Auteur Sujet: CANADA ET INTERNET  (Lu 4524 fois)

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alain_p

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« Réponse #12 le: 13 décembre 2020 à 10:48:11 »
Le problème des prix au canada n'est pas la densité de population très faible et la zone à couvrir qui rend les déploiement très très couteux?

Il y a peut-être de cela, et c'est pourquoi l'arrivée de starlink peut changer les choses, mais tu remarqueras que le problème est le même aux Etats-Unis, même dans des zones denses, par exemple New-York, où est implanté Altice, qui avait d'ailleurs voulu racheter Cogeco, cité dans la video. Les prix sont là aussi de 100 à 150 $. Je pense que c'est plus un modèle économique cablo-opérateurs, où la concurrence, contrairement à l'idéologie libérale de ces états, n'a jamais été favorisée.

Les autorités de contrôle des télécommunications en Amérique du Nord sont trop faibles, rien de comparable à l'ARCEP.

christo_du_59

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« Réponse #13 le: 13 décembre 2020 à 22:13:06 »
on peut le voir avec la TV.

on peut capté des chaine gratuitement avec une antenne, et pourtant c'est même chaine on paye 38$ (tarif telus) alors quelle sont gratuite de base.

Mème la CRTC avait imposé une limite (de 25$) car avant c'était encore plus cher sur les offre de base.

En 2015 un document de la CRTC indique : "Ils pourront également profiter d’une offre de service d’entrée de gamme à 25 $." et pourtant comme je parle plus haut, l'entré de gamme chez telus, c'est 38$. (et je suis sur qu'il n'ont rien de pas respecter, car il disent surement qu'il fournissent un décodeur 4K, qu'il y a l'appli telus,etc ... et ce mème bouquet chez cogeco coute 25$ (mais faut surement rajouter la location du décodeur)



alex_123

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« Réponse #14 le: 16 décembre 2020 à 20:14:23 »
Juste préciser que la décision de 2019 sur les nouveaux tarifs "de gros" pour l'accès aux petits fournisseurs concerne le réseau HFC (fibre à terminaison coaxiale) et DSL. Il n'y a rien de décidé pour l'accès au réseau FTTH et voyant comment les procédures judiciaires et recours s'éternisent (les gros fournisseurs ont demandé un appel à la Cour Suprême après avoir perdu cet automne à la Cour fédérale sur l'accès aux réseaux de cuivre), ce n'est pas avant 4-5 ans que le réseau FTTH sera vraiment accessible (et encore, peut-être pas avant la fin de la décennie). L'ingérence politique du ministre Bains va pousser à une révision de la décision (Review and Vary) qui pourrait retarder d'un ou deux ans l'application de la décision de 2019 (et ce dossier sur l'accès aux nouveaux tarifs sur cable/dsl traine depuis 2015-2016).

Starlink ne sera pas gratuit non plus, ça coûtera plus cher que son forfait FTTH à 70$.

vida18

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« Réponse #15 le: 05 janvier 2021 à 11:40:00 »
Fibre optique: les frustrations aboutiront à l’Internet par satellite étranger, redoute Gilles Bélanger

TECHNOLOGIES. Le député d’Orford Gilles Bélanger, adjoint parlementaire du premier ministre Legault en matière d’Internet haute vitesse, estime que si les entreprises canadiennes ne trouvent pas de compromis pour accélérer les branchements, l’offre satellitaire étrangère pourrait accaparer le marché.

Face à l’avantage concurrentiel dont les propriétaires des infrastructures de soutènement disposent, les fournisseurs ne parviennent pas à étendre leur réseau dans les zones rurales. Au début de l’année, des organismes tels que Maskicom en Mauricie se plaignaient des tracasseries pour l’obtention des droits d’accès aux poteaux des grands groupes des télécoms dans la MRC de Maskinongé. Entre les délais excessifs, les coûts supplémentaires pour le traitement des dossiers et la remise en état des infrastructures négligées, ils perdent du temps et de l’argent.

«Quels que soient les montants consentis, si nous n’avons pas accès aux poteaux, nous ne pourrons pas avancer dans les travaux de déploiement», soutient-on chez Targo communications en Estrie.

«Il faut s’asseoir avec les gros joueurs, il y’a un risque qu’on perde tout ce marché à la faveur d’un joueur américain qui arrive avec un satellite sur orbite basse», redoute M. Bélanger. Il affirme qu’avec les premières discussions ouvertes il y a six mois, certains projets qui traînaient dans les tiroirs depuis trois ans ont pu voir le jour. Plusieurs initiatives et notamment le mémoire de la Fédération québécoise des municipalités au conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) ont fait bouger les lignes. Entreprises privées et sociétés d’État se concertent pour «accélérer le traitement des demandes d’accès aux infrastructures de soutènement logées par des tiers», mais il faut faire vite. On retrouve autour de la table des représentants d’Hydro-Québec, de Bell Canada, de Télébec, de Telus et du ministère de l’Économie.

«Ça fait 10 à 20 ans qu’on en parle, mais on n’a jamais sérieusement adressé la question», avance le député d’Orford, déplorant le fait que certaines commissions scolaires ou municipalités déjà «fibrés» seront refinancées faute d’inventaire précis du réseau existant.

Position de monopole en toute légalité

«On ne peut pas changer les règles du jour au lendemain, certains gros joueurs pourraient encore l’emporter devant les juridictions, mais on peut en faire un enjeu de sécurité publique», plaide M. Bélanger, préoccupé par les iniquités qui rendent l’accès à Internet parfois plus onéreux dans les zones isolées.

«Si on tarde trop, il va y avoir une frustration et ce qu’on appelle le cherry picking», ajoute-t-il pour décrire l’option des branchements par satellite dont les revenus iraient dans des caisses des compagnies étrangères. Rappelons que le CRTC a récemment approuvé la demande de l’entreprise SpaceX visant à fournir Internet par satellite en orbite basse à la population canadienne en régions rurales. C’est une connexion sans fil, moins sécuritaire, en raison de l’enjeu de l’électrosensibilité que certains experts redoutent, mais son débit est d’un niveau acceptable.

Le député Bélanger est persuadé qu’avec un effort d’assouplissement dans les processus de redressement des infrastructures, les acteurs pourraient se donner 24 mois pour brancher tout le Québec. Les autorités provinciales entendent y arriver à l’horizon 2022.

L’adjoint parlementaire suggère des réflexions sur la nationalisation de certains éléments tels que le toron, un fil d’acier qui soutient les câbles, et dont l’accès n’est pas garanti aux compagnies de télécom. Il encourage les municipalités et les promoteurs d’entreprises à continuer d’envoyer leurs mémoires au CRTC pour susciter des propositions concrètes. Les géants du secteur accusés d’abuser de leurs positions de monopoles sont, dit-il, dans un fonctionnement règlementé. Il faut négocier pour aller vite.


Source : Le Reflet du Lac, écrit le 4 janvier 2020 par Godlove Kamwa.


vida18

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« Réponse #16 le: 30 janvier 2021 à 17:47:08 »
Fibre optique dans les zones rurales: «on est tanné, il n'y a rien qu'on n'a pas fait»

Hérouxville — Le déploiement de la fibre optique dans les zones rurales représente un défi pour tout promoteur en raison notamment des distances à parcourir, mais aussi des délais attribuables à l’obtention des droits de location d’emplacement sur des poteaux et des innombrables discussions avec les différents paliers de gouvernement.

Bernard Thompson, préfet de la MRC de Mékinac, estime qu’environ 1400 foyers du territoire sont sans internet haute vitesse. Il assure que toutes les démarches ont été faites par les intervenants dans ce dossier.

«Je parle d’internet haute vitesse depuis 2006. La volonté est là, mais la communication ne se fait pas comme elle devrait se faire. On est tanné, il n’y a rien qu’on n’a pas fait. Les deux paliers de gouvernement ne se parlent clairement pas. C’est une partie de ping-pong. Le CRTC (le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) subventionne 50 % des projets, mais rien ne bouge. Des gens attendent la fibre optique, mais je commence à désespérer.»

Gérard Bruneau a la même lecture de la situation. Selon le préfet de la MRC des Chenaux, les députés travaillent fort, mais le dossier traîne en longueur.

«Les deux gouvernements disent qu’il y a de l’argent. Mais qui bloque? On a travaillé avec des télécommunicateurs, il y a des programmes. Il y a une partie qui est payée par le CRTC et le CRTC ne donne pas le signal de payer sa part. Si le CRTC ne veut pas investir, que le fédéral le tasse et investisse. La MRC des Chenaux a entre 6000 et 7000 foyers. Il y en a environ 1500 sans internet haute vitesse. Ça prend de la haute vitesse aujourd’hui. On peut s’éclairer avec un fanal dans une maison, mais ça ne fait pas grand lumière.»

Le Nouvelliste a demandé au CRTC d’expliquer la lenteur de traitement des dossiers évoqués par MM. Thompson et Bruneau. Dans une réponse générale, l’organisme dit avoir reçu près de 600 demandes de financement totalisant plus de 1,5 milliard de dollars. «L’évaluation de ces demandes est une grande priorité pour le CRTC et les projets sélectionnés seront annoncés dès que possible», écrit-on par courriel.

Pour sa part, le gouvernement du Québec affirme «partager l’empressement» des élus locaux de rendre accessible l’internet haute vitesse, surtout en temps de pandémie.

«Il reste effectivement encore beaucoup de travail pour accélérer le déploiement de l’internet haute vitesse. On travaille cependant avec les différents intervenants (le gouvernement fédéral, les MRC, les maires, les entreprises de télécommunication, etc.) pour lever les obstacles qui freinent les projets et accélérer la réalisation des projets. Le premier ministre fait de ce dossier une priorité», écrit par courriel Ewan Sauves, attaché de presse de François Legault.

La lenteur dans l’obtention des autorisations s’ajoute aux délais pour obtenir les permis de location d’emplacement sur les poteaux. Cette dernière réalité a d’ailleurs été dénoncée il y a plus d’un an par Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé et président de Maskicom. Aujourd’hui, M. Lalonde estime que la situation s’est améliorée avec Bell. Selon lui, 2021 devrait être fructueuse en terme de branchements, sans s’avancer sur le nombre de foyers qui seront branchés.

«Je pensais que 2020 allait être une bonne année. Il y a eu beaucoup de ralentissement. Avant que le gouvernement n’intervienne (en mai, en formant une table de concertation avec les grands télécommunicateurs), c’était long d’avoir des informations de Bell. On a eu la pandémie. Durant la première vague, on ne savait pas si on était un service essentiel ou pas. J’ai perdu un an et demi. Mais 2021 devrait être mieux.»

Un différend de nature financière avec son sous-traitant Madysta a aussi entraîné la suspension du déploiement de la fibre optique de Maskicom entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de décembre 2020.

Plus de 570 résidences sont raccordées au réseau de Maskicom sur un total de 3500.

Le son de cloche est différent du côté de Sogetel, l’entreprise responsable de brancher quelque 4800 foyers de la MRC de Nicolet-Yamaska.

«On a entendu certaines histoires ailleurs où c’était problématique. Mais pour nous, obtenir les permis, ça va bien», déclare Richard Biron, vice-président au développement d’entreprise.

Plus de 500 branchements ont été effectués jusqu’à maintenant et la direction de Sogetel s’attend à ce que les choses se déroulent rondement au cours des prochains mois.

«Le projet va bon train. On est dans le cœur de la construction du réseau et 2021 sera une grosse année de mise en service», précise M. Biron, qui refuse de donner un échéancier quant à la finalisation de ce chantier.

Sogetel ne dévoile pas le montant global requis pour brancher 4800 résidences, étant donné que la plus grande partie du projet relève d’investissements privés. Toutefois, l’entreprise a reçu près de sept millions de dollars en subventions gouvernementales pour brancher 1600 des 4800 adresses ciblées par ce projet nécessitant 517 km de fibre optique.

La MRC de Bécancour continue d’installer ses équipements en vue de se constituer un réseau de fibre optique de 900 km. Plus de 9000 foyers sont visés par ce projet. Quelque 6000 propriétés ont maintenant accès à ce service. Il en reste environ 3100 à être branchées.

«Le réseau appartient à la MRC et on offre aux télécommunicateurs d’offrir les services. Ce sont les télécommunicateurs qui ont l’expertise. On voulait s’associer avec eux, à coût et qualité de service comparables», mentionne le directeur général de la MRC de Bécancour, Daniel Béliveau.

«Ça a pris quatre ans pour avoir les autorisations pour les poteaux. Il faut faire des tests pour les gens qui demeurent dans les rangs dans Gentilly. Un écureuil a grugé un fil, il faut remplacer le tronçon complet de fibre optique sur 800 mètres! Mais on travaille pour que les gens aient le service le plus vite possible», assure Dany Sauvageau, surintendant au service technique de la Ville de Bécancour et responsable du déploiement de la fibre optique dans cette localité.

Le réseau de fibre optique de la MRC de Bécancour est évalué à 16 millions de dollars.

En Haute-Mauricie, Solutions Ambra va déployer 500 km de fibre optique pour brancher 1700 résidences. Le projet est de 26 millions de dollars. «Ça couvre Parent, La Croche, Lac-Édouard, Saint-Joseph-de-Mékinac, La Bostonnais, énumère Éric L’Heureux, président de cette entreprise trifluvienne. L’année 2021 est une année de construction de la fibre optique et des tours. On se sert des tours du réseau cellulaire pour faire le réseau internet.»

De nombreux branchements devraient être réalisés en 2021. Selon M. L’Heureux, un deuxième volet devrait arriver afin d’ajouter des maisons au réseau de fibre optique.

Michel Lemay, maire de Saint-Barnabé, sait que le dossier traîne dans le secteur du chemin du Coteau et du chemin Bernard. Le maire assure que la Municipalité a fait son travail concernant le déploiement de la fibre optique, un projet qui a pourtant été annoncé en 2017 par les gouvernements supérieurs. À l’époque, les gouvernements du Québec et du Canada avaient annoncé le versement de subventions totalisant près de 200 000 $ pour un projet mené par Bell.

«Ce qu’on me dit c’est que Bell n’a pas reçu de lettre d’appui de la Municipalité, mais on en a une pour accompagner Bell dans l’obtention d’une subvention. J’ai renvoyé la résolution à Bell. On va trouver une solution, avec Bell ou avec une autre compagnie, pour que ces gens aient le service», assure le maire de Saint-Barnabé.

Par courriel, Bell affirme que malgré l’annonce de novembre 2017, le contrat pour ce secteur ne lui a pas été octroyé. Selon l’entreprise, les gouvernements sont les mieux placés pour donner les raisons justifiant cette décision.


Source : Le Nouvelliste, écrit le 30 janvier 2021 par Martin Lafrenière.