Toutes les chaines de télévisions font face à une baisse significative de leurs recettes chaque année (que ce soit publicitaire pour les chaines privées ou dotation de l'état pour les chaines publiques). Les recettes de distributions (ce que payent les FAI pour reprendre les chaines) sont également en baisse entre -5 et -10% chaque année. Les diversifications misent en place via les applications (publicité, abonnement payant, accord avec Netflix ou Prime vidéo) ne permettent pas d'augmenter les revenus, ils permettent juste de limiter la baisse.
L’arrivée des grands acteurs internationaux démultiplient l’offre de contenus disponibles, captent les audiences, le budget des ménages et une part croissante du marché publicitaire ; ils impactent non seulement les revenus des acteurs historiques, mais aussi leurs charges, exerçant une pression à la hausse sur le coût d’accès aux contenus premium : achats de droits sportifs, production de films et séries...
En parallèle, la structure de coûts des éditeurs est sous pression : elle suit une tendance à la hausse, notamment sous l’effet conjugué de l’inflation et de la concurrence internationale, difficilement compressible sans nuire à la qualité des contenus.
Il faut donc chercher des économies et il se trouve que l'audience de la TNT s'érode rapidement. Il est donc possible qu'aucun acteurs ne souhaiterait diffuser de l'UHD sur la TNT : Les couts de diffusion d'un multiplexe sont importants (je rappelle qu'ils cherchent à faire des économies) pour une audience modeste (en baisse) et un retour sur investissement nul.
Bref, je suis de plus en plus pessimiste sur l'arrivée de l'UHD sur la TNT : Les coûts de diffusion de la TNT (supportés par les éditeurs) suit une tendance haussière et l'audience de cette diffusion une forte baisse, remplacée par l'IPTV.