Auteur Sujet: Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP  (Lu 9307 fois)

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Nico

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #36 le: 12 janvier 2017 à 17:04:21 »
C'est juste de faire entrer la concurrence ? Pourquoi n'arrive-t-elle pas à rentrer ? Orange freine ou l'intendance ne suit pas ? Ou c'est un manque de confiance ou d'information ?
Qu'est-ce qui marche mieux quand tu veux rentrer dans un immeuble :
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- Bonjour monsieur, c'est Free, on vient pour la fibre

Thornhill

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #37 le: 12 janvier 2017 à 17:52:58 »
Tu as surement vu juste.
Mais dans ce cas l'Arcep attend quoi de Orange : qu'ils disent à Free/SFR :  "Tiens, j'ai les clés de la cave, prends-les et passe tes fibres en loucedé" ?

Qu'ils mettent en place un guichet "conciergerie" en somme ?

Hammett

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #38 le: 12 janvier 2017 à 18:26:14 »
C'est pas possible que l'ARCEP régule cela ! C'est un gag ! 

Nico

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #39 le: 12 janvier 2017 à 18:43:52 »
De ma compréhension des orientations, on parlerait de qqch comme ce qu'a fait SFR avec ByTel en ZTD.

Et pas une régulation, mais s'assurer de non discrimination.

eruditus

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #40 le: 12 janvier 2017 à 18:44:44 »
Après la régulation asymétrique, la régulation symétrique, une nouvelle ère s'ouvre, la régulation chirurgicale.

Philoutix

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #41 le: 12 janvier 2017 à 18:55:51 »
L'interview de Soriano par Soumier, ICI. Plus cela va, plus se pose la question de savoir si Orange ne devra pas gérer la base descriptive réseaux des opérateurs concurrents ...

Nico

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« Réponse #42 le: 12 janvier 2017 à 18:58:10 »
On a compris que tu étais assez remonté contre cette posture de l'ARCEP, restons sérieux tout de même ;).

Thornhill

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #43 le: 13 janvier 2017 à 09:16:56 »
L'interview de Soriano par Soumier, ICI. Plus cela va, plus se pose la question de savoir si Orange ne devra pas gérer la base descriptive réseaux des opérateurs concurrents ...

Je n'ai toujours pas compris ce qu'il attend d'Orange concrètement.
Le journaliste aurait pu creuser un peu.

Nico

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« Réponse #44 le: 13 janvier 2017 à 09:19:08 »
Il y a des sources plus pointues sur le sujet (voir même lire les orientions de l'ARCEP), là la TV bah c'est très généraliste / consensuel.

Philoutix

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #45 le: 13 janvier 2017 à 09:37:26 »

alain_p

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #46 le: 13 janvier 2017 à 10:23:39 »
Qu'est-ce qui marche mieux quand tu veux rentrer dans un immeuble :
- Bonjour mon bon monsieur, c'est Orange France Télécom les PTT, c'est pour le téléphone
- Bonjour monsieur, c'est Free, on vient pour la fibre

Petit rappel historique : Avant 2011, Free a signé de nombreuses conventions avec des immeubles pour les fibrer, souvent grâce à l'appui de co-propriétaires pro Free. Souvent ces immeubles n'ont jamais été commencés, et la durée de 6 mois a été largement dépassée. Finalement, comme cela bloquait l'arrivée de la fibre, l'ARCEP a du contraindre Free à envoyer un courrier disant que l'immeuble était libéré de sa convention, et que d'autres opérateurs pouvaient le fibrer.

Certains immeubles ont été commencés et jamais terminés. D'autres ont été très mal faits, et c'est souvent une calamité pour un abonné d'être dans un tel immeuble.

Free s'est taillé une très mauvaise réputation parmi les syndics.

Donc Free a eu accès aux immeubles, mais faute d'investissements, et de sérieux suffisant, ne les a jamais fibrés verticalement. Finalement, dans beaucoup de cas, c'est Orange qui l'a finalement fait.

Donc je trouve les remarques d'Orange tout à fait justifiées. C'est le seul à investir à grande échelle sur le terrain des immeubles.
« Modifié: 13 janvier 2017 à 11:05:37 par alain_p »

Kaelhan

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Marchés du haut et du très haut débit fixe : Orientations de l'ARCEP
« Réponse #47 le: 13 janvier 2017 à 11:02:41 »
L'interview de M.Lombardini dans les Echos du jour :
Les mesures que suggère l'Arcep pour réguler Orange sont-elles satisfaisantes ?

Le régulateur doit se préoccuper d'avoir un marché équilibré et concurrentiel où l'investissement est dynamique. S'il ne fait rien, on s'achemine sur le très haut débit a minima vers un duopole entre Orange et SFR, voire un monopole d'Orange. Ce sont donc des mesures de bon sens qui visent à corriger à la marge le cadre réglementaire pour que tous puissent investir et migrer leurs abonnés. Ce n'est pas la révolution non plus, nous attendions plus.

C'est tout de même une vraie victoire pour vous ?

Cela fait longtemps qu'on dit qu'il y a un problème. Les pouvoirs publics n'ont pas agi plus tôt, car le marché a mis longtemps à décoller. C'est depuis qu'Orange a passé la barre du million d'abonnés fibre que le sujet s'est imposé. Un opérateur historique qui a 75 % de part de marché sur les réseaux du futur, cela commence à faire peur. Le cadre doit être aménagé pour permettre à chacun d'investir de manière efficace. Les Français veulent la fibre, mais sans perdre les bienfaits de la concurrence et du choix.
Selon Orange, chacun est parti de la même page blanche. Les retards sont dus à de moindres investissements ou des erreurs.

C'est une fiction de présenter les choses ainsi. Je reconnais qu'Orange fait du bon boulot : ils savent déployer des réseaux, ils y mettent les moyens et les résultats sont là. Mais nous aussi. Nous investissons 30 % du chiffre d'affaires dans les réseaux chaque année. Et une bonne partie va à la fibre, davantage qu'Orange en proportion. En outre, il ne faut pas oublier certaines pratiques passées de l'opérateur historique.

A quoi pensez-vous ?

Entre 2006 et 2010, Orange s'est réservé l'usage quasi exclusif des fourreaux dans les zones très denses, là où ses concurrents sont les plus forts. Pour déployer la fibre, les autres opérateurs devaient creuser leurs propres tranchées ou passer par les égouts. Evidemment, c'était beaucoup plus long et moins efficace. Ces pratiques ont cessé après que nous avons déposé plainte devant l'Autorité de la concurrence. Mais, pendant ces premières années, Orange a couvert une zone considérable et s'est fait une place de choix dans les immeubles dont il tire profit aujourd'hui. Leur avance ne repose donc pas seulement sur l'investissement et le talent...

N'avez-vous pas freiné les investissements pour le lancement de Free Mobile ?

Non. Chez Free, nous n'avons jamais manqué d'argent pour la fibre ; seules les difficultés opérationnelles peuvent ralentir le déploiement.

Vous dénoncez aussi les problèmes d'intégration verticale chez Orange. Qu'est-ce que cela change sur le marché ?

Orange se réserve un accès privilégié à de multiples informations et dispositifs spécifiques qu'il nous refuse alors que nous sommes co-investisseurs. Sur les plans de déploiement, les erreurs de câblage, les erreurs d'adresse notamment, Orange met en oeuvre des dispositifs courts pour son compte mais impose de la lourdeur à ses concurrents. C'est pour cela que le régulateur doit établir un principe très ferme de non-discrimination renforcée : Orange doit utiliser les mêmes procédures et avoir accès aux mêmes informations que ses concurrents. Ce que propose d'ailleurs l'Arcep pour le marché entreprises. Nous contribuons fortement au financement du réseau co-investi avec Orange. Il est légitime de vouloir y accéder de manière efficace.

Faut-il envisager une séparation entre le réseau et le reste du groupe, comme au Royaume-Uni avec British Telecom ?

Attendons de voir si les choses s'améliorent. Mais c'est le meilleur outil pour concilier investissement, couverture et concurrence.

En mettant la pression sur Orange, le régulateur vous met aussi face à vos responsabilités et vous engage à investir plus.

C'est justement parce qu'on investit beaucoup que les choses commencent à bouger. Et je ne parle pas que de Free. Nos concurrents aussi s'intéressent davantage à la fibre depuis quelques mois. Free s'est engagé également à être client de réseaux d'initiative publique. Il faut encourager ces efforts pour maximiser l'investissement.

(src : http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211685761199-maxime-lombardini-nous-voulons-les-memes-regles-pour-tous-dans-la-fibre-2056823.php)

Peu de surprises dans l'interview, mais toujours drôle de lire "Nous investissons 30 % du chiffre d'affaires dans les réseaux chaque année." sans jamais préciser la part entre la partie mobile, la partie fixe bas débit, la partie haut débit, la partie coeur de réseau etc...

 

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