Auteur Sujet: Carte des projets de data centers en cours  (Lu 14438 fois)

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alain_p

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Carte des projets de data centers en cours
« Réponse #24 le: Hier à 23:11:00 »
Sur la nationalité des utilisateurs de ces datacenters, il y a un article des Echos aujourd'hui, qui montre que ce sont très peu des européens. Don l'argument de la souveraineté numérique est battue en brèche. En sachant aussi que sur le montant de l'investissement sur ces datacenters; environ 80%, selon Octave Klaba, va à l'achat des GPUs, donc principalement à un acteurs étranger, Nvidia. Les fournisseurs de GPUs, et de composants, Ram, SSDs, tous étrangers, sont les principaux bénéficiaire de la folie de l'IA en ce moment.

Au détriment des autres acteurs, par exemple OVH, qui souffrent aussi de la raréfaction des composants, et de l'augmentation de leurs prix, et sont à leur tour contraints d'augmenter les prix de leurs serveurs et VPS.

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/consommation-electrique-bilan-carbone-nationalite-des-utilisateurs-ce-que-lon-sait-de-la-vague-des-data-centers-qui-deferle-en-france-2248278

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Consommation électrique, bilan carbone, nationalité des utilisateurs… Ce que l'on sait de la vague des data centers qui déferle en France

La France accueille près de 350 data centers, mais leur suivi est complexe, alors que les données sur l'empreinte environnementale et leurs utilisateurs finaux restent floues.

Par Mehdi Laghrari, Joséphine Boone, Juliette Delaunay - Publié le 26 août 2026 à 06:15Mis à jour le 26 août 2026 à 15:33

Comment cartographier fidèlement les data centers en France  ? A l'heure où l'Hexagone s'impose parmi les principales terres d'accueil de ces mastodontes industriels, indispensables à l'essor de l'intelligence artificielle, le suivi de leurs retombées réelles, positives ou négatives, relève du casse-tête.

Certes, les données macroéconomiques existent : le décompte des quelque 350 sites présents sur le territoire s'affine et l'évolution des volumes d'électricité consommés est scrutée de près. La localisation géographique des nouveaux sites devient également publique. Mais dès que l'on s'aventure dans la jungle des nouveaux projets annoncés à coups de dizaines de milliards d'euros, le paysage s'assombrit.

L'écran de fumée de la colocation

Notamment en ce qui concerne les utilisateurs de ces futurs méga-centres de données. A première vue, les porteurs de projets sont quasi exclusivement étrangers. Le marché de l'hébergement neutre reste par ailleurs dominé par des géants nord-américains comme Equinix, Digital Realty ou CyrusOne. Côté hyperscalers, le trio américain AWS, Microsoft et Google mène la danse.

Avec des impacts concrets sur le réseau électrique français  : sur les 15 gigawatts d'électricité qui sont d'ores et déjà réservés auprès de RTE pour les data centers, seulement 1,4 gigawatt serait réservé par des acteurs européens, selon le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur « les vulnérabilités numériques de la France ».

Mais savoir qui sera l'utilisateur final de chaque infrastructure - achevée ou en construction - relève de la gageure. En cause : le modèle même de la colocation. Les opérateurs louent leurs mètres carrés et leurs mégawatts à des tiers - fournisseurs de cloud, banques, industriels ou spécialistes de l'IA. Opposant systématiquement le secret des affaires, ils refusent de préciser l'identité de leurs clients ou de clarifier si les données traitées servent à des acteurs français ou étrangers.

« C'est le secret le mieux gardé des data centers, affirme Benoit Petit, analyste senior au sein de Hubblo. Il y a une opacité historique du secteur, qui est liée aux accords commerciaux qu'ils signent avec leurs clients, mais aussi au fait qu'ils ne veulent pas révéler trop de choses dans un secteur qui est extrêmement concurrentiel. »

Données environnementales partielles

Ce flou devient d'autant plus critique que le secteur change de dimension. Selon les trajectoires prospectives de l'Ademe, la consommation électrique du numérique pourrait être multipliée par plus de trois à l'horizon 2035. Au premier abord sans conséquence : disposant d'un mix énergétique largement décarboné, et d'un statut d'exportateur net d'électricité depuis 2022, l'Hexagone fait office de parfaite terre d'accueil.

Pour autant, comme toute industrie, les data centers ont bien un impact environnemental. Dans sa cinquième édition du rapport « Pour un numérique soutenable », l'Arcep s'alarme déjà d'une hausse de 23 % des émissions de gaz à effet de serre de la filière à fin 2024. Une tendance qui devrait augmenter au fur et à mesure que les derniers data centers dédiés à l'IA seront pris en compte.

Face à cela, les acteurs de la filière misent sur l'innovation, pour améliorer le PUE (« power usage effectiveness ») et le WUE (« water usage effectiveness »), les principaux indicateurs d'efficacité électrique et hydraulique. « Les data centers en France consomment très peu d'eau et en circuit fermé », affirme Michaël Reffay, directeur général de France Datacenter, le lobby de la filière.

« Quant à l'électricité, celle-ci représente près de 30 % des dépenses des data centers, donc les opérateurs sont naturellement incités à améliorer leur efficacité énergétique pour rester compétitif », poursuit-il.
Lobbying intense

La réglementation européenne tente d'imposer de la transparence sur ces indicateurs. La directive sur l'efficacité énergétique (EED) prévoit de contraindre les centres de plus de 500 kW à publier leurs bilans d'eau, d'énergie et de valorisation de chaleur fatale. Mais malgré sa transposition en France depuis cette année, sa mise en oeuvre fait face à un lobbying intense des industriels.

De même que pour la fiscalité de l'électricité. Après la fin du bouclier tarifaire, qui devait faire passer l'accise de 0,5 à 12 euros le mégawattheure, la filière a pu bénéficier d'un rabais à 10 euros, et a tenté en avril de ramener ce prix à 3 euros, arguant qu'une « fiscalité globale des centres de données est plus importante en France que dans les autres pays européens », selon un rapport du groupe de travail sur le numérique et l'électrification des usages.

Une demande à laquelle le gouvernement a pour le moment opposé une fin de non-recevoir. Surtout, conscient de la grogne qui monte autour des data centers, Bercy essaie d'imposer une « écoconditionnalité », pour continuer à bénéficier de ce tarif. Le décret, devant en fixer les critères, est attendu dans les prochains mois.
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Ce qui rapporte le plus aux datacenters IA, c'est de louer leurs infrastructures aux grands acteurs de l'IA, Anthropic, OpenAI... Par exemple, xAI loue en fait ses datacenters Colossus 1 et 2 à Anthropic 1.25 milliards de dollars par mois, au lieu de les utiliser pour sa propre AI, Grok.

Il est tout à fait probable que Campus IA à Fouju fera de même...