Auteur Sujet: Visite des lignes de montages du 4ème fabriquant de PC en France : OVH  (Lu 13394 fois)

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vivien

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Visite des lignes de montages du 4ème fabriquant de PC en France : OVH
« Réponse #1 le: 09 juin 2011 à 07:34:27 »





vivien

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Visite des lignes de montages du 4ème fabriquant de PC en France : OVH
« Réponse #2 le: 09 juin 2011 à 07:34:49 »
Retrofiting ou la vie après la mort d'un serveur. ici on récupère un ancien serveur et on teste toutes les pièces.

Les cartes mères HS. en attente de "recyclage" à 1200°C ... pour récupérer la matière première :


Ici plus de 10000 disques dur d'anciens serveurs prêts pour l'expédition. direction: souvent l'Afrique pour avoir une seconde vie :


Le retrofitting chez OVH occupe 4 gars à temps complet. OVH trie tout. ici 3ware, 2x10G, LSI :




OVH trie tout. ici 3ware, 2x10G, LSI :


Les cartes CFC retirées et remplacées :


Les vieux tests de cartes contrôleurs RAID pour les disques SAS. Cela finira à la poubelle ...

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Visite des lignes de montages du 4ème fabriquant de PC en France : OVH
« Réponse #3 le: 09 juin 2011 à 07:35:05 »
Les tests pour vérifier que la RAM ne comporte pas d'erreur - il s'agit de Memtest86+ (un outil open source que vous pouvez démarrer simplement via le menu de démarrage d'un Live-CD Ubuntu) :


Ici en teste une 4x 1G :


Pas mal de barrettes de RAM "FAIL" :

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« Réponse #4 le: 09 juin 2011 à 07:35:29 »
OVH utilise du Watercooling pour refroidir les processeurs.
Voici une semaine de production de pièces inutiles qui va partir au recyclage :






Cartons à recycler :

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« Réponse #5 le: 09 juin 2011 à 07:35:42 »
Construction de nouveaux ateliers sur Roubaix 3 pour le retrofitting, le recyclage des serveurs :



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« Réponse #6 le: 01 août 2011 à 21:49:40 »
Les nouveaux ateliers retrofitting sont en service :

netegalkaka

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« Réponse #7 le: 07 août 2011 à 11:19:47 »
OVH re-vend en Afrique les disque dur traditionnels avant qu'ils tombent en panne.

Il reste combien d'heures d'utilisation pour ces disques? Si c'est peu, malheureusement ça sent l'envoi de matos usagés pour éviter de payer à prix fort le recyclage dans des structures adaptées :'(


Ordinateurs d’occasion en Afrique : à quel prix ? Dernier volet

C’est le dernier volet de notre enquête participative sur les ordinateurs d’occasion envoyés par dizaine de milliers chaque année en Afrique occidentale. Que deviennent-ils en fin de vie ? Quelles solutions de recyclage existent déjà ? Quelles solutions sont à l’étude ? Avec vos contributions, quelques éléments de réponse.

« Garantie de 2 semaines à 1 mois maximum… »

Ces « plusieurs mains », comme les appelle l’un des animateurs de l’association Africa Reporters, nous les avions laissées sur le terre-plein du Port de Lomé, chez les centaines de revendeurs de matériel d’occasion des capitales africaines, sur les marchés « alignés comme des carottes », dans les cybers, équipés à 99% de ces machines parfois en fin de vie. Et après ? Selon Mamadou, journaliste à Conakry en Guinée, « tu peux acheter une machine occasion, quelques mois après elle commence à planter ou tu l'éteins et l'allumer devient un casse tête pour toi. » Forcèment plus accessible « à la petite bourse, ce qui permet à la grande partie de la pauvre population d’Afrique de rester à la page », rappelle Edo depuis Kinshasa, en République Démocratique du Congo, l’ordinateur d’occasion est aussi par définition… périssable et parfois à - très - court-terme. « Au début, il y a environ 10 ans, on trouvait très avantageux de se procurer un ordinateur à moins de 150 euros surtout pour les PME, raconte Touboui, depuis Abidjan, mais aujourd'hui, on se rend compte que c'est un vrai piège pour les utilisateurs, car ce matériel est vraiment trop obsolète et avec une garantie de 2 semaines à un mois maximum. Ne sachant aujourd'hui comment se débarrasser de ce stock indésirable, de grandes casses de matériel informatique se sont formées à Abidjan. »

« Une dizaine d'enfants décédés à Dakar en 2008 »

Or, les composants représentent un danger avéré pour la santé lorsqu’ils ne sont pas recyclés dans les règles. Amadou Diallo est coordinateur chez Enda Ecopole à Dakar, où l’association mène un grand projet de recyclage des appareils informatiques. Il rappelle que le rejet intempestif de ces déchets dangereux dans l’environnement et leur manipulation, par des enfants notamment, a provoqué il y a un an la mort d’une dizaine de personnes dans un quartier de Dakar :

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"Le plomb trouvé par les enfants dans les rues et les poubelles tue."

ans même aller jusqu’au drame évoqué par Amadou Diallo, Laré Némonka fait remarquer depuis Lomé au Togo que « tout ce qui ne trouve pas preneur se retrouve sur les dépotoirs sauvages sans recyclage, à la merci des intempéries. Imaginons la suite après 10 ans ou 25 ans de plus sans réglementation des entrées des produits dérivés de nos pays… Sans doute des catastrophes. »
Dakarois, John confirme l’état des lieux dressé par Enda et l’étend même géographiquement quand il écrit que « sur le plan environnemental, aucun de ces pays ou l'apport de matériel de seconde main est primordial ne possède la technologie de recyclage, tous les déchets sont mélangés et portés à la décharge sans aucun tri préalable. » Or, selon lui, « le vrai problème, c'est que nos populations et même nos autorités ignorent ou semblent ignorer totalement les dangers que représentent ces ordures électroniques. L’initiative de déjà y penser et créer le débat est la bienvenue, mais la sensibilisation chez nous doit être de proximité et si les solutions ne tiennent pas compte de cette réalité, c'est peine perdue ».

Car aujourd’hui, certains d’entre vous le disent, les questions environnementales ne sont pas prioritaires en Afrique francophone, pour employer un euphémisme. Ainsi Abani estime-t-il, depuis Zinder au Niger, « que l'autre aspect qui pourrait être celui de la pollution est vraiment négligeable, » car, écrit-il, «on ne peut faire des omelettes sans casser les œufs».

Pour Emmanuel, toutefois, « la question se pose plutôt en terme d'urgence de mise à disposition de moyens d'information sur les dangers de la mauvaise élimination de ces déchets. Donc à mon sens le danger provient plus du manque d'information sur les conséquences éventuelles de la destruction ou de l'exposition à ciel ouvert de ces déchets. Ne dit-on pas que mon peuple périt faute de connaissances ? »

"Des enfants qui brûlent les câbles... et à côté d'autres qui jouent au football..."

C’est ce qu’a pu constater Nyaba Ouedraogo à Accra au Ghana. Photographe burkinabé indépendant venu couvrir la Coupe d’Afrique des Nations en 2008, il a été sollicité par un chauffeur de taxi pour aller visiter un lieu « tabou » pour les étrangers, la décharge d'Aglogbloshie market. Une visite suivie de beaucoup d’autres dont il a fait une série de photos impressionnantes publiées sur plusieurs sites dont celui du magazine Géo … Or, malgré les fumées toxiques issues de la combustion des câbles des ordinateurs, personne ne semble se soucier des risques sur la santé des riverains.

Ordinateurs d’occasion en Afrique : à quel prix ? Dernier volet
"Même s'ils ont des maux de tête et des troubles respiratoires dont ils ignorent la provenance, les enfants pensent que la fumée ne peut pas leur causer de problèmes puisqu'elle monte."

S’il en existe peu, il y a quand même des structures de recyclage en Afrique occidentale ou au Maghreb. Trop peu toutefois, surtout si l’on considère la valeur de ces déchets que nous détaille Jean-Pierre : « récupération de pièces détachées et déconstruction intelligente des machines: le fer, l'aluminium, le cuivre, l'argent et l'or sont récupérables ; la matière plastique peut être broyée et devenir un conteneur-poubelle ou de la laine polaire ... »

Récupérer ce qui peut l'être pour valoriser les vieilles machines et les revendre ensuite, c’est ce qu’ont commencé à faire les Ateliers du Bocage. L’association est, en effet, l’une des rares structures en Afrique qui « recycle le matériel en générant des emplois sur place et réexpédie le matériel non traitable en France (en attendant mieux) ». L’un de ses membres, Sanou, est d’ailleurs membre de l’Atelier des Médias. Lors d'une précédente discussion sur le site de Web2solidarité, il y a détaillé les activités de cette association créée par une communauté Emmaüs en 1992 en France.

En Tunisie aussi, il semble que les choses commencent à bouger. Selon Abdulkarim, son pays, est « en avance - tout est relatif - par rapport à nos amis africains - récemment nous venons de terminer la première phase du projet présidentiel de collecte des anciens p.c. qui consiste à faire des dons au profit des associations de recyclage . Notre association - a fait des pas très appréciables dans ce sens . Nous sommes arrivés à récupérer et revaloriser les composants électroniques des cartes mères et des disque dur et des moniteurs tout en les labellisant et contrôlant leur parfait état de réutilisation -seulement il reste beaucoup à faire malgré tout ! Après tout, conclut-il, nous sommes des bénévoles. »

Les constructeurs commencent à bouger

Pourtant, le recyclage des D3E est un sujet d’actualité et les constructeurs, sans doute dans la crainte d’un scandale majeur qui affecterait leur marque, prennent eux aussi, depuis peu, des initiatives en matière de recyclage informatique et de prévention des déchets électroniques dans les pays èmergents. Ainsi le fabricant Dell annonçait-il, en mai dernier, son projet de devenir « le premier constructeur informatique majeur à bannir l’exportation de matériels électroniques ne fonctionnant plus vers les pays en développement.» Hewlett Packard, autre marque d’ordinateurs individuels lancerait quant à lui une série de projets de recyclage en Afrique du Sud (Cape Town) au Maroc et au Kenya selon un article du New York Times du 25 mai dernier.

Mais en attendant que ces bonnes intentions soient suivies d’effets concrets, de nombreuses voix dans l’enquête menée ensemble prônent la mise sur le marché de matériel neuf à bas prix. C’est le cas de David, professeur d'Arts Plastiques- Informaticien, en Côte d’ivoire ou encore de Lisa. Membre de l’association APC, elle rappelle qu’ « il y a maintenant des ordinateurs écologiques à bas prix qui sont plus accessibles et qui peuvent fonctionner dans des conditions plus précaires (tel que le E2: http://www.apc.org/fr/node/7270.) »

Même constat de la part de Chantal, vice-présidente de l’association Al Amal au Maroc, qui ajoute que « de plus si on veut vraiment aider les gens ils faut leur envoyer du neuf et des modes d'emploi. Un bon vaut mieux que dix mauvais et le transport sera moins cher ». Ce qui ne l’empêche pas de travailler en parallèle au recyclage des vieilles machines puisque « le 31 octobre (2009 ndlr) nous officialisons un jumelage entre la Belgique et le Maroc. L'enjeu principal est justement cela : une aide au recyclage des déchets et une grande campagne de sensibilisation dans la vallée (sans prévention pas d'évolution). Des ingénieurs viendront sur place pour une bonne mise en route du projet. Nous avons déjà obtenu la subvention. »

"Un monstre qui nous montre seulement sa tête..."

« Il devient donc urgent d’appeler les Africains à une prise de conscience sur les risques environnementaux et sanitaires des e-déchets», conclut pour nous Denis depuis Abidjan, en rappelant, par ailleurs, « qu’il existe une convention internationale [la convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination], qui s’applique à ce type de déchets. Trop souvent, des justifications telles que 'la création de ponts sur le fossé numérique' sont utilisées comme excuses pour obscurcir et ignorer le fait que ces ponts font aussi office de pipelines pour des déchets toxiques vers certains pays et des communautés les plus pauvres du monde. Il est très clair que ce scandale sur les déchets doit cesser au plus vite et surtout, il faut qu'une harmonisation des différentes lois liées aux recyclages soit mise en place avec une réelle concertation, avec tous les pays occidentaux et pays du Sud. » Une urgence à en croire Laré Némonka pour qui ce problème est « un monstre qui nous montre seulement sa tête mais son corps est sous l'eau. »

Un grand merci à tous ceux qui ont participé à cette enquête participative sur le recyclage et le réemploi des ordinateurs d’occasion. Le sujet est complexe et nous n’avons fait que l’effleurer mais si notre discussion s’arrête en tant que telle, rien ne nous empêche de continuer à échanger sur ce sujet passionnant.

Nous sommes donc prêts à lancer un nouveau sujet d’enquête, voir plusieurs en même temps, pourquoi pas…Vos idées de sujet sont donc les bienvenues, faites les nous parvenir sur le site de l’Atelier des Médias, en cliquant ici.


http://www.rewmi.com/Ordinateurs-d-occasion-en-Afrique-a-quel-prix-Dernier-volet_a21217.html

 

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