N'étant pas un perdreau de l'année du secteur, je suis dubitatif. Pour autant, je ne crois pas en l'éclosion d'un acteur type DIGI en France, ce n'est pas pour se retrouver de nouveau à quatre que l'opération est réalisée surtout après le rapport de Mario Draghi, de plus la situation des opérateurs en France n'est pas celle de l'Espagne. Bruxelles a (très bien) compris que la situation n'était plus tenable en Europe vu le retard pris sur les déploiements de la fibre et de la 5G par rapport au reste du monde.
Mais surtout l'objectif non avoué est d'éviter une liquidation judiciaire de SFR plus que de craindre un passage de quatre à trois opérateurs, ce qui ferait tâche aussi au niveau européen démolissant la stratégie adoptée, à savoir privilégier une concurrence effrénée aux investissements, pour s'en convaincre regarder le nombre d'opérateurs en Chine, aux USA et leurs investissements.
Ne pas faire le deal revient à vendre SFR à la découpe ou programmer une faillite certaine dixit des sources internes à Bercy. Si l'Europe et/ou l'ARCEP accepte(nt) que les fréquences mobiles soient redistribuées aux trois opérateurs restant le deal se fera sinon il capotera. Dans tous les cas, c'est bien du 50/50 sur la faisabilité réel du projet.
Free et Orange n'ont rien à gagner dans cette affaire, le grand gagnant est Bouygues. Xavier Niel le sait très bien en même temps il sait aussi que Free n'en sortira pas affaibli pour autant, pas certain que ce ne soit pas le cas pour Orange contrairement aux idées reçues de certains.
A ce jour, seule chose certaine, dire que cela se fera ou pas relève du vœux pieux, rien de plus.