Auteur Sujet: La faible sécurité logicielle de bornes de recharges pour véhicule électrique  (Lu 352 fois)

merice_13 et 7 Invités sur ce sujet

vivien

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La faible sécurité logicielle de certaines bornes de recharges pour véhicule électrique

Savez-vous que votre voiture parle avec la borne de recharge rapide en IPv6 ?



Je découvre que les bornes de recharge rapide dialoguent avec la voiture via CPL sur deux broches du connecteur CCS2 avec le protocole IPv6.

Quand vous clipsez le pistolet dans la trappe, votre bagnole et la borne montent une liaison IPv6 entre elles, par courant porteur, sur deux broches du connecteur CCS2. Cela utilise la norme ISO 15118 pour négocier les caractéristiques de la recharge, température et prix du kWh.

Lionel Richard Saposnik a trouvé sur une borne rapide XCharge C6, un service SSH (Dropbear) qui écoute sur le port 22 et un Telnet (BusyBox) sur le port 23. Et le login c'est root et le mot de passe c'est "root". Il expose les probléme dans deux articles en anglais : The Hidden CCS2 Attack Surface on EV Chargers et RCE by Design: When Firmware Updates Become the Attack que je résume ci-dessous.

Outre le mot de passe faible, l'autre problème, c'est d'écouter sur toutes les interfaces réseau de la machine (can0 pour le bus CAN interne, eth0 pour le réseau de management et surtout qca0 et qca1, les deux modems courant porteur des deux pistolets de charge qui est accessible à un bidouilleur).



vivien

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Une foi connectée avec root / root, on a accès au Linux de la station de recharge avec les droits root et on peut donc l'infecter et modifier son fonctionnement.



Que peut faire un acteur malveillant ?
Une fois qu'un attaquant a pris le contrôle total du DCB du chargeur, les principaux scénarios d'attaque décrits ci-dessous se produisent :




L'attaquant a besoin de matériel compatible CCS2 :
- Commande CP (Control Pilot) - Capacité à ramener la tension CP à 9V/6V [~5-10$]
- Modem PLC - Appareil compatible HomePlug Green PHY (par exemple, QCA7000/QCA7005) [70 $]
- Mini-ordinateur - Raspberry Pi [~50$]
- Accès physique - 2 fils se connectant à la prise de charge CCS2
Coût total du matériel : 130 $



vivien

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Les chargeurs XCharge C6 disposent d'une procédure de mise à jour de firmware non documentée, exploitable par des attaquants pour exécuter du code arbitraire sur les chargeurs XCharge à l'aide d'un simple fichier d'archive avec une validation MD5 uniquement, se faisant passer pour une mise à jour de firmware.



Lionel Richard a aussi constaté l'absence fréquente de contrôle d'accès adéquat sur les serveurs FTP gérés par les fournisseurs et les prestataires de services de recharge. Nombre d'entre eux utilisent un seul et même identifiant pour l'ensemble des bornes d'un parc. De plus, ces mêmes identifiants servent aux bornes elles-mêmes à télécharger les journaux de diagnostic, leur conférant des droits de lecture et d'écriture excessifs sur les répertoires du micrologiciel (et pouvant également altérer les données de journalisation d'autres bornes).

La chaîne d'attaque devient :



1. Compromis sur un chargeur (en se connectant sur le port de recharge physique avec root/root par exemple)
2. Extraire les identifiants FTP des fichiers de configuration ou des journaux du chargeur
3. Se connecter au serveur FTP avec des identifiants volés
4. Téléversez le firmware malveillant dans le répertoire des firmwares
5. Attendez que les autres chargeurs se mettent à jour, ou déclenchez des mises à jour via un CSMS compromis.
6. L'ensemble de la flotte compromise suite à une seule brèche initiale

Certains fournisseurs de recharge se rendent compte que les possibilités sont multiples, même avec une borne qui n'a pas root comme mot de passe SSH.

Lionel Richard recomande en conclusion : Les gestionnaires de flottes de véhicules électriques ne peuvent pas présumer que la sécurité du système dorsal protège leur parc. Le chargeur lui-même doit également valider le micrologiciel par cryptographie.

darkmoon

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Bon j'ai moins de scrupule à garder mon hybride non rechargeable de 2016. Au moins, la pompe à essence ne mettra pas un virus dans ma voiture :)

Leon

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Lionel Richard recomande en conclusion : Les gestionnaires de flottes de véhicules électriques ne peuvent pas présumer que la sécurité du système dorsal protège leur parc. Le chargeur lui-même doit également valider le micrologiciel par cryptographie.
J'ai pas compris cette partie. On parlait de flotte de chargeurs, et maintenant on parle de flotte de véhicule. Où est le rapport avec les flottes de véhicules?

Leon.

vivien

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C'est une citation, je l'ai mis en bleu.

J'ai relu l'article et je ne comprends pas trop. L'article ne mentionne que les multiples risque de compromission d'une borne de recharge.

Je n'ai pas lu que cela permettrait ensuite d'infecter le véhicule. Le risque est par contre une charge incorrecte avec des tensions / intensités non appropriées qui pourraient endommager le véhicule, si ce dernier n'a pas de protections.

Trellen

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Ces équipements seront soumis au Cyber Resilience Act qui rentre en vigueur le 11 décembre 2027 en Europe, pour être conforme et pouvoir déployer leurs bornes ils devront alors prouver qu'ils appliquent bien toutes pleins de mesures de cybersécurité, j'ose espérer qu'ils travaillent activement à renforcer leur distribution buildroot/yocto, l'amende pouvant aller jusqu'à 15 million ou 2.5% du CA mondial et la perte de la certification CE => impossible de vendre en Europe.
Si je comprends bien, ces bornes de recharge publiques seraient de catégorie I ou II et donc soumises à validation par un tiers, il n'y a aucun monde où ils passent les certifs avec root:root comme login:pass par défaut.

Leon

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C'est une citation, je l'ai mis en bleu.

J'ai relu l'article et je ne comprends pas trop. L'article ne mentionne que les multiples risque de compromission d'une borne de recharge.

Je n'ai pas lu que cela permettrait ensuite d'infecter le véhicule. Le risque est par contre une charge incorrecte avec des tensions / intensités non appropriées qui pourraient endommager le véhicule, si ce dernier n'a pas de protections.
Tu as probablement utilisé un service de traduction automatique, tu nous diras lequel. Il a brodé, donc je pense que c'est de l'IA (toute pourrie, à fuir).
Mais ton traducteur est mauvais, tout simplement. Il a traduit "fleet" par "flotte de véhicule", ce qui n'était pas approprié.
Je te laisse corriger par "flotte de chargeurs", si tu es d'accord.

CPOs cannot assume backend security protects their fleet. The EV charger itself must also validate the firmware cryptographically.

Leon.

pioup

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Les chargeurs XCharge C6 disposent d'une procédure de mise à jour de firmware non documentée, exploitable par des attaquants pour exécuter du code arbitraire sur les chargeurs XCharge à l'aide d'un simple fichier d'archive avec une validation MD5 uniquement, se faisant passer pour une mise à jour de firmware.



Lionel Richard a aussi constaté l'absence fréquente de contrôle d'accès adéquat sur les serveurs FTP gérés par les fournisseurs et les prestataires de services de recharge. Nombre d'entre eux utilisent un seul et même identifiant pour l'ensemble des bornes d'un parc. De plus, ces mêmes identifiants servent aux bornes elles-mêmes à télécharger les journaux de diagnostic, leur conférant des droits de lecture et d'écriture excessifs sur les répertoires du micrologiciel (et pouvant également altérer les données de journalisation d'autres bornes).

La chaîne d'attaque devient :



1. Compromis sur un chargeur (en se connectant sur le port de recharge physique avec root/root par exemple)
2. Extraire les identifiants FTP des fichiers de configuration ou des journaux du chargeur
3. Se connecter au serveur FTP avec des identifiants volés
4. Téléversez le firmware malveillant dans le répertoire des firmwares
5. Attendez que les autres chargeurs se mettent à jour, ou déclenchez des mises à jour via un CSMS compromis.
6. L'ensemble de la flotte compromise suite à une seule brèche initiale

Certains fournisseurs de recharge se rendent compte que les possibilités sont multiples, même avec une borne qui n'a pas root comme mot de passe SSH.

Lionel Richard recomande en conclusion : Les gestionnaires de flottes de véhicules électriques ne peuvent pas présumer que la sécurité du système dorsal protège leur parc. Le chargeur lui-même doit également valider le micrologiciel par cryptographie.


Ca a été testé le téléversement sur le serveur qui permettrait de corrompre les autres chargeurs qui téléchargeraient une version vérolée ou c'est une supposition ?

Car si des équipements que je connais mais qui ne sont pas des bornes de recharge, on peut changer le firmware du matériel via usb avec les bons accès sans pour autant téléverser le firmware sur le parc entier.

K-L

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C'est incompréhensible (traduction par IA j'imagine) et cela ne semble concerner qu'un seul service de bornes.

Enfin, c'est juste donner du grain à moudre aux anti-VE primaires en jouant sur les peurs.