Le problème pour la 5G SA (ou +) est le manque de bande basse disponible pour SFR et Bouygues Telecom. Il faut soit mettre la 5G en 700, en 800 ou en 900 pour assurer une couverture de qualité à l'intérieur des bâtiments et une continuité de service. Sans sacrifier de la 4G, ça sera difficile tant que la 2G et la 3G sont encore actives.
Faire de la SA avec 5 MHz sur du 700 (ce qu'ont SFR et Bouygues) par exemple, ça n'a aucun intérêt à part pour la couverture encore une fois. Avec la NSA, on peut additionner le 3500 avec toutes les bandes en 4G (ou presque) et donc avoir de bons débits. En SA, on ne compte plus que sur deux bandes de fréquences dans la situation actuelle, soit 700+3500 chez Free ou 2100+3500 chez SFR et Bouygues. Il suffit de voir les débits merdiques de la 5G SA de Free quand on n'est plus sous couverture 700+3500 et c'est encore pire car ils font du DSS sur le 700 (perte d'environ 15 % sur 10 MHz contre 15 MHz pour SFR et Bouygues sur le 2100), quoique ça ne devrait plus être le cas quand ils auront passé l'intégralité de leurs sites 900 en 4G.
Orange en revanche déploie sur trois fréquences (700+2100+3500) sans DSS (à ma connaissance sur le 2100) et là ça commence à devenir un peu plus intéressant. Mais bon, là encore, sans 3500, le bénéfice est limité.
Bref, proposer de la 5G qui a moins de débits que la 4G ça n'a pas trop d'intérêt d'où la lenteur du déploiement de la 5G SA. Il faut réallouer d'autres fréquences 4G en 5G et le 2100 n'y suffira pas, il faut au moins une porteuse basse. Si le rachat de SFR arrive à son terme, la réallocation des fréquences aux trois autres pourra donner des choses intéressantes (en plus de l'arrêt de la 2G et de la 3G) à condition de le faire correctement.