Auteur Sujet: Communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay  (Lu 356 fois)

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vida18

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Communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay
« le: 09 février 2019 à 09:02:15 »
Fibre optique. Chargement lent pour le très haut débit

L’installation du très haut débit, qui pourra multiplier la vitesse de connexion par cinq et pour un coût similaire, a pris un an de retard. Les premières connexions sont prévues pour 2020. L’enjeu économique est énorme.

Face à une page Internet lente à charger, les réactions changent d’une personne à l’autre : certains le prennent avec philosophie, d’autres sont prêts à jeter leur ordinateur par la fenêtre. La seule solution reste d’attendre. Il en va de même pour les travaux, qui plus est quand ils concernent le très haut débit. Sa première phase de déploiement accuse en effet un an de retard environ (lire infographie).

Deux types de réaction dans les collectivités locales, aussi. « Nous ne maîtrisons pas l’ouvrage, donc nous attendons, relativise Yann Bothorel, directeur général des services de la Communauté de communes Pleyben-Châteaulin-Porzay (CCPCP). Nous sommes conscients des difficultés rencontrées par l’opérateur ». En revanche en Haute-Cornouaille, Bernard Saliou montre des signes d’impatiences : « On ne se satisfait pas des explications »

Travaux lourds et pénurie de mains d’œuvre

Mégalis, le syndicat mixte chargé de fibrer 90 % du réseau breton, avance des raisons logistiques. « Il faut avoir conscience que ce sont des travaux lourds, explique Stéphane Troprès, référent sur le Finistère. Nous créons tout un réseau. Nous avons dû structurer une filière impliquant plusieurs métiers du génie civil ». Car la fibre optique, c’est un réseau de fils à tirer, enterrer, ou accrocher à des poteaux, en fonction du terrain.

« Pour Plomodiern, les 2 000 prises à connecter nécessitent l’installation de 150 kilomètres et de 2 500 poteaux », estime-t-on à Mégalis. Avec tous les aléas qui vont avec : arbres à élaguer, recours de riverains, etc. De plus, certains sous-traitants ont connu des pénuries de mains d’œuvre.

Mais les travaux sont bel et bien lancés, assure l’opérateur. À Châteaulin les armoires de fibres, à partir desquelles les foyers seront raccordés, sont en train d’être mises en place. À Plomodiern, leur installation commencera cet été, tout comme à Pleyben. Ce sera à la rentrée pour Châteauneuf et Crozon. La fibre arrivera chez les habitants des secteurs tout au long de l’année 2020. Les retards de la phase 1 ne vont pas entraîner de report dans l’installation des autres phases, assure le Stéphane Troprès.

Un nouvel impératif économique

L’impatience des communes s’explique par les enjeux économiques. Les entreprises attendent la fibre. « Elle sera essentielle pour échanger directement des fichiers plus lourds et engager la dématérialisation des dossiers », juge Damien Le Terme, président du club d’entreprises Aulne-Presqu’île. « L’enjeu concerne tous les secteurs, estime Bernard Saliou. Les agriculteurs sont de plus en plus demandeurs de nouvelles technologies ».

Kerhis, spécialisée dans la conception de logiciels agricoles, n’a pas attendu les installations publiques et a tiré lui-même les fils. « On a tout de suite rentabilisé le coût de l’installation par des économies importantes, explique David Dubuffet, responsable informatique. Grâce aux visioconférences, plus besoin de payer l’avion et l’hôtel. Dans notre secteur, le très haut débit est vital : si nous n’avions pas pu l’installer, nous serions probablement partis de Châteaulin ».

Aucun impact sur les finances des intercommunalités

Alors, les intercommunalités n’ont pas hésité à mettre la main à la poche. Elles participent en effet en partie à installation, en plus de l’État, de la Région et du Département via Mégalis. « Nous provisionnons chaque année 500 000 € pour financer les installations, décompte Yann Botorel. Ce sont 4 M€ de budgétisés pour le moment ».

Le retard n’aura aucun impact financier pour les collectivités locales. Sur l’ensemble de la Bretagne, le projet est estimé à 2 Mrds €.


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Plus de débit ADSL en attendant la fibre

En attendant que l’ensemble du territoire soit fibré d’ici 2030, Mégalis a proposé aux intercommunalités de booster leur accès Internet pour les secteurs les moins bien desservis. Cette opération, appelée « Montée en débit », consiste à augmenter la puissance de l’ADSL (de l’anglais « Asymmetric digital subscriber line ») sur des armoires téléphoniques intermédiaires, et non plus à partir des centrales téléphoniques.

« Certains secteurs, où la connexion se fait à peine à deux mégabits par seconde, passeront à cinq, explique Bernard Saliou. Cela permettra aux habitants d’avoir accès à la télévision par Internet ».


Pas de surcoût pour les intercommunalités

En Haute Cornouille, la montée en débit a été votée jeudi et concerne trois secteurs à Châteauneuf-du-Faou, Saint-Thois et Laz. Cela coûtera à l’intercommunalité environ 110 000 €. « C’est une avance, puisque cet argent sera déduit de l’acompte que nous verserons pour l’installation de la fibre », poursuit Bernard Saliou.

Les modalités sont les même pour la CCPCP. Sept secteurs sont concernés : deux à Pleyben, et un à Lennon, Gouézec, Saint-Nic, Plonévez-Porzay et Cast. Le budget pour la communauté de communes est de 200 000 € environ, soit 33 % du coût de l’opération, le reste étant pris à charge par le syndicat mixte Mégalis.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pas réussi à joindre l’intercommunalité de la presqu’île de Crozon, elle aussi concernée. Les premières montées en débit se feront d’ici quatre à six ans, selon Mégalis.

Source : © Le Télégramme

 

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