Auteur Sujet: Grandir et vivre avec les réseaux sociaux : quels impacts sur la santé mentale ?  (Lu 310 fois)

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vivien

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Grandir et vivre avec les écrans : quels impacts sur la santé mentale ?

Ce colloque s’est tenu le mardi 10 février 2026 au Ministère de la Santé. Il a réuni experts scientifiques, institutions publiques et acteurs associatifs autour de tables rondes pour partager constats, analyses et solutions concrètes, dans le prolongement des travaux engagés depuis le rapport « Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu ».

🎯 Objectif : éclairer les enjeux, valoriser les actions existantes et ouvrir des pistes concrètes pour mieux accompagner et protéger les jeunes face à des usages numériques de plus en plus précoces.

Synthèse que j'ai réalisée en version PDF - c'est le même contenu qui est repris ci-dessous :
(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)


Introduction du colloque par Sarah Saubermont, directrice générale adjointe à la santé



Diagnostique de santé publique France :
• 15 % des enfants de 6 ans ont une tablette ;
1 enfant sur 4 de la tranche 9 -11 ans utilisent les réseaux sociaux ;
1 enfant sur 2 a un smartphone à 11 ans ;
• Les enfants et adolescents passent en moyenne cinq heures par jour devant les écrans.

Le rapport « Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu » (2024) est considéré comme une boussole.

La puissance publique doit agir simultanément pour faire évoluer le cadre de régulation :
• Augmenter la responsabilité des plateformes. Les algorithmes addictifs de TikTok pourraient contrevenir aux règles de l’UE ;
• Pas de smartphone au collège ;
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ;
• Fermeture des ENT le soir, pour éviter l’hyperconnexion des jeunes ;
• Diffuser les bonnes pratiques (notamment les repaires sur les usages en fonction des ages).

Replay du colloque :



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Présentation du professeur Hoertel : Modèle de micro-simulation pour évaluer l'impact des réseaux sociaux sur le risque de dépression chez les adolescents en France

Sous la coordination du professeur Nicolas Hoertel, les équipes du service de psychiatrie de l’hôpital Corentin-Celton AP-HP, de l’Université Paris Cité, de l’Inserm et de l’Institut de psychiatrie et neuroscience de Paris, ont développé un modèle de micro-simulation pour évaluer l'impact des réseaux sociaux sur le risque de dépression chez les adolescents en France. Cette étude, dont les résultats ont été publiés le 21 octobre 2025 dans PLOS Medicine, révèle qu’un usage excessif des réseaux sociaux serait associé à 590 000 cas supplémentaires de dépression chez les jeunes nés entre 1990 et 2012.



En France, la prévalence annuelle de la dépression caractérisée chez les adolescents a fortement augmenté ces dernières années, passant de 2 % en 2014 à 9 % en 2021, une tendance particulièrement marquée chez les adolescentes. Les filles sont en effet plus exposées sur les réseaux sociaux (les filles utilisent plus les réseaux sociaux que les garçons comme le montre le graphique ci-dessous, elles utilisent davantage des réseaux sociaux fondés sur le partage d’images et sur la mise en scène de soi, elles subissent davantage de pression sociale liée aux stéréotypes de genre, elles sont plus souvent cyberharcelées que les garçons et elles semblent accorder plus d’importance aux contenus des réseaux sociaux, avec un engagement émotionnel plus marqué).

Cette évolution s’accompagne d’une augmentation rapide du temps passé sur les réseaux sociaux, estimé à 2 h 12 par jour en moyenne en 2021.




Les chercheurs ont développé une approche innovante de modélisation avec un modèle de micro-simulation inédit fondé sur les données démographiques françaises de 18,6 millions d’adolescents nés entre 1990 et 2012 et suivis entre 2000 et 2022. Ce modèle intègre 95 paramètres, tels que les habitudes d’utilisation des réseaux sociaux et les facteurs de risque classiques de dépression (adversités durant l'enfance et l'adolescence, pathologies chroniques, inactivité physique, obésité ou usage de substances). La validation de ce modèle a été réalisée sur des données américaines prospectives indépendantes.


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Les résultats de ces simulations montrent que l’usage excessif des réseaux sociaux serait associé, chez cette génération d’adolescents, à :
• 590 000 cas supplémentaires de dépression au cours de leur vie (intervalle de crédibilité à 95 % : 400 000 – 760 000) ;
• 799 décès par suicide supplémentaires (intervalle de crédibilité à 95 % : 547 – 1 028) ;
• 137 000 années de vie en bonne santé perdues (intervalle de crédibilité à 95 % : 94 000 - 176 000) ;
• 3,94 milliards d’euros de coûts économiques et sociaux liés à ces troubles (intervalle de crédibilité à 95 % : 2,70-5,07).




Ces chiffres soulignent l’enjeu majeur de santé publique que constitue l’impact des médias sociaux sur la santé mentale.
À partir de ces résultats, les chercheurs ont testé plusieurs pistes concrètes de prévention :
• La limitation de l’usage des réseaux sociaux à 1 heure par jour pourrait réduire la prévalence cumulée de la dépression de 14,7 % ;
• Le remplacement de 30 minutes de réseaux sociaux par 30 minutes d’activité physique permettrait une baisse de cette même prévalence de 12,9 % ;
• L’arrêt complet des réseaux sociaux pour les 8,5 % d’adolescents les plus à risque pourrait réduire cette même prévalence de 12,0 %.




À noter, toutefois, que cette micro-simulation ne permet pas d’établir un lien causal direct et repose sur des mesures d'exposition basées uniquement sur la durée d'utilisation, sans capturer le type de contenu consulté ou la nature de l'interaction entre utilisation active et passive. Elle représente néanmoins le plus haut niveau de preuve scientifique accessible pour étudier cette question, les essais cliniques randomisés à long terme n'étant pas réalisables pour des raisons éthiques et logistiques.

Les résultats suggèrent fortement que l’usage excessif des réseaux sociaux a contribué de manière substantielle à la hausse récente de la dépression chez les jeunes en France et qu’il est essentiel de renforcer l'information et les mesures de prévention ciblées pour les enfants et adolescents, particulièrement ceux à risque de dépression.

Cette étude, promue par l’AP-HP, a été menée en collaboration avec des équipes de Columbia University (New York, États-Unis), National Institute on Drug Abuse et de Public Health Expertise.

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Présentation de l’Anses : Sécuriser les usages des réseaux sociaux pour protéger la santé des adolescents



Le développement extrêmement rapide des usages des réseaux sociaux numériques par les adolescents suscite des préoccupations croissantes. L’Anses a mené une expertise scientifique collective approfondie des risques sanitaires associés à ces usages. Elle identifie de nombreux risques possibles, en particulier pour la santé mentale des adolescents. Les réseaux sociaux tels que conçus aujourd’hui pour capter l’attention et maintenir l’engagement exploitent les vulnérabilités propres à cet âge.

En France, un adolescent sur deux passe entre deux et cinq heures par jour sur un smartphone, souvent pour s’y connecter aux réseaux sociaux numériques, une pratique de plus en plus répandue et fréquente. Selon le baromètre du numérique 2025, 58 % des 12-17 ans déclarent consulter quotidiennement les réseaux sociaux. La plupart y publient leurs propres contenus ou partagent et commentent ceux des autres.

Les chiffres de l'Arcom (publication de novembre 2024) sont cités. Le temps passé par les ados sur les très grandes plateformes et moteurs de recherche (VLOPSEs) est détaillé par application.

Le VLOPSEs (Very Large Online Platforms Search Engines) sont définis et désignés par la Commission européenne dans le cadre du Règlement sur les Services Numériques (DSA - Digital Services Act). C'est la Commission européenne qui détient le pouvoir exclusif de désignation, quand elle dépasse 45 millions d'utilisateurs mensuels actifs dans l'Union européenne (10 % de la population européenne).

Liste des VLOPSEs en 2026 : AliExpress, Amazon Store, App Store, Pornhub, Booking.com, Google Search, Google Play, Google Maps, Google Shopping, YouTube, Shein, LinkedIn, Facebook, Instagram, Bing, XNXX, Pinterest, Snapchat, Stripchat, TikTok, X (ex Twitter), Temu, XVideos, Wikipedia, Zalando.




Le modèle économique des réseaux sociaux vise à maximiser le temps d’utilisation à des fins commerciales. L’objectif est de vendre à la fois des espaces publicitaires et des données sur les préférences et habitudes des utilisateurs. Les entreprises qui développent les réseaux sociaux mettent donc en œuvre des stratégies de captation de l’attention visant à maintenir l’engagement des utilisateurs le plus longtemps possible. Ces stratégies s’appuient sur des dispositifs incitatifs puissants comme des interfaces manipulatrices (dark patterns) et des algorithmes qui proposent des contenus ultra personnalisés. Ces algorithmes peuvent générer un “effet spirale” où les utilisateurs se voient enfermés dans des contenus de plus en plus ciblés, parfois extrêmes.


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Les experts ont étudié les mécanismes utilisés par les réseaux sociaux pour capter l’attention des adolescents. « Pour évaluer les effets des réseaux sociaux sur la santé, il était important d’aller plus loin que le temps passé sur les réseaux, et de considérer ce que font réellement des adolescents sur les réseaux sociaux, leurs motivations et leur engagement émotionnel » explique Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l’expertise.



Observatoire de l'audience des plateformes en ligne de l'Arcom :
(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)
]

Baromètre du numérique 2026 :
(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)

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L’Anses recommande donc que les mineurs puissent accéder uniquement aux réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé.

« L’adolescence est une période sensible dans le développement et la construction de l’identité individuelle et sociale. Les adolescents ont moins de capacités de régulation émotionnelle et comportementale que les adultes, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux effets délétères des réseaux sociaux » expliquent les experts.



De nombreux effets sur la santé identifiés, en particulier dans le champ de la santé mentale.

• Altération du sommeil : En maximisant le temps passé sur les réseaux sociaux, l’heure du coucher est retardée et le processus d’endormissement peut être perturbé, ce qui va entraîner une altération du sommeil. Un sommeil de mauvaise qualité provoque notamment une somnolence la journée, de l’irritabilité, de la tristesse et peut favoriser des symptômes dépressifs.

• Dévalorisation de soi : Les échanges de contenus visuels centrés sur l’apparence physique, au travers d’images retouchées ou non, peuvent altérer l’image de son corps. Ces pratiques, associées aux injonctions sociales à se conformer à des idéaux corporels, peuvent exacerber les troubles alimentaires. De plus, l’expertise confirme que l’exposition sur les réseaux à des contenus fictifs ou idéalisés peut engendrer une dévalorisation de soi et constitue donc un terrain fertile pour l’émergence de symptômes dépressifs.

• Comportements à risques : Les algorithmes de personnalisation de contenu amplifient l’exposition à des contenus pouvant porter sur des comportements à risques comme des troubles alimentaires, l’automutilation, la consommation de drogues ou des tentatives de suicide.




- Exposition aux cyberviolences : Les cyberviolences et le cyberharcèlement (insultes, rumeurs, exclusion, chantage ou encore diffusion d’images intimes sans consentement) ont des répercussions sur la santé mentale. L’anonymat et la facilité de diffusion des menaces amplifient l’engagement dans la cyberviolence.


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Les filles plus exposées sur les réseaux sociaux

L’expertise montre que sur l’ensemble de ces effets, les filles sont plus impactées que les garçons. Ce constat s’explique par plusieurs facteurs :
• les filles utilisent plus les réseaux sociaux que les garçons ;
• elles utilisent davantage des réseaux sociaux hautement visuels fondés sur l’échange et le partage d’images et sur la mise en scène de soi ;
• elles subissent davantage de pression sociale liée aux stéréotypes de genre ;
• elles sont plus souvent cyberharcelées que les garçons ;
• elles semblent aussi accorder plus d’importance aux contenus des réseaux sociaux numériques, avec un engagement émotionnel plus marqué.




Les plateformes doivent garantir des réseaux respectueux de la santé des mineurs.

Pour protéger la santé des adolescents, l’Anses préconise d’agir en priorité à la source des usages délétères des réseaux sociaux. Elle recommande donc que les mineurs puissent accéder uniquement aux réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé.

Cela implique également une révision en profondeur des principes de fonctionnement des réseaux sociaux : ne pas avoir recours aux techniques d’interfaces manipulatrices, interdire la diffusion de contenus délétères pour la santé (conduites à risques, jeux d’argent, régimes alimentaires extrêmes, contenus violents, pornographiques, haineux, harcèlement, etc.), limiter l’amplification de contenus préjudiciables à la santé, encadrer les fonctionnalités destinées à augmenter, maintenir ou étendre l’utilisation du service par l’utilisateur.

L’Agence rappelle d’ailleurs qu’il incombe aux plateformes de garantir des services de réseaux sociaux qui préservent la santé des utilisateurs mineurs. Faire respecter cette responsabilité implique des mesures réglementaires et des actions de contrôle robustes. À cette fin, l’Anses souligne l’importance d’œuvrer au respect du Règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act), applicable depuis le 17 février 2024.




Lire l'avis et rapport de l'Anses sur les usages des réseaux sociaux numériques et santé des adolescents : (si le fichier ne fait que 7 Mo, il comporte pas moins de 562 pages)
(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)

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Présentation du PEReN : exploration des fonctionnalités engageantes des plateformes numériques utilisées par les mineurs

Les plateformes numériques, en particulier les réseaux sociaux, qui cherchent à maximiser l'attention de leurs utilisateurs pour générer des revenus, déploient des mécanismes conçus pour encourager une utilisation fréquente et prolongée de leurs services, susceptibles de nuire au bien-être des utilisateurs, en particulier des mineurs.

Ces pratiques soulèvent des préoccupations majeures eu égard à la manipulation en ligne des comportements des utilisateurs, notamment mineurs, et aux conséquences spécifiques sur leur développement physique, mental et social.

Le PEReN a réalisé une étude technique pour caractériser les principales fonctionnalités engageantes (visant à prolonger le temps passé sur le service) mises en œuvre par les plateformes numériques et qui impactent les mineurs.

Objectif : Éclairer le débat autour des fonctionnalités et conceptions des plateformes numériques qui seraient préjudiciables aux mineurs en les regroupant selon différents critères pour faciliter leur analyse et les réflexions sur les possibilités de paramétrage visant à assurer un usage plus sûr des plateformes par les mineurs.




Les dark patterns sont un exemple d’un design persuasif, avec l’objectif d’inciter l’utilisateur à accomplir une action qu’il n’aurait pas effectuée sinon.

Le « Feature fog » désigne les modèles d'interface utilisateur qui induisent l'inconscience en réduisant l'autonomie du contrôle du temps passé par l'utilisateur. Ces modèles d'interface utilisateur sont conçus de manière que l'utilisateur soit moins en mesure d'obtenir un retour d'information sur le temps passé lors d'une session de visionnage. Par exemple, la fonction « temps écoulé » qui permet à l'utilisateur de contrôler le temps écoulé depuis le début de la vidéo est absente de Netflix.

Le « Extrême countdown », soit « compte à rebours extrême » fait référence aux modèles d'interface utilisateur dotés d'une minuterie et qui s'exécutent automatiquement s'ils ne sont pas interrompus dans un court laps de temps.


(cliquer sur la photo pour zoomer)

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Dans le tableau ci-dessous, le PEReN a :
1) répertorier un ensemble de fonctionnalités présentes sur les applications de réseaux sociaux (TikTok, Snapchat, YouTube, Instagram, Pinterest, X, BeReal) et de jeux immersifs (Roblox) ;
2) regrouper ces fonctionnalités selon différents critères pour faciliter leur analyse, dans le cadre des débats réglementaires et législatifs sur les possibilités de paramétrage dans une perspective d’un usage d’internet plus sûr pour les mineurs.

Colonne « Phase » : Les fonctionnalités peuvent être groupées en fonction de la phase d’utilisation de l’application :
les fonctionnalités utilisées pour l’initialisation de l’usage, par exemple, l’expérience ludique de création d’avatar (Bitmoji) lors de la création d’un compte sur Snapchat. Ce groupe de fonctionnalités a pour objectif de fidéliser l’utilisateur, prolonger le temps moyen d’une première visite et l’intéresser dès ses premiers instants sur l’application ; en effet une part importante des applications ne sont lancées qu’une unique fois par les utilisateurs. Il est donc capital pour un développeur de préparer une première expérience fluide et engageante ;
les fonctionnalités utilisées pour induire une récurrence de l’usage, par exemple, les notifications. Ce deuxième ensemble de fonctionnalités a pour objectif de faire revenir les utilisateurs sur l’application en leur rappelant par différentes manières son existence ;
les fonctionnalités utilisées pour la prolongation de l’usage, par exemple, le scroll infini ou une messagerie. Ce groupe de fonctionnalités sert à garder l’utilisateur sur la même application plus longtemps.

Colonne « Catégorie de fonctionnalité » : il y a une grande diversité de fonctionnalités qui peuvent être groupées par « type » de fonctionnalité :
• Gamification : des fonctionnalités ludiques pour « gamifier » l’usage, comme l’existence de récompense, de badge de récompense, de barres de progression ou encore l’usage des filtres pour photos ou vidéos ;
• Signal d’attention : des fonctionnalités qui servent à attirer l’attention et rappeler l’existence d’une application d’une façon récurrente, comme les notifications ;
• Bundling : des fonctionnalités pratiques qui ne sont pas liées à l’objectif principal d’une application, comme les services de messageries intégrés dans une application type réseau social (Inbox sur TikTok), ou l’intégration d’un assistant IA (myAI sur Snapchat) ou encore le déploiement d’une place de marché (TikTok Shop ou Snap store) ;
• Personnalisation : des fonctionnalités qui servent à offrir une expérience différente en fonction des intérêts de chaque utilisateurs, comme la personnalisation du fil des contenus sur TikTok (For You feed) ;
• Sociabilisation : des fonctionnalités qui servent à retrouver un cercle social déjà existant dans le monde physique ou une nouvelle communauté dans le monde virtuel (Find Friends sur Snapchat ou Friends of friends sur BeReal) ;
• Assimilation : des fonctionnalités qui servent à faciliter l’adoption immédiate d’une fonctionnalité essentielle d’une application et à rendre l’usage passif. Par exemple, l'Autoplay de YouTube rend la consommation de la plateforme passive. Ce n'est plus l'utilisateur qui choisit le contenu qu'il regarde, la plateforme affiche, potentiellement infiniment, du contenu à l'utilisateur. Les tutoriels interactifs peuvent également pousser l’utilisateur à assimiler un « geste » facilement – comme le Swipe sur TikTok.

(cliquer sur le tableau pour zoomer)


(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)

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Présentation d'Internet Sans Crainte : un programme national de sensibilisation des jeunes au numérique



Internet Sans Crainte propose des ressources numériques pédagogiques gratuites à destination des professionnels de l’éducation et des familles : éducation au numérique, sécurité en ligne, protection de la vie privée, cyberharcèlement, réseaux sociaux, impact environnemental du numérique, fabrique de l’information, parentalité numérique.




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Kit interactif primaire / collège / lycée à l'occasion du Safer Internet Day 2026 : Les écrans et toi, comment ça va ?

(cliquez sur les miniatures ci-dessous - les documents sont au format PDF)
   

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Présentation de l'Association e-Enfance : Allo le 3018 ?
« Réponse #23 le: Hier à 22:18:11 »
Présentation de l'Association e-Enfance



L’association est « signaleur de confiance » : statut récent (introduit par le DSA qui encadre l’usage des réseaux sociaux par les mineurs) conféré par l’Arcom à des structures qui ont une expérience et une indépendance dans le signalement.
• Contenu illicite ;
• Contenu préjudiciable (pas illicite, mais dangereux pour les mineurs).

Numéro de téléphone 3018 pour signaler les violences numériques (hors et en ligne). Ouvert 7j/7, de 9h à 23h. 30 écoutants professionnels et 5 encadrants. 115 000 appels chaque année (en augmentation). Application "3018" pour Android et iOS qui permet de stocker des preuves.

L’association remonte que de plus en plus d’utilisateurs très jeunes (7-8 ans) sont victimes de violence numérique.
Les mineurs sont des victimes faciles pour abuser (piratage de compte, hameçonnage, vol d’identité, deek fake sexuel, pédocriminalité).
Les réseaux sociaux et les jeux vidéos sont des portes d’entrée. Le prédateur peut inciter le jeune à changer de réseau, pour un réseau moins surveillé / sécurisé.

L’association intervient sur tous les fronts de la vie digitale des jeunes. Son objectif est double : prévenir les risques et guérir quand le mal est fait. Le nom « contrôle parental » n’est pas bon. Il faut co-construire les limites avec l’enfant. Ne pas oublier de débrider les choses au fur et à mesure que l’enfant grandit.

Elle traite principalement :
• Le cyber-harcèlement (insultes, menaces, exclusion).
• L’exposition à la pornographie et aux contenus violents.
• Le chantage à la webcam (sextorsion).
• L’addiction aux écrans et aux jeux vidéo.
• L'usurpation d'identité en ligne.

Au-delà de l'urgence, e-Enfance agit sur le terrain pour éduquer :
• Interventions scolaires : Ils sensibilisent des milliers d'élèves, de parents et d'enseignants chaque année.
• Études : L'association publie régulièrement des baromètres sur le harcèlement scolaire et cyber pour alerter les pouvoirs publics.
• Conseils aux parents : Ils fournissent des guides pratiques sur le contrôle parental et le paramétrage des consoles ou smartphones.




Fiches conseils pour les parents (à gauche) pour les enfants (à droite) : (cliquez sur les miniatures ci-dessous - les documents sont au format PDF)
   


Un rapport de transparence est réalisé (et imposé à tous les « signaleur de confiance »). Premier rapport pour e-Enfance au S1 2026.