La Fibre

Télécom => Peering Transit (appairage) => reseau Peering entre opérateurs => Discussion démarrée par: vivien le 27 mars 2007 à 00:07:48

Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: vivien le 27 mars 2007 à 00:07:48
mis à jour des données au 1er janvier 2018

Comprendre ce qu'est le peering, le transit IP et les problèmes qui en découlent...

Chaque opérateur qui exploite un réseau IP a normalement deux types de liens :


Questions fréquemment posées sur le peering :


Pourquoi, quand un accord de peering est payant, c’est l’opérateur qui envoie le plus de trafic vers l’autre qui paye ?

Les fournisseurs d’accès à Internet disent qu’il est naturel que celui qui envoie du trafic paye.*
Les fournisseurs de contenu rétorquent que comme pour le réseau téléphonique, celui qui devrait payer, c’est celui qui initie l’appel, donc le fournisseur d’accès à Internet.
La réalité semble plus liée au rapport de force qui est favorable aux FAI (fournisseurs d’accès à Internet) : Les clients choisissent leur FAI en fonction du tarif de l’offre, débit proposé, chaînes TV proposées et pas pour la qualité de leurs interconnexions. Inversement, une société qui cherche à héberger un site ou du contenu vidéo va faire très attention à la qualité des interconnexions.
Ce déséquilibre entraîne un rapport de force qui fait que beaucoup de FAI qui dépassent cinq millions de clients font payer aux fournisseur de contenu les liens de peering.


Un transitaire a t’il lui aussi un transitaire pour lui annoncer les routes de l’Internet ?

Cela dépend du type de transitaire :

A noter que généralement, les opérateurs (excepté les Tier1) n'ont pas un seul transitaire, mais plusieurs, pour assurer une meilleure redondance.

Un graphique pour montrer la chose :
(https://lafibre.info/images/peering/201101_nanog51_peering_guide_1.png)

Graphique extrait d'un document de Richard A Steenbergen sur le peering, présenté lors du Nanog 51 (janvier 2011) :

(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)
(https://lafibre.info/images/peering/201101_nanog51_peering_guide.png) (https://lafibre.info/images/peering/201101_nanog51_peering_guide.pdf)


Qui sont les opérateurs « Tier1 », ces opérateurs qui n’ont pas de transitaire ?

Voici la liste des opérateurs qui sont des Tier1, par ordre alphabétique : (liste mis à jour le 1er janvier 2018)

* Les puristes pourraient dire que Cogent et Hurricane Electric ne sont pas des opérateurs Tier1, car ils n’annoncent pas toutes les routes de l’Internet en Iv6 suite à des conflits entre opérateur (Il manque Google et Hurricane Electric à Cogent en IPv6 et il manque Cogent à Hurricane Electric). De plus, si  Hurricane Electric est Tier1 en IPv6, il est Tier2 en IPv4 (il a Telia en transitaire, car Cogent ne peer pas avec tous les Tier1)


Quand deux fournisseurs d’accès à Internet peerent ensemble, qui paye l’autre ? (Exemple: Orange peer avec Free: Qui paye ?)

Aucun. Le trafic entre deux fournisseurs d’accès à Internet est presque symétrique : chacun envoie autant de trafic que l’autre et il n’y a donc pas de facturation.
C’est la même chose pour les liens de peering entre opérateur Tier1: ils sont généralement gratuits, car souvent presque symétriques.

De nombreux opérateurs ont une clause dans leur contrat qui mentionnant que le peering devient payant, au-delà d’un ratio de trafic entrant sur trafic sortant de 1,5:1 à 2,5:1 (le ratio change en fonction des contrats).


Que se passe t’il quand deux opérateurs qui ont un peering gratuit avec une clause d’asymétrie maximum, voient leur trafic devenir fortement asymétrique ?

Plusieurs solutions :



Comment fait un transitaire « Tier1 » pour payer les nombreuses fibres optiques sous marine, si il peer gratuitement ?

Un transitaire ne fournit du peering que pour ses clients : le trafic est donc payé par ses clients.
Si un opérateur Tier1 souhaite joindre un autre opérateur Tier1 il lui est impossible de passer par un troisième Tier1 via ses liens de peering : En peering on n’annonce que les réseaux de ses clients (et donc aussi des clients de ses clients). C’est ce qui rend nécessaire l’interconnexion entre tous les Tiers1 sur de multiple points (en cas de coupure d’un lien de peering, les autres liens de peering entre les deux opérateurs prennent le relais).

Il y a un cas intéressant, où les transitaires sont payés deux fois: C’est quand deux clients du même transitaire échangent du trafic entre eux. Si la fournisseur de contenu A a pour transitaire C et le FAI B a pour transitaire C, alors C est payé deux fois.

Si le FAI B a pour transitaire D, alors C et D peer gratuitement et chacun n’est payé qu’une fois.

(https://lafibre.info/images/datacenter/200809_peering_transit.png)



Les raisons de la saturation entre Cogent-Orange en 2010/2011 sont-elles les mêmes pour la saturation Cogent-Free en 2016/2017 ?

Non, pas du tout.

Dans le cas Cogent-Orange, c'est un contrat de peering qui lie les deux opérateurs Tier1. Le trafic était à l'époque très asymétrique avec un ratio jusqu'à 13:1 (Cogent envoie jusqu'à 13 fois plus de trafic qu'il n'en reçois d'Orange en 2009). Cogent refusant de payer, Orange a refusé d'augmenter la capacité du peering. l'Autorité de la Concurrence conforte Orange en tranchant que l'opérateur français est en droit de demander une rémunération pour l'ouverture de nouvelles capacités d'interconnexion, comme cela était prévu dans le contrat, « compte tenu de caractère très asymétrique des échanges de trafic ».

Rejet du recours de Cogent contre Orange (France Télécom) par la Cour d'appel de Paris :

(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)
(https://lafibre.info/images/peering/201312_peering_orange_cogent_decision_justice.png) (https://lafibre.info/images/peering/201312_peering_orange_cogent_decision_justice.pdf)

Dans le cas Cogent-Free, c'est un contrat de transit souscrit par Free. Free paye tous les mois Cogent pour le transit Internet. L'augmentation du lien de transit entre Cogent et Free se fait à le demande du client (Free) et il est très probable que Free n'ai pas demandé suffisamment d'upgrade pour suivre la montée du trafic. Si Cogent refusait (ce serait étonnant, car Cogent est rémunéré pour cela), Free peut très bien choisir un autre transitaire.Tier1

Dans le cas Cogent-Orange, le trafic entre Cogent et Orange passe forcèment par les liens de peering entre ces deux opérateurs, car ils sont tous les deux des Tier1.

Free n'est pas un opérateur Tier1 et il a donc besoin d'un transitaire pour proposer une offre Internet. Cogent remplit cette fonction, mais il existe de nombreux transitaires sur Paris qui peuvent facilement remplacer intégralement Cogent: ils annoncent tous l'intégralité des routes de l'Internet.
Titre: Pour quelle raison Free n'upgrade pas suffisamment son transitaire Cogent ?
Posté par: vivien le 27 mars 2007 à 00:56:28
Pour quelle raison Free n'upgrade pas suffisamment les capacités de ses liens vers les transitaires Internet ?

Les échanges avec les différents acteurs d'Internet, montre que Free n'upgrade pas suffisamment ses transitaires (aujourd'hui son transitaire, vu que Cogent est maintenant l'unique transitaire de Free) afin de pousser les réseaux souhaitant une interconnexion sans saturation à prendre un peering privé payant.


Non, le vrai problème c'est surtout que son interconnexion avec Cogent sature en soirée.
Ouais. Ce qui est drôle (ou pas) c'est que ce n'est pas cogent qui bloque les négos mais bien Free. Cogent est plutôt open mais Free va bientôt leur demander de l'argent... et à chaque upgrade ca resature très vite... Ca en deviendrait risible si Free ne prenait pas en otage ses clients.

Free sature son transit, et propose de payer très très cher pour passer outre.

free impose un service médiocre, sauf si tu le paies (cher)
En conséquence, il y a des "cas particuliers" : ceux qui ont les moyens / acceptent de payer, et les autres qui vont subir un service médiocre

Quels transitaires ?
Aux dernières nouvelles Free n'a plus qu'a seul transitaire Cogent. Et divers PNI saturé ou pas. (meme 3215<>12322 ca semble saturé par moment)
Avec comme seul politique de dropper au moins cher, avec des consequences parfois ... étrange.
(j'ai un exemple en tete avec HE , Free > FreeUS > HE US > HE FR, donc 180ms pour joindre le endpoint du tunnel v6 HE a paris. Pas très optimal on dira).

Franchement la position de Free devient difficilement défendable...

En terme de qualité d'interconnexion à Internet, j'ai tendance à classer les 4 gros FAI comme ça :

1) Bouygtel: Bouygtel vise la qualité avant tout, et ça se ressent.
2) SFR, vraiment pas loin derrière. SFR, c'est bien, mais ça se dégrade légèrement de temps en temps. 
[...gros gap...]
3) Orange : c'est globalement utilisable, sauf plusieurs destinations volontairement laissées à l'abandon.
4) Free : c'est très variable, et la qualité n'est pas leur priorité. A fuir selon moi.

Peut être un jour les gens se rendront compte que Free tiens en otage ses utilisateurs et ses fournisseurs...
On peut toujours rever.

Le prix du peering privé payant de Free était public en 2008 :
Free - AS12322 (2007 - 2008)
(https://lafibre.info/images/peering/200810_free_as12322_politique_de_peering.jpg) (https://lafibre.info/images/peering/200810_free_as12322_politique_de_peering.png)


On en parle dans de nombreux sujet :
- Neutralité de la politique de peering de Free (https://lafibre.info/peering/t27763/) (2017)
- Free attaque Netflix en justice pour contester son classement des FAI (https://lafibre.info/free-les-news/free-attaque-netflix-en-justice-pour-contester-son-classement-des-fai/) (2017)
- Débits Youtube chez FREE, c'est de pire en pire (https://lafibre.info/peering-google/debits-youtube-cest-de-pire-en-pire/) (2013-2016)
- Free : saturation des transit-ip et de la majorité des peering ? (https://lafibre.info/peering/free-saturation-peering/) (2013)
- Free : Problème Peering / transit vers l'Ukraine (https://lafibre.info/peering/probleme-peering-transit-vers-lukraine/) (2013)
- comparer le débit offert par les FAI vers Google / Youtube (https://lafibre.info/peering-google/comparatif-peering-youtube/) (2012 - 2013)
- Comment connaître la qualité des peering / transit d'un FAI ? (https://lafibre.info/peering-google/qualite-peering-transit/) (2012)

Un mail de Rani Assaf, directeur technique de Free, à la mailing liste FRnOG explique bien le changement de la politique de peering de Free en 2006 :

On Wed, Nov 29, 2006 at 01:34:21PM +0100, Marc-Frederic GOMEZ - CTN1 wrote:

> Que pensez de l'idée d'un GIE sur les points d'échanges pour qu'il ne
> soit plus à la charge unique des opérateurs mais de l'ensemble de la
> communautée (FAI, Hebergeurs...)?

Le coût du point d'échange en soi est marginal. Ce n'est pas ça qui pose problème aujourd'hui.

Le problème est le développement à grande vitesse des plateformes de diffusion de Video.

On peut distinguer 2 catégories de plateformes:

1) téléchargement et là ça rejoint les mêmes problématiques que le p2p et le web donc à la limite on s'en fout (si un peering est saturé, ça prendra plus de tps à télécharger mais c'est pas si grave).
2) streaming live de contenus.

C'est cette deuxième catégorie qui fait débat actuellement (voir les histoires sur la "net neutrality" aux US) car elle a la particularité de nécessité une garantie de débit de l'encodeur jusqu'à l'abonné (si le flux est encodé à 4Mbps et que la BP dispo end-to-end n'est que de 3Mbps, ça va pas le faire).

Et tout le problème est de savoir comment arriver à garantir ce débit end-to-end et surtout qui doit réaliser et financer les investissements nécessaires.

Perso, je distingue 2 sous-catégories:

1) Les plateformes de VoD payantes sur le web (Canalplay, TF1, M6, RTL, etc), en gros les plateformes réalisées par les professionnels du monde des media que ça soit les chaînes de TV ou les studio en direct. Ces plateformes sont un non-sens total et finiront par disparaitre car elles auront tôt ou tard toutes vocation à terminer en diffusion sur les plateformes de VoD développées et mise en place par chaque opérateur sur son réseau. A charge de l'opérateur alors de garantir, moyennant rémunération, l'accès dans de bonnes conditions à ces contenus.

2) Les plateformes de diffusion gratuites (Youtube, Dailymotion pour ne citer qu'elles) qui espèrent vivre des revenus publicitaires et dont les contenus sont réalisés (et souvent rippés à partir d'un dvd/cd?) par les internautes. Le business modèle de ces boites est principalement basé sur les revenus publicitaires (cette phrase doit rappeler pas mal de souvenirs à ceux qui étaient là en 1999/2000)

Perso, je ne suis pas là pour juger le modèle ni de l'un ni de l'autre.

Ce qui n'a pas marché en 1999 marchera peut-être en 2006, et le web2.0 n'est pas forcèment synonyme de bulle2.0.

Par contre, j'ai l'intégrité d'un réseau à garantir et quand je vois apparaître un acteur qui en l'espace de 8 mois se met à générer plus de trafic vers Free qu'un Club-Internet ou Telecom Italia France, je ne peux pas rester indifférent.

Ici, un petit rappel de l'état du PIF s'impose. En France, jusqu'à présent, nous avions une singularité par rapport aux autres pays: 45% des abonnés haut-débits (qui représentent probablement 55% du trafic total) étaient accessibles via des peerings gratuits puisque l'ensemble des acteurs hormis FT et AOL avaient, à ma connaissance, une politique de peering ouverte.

Or, de petits hébergeurs/opérateurs ont fini par trop abuser de cette situation en vendant aux 2 catégories ci-dessus la bande passante a des prix délirants en se disant "je vais payer plein pot mon trafic vers FT, AOL c'est pas si gros et derrière j'ai plus de la moitié du trafic que j'écoule gratos donc frontalement je peux casser le prix du Mbps". On est tous du métier et on connaît tous ce que ce sont les coûts pour aller louer quelques m² à Redbus (surtout avant l'augmentation des prix ;), de mettre 40 serveurs par baie, un switch et tirer une fibre vers le Freeix ou le Panap....

On (Free mais je crois savoir qu'on est pas les seuls) a décidé de prendre les devants et d'arrêter cette dérive avant que ça ne soit dangereux. A l'heure où j'écris, le trafic d'un dailymotion ou un youtube reste négligeable par rapport à ce qu'on fait en interne (la VoD chez nous par exemple, c'est des dizaines de Gbps qui viennent se rajouter à tout le reste en soirée) mais la croissance de leur trafic est clairement inquiétante.

Quand Free, pour sa propre plateforme de VoD (qui je le rappelle est payante et génère des millions d'euros de CA), doit investir dans des POPs régionaux pour clusteriser la plateforme, est-ce normal de véhiculer gratuitement les flux des autres à partir d'un point central de livraison?

J'entends déjà revenir la remarque "oui, ben vous n'aviez qu'à ne pas annoncer 20Mbps ou 28Mbps" (et 100Mbps même pour certains depuis hier ;)).

Un réseau est forcèment construit de manière statistique avec des effets de mutualisation à tous les niveaux:

- entre le dslam et le switch dans le NRA (si tous les abonnés d'un dslam tiraient 20Mbps, le malheureux Gbps du dslam va avoir du mal)
- entre le NRA et le POP Regional/Backbone
- entre le POP Regional et le Backbone Parisien
- entre le backbone parisien et l'opérateur de contenu (liens de peerings)
- les serveurs de contenus eux-même (si demain soir, 12 millions d'internautes venaient à se connecter sur un même site web, je pense ne pas me tromper en disant que la plateforme d'hébergement part en vrille)

Il est dimensionné en fonction des usages et des services proposés. Quand les usages ou les services proposés changement drastiquement, alors les règles de dimensionnement doivent être forcèment revues et ceci induit donc forcèment des coûts.

Ces coûts, il y a 3 acteurs dans la chaînes qui peuvent les supporter et/ou les partager:

1) Celui qui a créé le nouvel usage (dans le cas qui nous intéresse, le fournisseur de contenu)
2) L'opérateur
3) Le client final

L'opérateur, s'il devait supporter les coûts, ceci voudrait dire faire baisser sa marge (oh le gros mot!). Et s'il ne veut pas la faire baisser, il finira tôt ou tard par faire payer le client final.... _tous_ ses clients même ceux qui n'utilisent pas les services de 1).

L'autre solution, qui me semble plus juste, est que l'opérateur répercute directement à 1) les coûts et à charge de ce dernier de trouver le modèle financier qui lui permet d'être rentable (encore un gros mot!) soit en facturant directement 3) soit en trouvant les revenus publicitaires qui vont bien.

Enfin, le fournisseur de contenu, s'il pense que l'opérateur se fout de sa gueule et lui vend cher la bande passante pour la terminaison du trafic alors là il n'a qu'à investir dans un backbone national et amener le trafic au plus près du client final et il sera en droit de réclamer des tarifs moins élevés.

C'est exactement comme pour les interconnexions voix: vous pouvez vous interconnecter avec France Telecom au niveau des centres de transit (PRO) ou alors descendre jusqu'aux CAA et payer moins cher la terminaison.

A+
Rani
Titre: En janvier 2003, Free fait pression sur France Telecom pour augmenter le peering
Posté par: vivien le 27 mars 2007 à 10:26:51
L'histoire de l'Internet est jalonnée de problèmes de perring.

France Telecom et Free

En janvier 2003, Free fait pression sur France Telecom pour obtenir une augmentaiton du peering : Free coupe le peering existant en demandant aux abonnés Wanadoo d'appeler leur hotline pour demander l'upgrade du lien Free <-> Wanadoo...

Pour rappel, à l'époque Wanadoo avait 80% du marché ADSL. Free ne faisait presque pas d'ADSL mais beaucoup d'abonnés Wanadoo avait les boites mails gratuites Free mais surtout surfait sur des sites de 2 hébergeurs : Online, 2ème hébergeur Français ou d'OVH qui tous les 2 n'étaient relié à l'Internet que par Free.

=> internet était coupé en 2 !

Les messages de Free :

Message du jeudi 19 décembre 2002 01:29:
Le peering avec Wanadoo qui est en 1Gbs arrivera à saturation sous 2-3 semaines environ. Des discussions durent déjà depuis 2 mois entre FreeTelecom et France Telecom pour essayer d'upgrader le lien, mais ça n'avance pas bien. France Telecom est très lent à réagir puisque ça ne sature pas encore !! D'autres part ils manqueraient de capacité réseau pour prendre plus de trafic ! Vu que les décisions sont longes à se faire chez eux, n'hesitez pas les sensibiliser de tous les moyens que vous connaissez. On espère qu'ils vont ramener la capa avant que le peering sature (prévu mi janvier s'ils ne font rien). La saturation concernera directement PariX et donc touchera les autres clients de PariX !

Message du jeudi 6 janvier 2003 18:23:
Comme prévu le peering avec wanadoo (1Gbs) sature dans la journée.
Des négociations sont en cours pour l'upgrader en 2x1Gbs ou plus.
On espère que rapidement FT mettra en place la capa nécessaire
puisque le problème se situe de leur côté.

Message du jeudi 9 janvier 2003 13:30:
Le peering avec wanadoo est prêt pour le passage en 2.5Gbs. De notre côté tout est okey. On attend plus que FT fasse le nécessaire de leur côté. Il se peut donc que ça continue à saturer dans l'après midi encore pendant quelques heures ? jours ? On espère rapidement.

Message du dimanche 19 janvier 2003 17:22:
Comme vous pouvez constater le peering avec wanadoo est régulièrement saturé dans la journée. Dans la semaine, on essaie en arrêtant les miroirs (free/ovh) et newsgroups (free) faire de sorte que le trafic reste inférieur à 1Gbs mais c'est de plus en plus difficile.

De notre côté nous avons mis tout en place depuis plusieurs semaines mais rien n'est fait de côté de wanadoo puisqu'ils n'ont pas de feu vert de leur direction !

En effet, nous avons eu la confirmation que le problème d'upgrade du peering est un problème de _politique_ et wanadoo ne souhaite pas l'upgrader !

Il ne nous reste plus qu'à vous demander de faire les actions au près de wanadoo pour faire la pression sur la direction afin qu'elle donne le feu vert à leur équipe technique pour l'upgrade. Téléphonez à leur support, envoyez l'email à leur support, faites savoir l'information au près des journalistes, affichez l'information sur votre site, faites passer l'information aux autres sur les pratiques que France Telecom vis à vis de leurs concurrents !


Source : Free


Voici l'histoire raconté par le journal du net : Je rappelle que à l'époque OVH n'avais pas de réseau et utilisait celui de Free. La coupure France Telecom / Free coupait donc les clients Wanadoo de l’hébergeur OVH.

Des semaines que Free voit grossir le mur : entre les deux poids lourds de l'Internet Français, il n'y a qu'un seul et unique câble, qui n'a pas été remplacé depuis deux ans. Problème : l'Internet a bien grossi entre temps, et le calibre du tuyau - 1 Gbit/s - n'est plus à la hauteur. Résultat : entre Free et France Telecom, les débits chutent spectaculairement et la qualité de service se dégrade.

"Free a bien tenté de prévenir France Telecom il y a deux mois, mais sans succès : FT n'a pas réagi, et les temps d'accès vers certains sites ont fini par devenir intolérables pour les internautes de Wanadoo et de Free" - affirme Octave Klaba, DT de l'hébergeur OVH.

La conséquence ? Pour peu qu'un site se trouve de l'autre côté du tuyau - et c'est souvent le cas -, les informations circulent aussi vite qu'une voiture dans un embouteillage. Sur les forums de discussion, on peut trouver des phrases de ce genre émanant d'internautes mécontents: "J'ai l'impression d'être en 14,4 Kbit/s" - faisant référence à la vitesse anémique à laquelle plafonnaient les tous premiers modems.

Coupure pure et simple
Mais c'est surtout du côté des propriétaires de sites commerciaux hébergés par Free ou FT que l'inquiétude est la plus vive : impossible d'accéder à leurs pages dans de bonnes conditions depuis l'autre côté du tuyau qui relie FT à Free.

Pourtant, le pire reste à venir : hier matin, Free coupe tout simplement l'accès à ses serveurs pour tous les internautes de Wanadoo : ils sont privés d'une partie du Web et de certains services mail. Officiellement, Free n'a pas voulu mettre le couteau sous la gorge de France Telecom : il s'agissait simplement de soulager ses serveurs, qui croulaient sous le temps d'accès, et qui dégradaient la qualité de service de ses abonnés. Mais de là à dire que Free a voulu réveiller (brutalement) Wanadoo, qu'il tentait - rappelons-le - de prévenir depuis des mois, il n'y a qu'un pas.

Un pas que ne franchira pas Free : "C'est un petit problème qui se règlera bien vite, nous faisons confiance à France Telecom". A n'en pas douter, Free ne souhaite pas froisser le géant des télécoms.

Service rétabli mercredi soir ?
Dans tous les cas, l'électrochoc a fait son effet : dans la soirée de mardi, FT et Free parviennent à un accord : "d'ici mercredi à 17h, le calibre du tuyau sera multiplié par 2,5, et Free rendra aux "Wanadiens" leur liberté" - communique France Telecom.

Mais la bataille n'est pas terminée : FT précise que "les négocations commerciales n'ont pas encore abouti, et que le service sera - à titre exceptionnel - rétabli avant même que les conditions soient clarifiées". En clair : Free va sans doute devoir bourse délier.

La pilule sera difficile à avaler pour Free : "Il y a deux ans, lorsque le FAI développe son propre 'point de peering' - la porte d'accès à son réseau privé -, FT l'autorise à se connecter à son propre point de peering gratuitement. Aujourd'hui, FT souhaite faire payer Free. Pour quelle raison ? Il y a autant de traffic dans un sens que dans l'autre, et FT a autant besoin de Free que Free a besoin de FT" explique Octave Klaba, DT d'OVH. FT reconnait ces faits, mais l'opérateur laisse entendre que Free va devoir payer.


Source : Le JDN, le Mercredi 22 janvier 2003


Message de Wanadoo a ses clients :

Bonjour,

Depuis ce matin vous rencontrez des difficultés d'accès au domaine "free.fr" (navigation, acheminement des messages...).
Depuis 16h20, pour des raisons techniques, l'envoi de mails vers le domaine "free.fr" est refusé. Vous recevez immédiatement un message vous
notifiant la non diffusion de votre mail.
Le rétablissement de l'accès au domaine "free.fr" est prévu le 22 janvier 2003 vers 20h00.


Source : Wanadoo - groupe France Telecom


Un petit traceroute de Wanadoo vers OVH pour comprendre le problème, avant la coupure :

C:\>tracert 90plan.ovh.net

Tracing route to 90plan.ovh.net [213.186.33.2] over a maximum of 30 hops:

  1     1 ms     1 ms     1 ms  192.168.2.1
  2    57 ms    59 ms    59 ms  AClermont-Ferrand-101-1-3-1.abo.wanadoo.fr [217.128.169.1]
  3    57 ms    61 ms    59 ms  GE1-1-111.nccle201.Clermont-Ferrand.francetelecom.net [193.252.240.1]
  4    60 ms    60 ms    63 ms  P2-3.nrlyo101.Lyon.francetelecom.net [193.252.160.162]
  5    65 ms    65 ms    67 ms  193.252.161.242
  6    69 ms    69 ms    65 ms  P7-0.noprx101.Paris.francetelecom.net [193.251.126.18]
  7   718 ms   725 ms   719 ms  193.252.103.245
  8   720 ms   717 ms   717 ms  blackd-th2-1-a6.routers.proxad.net [213.228.3.24]
  9   708 ms   711 ms   712 ms  brutus.paris11-in-1000mbs.routers.ovh.net [213.186.32.241]
 10   718 ms   710 ms   713 ms  90plan.ovh.net [213.186.33.2]


700 ms, un site web est donc très lent à s'afficher d'autant qu'il y a de nombreuses pertes de paquets.
Il est impossible de jouer en ligne avec une telle latence.



Impact chez OVH, hébergeur utilisant uniquement le réseau de Free à l'époque :


Annonce complète de Grenouille.com, hébergeur d'un test du test de débit leader à l'époque et hébergé par OVH, donc le réseau Free :


Le black-listage des wanadiens chez Free (méthode extrême mais semble-t-il nécessaire) et le battage médiatique autour de cette affaire auront semble-t'il porté leurs fruits...

Wanadiens black-listés chez Free Le conflit est latent depuis le mois de novembre : Free a averti France Telecom que leur peering (lien permettant le transit entre les deux opérateurs) allait bientôt arriver à saturation et qu'il était nécessaire d'en augmenter la capacité. Les deux sociétés n'ayant pas trouvé de terrain d'entente, le peering est arrivé à saturation début janvier et les performances sont devenues exécrables. Afin de réduire la saturation du peering, Free a réagit cette nuit : un filtrage empêchant les abonnés Wanadoo d'accéder aux services Free a été mis en place afin de soulager le lien saturé et les serveurs Free inondés de requêtes.

Selon un dirigeant de Free, les conditions fixées par France Telecom pour résoudre le problème sont inacceptables : alors que Free propose de prendre intégralement à sa charge la construction d'un nouveau peering, FT réclame 3 000 € par mois à ce dernier. Or, à qui profite le peering ? Avant tout à Wanadoo puisque le trafic dans le sens Wanadoo vers Free est largement inférieur au trafic de Free vers Wanadoo. Si une société devait rémunérer l'autre, la logique comptable voudrait donc que ce soit FT.

Dans cette affaire, nous ne disposons toutefois que du point de vue de Free, et nous aimerions beaucoup connaître celui de FT...


Source : http://www.grenouille.com (https://lafibre.info/tester-son-debit/fermeture-de-grenouille-com/)


Voila ce qu'on pouvais lire dans les forums, à l'époque :

Si ce n'était qu'aujourd'hui, je ne me plaindrais pas.
Cela fait 15 jours que cela dure, au moins. C'est à ch... dès 16H en semaine ou 12H le weekend.
De plus, selon le mail d'Octave (OVH) il s'agirait d'un refus _politique_ de FT d'upgrader les fibres.

Je me lève à 6H le weekend pour arriver à bosser un peu avant midi... un comble ! Evil or Very Mad

L'explication d'OVH :

Certains d'autres vous nous ont demandé ce que c'est peering et les details techniques. [...] explication technique avec explication politique (un peu compliqué) : on/nous = free/ovh

Le peering c'est un lien qui permet d'echanger les informations entre 2 reseaux. Pour peerer on peut utiliser les peering public (freeix, parix, sfinx) et les peering privés une fibre entre 2 routeurs). L'avantage d'un peering est que c'est nettement plus direct, rapide et gratuit.

Pour des questions techniques, France Telecom ne sait pas faire des peering privés. Ils obligent donc d'utiliser leur point de peering public (parix) ce qui apparament leur facilite le travail.

Jusqu'au là, on a toujours bien voulu peerer avec France Telecom et on veut toujours bien leur rendre service en se connectant sur PariX (si ça peut les aider). Le peering est gratuit comme c'est le cas aujourd'hui et tout le monde est heureux. Or France Telecom ne veut pas l'upgrader dans ces conditions et il ne sait toujours pas peerer en privé. En un seul mot, ils cherchent à avoir un nouveau client sur PariX.
Sauf qu'on a nullement besoins de PariX puisque nous utilisons FreeIX (sur lequel il y a nettement plus des membres). A vous de faire pression sur Wanadoo pourqu'on continue à travailer dans les mêmes conditions.

Dernière News toute fraîche : En raison du nombre de plaintes, FT organise une conférence de presse téléphonique à 18 h 30, aujourd'hui.
Les nouvelles devraient donc arriver. C'est fou le point auquel il faut arriver pour voir enfin une réaction de la part de France Telecom.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Dagnan le 30 mars 2007 à 16:35:07
Merci pour l'explication très complète du début, au moins j'aurais appris quelque chose.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 05 mai 2007 à 19:24:10
Pour ceux qui ont aimé mon histoire sur le Peering Wanadoo <=> Free , il en existe d'autre comme Wanadoo <=> Cogent

Pour la petite histoire de avril 2006 à janvier 2007 le peering Wanadoo-Cogent était complétement saturé avec de grosses pertes de paquets (20%) et FT avait rédigé de tel sorte le contrat qu'il ne pouvait pas couper comme la fait Free en 2003 ou Cogent en 2005.

On commence par la version France Telecom de l'incident :

Depuis jeudi 14 avril 2005 12H30 le peering entre Cogent Communications et France Télécom est down.

Voici le retour du noc@opentransit.net à ce sujet :

-----------------------------------------------------------------------------
Cher monsieur,

Hier, FT a coupé le Peering avec Cogent car ils ne respectaient pas 2 critères de notre politique de peering. Cette politique est officielle et publiée. Malgré cela, l'échange des routes entre les clients Cogent et ceux de FT continuait à être possible à travers les transiteurs (Sprint pour FT).

Par mesure de rétorsion, Cogent a établi un puits de trafic pour les adresses FT, coupant les routes entre leurs clients monohomés et ceux de FT. Cette mesure est en rupture avec les règles communèment admises dans le communauté internet.

FT ne peut être responsable en face de ses clients des conséquences de l'action prise par Cogent qui en porte seul la responsabilité.

FT est prêt, dans les prochains mois, à reconsidérer favorablement une demande de peering de Cogent et de réaliser un trial.

Cordialement.
-----------------------------------------------------------------------------



Un article sur le sujet :

Des problèmes de connexion

Il semble que depuis quelques jours, les utilisateurs de Wanadoo (et pour les professionnels, Oleane) connaissent des problèmes de navigation. Le problème est de taille pour l'Alliance Francophone (dont nous faisons partie), qui participe au projet depuis plus de trois ans (cf. cette actualité) ! En effet, l'opérateur ne permet plus la réception des calculs scientifiques à effectuer et l'envoi de leur résultat vers les serveurs du professeur Vijay Pande, à Stanford. Selon notre confrère JWhy, grand animateur du projet en France : "cette perte de données calculées commence à coûter à l'équipe et au projet".

Un email du professeur Pande, qui fait tout son possible de son coté, indique clairement que : ''le problème semble être dû au fournisseur d'accès principal de Stanford : Cogent. Si tout se passe bien ils examineront le problème rapidement''. Il faut rappeler que Cogent est un opérateur à bas coût dont le réseau est de qualité très moyenne. Cet incident le démontre d'ailleurs bien.

Cogent ne respectait pas les règles

Hélas, il semble que les relations entre France Télécom et Cogent ne soient pas au beau fixe et ce problème n'est peut-être pas qu'un simple désagrèment technique : France Telecom a coupé le peering avec Cogent car celui-ci ne respectait pas 2 critères de la politique de peering de France Telecom, qui est officielle et publiée. Sur un réseau classique, une autre route vers les serveurs de folding@home aurait pu être trouvée, mais dans le cas de Cogent, cela n'a pas pu se faire.

Certaines sources indiquent que, suite à cette décision de France Telecom de ne plus s'interconnecter directement avec Cogent, ce dernier aurait complètement bloqué les visites provenant d'adresses IP appartenant à des utilisateurs de France Telecom ! Et en effet, selon France Telecom : "
Par mesure de rétorsion, Cogent a établi un puits de trafic pour les adresses France Telecom, coupant les routes entre leurs clients monohomés et ceux de France Telecom. Cette mesure est en rupture avec les règles communèment admises dans le communauté internet. France Telecom ne peut être responsable en face de ses clients des conséquences de l'action prise par Cogent qui en porte seul la responsabilité"
.

Du coté de Cogent, on accuse France Telecom. Espérons que la situation ne va pas s'envenimer.


Source : Présence PC (http://www.tomshardware.fr/articles/folding-home-wanadoo-cogent,1-28834.html), le 16/04/2005
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 22 mai 2007 à 19:27:21
Coupure du peering France Telecom <=> Cogent : iTunes Music Store injoignable

Depuis jeudi dernier, Wanadoo, ou plutôt Open Transit, la filiale de France Telecom qui s'occupe de gérer les accords de peering de l'opérateur historique, est en conflit commercial avec Cogent, un des plus gros opérateurs américains de transit IP.

La conséquence directe est que les communications directes sur Internet entre le réseau de France Telecom et ceux dont s'occupe Congent ne sont plus possibles. Les conséquences sont par exemple l'impossibilité d'utiliser l'iTunes Music Store ou de contribuer au projet folding@home (calcul partagé sur les protéines impliquées dans des maladies) depuis un abonnement Wanadoo.

Les lecteurs assidus se souviendront de précédents identiques entre France Telecom et le réseau de Free ou encore celui d'OVH.




Problèmes de peering Cogent<->FT et interconnexion France<->USA

Globalement, Cogent était trop gros CONSOMMATEUR de bande passante sur la liaison de peering qu'il entretient avec France Telecom (dont le réseau international Global One).
Cela a conduit à un différent commercial qui a conduit France Télécom à fermer la liaison de peering, pour réseaux tiers clients américains non-multihomés qui transitaient par Cogent pour acheminer leur traffic via cette liaison de peering.

Cette coupure aurait du obliger les autres réseaux américains à utiliser d'autres points d'échange américains, et répartir leur traffic sur les nombreux autres points d'interconnexion américains mis en place par FT, mais obéissant à untre autre règle que le "peering" (une formule économique dans laquelle les réseaux interconnectés s'engagent à équilibrer leur traffic mutuel, en échange de quoi ils ne se factureront pas mutuellement le traffic échangé).

Mais Cogent US à trop tardé à rééquilibrer ce traffic et donc conformèment au contrat de peering, a coupé ce lien. Cela serait sans conséquence pour FT qui possède bien d'autres connexions pour les Etats-Unis, mais cela peut affecter des liaisons FT<->USA avec les clients exclusifs de Cogent qui ne possèdent pas d'autre interconnexion Internet que celle souscrite auprès de Cogent.

De fait, certains sites américains (notamment en Californie à Berkeley) sont inaccessibles si ils ne sont pas par ailleurs connectés à un second fournisseur: ce peut être le cas notamment depuis la France (où FT achemine via son réseau Global One une grosse partie du traffic vers les Etats-Unis pour le compte de gros fournisseurs Internet Français et Européens).

(Note: FT par la diversité de ses réseaux internationaux est beaucoup plus gros que Cogent implanté pratiquement uniquement aux Etats-Unis, et n'ayant avec le reste du réseau américain pratiquement que des liaisons de peering...)

D'où peut venir cette différence de traffic? Principalement du volume de spam envoyé depuis les clients Cogent (clients spammeurs ou infectés par virus et spamwares) vers le reste du monde. Le P2P n'est pour rien dans cette histoire (au contraire, il aurait eu tendance à ne pas aggraver la balance de traffic car les clients Français utilisateurs de P2P téléchargent de nombreux fichiers depuis les clients de Cogent aux US).

Cependant, Cogent a réagi bizarrement avec ce "puit" de traffic, en limitant très fortement son traffic sortant sur la seule liaison (payante elle) à destination de la France (quelle qu'en soit la nature). De fait, de nombreux sites US connectés uniquement par Cogent sont inaccessibles, et notamment pour le téléchargement P2P depuis des PC utilisateurs abonnés Internet à Cogent.

Au moins, cela a un effet bénéfique pour les utilisateurs français: le puit de traffic limite très sérieusement le spam américain envoyés les sites Cogent. Malheureusement aussi, le courrier légitime et les newsletters souscrites ne sont plus acheminées non plus correctement et les utilsiateurs français (mais aussi des utilisateurs Américains abonnés à un des réseaux clients de FT/Global One) perdent la visibilité de ces sites Cogent américains.

Cela va bien finir par se résoudre car les clients américains de Cogent sont aussi mécontents du comportement de Cogent quand ils ne peuvent plus fournir leur contenu à d'autres réseaux américains initialement acheminé via Global One. Des procès commerciaux sont à attendre aux USA, si Cogent ne se conforme pas aux règles habituelles de fonctionnement Internet (ou si Cogent est dans l'incapacité d'acheter la bande passante tierce dont il a besoin pour acheminer son traffic sortant via les points d'échange payants "GIX", et ne fait rien non plus pour chasser les gros spammeurs qui opèrent depuis leur réseau...)

Au moins si cet incident servait à obliger Cogent à enfin réagir pour faire le ménage chez ses clients spammeurs... Mais il est aussi symptomatique de possible grosses difficultés financières de Cogent. Je serais client américain de ce fournisseur, je m'inquièterait et penserait à voir du côté de chez Sprint, MCI ou AT&T pour avoir au moins une connexion tierce fiable...

Malheureusement de nombreux américains n'ont pas accès à la concurrence concernant leur connexion par réseaux câblé (par exemple les réseaux RoadRunner, qui ne sont de simples franchises locales et indépendantes ne disposant souvent chacune que d'un peering unique vers un des plus gros fournisseur américains tels Cogent, MCI, Sprint ou AT&T).

Par conséquent et jusqu'à nouvel ordre, pas mal d'hôtes connectés via une liaison cablée "RoadRunner" en Californie sont désormais inaccessible pour le P2P...


Source : http://www.gnutellaforums.com/archive/index.php/t-36675.html (http://www.gnutellaforums.com/archive/index.php/t-36675.html), le 18 avril 2005
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 23 mai 2007 à 12:07:25
Pour finir encore un problème entre.... Wanadoo et OVH :

Wanadoo-Ovh : interrogations sur le rôle de l'hébergeur

Le fournisseur d'accès Internet répond aux accusations d'Ovh en condamnant la mise en place d'une liste noire sur les serveurs de l'hébergeur, à des fins commerciales. Une version corroborée par les acteurs du milieu télécoms.

Dans notre édition d'hier, le directeur technique d'Ovh, Octave Klaba pointait du doigt la disparition de plus d'un million d'e-mails en provenance de l'infrastructure de France Telecom et à destination des installations d'Ovh (lire l'article du 15/02/2005).

La réponse officielle de Wanadoo est tombée aujourd'hui : il y a bien un problème de communication entre Wanadoo et Ovh mais Wanadoo n'en est pas à l'origine.

Et derrière cette disparition d'e-mails, la théorie d'une simple brouille commerciale est évoquée par l'ensemble du secteur télécoms. "Cela fait six mois que ça dure. Ovh mène une politique de tarification très basse et son objectif est d'obtenir de la part de Wanadoo des accords commerciaux préférentiels, ce que l'on appelle le peering", souligne ainsi Issam Hakimi, directeur général de l'opérateur Transnode.

Le peering est un accord de principe qui engage deux acteurs télécoms à échanger leurs bandes passantes gratuitement. Sans cet accord de peering, les sociétés doivent faire appel à des fournisseurs de transit qui louent les lignes à des tarifs plus élevés. Obtenir le plus d'accords de peering possible représente donc l'un des moyens de réduire les coûts et faire baisser les prix en bout de chaîne.

Une version confirmée par Wanadoo. "France Telecom a une politique officielle d'éligibilité au peering. La procédure est claire et expliquée. Ovh avait déjà fait une demande de peering qu'ils ont renouvelée en début d'année, suite à une demande d'informations commerciales au sujet d'Open Transit [NDLR : la filiale de gestion de la bande passante chez France Telecom] mais ils [Ovh] ne remplissent pas toutes les conditions d'accès. Nous avons proposé une alternative à laquelle ils n'ont pas répondu. Depuis, ils refusent les adresses e-mails en provenance de Wanadoo afin de faire pression et d'obtenir cet accord", déclare-t-on chez l'opérateur historique.

"Ovh refuse les adresses e-mails en provenance de Wanadoo" - France Télécom

Les termes d'accès au peering chez Wanadoo sont en effet très stricts. "Il y a un an environ, notre trafic avoisinait les 100 Mbits, nous ne pouvions alors prétendre au peering avec Wanadoo car dans leurs conditions, il fallait un débit minimum de 500 Mbits. Nous avons atteint ce type de débit il y a six mois environ, mais ils ont alors changé les conditions d'accès. Il faut désormais avoir une présence nationale", confirme Octave Klaba. Or, l'hébergeur aujourd'hui centré sur la région Ile-de-France, ne dispose pas d'une telle couverture.

Pour Issam Hakimi, directeur de l'opérateur Transnode, "depuis plusieurs mois on assiste à une course à la baisse des prix des principaux discounters du marché, certains allant jusqu'à proposer le Mb/s à 10 euro HT". Selon lui, ces prix sont possibles à cause de 2 facteurs principaux, "la consommation réelle - lorsque 10 Mb/s sont vendus il ne seront consommés qu'en partie - et les accords de peering - permettant d'échanger gratuitement du trafic". Dans ce dernier cas, "Wanadoo est une cible très recherchée mais je ne pense pas que la prise en otage d'un opérateur représente une quelconque solution viable dans le temps", poursuit-il.

Pour France Telecom, cet accord d'échanges n'a tout simplement pas d'intérêt. En effet, le peering s'établit généralement entre acteurs de même taille afin d'échanger autant de données dans un sens que dans l'autre. Or, selon Octave Klaba : "nous consommons plus de bande passante que l'inverse avec Wanadoo". Plutôt qu'un accord unidirectionnel, la direction de France Telecom a proposé une offre de location de bande passante, une proposition écartée par Ovh.

"Conformèment à notre stratégie, nous sommes prêts à acheter du transit mais nous voulions du peering avec", commente Octave Klaba à propos des raisons de ce refus. En août 2004, le directeur technique d'Ovh menaçait de recourir à la manière forte pour régler ce différend avec Wanadoo.

"Si on bloquait le trafic e-mail de France Telecom vers notre réseau, en 3-4 jours tout serait résolu" - Ovh

Sur le site d'Ovh, il écrivait : "pour éviter de jouer au bras de fer et vous mettre au cœur d'un conflit (le trafic e-mail de France Telecom vers notre réseau représente 50Mbps en continu, si on le bloquait en 3-4 jours tout serait résolu, mais bon ...), on vous demande de nous donner un coup de main pour faire 'passer l'information à la personne qu'il faut' pour faire avancer les choses. Si malgré tout, début septembre, notre requête de peering reste toujours dans le vide, nous allons devoir passer par la méthode forte pour se faire entendre. On espère de ne pas devoir aller jusque là".

Pourtant, le directeur technique nie toute intention de passer à l'acte et s'emporte dans un premier temps. "C'est complètement faux de prétendre que nous faisons du chantage en coupant les communications avec Wanadoo. C'est de la diffamation", affirmait-il dans la matinée. Recontacté dans l'après-midi, le directeur technique d'Ovh calme alors le jeu : "si Wanadoo a pu penser qu'il s'agissait d'une tentative de chantage de notre part, nous nous en excusons".

"Nous sommes en train de mettre en place des serveurs MX secondaires en dehors de notre réseau pour rétablir les communications. Il a fallu un certain temps pour monter tout ça et nous pensions que Wanadoo aurait trouvé avant l'origine du problème", déclare Octave Klaba. Cette solution temporaire devrait rétablir les communications entre Wanadoo et Ovh et tend à valider l'hypothèse de la mise en place d'une liste noire par l'un des deux acteurs. Par ailleurs, les services de communication de Free et de France Telecom ont dèmenti avoir rencontré des problèmes similaires au niveau du service Proxad, comme nous l'affirmions hier sur la base de renseignements erronés.


Source : Source : Journal du net (http://solutions.journaldunet.com/0502/050216_wanadoo_ovh.shtml) par Yves DROTHIER, le 16/02/2005
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 23 mai 2007 à 21:41:14
Les opérateurs nationaux (type FAI français) peuvent aussi déployer de larges réseaux nationaux ou internationaux avec beaucoup de peering dans différents pays voisins et tout et tout. Tous les grands FAI Français le font. Ces opérateurs nationaux sont clients des IBP pour la partie du trafic qu'ils ne peuvent pas écouler eux-même en peering (trafic vers l'asie, une grande partie des US pour les FAI Français).

Ces opérateurs nationaux peuvent très bien vouloir revendre du transit à de petits clients possédant de petits réseaux (entreprise, hébergeurs, petits FAI). On appelle ces opérateurs des "tier-2". Les IBP sont les "Tier-One", des opérateurs internationaux. La grosse différence entre les deux, c'est que le Tier-one n'a besoin d'aucun opérateur pour désservir l'intégralité de l'internet. Ses accords de peering avec d'autes "Tier-One", et tous les raccordements à ses propres clients lui permettent de désservir l'intégralité d'internet.
Le "Tier-2", au contraire, n'est pas assez gros, pas assez étendu, et pas assez puissant, et il est obligé d'acheter du transit à un "tier-one" pour désservir l'intégralité d'internet.

Les tier-two écoulent le trafic de leurs clients (petits réseaux) par du transit auprès de l'IBP, et par du peering auprès d'autes opérateurs nationaux. Le transit acheté par un petit opérateur à un tier-two est généralement moins cher que le transit acheté à un tier-one. C'est tout l'intérêt du tier-two, qui a développé de fortes capacités de peering en local (France ou Europe), et donc qui propose de meilleurs tarifs. C'est avantageux pour un petit hébergeur destiné à une clientelle européenne par exemple. Par contre, ce petit opérateur sera moins bien visible par les US, mais ça n'est pas trop grave.

Dans ces conditions, le tier-two concurrencent l'IBP (= tier-one) dont ils sont eux-même client. L'IBP peut très bien mal le prendre, et refuser cet état de fait, en bidouillant les routes (en n'acceptant pas les routes des clients du tier-two le plus souvent), ou en menaçant de rompre le contrat. Certaines clauses imposées par les tier-one sont très contraignantes à ce point de vue. D'autres Tier-One sont plus ouverts, et acceptent à peu près tout (Cogent).




Il y a plein de truc tordus dans le même genre:
Certains opérateurs sont à la fois Tier-One et opérateur national, avec deux réseaux distincts. C'est le cas d'Orange, et de ses réseaux Opentransit (international) et FT (national). Cela complexifie énormèment les relations avec cet opérateur. Orange, par exemple, en tant qu'opérateur national (réseau FT), refuse par défaut les accords de peering (sauf avec les très gros réseaux nationaux Français et Européens), pour que le trafic vers son réseau soit acheté auprès du Tier-One Opentransit, et pour se faire du pognon là dessus...

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 23 mai 2007 à 22:54:45
Exemple de traceroute, depuis CitéFibre Paris, connecté au transitaire Tier1 Tiscali vers France Telecom AS3215 Amiens => On passe par AS5511 (OpenTransit) Londres.

(c'est terminé le transit Cogent pour citéFibre et l'obligation de passer par les USA pour joindre la moitié des AS françaises)


(https://lafibre.info/images/iperf/peeringWanadoo.png)
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 23 mai 2007 à 23:55:04
Tiscali a créé un réseau international pour concurrencer les Tier-One. En fait c'est l'intermédiaire en terme de hiérarchie entre un tier-one et un tier-two. C'est un réseau qui se veut tier-one, mais qui n'est pas assez puissant pour l'être totalement. Il est encore obligé de passer par des Tier-One pour certaines routes.

L'AS France-Telecom AS3215 accepte le peering uniquement quand il y voit un intérêt, c'est à dire avec les gros réseaux Français. Très peu réussisent à peerer avec FT. Free, Neuf, Cegetel, CI, Tiscali (réseau national uniquement), Colt, Easynet ont réussi à priori. Pour les autres, ils doivent passer par Opentransit! C'est idiot, mais c'est très rentable pour Orange, qui a une position dominante sur les 2 marchés, et peut imposer ses conditions.
Le réseau international de Tiscali ne peut évidemment pas peerer avec FT, car cela ne favoriserai pas Opentransit.


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(c'est terminé le transit Cogent pour citéFibre et l'obligation de passer par les USA pour joindre la moitié des AS françaises)
Là, tu m'étonne beaucoup. Tu avais testé cela? Cogent est très bien implanté en Europe. Je ne comprendrai pas qu'il fasse passer par les US pour rejoindre une destination européenne. Si tu as des exemples, je suis preneur.

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 24 mai 2007 à 00:57:49
Tu avais testé cela? Cogent est très bien implanté en Europe. Je ne comprendrai pas qu'il fasse passer par les US pour rejoindre une destination européenne. Si tu as des exemples, je suis preneur.

J'ai regroupé dans le sujet Test des peering du fournisseur de transit Cogent (https://lafibre.info/transit-ip/test-des-peering-du-fournisuer-de-cogent/) 27 exemples avec un comparatif avec systématiquement traceroute depuis Cogent et depuis Free pour comparer.

J'ai pris les Gix Français ou Cogent est présent. J'ai listé les AS des ces GIX et j'ai testé via Cogent. Dans la moitié des cas je passe par les USA alors que cogent pourrait peerer pour ces AS. J'ai pris des copie d'écran pour chaque cas. J'ai demandé à l'opérateur en face le traceroute inverse pour voir si c'était symétrique.

J'ai un exemple sous la main avec Free (c'est rétabli depuis) mais je pourrais aussi citer le peering Cogent-Noos qui se faisait aux USA.

(https://lafibre.info/images/iperf/peeringFree.png)

On part de citéFibre Paris vers Free Paris en passant par les USA...
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 12 septembre 2007 à 23:09:51
Un petit traceroute entre Neuf FTTH Pau et PauOnline Pau fait le 12 septembre 2007 :

                                            Packets               Pings
 Host                                        Loss%   Snt   Last   Avg  Best  Wrst StDev
 1. neufbox                                   0.0%    36    1.7   0.9   0.4   2.7   0.5
 2. 1.255.199-77.rev.gaoland.net              0.0%    36   46.0   5.0   1.5  46.0   9.0
 3. ge-0-1-0-v228-rou-th275-01.bcb.axione.fr  0.0%    36   22.9  19.5  15.5  60.7   8.0
 4. 86.64.177.33                              8.3%    36   16.4  28.4  15.7 134.0  31.1
 5. 84.96.244.73                             41.7%    36   17.7  26.2  15.5  74.8  18.6
 6. axione.freeix.net                         0.0%    36   16.7  17.5  16.2  19.6   0.9
 7. ge-0-0-bas-pia64-01.pau.axione.fr         0.0%    35   38.6  40.9  34.5 124.3  14.8
 8. ge-11-0-v204-bas-pia64-01.pau.axione.fr   2.9%    35   35.2  38.6  34.5  49.0   3.1
 9. 217.171.16.xx                             0.0%    35   36.6  38.7  34.1  47.4   3.3


Je décris ce qu'il se passe :

On part du Pau Broadband Country avec une IP Neuf, Axione se charge de la collecte et du transport et apporte le paquet sur Paris (th2). A Paris, Neuf (th2) prend le relais et l'envoi sur le réseau de Free (peering FreeIX) qui le renvoi vers Axione (th2) qui le renvoi vers Pau...

On se prend 2 fois les 16ms du lien Pau-Paris....
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 28 février 2008 à 21:44:09
Avis de Rani sur le peering régional : "Résultat: ça fait à peine 2Gbps. Et économiser 2Gbps sur le Paris-Lyon, c'est vraiment
une goutte d'eau... [...] Bref, les peerings régionaux, pour l'instant c'est pas encore ça...
"


Citer
From: Rani Assaf
Newsgroups: proxad.free.adsl.degroupage
Date: 18 Apr 2006 02:16:33 GMT
Subject: Re: Besoin de GIX ?


On Mon, 17 Apr 2006 20:42:33 +0200, Spyou wrote:

>> Idem .. A la limite un peering du coté de marseille (point le plus
>> éloigné de paris en terme de latence et qui concentre un gros morceau de
>> PACA) .. et encore, ca me semble bien lourd.

On a monté y a quelques semaines un peering privé avec France Telecom à
Lyon car on pensait que le volume de trafic échangé régionalement (tout
le sud-est) entre nos abonnés et les leurs le justifiait. Résultat: ça
fait à peine 2Gbps. Et économiser 2Gbps sur le Paris-Lyon, c'est vraiment
une goutte d'eau...

En plus, c'est vraiment pas évident à faire car:

1) quasiment aucun opérateur (et certainement pas nous) n'a pensé à
régionaliser ses pools d'IP. Résultat: on a des /22 et /23 fragmentées
sur toute la France car on a alloué les pools d'IP dans l'ordre
d'installation des dslams.

2) Ca oblige à balancer tout le routage des dslams en BGP (remarque, ça
c'est pas plus mal car c'est chiant à faire au début mais largement
plus sympa pour contrôler le trafic par rapport à de l'ospf ou isis)
et là y a de belles taules à se prendre (boucles de routages,
trous noirs...)

Bref, les peerings régionaux, pour l'instant c'est pas encore ça...

A+
Rani
Titre: Peering, transit,...
Posté par: feyb64 le 28 février 2008 à 23:30:54
Le web 3.0 (chacun a son serveur chez soi, plus de 'trucs' chez 'machin-chose') changera la donne  ;D
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 01 mars 2008 à 08:03:46
Le web 3.0 (chacun a son serveur chez soi, plus de 'trucs' chez 'machin-chose') changera la donne  ;D
Doux rêveur...

Déjà, le web 2.0 est un concept qui n'existe pas pour moi, alors le 3.0... Mais bon, c'est un autre sujet.

Pour en revenir à nos moutons, les échanges entre particuliers constituent déjà une part énorme du trafic Internet (50%?), surtout chez nous. Il parait même qu'on s'échange de PC à PC des vidéos, des DVD entiers de plusieurs Go! Vous y croyez? Il parait que ça s'appelle le P2P. bref, ce n'est pas le fait d'héberger quelques serveurs webs à la maison qui va changer radicalement le volume des échanges entre particuliers.

Et pourquoi les échanges au sein d'une région seraient importants? Il faut bien voir que sur Internet, les échanges ne sont pas spécifiquement locaux, contrairement au téléphone. Les communautés Internet s'affranchissent plus facilement des contraintes géographiques. Une des grandes barrière qui limite géographiquement les échanges, c'est la langue. Donc les échanges (P2P y compris) issus de France sont principalement à destination de la France. Mais ceci n'est plus trop vrai pour un découpage géographique plus fin: le sud ouest échange avec toute le France, et non pas seulement avec le sud-ouest. Le P2P est ici un très bon exemple!

Aujourd'hui, il faut bien voir que la centralisation des interconnexions sur Paris en France est assez cohérente avec la densité moyenne d'interconnexions dans le monde. Le découpage par Pays en europe n'est pas si idiot que ça. Regardez les US, qui ont une densité de peerings plus faible qu'en France.

Donc il n'y a pas de raison particulière que l'intérêt d'un peering régional grandisse soudainement. Je ne nie pas l'intérêt d'un peering régional pour certains aspects: temps de réponse pour les joueurs, capacité et partage des couts de transport pour les réseaux de distribution de contenu. Mais il ne faut pas généraliser...

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 01 mars 2008 à 09:31:55
Il faudrait que les logiciels de P2P favorisent, quand ils ont le choix entre plusieurs sources, celle qui est le plus proche (point de vue réseau, donc celle qui a un RTT plus faible).

Dans ce cas là les opérateurs seraient un peu plus motivé a monter de peering régionaux.

OVH, qui est le 1er hébergeur de France, propose de peerer sur Lille, sans succès. Il a mis en place 140 Gb/s vers paris. (cela ne rajoute que 5ms au RTT). Lille a pourtant l'avantage d'être plus proche de Londres que Paris (Londres est, je crois, le plus gros point de peenring européen)
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 01 mars 2008 à 11:11:11
Il faudrait que les logiciels de P2P favorisent, quand ils ont le choix entre plusieurs sources, celle qui est le plus proche (point de vue réseau, donc celle qui a un RTT plus faible).
C'est déjà le cas! En tout cas, emule le fait depuis quelques années, à ma connaissance. Cela n'a pas changé pour autant les politiques d'interconnexion des FAI. Comme quoi, la situation actuelle est tout à fait gérable. Les gros peerings privés ou publics centralisés sur Paris tiennent bien. Et ça n'est pas forcèment économiquement plus rentable pour un gros FAI de multiplier les peerings régionaux, loin de là!

Citer
OVH, qui est le 1er hébergeur de France, propose de peerer sur Lille, sans succès. Il a mis en place 140 Gb/s vers paris. (cela ne rajoute que 5ms au RTT). Lille a pourtant l'avantage d'être plus proche de Londres que Paris (Londres est, je crois, le plus gros point de peenring européen)
OVH est soit disant en train de travailler avec Free pour le peering à Lille. OVH sera très bientôt présent à Londres, donc le peering régional de Lille ne changera rien à la proximité des serveurs OVH avec Londres... Je ne comprend pas ton propos.

Free a soit disant une politique de peering régionale, mais dans les faits, ça n'est pas encore le cas. Je ne pense pas qu'il y ait tant de réseaux intéressés que ça par du peering régional.


Free - AS12322 (2008 - 2010)
(https://lafibre.info/images/peering/201005_free_as12322_politique_de_peering.jpg) (https://lafibre.info/images/peering/201005_free_as12322_politique_de_peering.png)
Free - AS12322 (2007 - 2008)
(https://lafibre.info/images/peering/200810_free_as12322_politique_de_peering.jpg) (https://lafibre.info/images/peering/200810_free_as12322_politique_de_peering.png)

Aujourd'hui, personne ne veux se lancer dans un vrai réseau de contenu en France, qui utiliserai réellement le principe de peering régional. La bande passante n'est pas assez chère pour le justifier. On a déjà de la "VOD gratuite" (pas si gratuite que ça) de bonne qualité à plus de 900kb/s (yacast et autres), et le modèle économique tiens toujours! La VOD sur TV hébergée par des tiers (et pas par les FAI) viendra peut-être modifier la donne dans le futur, sait-on jamais.

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 01 mars 2008 à 11:16:47
OVH sera très bientôt présent à Londres, donc le peering régional de Lille ne changera rien à la proximité des serveurs OVH avec Londres... Je ne comprend pas ton propos.

Je pensait aux abonnés Free de la région nord qui pourraient être intéressés par une politique de peering sur Lille (et pas qu'Avec OVH mais avec des GIX sur Londres ou Amsterdam)

Citation de: http://forum.ovh.com/showpost.php?p=96823&postcount=12
dans 2 semaines on monte un peering avec free sur lille
et là le visiteur free de lille sera à 0ms de notre
datacentre

Le peering n'est toujours pas monté.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 01 mars 2008 à 12:02:24
Je pensait aux abonnés Free de la région nord qui pourraient être intéressés par une politique de peering sur Lille (et pas qu'Avec OVH mais avec des GIX sur Londres ou Amsterdam)
Je ne comprend toujours pas: Free peere déjà à Londres et Amsterdam. En quoi le peering de Lille changerai quelque chose pour un abonné de Free vers ces destinations (Londres, Amsterdam)? Si on peere à Lille, ça ne peut pas être sur le Linx! One ne peere pas avec un GIX, mais dans un GIX.

Cependant, chez Free, il n'y a pas de route entre le nord et Londres. C'est centralisé à Paris (Bezons plus exactement). Ca traduit bien la politique (rationnelle) du FAI.
  3  pos11-0-pr1.LON.router.COLT.NET (212.74.64.18)  0.791 ms  0.623 ms  0.655 ms
 4  linx-6k-1.routers.proxad.net (195.66.224.191)  9.022 ms *  8.789 ms
 5  * bzn-crs16-1-be1102.intf.routers.proxad.net (212.27.51.185)  18.011 ms *
 6  boisgrenier-6k-1-po1.intf.routers.proxad.net (212.27.57.154)  19.907 ms  19.545 ms  19.710 ms
 7  lille-6k-1-po1.intf.routers.proxad.net (212.27.51.45)  20.537 ms  20.392 ms  20.343 ms
 8  ble59-1.dslg.proxad.net (213.228.27.21)  20.177 ms  20.157 ms  20.161 ms

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 01 mars 2008 à 12:51:51
Je me suis mal exprimé.

Je supposais que Free possédais 2 liens qui arrivent sur Paris (Bezons) Free pourrait faire arriver un premier lien sur Lille et un autre sur Bezon. Quand il n'y a pas de panne, le lien de Lille adresserais le nord de la France, celui de Paris le reste.
Je trouve intéressant que le secours ne soit pas en Île-de-France.

En regardant la carte :
(https://lafibre.info/images/free/province.png)

Il n'y a probable qu'un lien, le secours se fessant par un lien Paris <=> Francfort
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 01 mars 2008 à 13:28:04
Je me suis mal exprimé.

Je supposais que Free possédais 2 liens qui arrivent sur Paris (Bezons) Free pourrait faire arriver un premier lien sur Lille et un autre sur Bezon. Quand il n'y a pas de panne, le lien de Lille adresserais le nord de la France, celui de Paris le reste.
Je trouve intéressant que le secours ne soit pas en Île-de-France.

En regardant la carte :

Il n'y a probable qu'un lien, le secours se fessant par un lien Paris <=> Francfort
Euh, pas très clair tout ça, j'ai beau relire 3 fois ton post, je ne comprend toujours pas du tout ce que tu veux dire. 2 liens qui arrivent sur Paris? Lille? En partant d'où? Londres? Où est le rapport avec un peering régional à Lille dont on parlais jusqu'alors??? Je ne vois toujours pas où se situerai l'avantage d'un peering sur Lille pour des clients de Free dans le Nord, pour atteindre Londres.

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 01 mars 2008 à 15:12:28
Je trouve dommage que la sécurisation des liens porte uniquement entre 2 datatcenter proche de Paris alors que cela pourrais revenir moins cher de le faire arriver en région.

Au lieux de sécuriser les liens internationaux dans un 2ème datacenter sur Paris je verrais bien une liste de ville le faire :

- Strasbourg (proximité de l'Allemagne)
- Lille (proximité de l'angleterre)
- Lyon
- Bordeaux

2 avantages :
- Liens nationaux moins utilisés ou dans le sens contraire (download / up inversés)
- RTT plus faible


On va prendre les liens US de Free. On vois bien qu'il sont au nombre de 2 (un vers Bezon et un vers Telehouse 2)
Je trouverais intéressant que ces 2 liens arrivent dans 2 région différentes.
Il est possible qu'un de ces 2 liens US passe par Londres donc je le verrais bien arriver à Lille pour desservir la partie nord de la France.

De même si Free avais 2 fibres qui allais :
- vers l'Espagne / Portugal, j'en verrais bien une s'arrêter à Bordeaux
- vers l'Italie, j'en verrais bien une s'arrêter à Lyon.


C'est un peu ce qui a été fait avec strasbourg, j'ose espérer que les abonnés Free de l'est de la france ne passent pas par Paris pour joindre Francfort.


Le rapport au peering ?

SI Free faisais ce type de liens, (avec les annonce des IP régionales sur les liens en questions) on peut penser qu'il monterais plus facilement des peering sur ces villes.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 01 mars 2008 à 16:44:06
Je trouve dommage que la sécurisation des liens porte uniquement entre 2 datatcenter proche de Paris alors que cela pourrais revenir moins cher de le faire arriver en région.
Vivien, tout d'abord, les routes IP ne représentent en rien les liens physiques. Je pense que tu es bien placé pour le savoir. Il se trouve que Free utilise la même fibre pour atteindre Dunkerke et Londres depuis Paris. Mais sur 2 liens logiques indépendants. C'est très rationnel et très logique.
(https://lafibre.info/images/free/200501_carte_reseau_free_france.png)

Pourquoi je pense que c'est rationnel? C'est simple: si Free faisait partir ses liens logiques depuis Londres vers Lille, il faudrait clairement augmenter la capacité du POP de Lille! Et des routeurs capables de transiter des liens 10Gb à gogo, ça n'est pas gratuit ni à l'achat, ni en cout d'exploitation (maintenance, configuration). Répartir les interconnexions et supprimer la hiérarchie installée dans le réseau, cela aurait un cout qui est difficilement supportable. Il faudrait upgrader de nombreux POPs de l'opérateur, pour qu'ils puissent tous accepter une charge de trafic non régional. De plus, cela ralentirai le trafic vers Londres pour 95% des abonnés Free (qui n'habitent pas dans le ch'nord) et augmenterai le risque de défaillance de 95% des abonnés vers Londres. Donc contrairement à ce que tu penses, c'est moins cher et plus fiable de centraliser comme le fait Free. Il faut privilégier les routes les plus directes possibles entre les noeuds principaux du réseau, et ne surtout pas multiplier ces noeuds.

Plusieurs choses à prendre en compte:
* Les liaisons longue distance ne sont pas forcèment ce qui coute le plus cher pour un opérateur tel que Free.
* Il est important de hierarchiser la structure d'un réseau, surtout s'il est aussi imposant que celui de Free. La collecte locale (MAN), voire la collecte régionale, le backbone national, et le backbone international (avec les interconnexions) sont en général bien séparés. C'est ce qu'appliquent tous les gros opérateurs, et c'est logique. Multiplier et disperser les inteconnexions de réseau, cela a un cout (comme dit plus haut). Les réseaux de télécom classiques et les réseaux électriques sont également hiérarchisés de la même façon... tout comme le courrier, la logistique, etc... et il y a une bonne raison! Je vois assez mal 2 facteurs sur leurs bicyclettes s'échanger 2 tonnes de courrier à la frontière Franco-Espagnole...
* Le trafic international entre 2 capitales européennes n'est pas cher aujourd'hui. Ca passe sur des liens où il y a énormèment de trafic, et de la sur-capacité à gogo. Donc quand ça ne se justifie pas, il n'est pas utile d'interconnecter 2 réseaux à la frontière. Il est plus rentable de rester dans les gros datacenters. Free n'a ainsi pas d'interconnexion directe avec l'espagne, l'italie, la suisse, etc... Le trafic échangé ne se justifie peut-être pas plus que ça. Le tarif des opérateurs de transit (tier-2 ou tier-1) pour des destination européennes est aujourd'hui assez abordable. Donc pour pas mal de destinations, il est logique que Free utilise cette solution, avec des interconnexions limitées aux grandes capitales Internet du nord de l'europe (Paris, Londres, Amsterdam).

Citer
2 avantages :
- Liens nationaux moins utilisés ou dans le sens contraire (download / up inversés)
- RTT plus faible
RTT plus faible pour ~100 000 abonnés, et seulement vers un petit nombre de destinations... Pourquoi se faire chier à dépenser des millions pour diminuer le ping de 10ms pour quelques habitants vers certains serveurs de jeu UK? Ca n'a aucun intérêt! Je rappelle, pour ceux qui l'auraient oublié, que Free est une boite privée dont l'intérêt est de gagner du pognon!

Citer
- Strasbourg (proximité de l'Allemagne)
les habitants de Strasbourg atteignent déjà l'allemagne avec un très bon ping, grâce à la présence de Free à Frankfort. Que veux-tu de plus?

Citer
On va prendre les liens US de Free. On vois bien qu'il sont au nombre de 2 (un vers Bezon et un vers Telehouse 2)
Je trouverais intéressant que ces 2 liens arrivent dans 2 région différentes.
Intéressant? Pour quelle raison? Peux-tu expliquer plus? Si les 2 liens passent par des chemins totalement distincts et qu'ils aboutissent dans les 2 datacenters centraux de Free, où est le problème? Que trouver de plus intéressant en région? Pourquoi upgrader un datacenter régional pour accueillir un gros lien intercontinental?
Pour les liens vers les US, les tarifs pratiqués à Paris ne sont pas du tout rédhibitoires. Les tarifs dans les autres villes ne sont pas mieux, au contraire...

Citer
SI Free faisais ce type de liens, (avec les annonce des IP régionales sur les liens en questions) on peut penser qu'il monterais plus facilement des peering sur ces villes.
Avec qui Free ferait du peering? Qui veut faire du peering régional avec un opérateur comme Free ou Neuf, aujourd'hui? Tous les 2 sont ouverts au peering en région en théorie. Tout le monde en parle, mais personne ne se lance à part OVH. C'est bien beau de balancer de tels concepts, mais il faudrait peut-être voir la réalité du terrain. Toi qui bosse chez un opérateur, quand est-ce que vous allez faire du peering en région? Trop petit? Pas assez de trafic? Pas d'intérêt? Les petits opérateurs comme les gros disent la même chose.

Pour finir, tu trouves franchement que l'accès à Internet en région est criticable, en France, pour les particuliers? Tous les abonnés dégroupés que je connaisse sont satisfait de leur connexion quand elle fonctionne (les problèmes étant indépendants du backbone ou des interconnexions de l'opérateur)...

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 01 mars 2008 à 17:21:37
Tu as sans doute raison, cela doit coûter cher en upgrade de routeurs.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 15 mars 2008 à 09:57:56
The Telia-Cogent Spat Could Ruin the Web For Many

Swedish telecom operator Telia and U.S.-based connectivity provider Cogent Communications have gotten into an ugly spat and have stopped interconnecting, according to some of my sources in the telecom business. What this essentially means is that Telia’s DSL customers could have trouble seeing Cogent-connected web services. The bickering could be because one of the two parties feel they need to be paid for the traffic they are sending. I am looking into this and have emails out to all my sources in the bandwidth business, and will update accordingly. (If you have any information, drop me a line.) Cogent had previously gotten into a slugfest with Level 3 Communications.

Source : GIGAOM (http://gigaom.com/2008/03/14/the-telia-cogent-spat-could-ruin-web-for-many/) Om Malik, Friday, March 14, 2008
Titre: Peering, transit,...
Posté par: vivien le 18 mars 2008 à 20:41:07
C'est pas un article récent mais c'est en plein dans le sujet...

Depuis jeudi, les utilisateurs de Wanadoo et Oléane, la branche professionnelle de France Télécom, ne peuvent se connecter à certains sites. Le problème est lié à la rupture d'un lien de peering entre Cogent, et France Télécom.

Cogent est un opérateur à bas prix américain, qui a une grosse implantion en Europe suite au rachat il y a un an de la société Lambdanet.

Le lien de peering a été coupé par l'opérateur historique, car la Société Cogent ne correspondait manifestement plus a la politique de peering de FT. Cogent ne respectait plus les règles, la société est est en défaut sur deux critères de la politique de peering de France Telecom.

France Télécom a donc informé la Société Cogent du problème, mais cette dernière à préférer faire le sous marin, et ne pas se conformer aux exigeances de France Télécom,

Jeudi France Télécom a donc décidé de couper le lien de peering avec Cogent, ce qui veut dire que Cogent doit payer la bande passante consommée. A priori Cogent ne veut pas obtempérer, et aurait même décidé de bloquer les visiteurs ayant une IP France Télécom.

Il est a noter qu'en procédant de la sorte, Cogent ne respecte pas les règles établies, et France Telecom ne peut être tenu pour responsable des ces inconvéniants.

Afin de palier à ce problèmes quelques hébergeurs ont mis en place une solutions temporaires à base de VPN, ces sociétés fournissent actuellement des solutions temporaires de connectivités entre Cogent et France Télécom. Vous pouvez les contacter, une mise en service est possible généralement dans l'heure en fonction de la topologie de votre réseau.

Il s'agit entre autre de notre hébergeur Absolight (www.absolight.fr), ou encore la société Ovanet (www.ovanet.com.)


Source: Échos du net .net, le 18/04/2005
Titre: Peering, transit,...
Posté par: feyb64 le 19 mars 2008 à 00:28:20
La solution :

Que le réseau Internet soit reconnu ressource d'utilité/nécessité mondiale par l'ONU, et mis sous sa tutelle au niveau des backbones internationaux, intercontinentaux, inter-régions, ..., créant pour ce faire une genre 'autorité de régulation et de gestion' appliquant à tous le même tarif de transit et les mêmes règles de peering tendant vers les couts.
Ainsi tout ce beau monde au même niveau (ce qui bénéficiera en particulier à pas mal de pays en voie de développement, entre autres, pour qui Internet est une 'illusion' plus qu'une réalité tellement ils doivent payer cher le moindre petit tuyau de raccordement à la planète 'Internet')

Actuellement si un de ces 'mastodontes' a un quelconque pet dans l'aile, il peut couper de la planète "Internet" une bonne partie de la planète "Terre" ...
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 19 mars 2008 à 09:37:44
La solution :

Que le réseau Internet soit reconnu ressource d'utilité/nécessité mondiale par l'ONU, et mis sous sa tutelle au niveau des backbones internationaux, intercontinentaux, inter-régions, ..., créant pour ce faire une genre 'autorité de régulation et de gestion' appliquant à tous le même tarif de transit et les mêmes règles de peering tendant vers les couts.
Ainsi tout ce beau monde au même niveau (ce qui bénéficiera en particulier à pas mal de pays en voie de développement, entre autres, pour qui Internet est une 'illusion' plus qu'une réalité tellement ils doivent payer cher le moindre petit tuyau de raccordement à la planète 'Internet')

Actuellement si un de ces 'mastodontes' a un quelconque pet dans l'aile, il peut couper de la planète "Internet" une bonne partie de la planète "Terre" ...

Idéaliste?

Comment pourrait-on avoir à la fois un tarif de transit unique et orienté vers les couts, alors même que les acteurs sont en grande partie "locaux"? Désservir Tahiti en Internet aurait-il le même tarif que désservir Paris ou New York?

Qui déterminerai qui a le droit / l'obligation de peerer avec qui, dans quelles conditions? Entre les tier-1, les prétendus tier-2, les tier-2 régionaux... Comment déterminer à qui s'appliquent ces règles, sanscréer d'injustices?

Virer la pseudo-économie de marché dans le monde d'Internet, n'est-ce pas décourager les investisseurs qui on tant contribué au développement d'Internet? C'est bien cette économie capitaliste et très concurrentielle qui a amené Internet, le "haut débit" et les "autoroutes de l'Information" dans les foyers en Europe et ailleurs. Pas certain qu'une "autorité" aurrait réussi à faire aussi bien!

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: feyb64 le 19 mars 2008 à 23:24:02
On peut réver non ?  ;D
Titre: Peering, transit,...
Posté par: willemijns le 20 mars 2008 à 11:17:58
le bleme est cette oligopole de tier1 c'est tout ;) bon la ils sont pas 3 comme chez nous en GSM (et bientot en ADSL) mais ils arrivent bien à s'entendre on le voit pour cogent
Titre: Peering, transit,...
Posté par: Leon le 21 mars 2008 à 17:02:57
le bleme est cette oligopole de tier1 c'est tout ;) bon la ils sont pas 3 comme chez nous en GSM (et bientot en ADSL) mais ils arrivent bien à s'entendre on le voit pour cogent
OK pour l'oligopole...

Mais aujourd'hui, contrairement à il y a 10 ans, un réseau n'a pas obligation d'acheter du transit en quantité à un tier-1 pour écouler  efficacement son trafic. Les tier-1 sont aujourd'hui très concurrencés par des tier-2 continentaux et/ou intercontinentaux. A mon avis, la part de marché des tier-1 diminue à vue d'oeil, au moins de ce que j'en connais en Europe. Bref, aujourd'hui, pour un FAI sérieux, ou un hébergeur, le tier-1 n'est plus que "la dernière solution" pour écouler le trafic vers les réseaux qui se voient le moins bien (réseaux trop petits, trop éloignés, ou avec peu d'interconnexions).

Leon.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: willemijns le 26 mars 2008 à 13:06:29
il faut aussi que le FAI ou l'hébergeur ait un nombre important de TIERx, OVH je crois en a une tripotée...
Titre: Re : Peering, transit,...
Posté par: vivien le 28 octobre 2008 à 08:23:07
Hier soir (lundi 27 octobre 2008) il y a eu une grosse coupure électrique au NIKHEF a Amsterdam (le site était totalement down)
Impact Majeur en Europe sur les peerings

Exemple avec le graphe des peering sur l'AMSIX où on perd 220 Gb/s de peering brutalement :

(https://lafibre.info/images/peering/20081028-AMSIX.png)
Source : http://www.ams-ix.net/technical/stats/
Titre: Peering, transit,...
Posté par: corrector le 25 février 2011 à 23:23:51
La solution :

Que le réseau Internet soit reconnu ressource d'utilité/nécessité mondiale par l'ONU
Gag?

L'ONU, ce machin où la plupart des membres sont des dictatures, ce machin qui vient de s'apercevoir que la Libye n'avait pas sa place au comité des droits de l'homme, ce truc pour qui Israël semble être le pire pays au monde concernant les droits de l'homme...

Non, les gens censés ne confiront pas la régulation du net au machin.

Jamais.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: bubar le 26 février 2011 à 17:27:15
Je passe le document ici, pour Leon_m et d'autres ;-)

(cliquez sur la miniature ci-dessous - le document est au format PDF)
(https://lafibre.info/images/peering/201101_nanog51_peering_guide.png) (https://lafibre.info/images/peering/201101_nanog51_peering_guide.pdf)

hop, ça c'est fait.
Titre: Peering, transit,...
Posté par: JulFX le 25 août 2011 à 04:43:43
A propos des prix: (source: Global Internet Map / )

2004-2005 :
(https://lafibre.info/images/peering/200601_telegeography_global_internet_prices.png)

2005-2009 :
(https://lafibre.info/images/peering/200901_telegeography_global_internet_prices.png)

2009-2010 :

(https://lafibre.info/images/peering/201101_telegeography_global_internet_prices.png)


Prix de Hurricane Electric :

(https://lafibre.info/images/peering/201108_hurricane_electric_transit.png)
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Hugues le 18 octobre 2019 à 22:29:13
Un transitaire a t’il lui aussi un transitaire pour lui annoncer les routes de l’Internet ?

Cela dépend du type de transitaire :[/size]
  • Un transitaire dit Tier3 à des liens de peering et il est client de plusieurs autres opérateurs transitaire, plus gros que lui, qui sont des transitaire Tier2.
  • Un transitaire dit Tier2 à des liens de peering et il est client de plusieurs autres opérateurs transitaire, plus gros que lui, qui sont des transitaire Tier1.
  • Un transitaire dit Tier1 est un opérateur qui n’a pas de transitaire : Il a un réseau de fibre international pour joindre par des liens de peering généralement gratuits l’ensemble des acteurs de l’Internet, notamment les 18 autres opérateurs qui sont dans la catégorie Tier1.
Euh, Tier-1, 2,3 ce n'est pas un type de transitaire, juste de réseau.

Un Tier-1 c'est un réseau Peering-Only
Un Tier-2 c'est un réseau transit+peering qui est aussi transitaire
Un Tier-3, c'est un réseau transit+peering qui n'est pas transitaire.

Exemple :

Level3 est Tier-1
MilkyWan est Tier-2
Online est Tier-3
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Symbol le 19 octobre 2019 à 14:33:44
  • Un transitaire dit Tier3 à des liens de peering et il est client de plusieurs autres opérateurs transitaire, plus gros que lui, qui sont des transitaire Tier2.
  • Un transitaire dit Tier2 à des liens de peering et il est client de plusieurs autres opérateurs transitaire, plus gros que lui, qui sont des transitaire Tier1.
  • Un transitaire dit Tier1 est un opérateur qui n’a pas de transitaire : Il a un réseau de fibre international pour joindre par des liens de peering généralement gratuits l’ensemble des acteurs de l’Internet, notamment les 18 autres opérateurs qui sont dans la catégorie Tier1.
C'est faux (et mal orthographié).

Euh, Tier-1, 2,3 ce n'est pas un type de transitaire, juste de réseau.
Un Tier-1 c'est un réseau Peering-Only
Un Tier-2 c'est un réseau transit+peering qui est aussi transitaire
Un Tier-3, c'est un réseau transit+peering qui n'est pas transitaire.

Exemple :
Level3 est Tier-1
MilkyWan est Tier-2
Online est Tier-3
Non, tout ça est faux.

Ceci est exact (en date du 18/10/2019): https://fr.wikipedia.org/wiki/Transit_IP#Niveaux_des_op%C3%A9rateurs_(tiers) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Transit_IP#Niveaux_des_op%C3%A9rateurs_(tiers))
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Hugues le 19 octobre 2019 à 14:35:43
Je t'avoue que j'avais un petit doute sur les Tier-3, merci :)

Donc on résume :


Un Tier-1 c'est un réseau peering only
Un Tier-2 c'est un réseau transit+peering
Un Tier-3, c'est un réseau transit only

Exemple :

Level3 (AS3356) ou Cogent (AS174) sont Tier-1
MilkyWan (AS57199) ou Free (AS12322) sont Tier-2
Stolon (AS209090) ou Free Mobile (AS51207) sont Tier-3
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Symbol le 19 octobre 2019 à 23:36:59
[...] Cogent (AS174) sont Tier-1
Quoique pas en v6 en raison de peering disputes qui durent depuis des années (va joindre Google ou HE via Cogent en v6). En v4 ça serait la panique, mais en v6 bon voilà bref.
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Hugues le 19 octobre 2019 à 23:37:48
Techniquement, ils n'ont pas de transit, donc même si ils n'ont pas la vue complète, ils sont Tier-1, non ?
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Catalyst le 20 octobre 2019 à 01:07:57
Quoique pas en v6 en raison de peering disputes qui durent depuis des années (va joindre Google ou HE via Cogent en v6). En v4 ça serait la panique, mais en v6 bon voilà bref.
Malheureux à dire mais bien résumé ...
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Hugues le 20 octobre 2019 à 01:45:51
Les gens assez compétents pour faire de l'IPv6 sont assez compétents pour ne pas monohomer leur AS chez Cogent, non ? :)
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Symbol le 20 octobre 2019 à 23:13:26
Techniquement, ils n'ont pas de transit, donc même si ils n'ont pas la vue complète, ils sont Tier-1, non ?
Quand je paie un fournisseur de transit complet, c'est pour me fournir accès à tout Internet, pas à des bouts (surtout quand c'est vers un des réseaux les plus consultés par les eyeballs).
Donc tier1, oui. En v4.

Les gens assez compétents pour faire de l'IPv6 sont assez compétents pour ne pas monohomer leur AS chez Cogent, non ? :)
Ivre, il fait du v6 sur son réseau tier3 et prend un unique transit Cogent. Ce qui suit va vous surprendre.
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: raf le 21 octobre 2019 à 00:39:20
Techniquement, ils n'ont pas de transit, donc même si ils n'ont pas la vue complète, ils sont Tier-1, non ?
En suivant la meme logique, HOPUS est lui aussi tier-1, non ?
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Hugues le 21 octobre 2019 à 01:02:06
Ben, en suivant cette logique, oui.

Dans les termes Tier-1, 2,3, il n'y a pas de notion de la vue complète ou non d'internet...


Est-ce qu'Hopus a des transitaires ? Non.

Peut-on considérer que c'est un Tier-2 ? Du coup non.
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Symbol le 21 octobre 2019 à 01:12:35
Dans les termes Tier-1, 2,3, il n'y a pas de notion de la vue complète ou non d'internet...
Bah si, en fait. «voient la totalité d'Internet».

Est-ce qu'Hopus a des transitaires ? Non.
Peut-on considérer que c'est un Tier-2 ? Du coup non.
C'est un Tier-rien_du_tout. C'est une plateforme d'échange de trafic.
Titre: Comprendre ce qu'est le peering et le transit IP
Posté par: Hugues le 21 octobre 2019 à 01:14:25
Mouais.

Tout cela est bien doigt-mouillé, quand même.

La notion de tier, ça veut tout et rien dire...