Cela ne m'étonnerait pas du tout, vu le contexte (élections municipales, augmentation des prix de l'essence et du gaz), que ces jours restants soient affectivement supprimés. D'ailleurs, ce n'est pas une obligation, comme le dit le site Selectra, ce n'est pas EDF qui décide, mais RTE :
Le rôle méconnu du signal Tempo : équilibrer et non rentabiliser
Pour saisir la pertinence de ce scénario inattendu partagé sur le groupe Facebook Tempo EDF, il est indispensable de déconstruire un mythe solidement ancré dans l'esprit des consommateurs.
La décision de déclencher un jour rouge n'appartient absolument pas au fournisseur historique EDF, et son but n'est pas de gonfler artificiellement les factures ou de maximiser les profits commerciaux. Ce pouvoir exclusif est entre les mains de RTE (Réseau de Transport d'Électricité), l'entité publique garante de la stabilité du système électrique national.
La mission de RTE est d'une complexité absolue : faire correspondre, à la seconde près, la production d'électricité avec la consommation des foyers et des industries françaises. Les jours rouges servent alors à réduire drastiquement la demande lors des vagues de froid, lorsque le réseau frôle la saturation et menace de s'effondrer sous le poids des radiateurs allumés.
Pourquoi la surabondance d'électricité rend Tempo inutile
Or, la réalité physique du réseau français en ce début de mois de mars 2026 est aux antipodes d'un risque de pénurie. Sous l'effet combiné d'un parc nucléaire opérationnel et d'une production solaire généreuse, le réseau se retrouve littéralement saturé d'électricité, particulièrement en milieu de journée.
Cette abondance crée des situations de marché totalement folles, avec des prix "spot" (le tarif de gros à court terme) qui s'effondrent régulièrement jusqu'à atteindre zéro euro le mégawattheure l'après-midi, frôlant même parfois les valeurs négatives.
Vu le temps et les températures qu'il fait actuellement, pas de risque de se retrouver en manque d'électricité. A la fin du mois, on a plus de risques de connaitre un scénario comme en 2025, où le réseau avait failli s'effondrer, comme en Espagne, car à l'approche des prix négatifs, 9 GW de solaire et d'éolien s'étaient déconnectés sans prévenir. RTE a plutôt intérêt à ce qu'il y ait plus de consommation...
P.S : je complète ma citation, la fin est très claire :
- L'absurdité technique d'un jour rouge : Déclencher une journée d'effacement aujourd'hui reviendrait à ordonner aux abonnés de couper leur chauffage et leurs appareils ménagers, alors même qu'il y a déjà trop d'électricité en circulation.
- Le risque pour le réseau : Faire chuter artificiellement la consommation dans un moment de surproduction aggraverait le déséquilibre actuel, obligeant les producteurs à stopper des centrales en urgence, une manœuvre coûteuse et dangereuse pour la stabilité du système.
La logique voudrait donc que RTE s'abstienne rigoureusement de placer la moindre journée rouge, à moins qu'une vague de froid tardive et brutale ne vienne soudainement relancer la demande nationale.