Auteur Sujet: Orange Belgique : "Nous voulons collaborer avec Proximus dans la fibre optique"  (Lu 1254 fois)

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xp25

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Orange Belgique : "Nous voulons collaborer avec Proximus dans la fibre optique"
« Réponse #12 le: 21 octobre 2017 à 12:28:57 »
Génial Proximus, le jour ou il y a une couille sur son coeur de réseau, tout le monde plonge avec lui.

C'est virtuel les gars, vous vous branchez simplement sur le switch ici et on s'occupe de tout.

Oui mais si votre réseau tombe, nos clients aussi.

C'est pas grave les gars, tenez, prenez une frite !!!

J'adore !!!

vida18

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Proximus fait face à un pépin dans le déploiement de la fibre

Dominique Leroy, patronne de Proximus, s’interroge sur les motivations réelles d’Orange Belgique.

Quand Dominique Leroy commente les résultats du groupe qu’elle dirige depuis bientôt quatre ans, elle aime à rappeler, au-delà des indicateurs commerciaux et financiers, le montant que Proximus consacre aux investissements productifs.

Vendredi, à l’occasion de la publication des résultats du troisième trimestre (marqués par un recul de 3,2 % du chiffre d’affaires et de 2,2 % de l’Ebitda par rapport au 3e trimestre 2016), Mme Leroy n’a pas dérogé à la règle. Ainsi, sur les neuf premiers mois de l’année, Proximus a déjà investi 707 millions d’euros. "Pour l’ensemble de l’année, on sera à 1 milliard d’euros. Il n’y a aucune autre entreprise qui investit autant dans l’économie belge !"

Cette manne financière va, pour l’essentiel, dans l’optimisation des réseaux fixe (VDSL2 et fibre) et mobile (4,5G) de Proximus. C’est bien connu : dans le secteur des télécoms, plus que dans d’autres, l’opérateur qui n’investit pas, ou trop peu, perd du terrain sur la concurrence. L’investissement dans la fibre optique - qui permettra des vitesses de connexion (encore) beaucoup plus rapides qu’actuellement - est donc une priorité majeure pour Proximus face aux câblos (Telenet et Voo).

Le choix a ainsi été fait par Proximus, voici un peu moins d’un an, de consacrer 3 milliards d’euros au cours des dix prochaines années dans le déploiement d’un important réseau de fibre optique. "Le projet avance et prend de la vitesse : le déploiement a commencé dans 5 grandes villes du pays", explique la CEO. Laquelle précise au passage que, dans les mois à venir, le groupe procédera au recrutement de "plusieurs centaines de personnes" (ingénieurs réseaux, techniciens et jointeurs optiques, installateurs…).

Un réseau contrôlé à distance par Proximus

Il y a toutefois un petit grain de sable - ou plutôt un pépin, en l’occurrence - sur le chemin de Proximus. Il se nomme Orange Belgique. Depuis l’annonce du projet "La fibre en Belgique" par Proximus, la filiale belge du groupe Orange répète en effet, à intervalles réguliers, qu’il est disposé à co-investir aux côtés de l’opérateur historique. Dominique Leroy n’a pas vraiment fait preuve d’un enthousiasme débordant. En gros, elle veut bien qu’Orange co-investisse hors des zones urbaines. Mais elle veut surtout imposer ses conditions en termes de topologie et de conditions d’accès au "réseau du futur" de Proximus.

Si la question peut paraître technique, elle est en fait tout à fait stratégique. "La topologie que nous proposons, c’est un réseau qu’on peut contrôler ‘end-to-end’ par voie informatique, explique Dirk Lybaert, le "chief corporate affairs officer" de Proximus. Avec ce dispositif, on n’a plus besoin d’installer des armoires de rue et d’envoyer des techniciens au moindre problème technique". Cette solution est, par la même occasion, moins onéreuse à être déployée.

Les régulateurs devront trancher

C’est là qu’il y a un pépin. Les régulateurs belges du secteur des télécoms (IBPT, CSA…) souhaitent en effet que Proximus ouvre son nouveau réseau à l’ensemble de la concurrence. Proximus n’a a priori aucun souci avec ce principe d’ouverture dès lors qu’elle se fait à des conditions raisonnables (comprenez : rentables). Le souci est qu’Orange Belgique réclame une autre solution technique pour s’interconnecter à la fibre de Proximus. Pour faire bref, Orange veut pouvoir s’interconnecter physiquement au réseau par l’intermédiaire des armoires de rue.

Les régulateurs devront trancher le litige entre les deux opérateurs. "Tout le monde souhaite qu’on connecte un maximum de personnes le plus rapidement possible à la fibre. Mais si on nous oblige à changer de topologie, on perdra au moins 2 ans dans le déploiement de la fibre", prévient Dirk Lybaert. Dominique Leroy, elle, se pose carrément des questions sur les motivations réelles d’Orange Belgique. "Bâtir un réseau du futur avec une topologie du passé n’a pas de sens, dit-elle. La vérité est qu’aujourd’hui, Orange n’a pas besoin de la fibre optique dans la mesure où ils ont accès au câble sur l’ensemble du territoire."


Source : http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/proximus-fait-face-a-un-pepin-dans-le-deploiement-de-la-fibre-59f36f9dcd703cdd751cf819

 

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