrait être défini à cette fin et composé, par exemple, des comportements suivants :
    • Nuire aux enfants de manière générale ;
    • Conduire à ce que les enfants subissent ou soient la cible de contacts préjudiciables ;
    • Soumettre les enfants à des comportements préjudiciables sans recours efficace ;
    • Exposer les enfants à l’exploitation par des contacts préjudiciables ;
    • Collecter des informations personnelles sensibles ;
    • Nuire aux enfants par ses systèmes de publicité ;
    • Nuire aux enfants par ses algorithmes, en particulier ceux reposant sur des flux addictifs ;
    • Porter atteinte aux enfants par des fonctions d’incitation ou d’engagement, notamment l’exposition aux likes et aux commentaires ;
    • Conduire à l’adoption de comportements compulsifs et sans limite de temps.

Plus largement, la Commission recommande qu’une démarche de convergence soit initiée au niveau européen, sous l’égide de la France et de tous les États membres qui souhaiteraient s’associer, pour que le respect de ce dispositif à deux conditions devienne la règle pour l’inscription des jeunes sur les réseaux sociaux dans l’ensemble de l’Union européenne.

vivien

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Limite proposée par les députés européens :

Communiqué de presse du parlement Européein du 26 novembre 2025 :


Il faut avoir au moins 16 ans pour accéder aux réseaux sociaux, selon les députés

Résumé :
- Forte inquiétude concernant les risques physiques et psychiques encourus par les mineurs en ligne, dont 25% font un usage "problématique" du smartphone 
- Une application plus stricte de la règlementation numérique de l’UE, des amendes et d’éventuelles interdictions prévues pour les plateformes non conformes
- Interdiction des algorithmes de recommandation basés sur le profilage et des "boîtes à butin" dans les jeux
- Un appel à agir contre les outils d’IA générative, comme les deepfakes et les applications de nudité

Les députés demandent une action ambitieuse pour protéger les mineurs en ligne, l'harmonisation de l'âge minimum à 16 ans et l’interdiction des pratiques addictives les plus nocives.

Mercredi, les députés ont adopté un rapport non-législatif par 483 voix pour, 92 contre et 86 abstentions, exprimant leur profonde inquiétude face aux risques pour la santé physique et mentale auxquels les mineurs sont exposés en ligne. Ils ont appelé à renforcer la protection contre les stratégies manipulatrices susceptibles d’accentuer la dépendance et de nuire à la capacité des enfants à se concentrer ou à interagir sainement avec les contenus numériques.

Un âge minimum pour les plateformes de médias sociaux

Afin d’aider les parents à gérer la présence numérique de leurs enfants et à garantir une utilisation adaptée à leur âge, le Parlement propose de fixer à 16 ans l’âge minimum harmonisé dans l’UE pour accéder aux réseaux sociaux, aux plateformes de partage de vidéos et aux compagnons d’IA, tout en permettant l’accès des 13-16 ans avec le consentement parental.

Soutenant les travaux de la Commission sur le développement d’une application européenne de vérification de l’âge et du portefeuille européen d’identité numérique (eID), les députés insistent pour que les systèmes de confirmation de l’âge soient fiables et respectent la vie privée des mineurs. Ces systèmes ne dispensent pas les plateformes de leur responsabilité de veiller à ce que leurs produits soient sûrs et adaptés à l'âge dès leur conception, ajoutent-ils.

Pour encourager le respect du règlement sur les services numériques (DSA) et des autres législations pertinentes, les députés suggèrent que les cadres supérieurs pourraient être tenus personnellement responsables en cas de non-respect grave et persistant, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs et la vérification de l’âge.

Une action renforcée de la Commission

Le Parlement demande également:

- l’interdiction des pratiques addictives les plus dangereuses et la désactivation par défaut des autres fonctionnalités addictives pour les mineurs (notamment le défilement infini, la lecture automatique, le rechargement de la page "pull-to-refresh", les boucles de récompense et les pratiques préjudiciables de ludification) ;

- l’interdiction des sites ne respectant pas la règlementation européenne ;

- des mesures pour lutter contre les technologies de persuasion, comme la publicité ciblée, le marketing d’influence, la conception addictive et les interfaces trompeuses, dans le futur règlement sur l’équité numérique ;

- l’interdiction pour les mineurs des systèmes de recommandation basés sur l'engagement ;

- l’application des règles du DSA aux plateformes vidéo en ligne et l’interdiction des boîtes à butin et autres mécanismes aléatoires présents dans les jeux (monnaie intégrée, roue de la fortune, progression payante) ;

- la protection des mineurs contre l’exploitation commerciale, notamment en interdisant aux plateformes d’offrir des incitations financières au "kidfluencing" (mineurs agissant comme influenceurs) ;

- une action urgente pour répondre aux enjeux éthiques et juridiques posés par les outils d’IA générative, y compris les deepfakes, les chatbots de compagnie, les agents d’IA et les applications de nudité alimentées par l’IA (capables de générer des images manipulées non consenties).

Citation

La rapporteure Christel Schaldemose (S&D, Danemark) a déclaré au cours du débat : "Je suis fière de ce Parlement, qui nous permet d'agir ensemble pour protéger les mineurs en ligne. Associées à une application stricte et cohérente de la loi sur les services numériques, ces mesures renforceront considérablement le niveau de protection des enfants. Nous tirons enfin un trait sur le passé. Nous disons clairement aux plateformes : vos services ne sont pas conçus pour les enfants. Et l'expérience s'arrête là."

Contexte

Selon les études citées dans le rapport, 97% des jeunes se connectent à internet chaque jour et 78% des 13 à 17 ans consultent leur appareil au moins une fois par heure. Dans le même temps, un mineur sur quatre présente un usage du smartphone qualifié de "problématique" ou "dysfonctionnel", c’est-à-dire assimilable à une dépendance.

Selon l’Eurobaromètre 2025, plus de 90% des Européens estiment qu’il est urgent d’agir pour protéger les enfants en ligne, notamment face à l’impact négatif des réseaux sociaux sur la santé mentale (93%), au cyberharcèlement (92%) et à la nécessité de limiter l’accès aux contenus inadaptés (92%).

Les États membres commencent à agir et mettent en place des mesures telles que des limites d’âge et des systèmes de vérification.


Source : Communiqué de presse du parlement Européein - le 26 novembre 2025

chad86

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Citer
La solution c’est l’interdiction pour les mineurs. Qui aura le courage politique de le dire ?

bah la loi vient d'être votée (encore en navette avec le Sénat...)
pareil en Australie et en Espagne et dans certains états américains
(les autres vont suivre)

c'est juste un cheval de Troie pour imposer l'identité numérique pour tous

puisque tous les adultes devront prouver leur majorité...

bien anticipé dans certains romans...
tout ça va se goupiller avec l'euro numérique (et donc la fin du cash) d'ici 2030 et au delà

"""
depuis 25 ans, de nombreux chercheurs, institutions et auteurs ont décrit un futur où :

-l’identité numérique devient obligatoire

-l’accès au web est conditionnel

-le web se fragmente en zones contrôlées

-les plateformes deviennent des gardiens d’accès

-l’anonymat disparaît

-la surveillance est intégrée à l’infrastructure

aujourd’hui, les lois (Australie, UE, Royaume‑Uni, Canada) et les technologies (IA, biométrie, identité numérique) rendent ces scénarios techniquement réalisables
"""

_______________________________

The End of Privacy – Reg Whitaker [1999]


-les États pousseront vers une identité numérique centralisée
-les services privés deviendront des “gardiens d’accès”
-la frontière entre surveillance publique et privée disparaîtra

________________________________


The Net Delusion – Morozov [2011]


-les gouvernements utiliseront la sécurité et la protection des mineurs comme justification
-l’accès au web deviendra conditionnel à une identité vérifiée
-les plateformes deviendront des outils de contrôle


==========================

sinon les RS sont toxiques pour tous, adultes compris
le pire étant TikTok avec un impact sur le circuit dopaminergique particulièrement marqué

vivien

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C'est une analyse complétement erronée pour la France et probablement l'Europe ! (mais valable pour la Russie ou la Chine)

La vérification de l’âge en France doit être effectuée par un prestataire de système de vérification de l’âge qui doit être indépendant du site. Ni le gouvernement, ni le réseau social n'ont connaissance de votre véritable identité.

Le recours à un tiers vérificateur indépendant est au cœur des recommandations de la CNIL depuis 2021.

Le référentiel de l’Arcom prévoit que les sites concernés, après une période transitoire, proposent aux internautes au moins une solution de vérification de l’âge dite en « double anonymat ». Ce type de solution permet de protéger au mieux la vie privée des internautes :
- le site auquel l’internaute accède reçoit la preuve de sa majorité, mais ne connaît pas son identité ;
- le prestataire de la solution de contrôle d’âge connaît l’identité de l’internaute, mais ne sait pas quels sites il consulte.

Confier ces fonctions à des acteurs différents rend possible une triple protection de la vie privée :
- celui qui fournit la preuve d’âge connaît l’identité de l’internaute mais ne sait pas quel site celui-ci consulte ;
- celui qui transmet la preuve d’âge au site peut connaître le site ou service que l’internaute consulte mais ne connaît pas son identité (dans la solution « idéale » développée plus bas, la preuve d’âge transite par l’utilisateur, ce qui permet un compartimentage entre les acteurs) ;
- le site ou service connaît l’âge de l’internaute (ou juste sa majorité) et sait qu’il consulte ce site, mais ne connaît pas son identité ni, dans certains cas, le service de vérification de l’âge utilisé.

Source : CNIL Vérification de l’âge en ligne : trouver l’équilibre entre protection des mineurs et respect de la vie privée

Le protocole repose principalement sur un concept cryptographique appelé « signature de groupe ». En termes cryptographiques, cette primitive permet à un utilisateur de signer anonymement au sein d’un groupe. Le terme « anonymement » est à prendre au sens cryptographique ici, au sens RGPD on parlerait de pseudonymat.

Étant donné une signature générée par un membre du groupe, il est impossible (hormis pour une autorité) de savoir quel membre l’a généré. Pour construire une telle primitive, nous combinons deux blocs fondamentaux en cryptographie :

- d’un côté des signatures numériques (qui permettent à quelqu’un de certifier une donnée et à quiconque de vérifier ensuite ce certificat) ;

- et de l’autre des preuves à divulgation nulle de connaissance (dites Zero-Knowledge ou ZK), qui permettent de prouver la connaissance d’un secret sans pour autant révéler ce dernier.

Grâce à la combinaison de ces primitives, une autorité peut générer une clé publique, ajouter des membres au groupe, en leur fournissant un certificat, valide sous la clé principale du groupe, de leur propre clé publique. Ensuite, les membres du groupe vont pouvoir signer des challenges à l’utilisateur, et ce dernier va pouvoir prouver qu’il possède une signature d’un challenge, par quelqu’un appartenant au groupe. De cette façon, les preuves ZK garantissent à la fois le pseudonymat de l’autorité qui a signé (via la propriété de ZK) et le fait que celle-ci est bien membre du groupe (via la propriété dite de soundness, c’est-à-dire que personne ne peut faire une fausse preuve). Ainsi, le site fournisseur de service est sûr de la validité de l’âge de l’utilisateur sans pour autant savoir qui l’a certifié.

Les schémas ci-dessous permettent de comprendre comment la preuve de faisabilité fonctionne :


Pour la personne, cette fonctionnalité puisse être « à sa main » :



Plus généralement, sur l’écosystème : les différents acteurs en présence et le système de gouvernance nécessaire à son fonctionnement.



Source : Laboratoire d'inovation Numériques de la Cnil, le 16 juin 2022 par Olivier Blazy, Jérôme Gorin, Martin Biéri et Côme Brocas

Pour donner un exemple de prestataire tiers de confiance, Yoti ID est en mesure de transmettre une classe d'age (exemple +15 ans) et uniquement cette information à un site qui le demande. Ton identité n'est pas dévoilée au site qui en fait la demande et Yoti ID ne sais pas sur quel site tu t'authéntifie.

Bien sur, cela nécessite d'avoir confiance dans Yoti ID.

chad86

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peu importe le fait que l'intermédiaire soit fiable ou non
ça veut dire la fin de l'internet sans devoir scanner ta tronche ou fournir une identité authentifiée

du moins en partie, car l'hypothèse d'un internet totalement verrouillé à moyen terme est peu probable (même en Chine c'est imparfait)

on peut envisager une intégration dans le navigateur. tout les sites devront refuser les navigateurs n'appliquant pas la vérification de l'e-id
et pénaliser le fait d'installer un navigateur non officiel

bien sur cette hypothèse est peu probable en occident dans l'état

mais ça veut dire e-id pour les administrations en ligne, les banques, les réseaux sociaux, le divertissement (Netflix...)

c'est déjà en place pour le porno (même s'il reste plein de sites encore accessibles et les VPN. une député de la majorité a dit vouloir interdire les VPN. ça viendra)

maintenant qu'on a "sauvé" les mineurs du porno
on s'attaque aux RS
après ça sera le gaming

et les gens vont s'y plier
c'est fou comme on accepte une société dystopique
en avançant par paliers et en invoquant des causes "louables"
la santé et la sécurité

imposer cela brutalement il y'a 10 ans aurait été totalement impossible
mais maintenant que les gens sont totalement accros au web...
même pour subvenir à leurs besoins

une partie de la population déjà habituée pour le porno
elle va s'habituer pour TikTok (elle ne pourra pas s'en passer c'est une drogue dure)
et ensuite ça s'étendra

chad86

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j'aime beaucoup cette vidéo écrite à l'époque des gilets jaunes et publiée pendant le covid

joli talent d'écriture
mais il n'invente rien. les faits sont déjà là.
et des chercheurs + artistes préviennent depuis des décennies
c'est juste que la technologie devient vraiment mature