regarde la courbe des investissements.
Il faut bien amortir, dans les prochaines années, les investissements massifs qu'il y a eu en très peu de temps dans les télécom en France. Tout en préservant les emplois et des conditions de travail correctes en parallèle.

Justement, on a en France parmi les prix les plus bas en Europe et dans le monde occidental, et malgré tout des investissements élevés. Mais aussi des opérateurs rentables, comme je l'ai rappelé précédemment.
Récemment, Christelle Heydemann, la patronne d'Orange, a encore tenté de justifier une consolidation au niveau européen (dont elle voit bien sûr Orange parmi les quatre qui resteraient...), par un retard d'investissement dans la 5G et la fibre. Pour la fibre, comme on le voit, malgré notre forte concurrence, et nos prix bas en France (comparés à d'autres pays), nous sommes au contraire en avance sur la plupart des pays européens, et très en avance sur les Etats-Unis.
https://fr.euronews.com/business/2025/12/29/pdg-dorange-une-offre-pour-sfr-importante-pour-la-puissance-des-telecommunications-europeeEt maintenant que les déploiements sont presque terminés, ils vont au contraire rapporter, en loyers, à ceux qui ont déployé, dont Orange. On sait que pour Altice, XPFibre représente une pépite qu'il espère revendre chers, grâce à cette rentabilité des locations. Mais qui justement ne profitera pas à SFR...
Pour la 5G, on est peut-être partis en retard, plus pour des problématiques de retard administratif dans la mise en place d'enchères, mais grâce aux obligations de l'ARCEP pour le déploiement du 3500 MHz, je pense que l'on est plutôt bien placés en Europe. Cette poltique a aussi permis de couvrir les zones blanches en grande partie, grâce à la mutualisation.
C'est bien grâce à une autorité de régulation forte que l'on a en France une concurrence forte et saine, avec des investissements importants dans les réseaux, et des opérateurs néanmoins rentables.
Oui, il faut amortir ces investissements, mais on voit que les opérateurs en sont tout à fait capables, et sont en fait peu endettés (sauf SFR mais on le sait pour d'autres raisons que ses investissements dans le réseau). D'autre part, les investissements dans la fibre ont été mutualisés, et ne sont pas à la charge d'un seul.
Pour l'emploi, les fortes réductions d'emploi ont eu lieu chez Orange il y a 20 ans, quand France Télécom a été nationalisé, et qu'Orange a tenté de se débarrasser de ses fonctionnaires, de façon très peu élégante comme on le sait.
Pour Free et Bouygues Telecom, je ne connais pas de plan de réduction d'emplois récents. Pour SFR, qui a réduit de la moitié ses effectifs, on sait que ce n'est pas à cause de la concurrence et des prix bas, ou des investissements dans le réseau, mais parce qu'Altice se targuait d'être un cost killer, et de pouvoir augmenter les marges en taillant dans les effectifs, pour rembourser la dette issue du LBO. Là, oui, je comprends que les employés puissent être sous tension, et inquiets pour l'avenir.