Auteur Sujet: La Commission UE veut du 100 Mbps minimum pour tous d’ici 2025  (Lu 2168 fois)

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letsar

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Enfin un relèvement de seuil. Cela n’accélèrera pas cependant les choses.

" Vous n'avez toujours pas la fibre et vous désespérez de voir le très haut débit arriver chez vous ? Alors que la France doit assurer du 30 Mbps pour tous d'ici 2022, la Commission européenne demande désormais du 100 Mbps d'ici 2025.

En présentant mercredi sa proposition de code européen des communications électroniques, qui prévoit notamment d’encadrer les messageries électroniques, la Commission européenne en a profité pour fixer de nouveaux objectifs aux états membres et aux opérateurs télécoms, en matière de couverture du territoire en très haut débit.

D’ici 2025, « tous les foyers européens, ruraux ou urbains, devraient avoir accès à une connexion offrant une vitesse de téléchargement d’au moins 100 Mb/s pouvant être convertie en une connexion gigabit  », écrit la Commission. Même si elle se garde d’utiliser le terme, par neutralité technologique, on comprend bien qu’il s’agit de déployer la fibre optique partout, d’ici les huit prochaines années, pour assurer le passage à 1 Gpbs minimum avec le même matériel.

1 Gps pour les entreprises, écoles, hôpitaux…

Certaines zones et établissements prioritaires bénéficieront d’objectifs plus ambitieux. « Tous les principaux moteurs socio-économiques, écoles, universités, centres de recherche, plateformes de transport, prestataires de services publics tels que les hôpitaux et les administrations publiques, ainsi que les entreprises qui dépendent des technologies numériques, devraient pouvoir disposer de connexions gigabit à très haut débit (permettant aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir un gigabit de données par seconde) », demande ainsi la Commission européenne, qui estime que 500 milliards d’euros d’investissement seront nécessaires à l’ensemble de ses objectifs de connectivité. Elle prévient qu’ils devront « largement provenir de sources privées ».

Jusqu’à présent, la Commission estimait que le « très haut débit » commençait à 30 Mbps, ce qui est le seuil repris par la France dans son plan France THD. Celui-ci prévoit que 50 % des foyers soit éligibles au très haut débit d’ici fin 2017 (ce qui serait déjà acquis), et que l’ensemble de la population soit couvert en 2022 (ce qui sera beaucoup plus dur, puisqu’il s’agit désormais d’aller équiper les campagnes et leurs millions de foyers beaucoup plus dispersés qu’en zones urbaines). "


Le lien : http://www.numerama.com/tech/194754-commission-ue-veut-100-mbps-minimum-dici-2025.html

Leon

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La Commission UE veut du 100 Mbps minimum pour tous d’ici 2025
« Réponse #1 le: 16 septembre 2016 à 07:18:58 »
Merci pour cette info intéressante.
D’ici 2025, « tous les foyers européens, ruraux ou urbains, devraient avoir accès à une connexion offrant une vitesse de téléchargement d’au moins 100 Mb/s pouvant être convertie en une connexion gigabit  », écrit la Commission. Même si elle se garde d’utiliser le terme, par neutralité technologique, on comprend bien qu’il s’agit de déployer la fibre optique partout, d’ici les huit prochaines années, pour assurer le passage à 1 Gpbs minimum avec le même matériel.
Personnellement, j'appelle ça une bonne blague. Il est évident que 100% du territoire Européen en FTTH, c'est impossible, même en 2025.
A quoi ça sert de fixer des objectifs irréalistes dès le départ? Ca sert à ne pas les respecter?
Et puis vous avez remarqué un truc rigolo : à chaque fois que l'on fixe des objectifs lointains sur un truc improbable, on vise 8 à 10 ans minimum dans le futur. Et ce délai est reconduit au fur et à mesure. 8 ans, c'est hors de portée d'un mandat de n'importe quel élu politique, donc ça n'engage personne en fait; juste des paroles en l'air... étonnant non?
Je parie qu'en 2020, on fixera une nouvelle échéance vers 2028 à 2030.

Leon.

Paul

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La Commission UE veut du 100 Mbps minimum pour tous d’ici 2025
« Réponse #2 le: 16 septembre 2016 à 09:08:34 »
Exemple parlant, quand on voit que dans certaines villes AMII de taille pas ridicule, des quartiers sont hors-cible pour 4 ans minimum, imaginez en campagne : 10-15 ans sans problème.

Nico

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La Commission UE veut du 100 Mbps minimum pour tous d’ici 2025
« Réponse #3 le: 16 septembre 2016 à 09:53:43 »
Après la commission a bien le droit de vouloir ce qu'elle veut. On en reparle dans 9 ans.

Nh3xus

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La Commission UE veut du 100 Mbps minimum pour tous d’ici 2025
« Réponse #4 le: 16 septembre 2016 à 12:11:32 »
Pour ce qui est des universités / résidences étudiantes, beaucoup sont raccordées à Renater, qui propose de très bon débit. :)

kamov

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La Commission UE veut du 100 Mbps minimum pour tous d’ici 2025
« Réponse #5 le: 03 octobre 2016 à 10:08:18 »
L'idée est bonne, mais d'abord ils devraient finir de fibrer les grandes villes.
J'habite Toulon, plus de 160000 habitants et toujours pas de fibre dans mon quartier (pourtant situé dans l'agglomération).
Situé très loin de mon Dslam ADSL (3.7 Km), j'ai un débit ridicule et les mises à jours sont un calvaire (220 Ko/s).
Cela fait plus d'un an qu'elle doit être installer, nous attendons toujours....

letsar

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La Commission UE veut du 100 Mbps minimum pour tous d’ici 2025
« Réponse #6 le: 17 octobre 2016 à 00:25:23 »
Je pense comme Joël Mau : " Côté com. oui. Côté vrai plan le doute persiste "

" La France prépare-t-elle vraiment l’ère du Gigabit ?

L’Europe numérique bouge. Bruxelles vient de lancer le projet « Gibabit Society ». Son objectif ? Stimuler le déploiement de solutions d’accès à Internet permettant des débits déclinés en Gbps. Pour y parvenir , la Commission se dit prête à revoir la réglementation afin de favoriser le co-investissement entre opérateurs. Réjouissantes perspectives. Mais la France s’est-elle donnée les moyens de tenir cette direction partout et pour tous ? Trois questions laissent planer comme un doute…

Dans notre pays, le célèbre « Plan France Très Haut Débit » reste la pierre angulaire de l’aménagement numérique. Depuis deux Présidents de la République, c’est lui qui scinde le paysage des infrastructures numériques en deux camps retranchés. Du côté des métropoles, du marché et de l’hyper-densité, les grands opérateurs avancent. De l’autre côté, celui de plus de 45% de la population, les Collectivités Territoriales restent les maîtres d’ouvrage sous le contrôle plus ou moins direct des directives nationales et européennes. Ce sont elles en effet qui dictent les décisions des aménageurs locaux incités, pour bénéficier des subventions du Fonds de Solidarité Numérique, à suivre le modèle d’investissement public numérique de l’Etat.

Mais ce plan France Très haut débit dessine-t-il la voie vers la Gibabit Society ? Dans la majorité des espaces métropolitains, on peut le croire. Pour les autres, le doute est permis. Plusieurs raisons à cela qui pointent à nouveau les limites d’un jeu depuis trop longtemps à l’œuvre.

Notre THD Français est-il celui de Bruxelles ?

Première raison, le France Très haut débit défend une conception du THD qui pourrait presque constituer une nouvelle exception française. Il considère en effet qu’un accès Internet est « Très Haut Débit » dès qu’il permet des accès (ndlr: descendants) supérieurs à 30 Mégabits par seconde. Pour l’Europe en revanche « tous les foyers européens, ruraux ou urbains, devraient avoir accès (en 2025) à une connexion offrant une vitesse de téléchargement d’au moins 100 Mbit/s susceptible d’être convertie en une connexion gigabit ».

Entre 30 Mbps et 1 Gbps, il y a un monde ; celui du passage du réseau cuivre, et de ses déclinaisons Montée en Débit (MED), au profit d’infrastructures optiques. Une grande partie des usagers qui réside dans les zones d’initiative publique sera donc davantage des abonnés à haut débit performants plus que des Gigageeks…

Les conditions contractuelles du financement public de la Montée en Débit ne donnent pas les moyens aux investisseurs publics d’en faire la première étape des futurs réseaux FttH

On nous rétorquera que les solutions de type Montée en Débit sur les sous-répartiteurs constituent une étape qui permet de déployer des solutions sur le court terme. Comment ne pas comprendre cet argument ? Ou plutôt comment ne pourrait-on pas le comprendre si les conditions minimales de maîtrise des infrastructures indispensables à l’opticalisation des sous-répartiteurs étaient réunies pour permette aux investisseurs publics, qui les financent pour une très grande partie, d’en faire le premier maillon des futurs réseaux FttH.

Est-ce le cas ? Si l’on se réfère aux clauses contractuelles MED et aux mystères qui persistent quant à l’éligibilité du gros millier de projets français de ce type aux fonds européens, sans doute pas… Et c’est là une seconde raison qui amène à douter de la capacité du plan THD français à esquisser la route vers le Gbps hors zones denses métropolitaines. Dans quelques années, les Collectivités pourraient bien avoir à financer une seconde fois des tronçons de réseaux optiques déjà payés.

Mutualiser pour tenir les objectifs Gbps mais sans les investisseurs publics ?

Pour tenir les objectifs THD, le projet de Bruxelles s’appuie sur une révision de la réglementation télécom. Grâce à un code simplifié des communications électroniques, il s’agit d’inciter les opérateurs à s’engager dans un programme dont le budget devrait dépasser les 500 milliards d’euros sur dix ans. L’Union Européenne précise que « le nouveau code réduit nettement le degré de réglementation lorsque des opérateurs concurrents co-investissent dans des réseaux à très grande capacité. » On comprend la logique de ces décisions ; la mutualisation représente bien l’un des moyens de l’efficacité. Mais alors pourquoi ne pas aussi ouvrir la porte aux mutualisations aussi entre acteurs publics et privés ?

En France en effet, les Réseaux d’Initiative Publique (RIP) ne sont pas considérés comme de véritables co-investisseurs en zones d’initiative privée. Et cette décision reste pour nous toujours un mystère. Elle fragilise les modèles économiques des Collectivités ; elle rend plus délicate le déploiement de réseaux inter-bâtiments, comme les écoles ou les mairies, maîtrisés par la puissance publique ; elle rend impossible toute solution de péréquation entre zones denses et zones rurales… Je ne suis même pas sûr que cela soit de l’intérêt d’Orange. La déréglementation de Bruxelles pourrait donc bien encore accentuer les divergences entre les rythmes de déploiement des zones hyper-denses et les fragiles modèles des autres territoires.

Faux THD, MED mal contractualisée, déficit de coopérations entre investisseurs publics et privés en zones denses, décidèment, le chemin vers le Gigabit pourrait bien ne pas être un long fleuve tranquille. "


Le lien : https://numericuss.com/2016/09/16/la-france-prepare-t-elle-vraiment-lere-du-gigabit/

 

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