Auteur Sujet: Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs  (Lu 122803 fois)

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alain_p

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Et pendant ce temps là, comme on pouvait s'y attendre vues les conditions météo, le rallongement des journées, et donc ce jour EJP, les prix de gros en France ont été nul ou légèrement négatifs sur une large partie de la journée, de 10h à 17h.

Il y a un risque, comme l'an dernier au 1er Avril, qu'à l'approche des prix négatifs, les producteurs d'énergie renouvelable, surtout le solaire, se retirent brusquement, déstabilisant le réseau électrique.

butler_fr

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Ben voyons, je vais dire à mon patron : "Chef je peux pas venir aujourd'hui au boulot, il fait beau donc l'elec est pas cher, je vais rester à la maison pour charger mon véhicule !!!"
On marche sur la tête...
C'est vrai que rien n'est fait dans ce pays pour ceux qui n'ont pas de chance et doivent bosser...  >:(

c'est sur que le monde entier vous en veut et fait exprès de mettre le soleil en journée
franchement on aurait pu mettre la lune pour les personne qui veulent charger leur voiture en journée la nuit.
 ::)

en France avec le nucléaire les prix sont quand même pas si éclatés que ça
c'est une réalité technique que l'énergie solaire sera plus disponible en journée au printemps / été / début d'automne
jusqu'à présent les heures creuses sont toujours de 6H la nuit toute l'année
et enfin on peut simplement se dire que quelques bornes de charge proposées par les entreprises et le problème est réglé?

jerome34

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #434 le: Aujourd'hui à 00:48:15 »
Et pendant ce temps là, comme on pouvait s'y attendre vues les conditions météo, le rallongement des journées, et donc ce jour EJP, les prix de gros en France ont été nul ou légèrement négatifs sur une large partie de la journée, de 10h à 17h.

Il y a un risque, comme l'an dernier au 1er Avril, qu'à l'approche des prix négatifs, les producteurs d'énergie renouvelable, surtout le solaire, se retirent brusquement, déstabilisant le réseau électrique.

Espérons qu’un black-out se profuise. Les génies de RTE seront virés .

Mettre des jours rouges quand les prix sont négatifs et avec autant de surproduction ! 😂

Sylv_01

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #435 le: Aujourd'hui à 07:36:47 »
c'est sur que le monde entier vous en veut et fait exprès de mettre le soleil en journée
franchement on aurait pu mettre la lune pour les personne qui veulent charger leur voiture en journée la nuit.
 ::)

en France avec le nucléaire les prix sont quand même pas si éclatés que ça
c'est une réalité technique que l'énergie solaire sera plus disponible en journée au printemps / été / début d'automne
jusqu'à présent les heures creuses sont toujours de 6H la nuit toute l'année
et enfin on peut simplement se dire que quelques bornes de charge proposées par les entreprises et le problème est réglé?

J'ai jamais dit le contraire... J'ai juste dit qu'imposer les horaires HC en journée était une hérésie ! Mais laisser le choix, ok, je conçois bien que ça arrange certains d'utiliser les HC en journée... Peut importe d'où l'energie provienne, solaire ou nucléaire...
Quant aux bornes entreprises, c'est la réponse facile., du style yaka faukon...

simon

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #436 le: Aujourd'hui à 10:23:17 »
Espérons qu’un black-out se profuise. Les génies de RTE seront virés .

Mettre des jours rouges quand les prix sont négatifs et avec autant de surproduction ! 😂

Pour connaître un peu l'instance et leur facon de bosser, ce ne sont pas des "génies à virer"... Ils respectent des règles, il n'y a pas de zone d'ombre dans ce qu'ils font.
Donc si un jour tel que hier a été déclaré rouge, c'est soit:
- qu'il y avait un process établi qui l'a déclenché, et dans ce cas ce process/règlement est potentiellement sous optimal ou inadapté aujourd'hui, mais il existe,
- qu'un contrat l'imposait (par exemple, contrat avec EDF, la CRE, etc. régissant les offres TEMPO qui impose un minimum de jours rouges),
- qu'il y a eu pression d'une instance gouvernementale ou d'un gros industriel de l'énergie, et dans ce cas, c'est descendu dans la chaine de commandement.

L'appli "Notifcations RTE" m'a notifié d'une insuffisance d'offre pour la journée d'hier, de quelques indisponibilités fortuites sur le réseau de transport, et d'indispos planifiées et fortuites sur certaines installations nucléaires et hydrauliques.
Il est probable que ces événements aient participé, ou carrément causé, l'émission de la couleur rouge tempo et du classement du jour en PP1/PP2.

Ce que j'essaye de dire, c'est que c'est ni aléatoire, ni capricieux. Les procédures et modes opératoires sont carrés et en adaptation constante, mais ne s'adaptent peut-être pas assez vite pour répondre au besoin.

Il faut voir que RTE doit gérer l'équilibre offre demande in fine, mais également la congestion sur les lignes de transport, les marchés divers de flexibilité et de réserve (FCR, FRR, etc.), les estimations de conso, de prod et de réserve disponible, les échanges transfrontaliers, etc.
Le nombre de paramètres à gérer pour s'assurer que le système est stable et a les marges suffisantes pour réagir en cas de perte d'un ou de plusieurs ouvrages de prod, de disparition inopinée de conso de la part de gros clients industriels, de forts aléas météorologiques ou simplement d'erreurs de prévision est énorme.
Leur priorité est, justement, d'éviter un black out (dont la proba est *extrèmement* faible, je tiens à le dire, même si ca fait chauffer les esprits dans certaines sphères...) ou même des délestages.

Ils font un travail très complexe, pas forcément visible ni facile à comprendre.

EDIT: demain est annoncé rouge également.
« Modifié: Aujourd'hui à 11:27:25 par simon »

butler_fr

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #437 le: Aujourd'hui à 15:50:10 »
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J'ai jamais dit le contraire... J'ai juste dit qu'imposer les horaires HC en journée était une hérésie ! Mais laisser le choix, ok, je conçois bien que ça arrange certains d'utiliser les HC en journée... Peut importe d'où l'energie provienne, solaire ou nucléaire...
Quant aux bornes entreprises, c'est la réponse facile., du style yaka faukon...
ça se fait déjà dans pleins de boite
il faut juste un peu de volonté du patron

le principe des heure creuse c'est d'être dans les heures qui en majorité n'arrange pas les gens (nuit / début d'après midi) enfin plus précisément ou la conso est basse par rapport à la production disponible
contrairement à vous je vous trouve que le créneau HC en journée est totalement normal (et il ne m'arrange pas spécialement ayant des panneaux solaire)

les HC/HP c'est pas à la carte, il y a un soucis de surproduction d'énergie en journée, l'hérésie ce serait de ne rien changer:
facturer le prix fort aux consommateurs pendant qu'en même temps on ne sait pas quoi faire de l'énergie
et le soir facturer en HC alors qu'on est obligé de redémarrer nos centrale

chad86

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #438 le: Aujourd'hui à 19:41:09 »
on ne "redémarre" pas du tout nos centrales la nuit, bien au contraire

les heures creuses sont là pour justement limiter la baisse
que ça ne soit pas trop brutal
on ne consomme pas assez la nuit !

et les jours ensoleillés maintenant (obliger là pour le coup de moduler à la baisse les réacteurs)
+ de renouvelables => + d'usure du parc nucléaire (ça reste assez minime comme "usure supplémentaire", mais c'est un fait)

la vérité c'est qu'on n'a pas (encore ?) assez électrifier les usages au regard du déploiement du renouvelable

pas assez de pompes à chaleurs pour remplacer le fioul et la gaz
pas assez de mobilité électrique

c'est un problème pour le climat, nos dépendances aux hydrocarbures, et aussi le réseau


butler_fr

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #439 le: Aujourd'hui à 21:00:03 »
oui j'ai fais un raccourci un peu rapide je te l'accorde.
les centrale sont obligés de produire plus entre la fin du solaire et le trou de la nuit idem le matin entre 7h30 et 11h

Globalement on a besoin de consommer la nuit entre 1h et 6h
il y a un pic à 22h qui ne doit pas être top pour lé réseau
donc 6h en HC de nuit et 2h la journée ça me semble être un meilleur équilibre pour le réseau que 8H la nuit

pour la PAC et le VE : aligné
mais bon les gens préfèrent raler sur les taxe sur le carburant, l'interdiction des chaudière à gaz ...

alain_p

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #440 le: Aujourd'hui à 21:28:52 »
On voit sur les graphiques de production par filière qu'aussi bien le nucléaire, le solaire et l'éolien, dans une moindre mesure, ont baissé hier leur production de 12h à 15h.

chad86

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #441 le: Aujourd'hui à 21:43:10 »
oui sauf que certains sont pilotables et d'autres non

pioup

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #442 le: Aujourd'hui à 21:47:46 »
J'ai jamais dit le contraire... J'ai juste dit qu'imposer les horaires HC en journée était une hérésie ! Mais laisser le choix, ok, je conçois bien que ça arrange certains d'utiliser les HC en journée... Peut importe d'où l'energie provienne, solaire ou nucléaire...
Quant aux bornes entreprises, c'est la réponse facile., du style yaka faukon...

Après hors tempo, ça a toujours existé des HC en journée au moins sur certaines régions. Mes parents ont toujours eu une partie des HC en journée depuis plus de 30 ans.

alain_p

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Prix de l'électricité négatifs, une menace pour les producteurs
« Réponse #443 le: Aujourd'hui à 22:10:14 »
oui sauf que certains sont pilotables et d'autres non

Le nucléaire est modulable, on peut baisser sa production ou l'augmenter, mais cela a un coût sur sa maintenance, estimé dans un rapport récent d'EDF, publié mi-Février, à 360 M€/an, et réduirait la durée de vie des réacteurs, déjà anciens, et donc baisserait la rentabilité d'EDF. Le rapport publié par EDF sur ce sujet, qui pouvait entrainer quelques débats, a même été édulcoré, selon les Echos, par rapport à la version que s'était procuré La Tribune, début Février, passant de 80 pages, à 60 pages.

Voir par exemple l'article du site Révolution Énergétique :

Citer
Usure prématurée, coût élevé : la hausse de la modulation nucléaire inquiète EDF

Par Kevin CHAMPEAU- Publié le 18 février 2026

Si les énergies renouvelables et le nucléaire ne doivent pas être opposés dans la quête de la neutralité carbone, un sujet vient pourtant créer des tensions entre les deux : la modulation de nos réacteurs. Bien que normale sur le parc nucléaire français, cette technique d’ajustement de la production est de plus en plus utilisée, ce qui pourrait accélérer l’usure des centrales. Un nouveau rapport d’EDF tire des conclusions inquiétantes.

Ce n’est pas un scoop : le parc nucléaire français module plus que n’importe quel autre pays, la faute à un mix électrique unique au monde, puisque très largement dominé par l’énergie nucléaire. Si cette modulation est historiquement maîtrisée et adaptée aux capacités des réacteurs, cet équilibre se voit bouleversé par la prise d’ampleur des énergies renouvelables dans l’Hexagone.

« Des risques économiques majeurs » pour la France

Selon les dernières prédictions, notamment des analystes de Kpler, cette modulation pourrait continuer d’augmenter chaque année jusqu’en 2030. De 27,5 TWh en 2024, elle a atteint 31,5 TWh en 2025 et devrait avoisiner les 35 TWh pour 2026. Si cette modulation permet en partie à EDF d’optimiser son utilisation de combustible, le reste s’explique par la nécessité de compenser l’intermittence des énergies renouvelables. Or, cette modulation excessive inquiète de plus en plus au sein d’EDF.

Il y a quelques semaines, la CFE Énergies, principal syndicat de l’électricité en France, avait tiré la sonnette d’alarme face à la publication imminente de la programmation pluriannuelle de l’électricité (PPE3). Le syndicat avait pris la parole pour évoquer un rapport interne à EDF portant sur « les conséquences techniques et économiques de l’effacement forcé de la production d’électricité nucléaire ». Les conclusions de ce rapport confidentiel avaient été entrevues dans un article de La Tribune, et évoquaient « des risques économiques majeurs pour la collectivité française ».

EDF confirme l’impact de la modulation sur les réacteurs nucléaires

EDF a attendu la publication de la PPE3 pour sortir du silence et rendre public les conclusions de son étude sur la modulation. Dans ce document, daté du 16 février 2026, l’électricien français confirme la hausse de volume de modulation en évoquant un point de rupture en 2024. Il mentionne notamment une augmentation des arrêts de courte durée en milieu de journée, au moment où les parcs photovoltaïques produisent le plus d’électricité.

Selon EDF, cette hausse de la modulation affecte bien le vieillissement des installations sur de nombreux aspects et indique une augmentation « des phénomènes vibratoires au niveau des postes d’eau ». De ce fait, EDF affirme devoir travailler sur ses programmes de maintenance en augmentant la fréquence des contrôles et des remplacements de pièces d’usure. En parallèle, l’électricien envisage de faire évoluer ses méthodes d’exploitation pour que « les transitoires de puissance ou les arrêts complets des réacteurs soient moins sollicitants pour les installations, tout en préservant la manœuvrabilité des unités de production ». EDF précise enfin que cette adaptation « a un impact économique certain car elle conduit à réaliser de nouveaux investissements sur le parc nucléaire français, tout en s’accompagnant d’une réduction de sa production ».

Les centrales thermiques et hydroélectriques jonglent aussi avec l’éolien et le solaire

D’ailleurs, EDF va plus loin en indiquant que les variations de production d’énergie associées aux renouvelables non pilotable (éolien et solaire) ont des effets sur ses autres modes de production. Le nombre d’arrêts/démarrages des centrales thermiques de type cycles combinés gaz (CCG) a ainsi doublé en 2025 par rapport aux années précédentes. Le parc hydroélectrique est également concerné, en particulier les stations de pompage-turbinage (STEP), qui sont en première ligne pour absorber les fluctuations du réseau. Celles-ci sont de plus en plus sollicitées, ce qui entraîne un vieillissement prématuré.

Pour finir, EDF rappelle que le rôle du parc nucléaire français n’est pas seulement de produire de l’électricité, mais également de stabiliser la fréquence et la tension du réseau, notamment grâce à son inertie. Il n’est pas à exclure que dans les années à venir, RTE demande à EDF de laisser des réacteurs en service non pas pour produire de l’électricité en milieu de journée, mais pour permettre une meilleure stabilité du réseau à l’échelle de la France et de l’Europe.

https://www.revolution-energetique.com/actus/usure-prematuree-cout-eleve-la-hausse-de-la-modulation-nucleaire-inquiete-edf/

Le rapport d'EDF : https://www.edf.fr/sites/groupe/files/2026-02/2026_02_16_ETUDE_MODULATION.pdf

Modulation "ecoK" : La baisse de production permet d'économiser du combustible, au moment où l'électricité est la moins chère.
Pour ces centrales, EDF s’assure que la modulation pour économie combustible (dite « écoK », par baisse de puissance ou par arrêt) est réalisée au moment le plus opportun pour le système électrique et en l’occurrence lorsque les prix sont bas et que la demande résiduelle est faible, et ainsi que le combustible en réacteur soit utilisé au moment où la production a le plus de valeur.

L'article des Echos : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/couts-de-maintenance-remplacement-de-materiel-la-modulation-des-reacteurs-nucleaires-pese-sur-la-rentabilite-dedf-2216208
« Modifié: Aujourd'hui à 22:30:46 par alain_p »