IPv6 => Discussion démarrée par: vivien le 16 juillet 2026 à 08:41:23| Double pile (dual-stack) | IPv6-only | |
| Mise en œuvre | Simple : permet de ne pas toucher à l’existant IPv4 | Nécessite un travail d’ingénierie plus important et peut nécessiter des box internet avec des fonctions spécifiques pour fournir une connectivité IPv4 |
| Accès IPv4 / IPv6 | Accès à la fois à IPv4 et à IPv6, permettant une migration en douceur | Pas d’accès en IPv4 : des mécanismes de traduction d’adresses ou d’encapsulation sont nécessaires pour accéder aux ressources IPv4-only |
| Configuration | Nécessite de configurer à la fois IPv4 et IPv6 | Configuration plus simple et possibilité de mis en œuvre de nouvelles technologies agiles comme SRv6 |
| Sécurité | Définition des règles des IPS / IDS doublées | Une seule configuration de sécurité |
| Technologie | Type de mécanisme | RFC | État dans le réseau opérateur | Localisation du NAT44 / NAPT | Usage Typique |
| DS-Lite | Encapsulation 4‑en‑6 + CGN | RFC 6333 | Stateful | Carrier-grade NAT dans le cœur de réseau | En France : Orange sur le fixe |
| Lightweight 4over6 | Encapsulation 4‑en‑6 + A+P | RFC 7596 | État par abonné | Box internet | Évolution de DS-Lite |
| MAP-E | Encapsulation 4‑en‑6 stateless | RFC 7597 | Stateless | Box internet | En France : Free sur le fixe |
| MAP-T | Double traduction 4‑6‑4 stateless | RFC 7599 | Stateless | Box internet | En France : Bouygues Telecom sur le fixe |
| 4rd | Encapsulation ou traduction stateless | RFC 7600 | Stateless | Box internet | Protocole historique, moins déployé |
Merci, il faudrait en effet que je précise "sur internet".
À long terme, il faut qu'on puisse avoir accès à tout l'internet sans avoir d'IPv4. Toutefois, IPv4 peut rester sur les réseaux locaux et les back-end, du moment qu'il y a une solution pour qu'IPv6 fonctionne sur internet.
Pour les fermes de serveurs, IPv6 n'est nécessaire que sur les front-end, les serveurs qui sont reliés directement à internet. S'il y a un répartiteur de charge, en fait seul ce dernier a besoin d'IPv6, tout ce qui est derrière peut-être sur des IPv4 privées, cela ne pose pas de problème.
...
Merci pour toutes ces informations, mais le point "1.3/ À long terme, l’extinction complète d’IPv4 est nécessaire" ne semble difficile réalisable, ou alors juste coté "front-end". Chez les grands compte et grosses administrations françaises, je ne vois pas comment ils peuvent changer "rapidement" leur sur-utilisation de IPv4 en interne pour les back-end. Je parle de SI avec des milliers de machines et une implémentation nationale, et pour y avoir travaillé un bon moment, les réseaux, c'est bien la dernière chose qu'ils veulent changer.
Les sites web gouvernementaux Français sont en retard dans la transition vers IPv6, alors qu’en République tchèque, l’abandon de l’IPv4 sur les sites gouvernementaux est un levier pour forcer les opérateurs à prendre en charge l’IPv6. En effet, le gouvernement tchèque a demandé en 2024 aux administrations de ne plus fournir de services administratifs sur le protocole IPv4 à partir du 6 juin 2032. Les utilisateurs d’internet qui n’auront toujours pas de connectivité IPv6 en 2032 n’auront plus d’accès aux sites web gouvernementaux tchèques, ni aux sites et applications d’entreprise qui vont suivre l’initiative du gouvernement tchèque et éteindre simultanément IPv4. Un compte à rebours a été mis en ligne sur https://konecipv4.cz/en/ .J'ai discuté de ce sujet avec des experts :
C'est pour ça que ce serait bien que l'ARCEP se positionne avec un plan d'extinction d'IPv4, pour ne plus laisser le choixL'Arcep ne délivre pas d'IP et n'a aucun mot à dire concernant les IPs ou les services de l'État.
C'est pour ça que ce serait bien que l'ARCEP se positionne avec un plan d'extinction d'IPv4, pour ne plus laisser le choix
Genre 2030, bim, tes impôts c'est que en v6.
A l'image de l'arrêt du cuivre, les gens s'organisent pour anticiper et faire cette transition vers la fibre.
(et on s'est calé sur ça pour arrêter notre coax aussi, on profite de l'occaz pour basculer tout le monde)
Je n'ai pas investigué plus pour Infomaniak, mais j'ai fait une recherche pour un petit hébergeur (qui n'est pas dans le top 12) qui me disait être sûr d'avoir 100% d'IPv6 pour ses sites web.Salut,
Après analyse, il proposait de la connectivité IP à un client qui hébergeait ses sites en IPv4.
Pour Infomaniak, si la partie hébergement mutualisée est 100% IPv6, Infomaniak doit proposer des serveurs dédiés ou de la connectivité IP et ses clients n'activent pas IPv6 par défaut.
Je n'ai pas investigué plus pour Infomaniak, mais j'ai fait une recherche pour un petit hébergeur (qui n'est pas dans le top 12) qui me disait être sûr d'avoir 100% d'IPv6 pour ses sites web.
Après analyse, il proposait de la connectivité IP à un client qui hébergeait ses sites en IPv4.
Pour Infomaniak, si la partie hébergement mutualisée est 100% IPv6, Infomaniak doit proposer des serveurs dédiés ou de la connectivité IP et ses clients n'activent pas IPv6 par défaut.
Ce que j'aimerais bien avoir ce sont les accès internet entreprises. Si IPv6 est presque généralisé sur le grand public et qu'il avance bien sûr les offres Pro, ce n'est pas le cas des offres entreprises.
Bonjour,
autre point à prendre en compte.
Toute entreprise un peu importante qui a besoin d'internet a une connexion principale et une de secours. Le "secours" en IPv4 se fait relativement facilement (et c'est implémenté dans les routeurs que l'on peut acheter sur étagère) ou via les solutions Pro/business. De plus en Ipv4, la coupure d'un lien est peu visible par les utilisateurs finaux. A voir ce que ça donne en IPv6.
Et comme d'habitude en entreprise, faut évaluer le temps passé VS ce que ça rapporte / ça coute. Pour moi c'est utopique de penser que les entreprises migreront avant l'état...
Rien qu'à voir ce qu'il faut faire pour avoir de l'ipv6 derrière une Freebox GP ou une Livebox GP avec du Unifi ou autre, on comprend que c'est pas simple. Et quand bien même on y arrive, encore faut-il le faire correctement : avec un beau /64 en SLAAC par VLAN, RA, l'ICMPv6 open...
C'est tout le problème de l'ipv6, la mise en oeuvre pour les entreprises ce n'est pas plug and play, les entreprises ne veulent pas se prendre la tête avec, sachant que tout fonctionne avec une v4.Et encore, tu omets les cas où l'entreprise veut des liens différents avec des opérateurs différents et où la redondance passe notamment par du NAT fait par ici ou par là. IPv6 ne rime alors qu'avec emmerdements supplémentaires.
Je ne connais pas d'entreprise dans mon entourage en IDF qui ont l'ipv6 d'activé sauf ceux qui utilisent la box opérateur sans routeur évidemment, mais ça reste des petites structures.
Rien qu'à voir ce qu'il faut faire pour avoir de l'ipv6 derrière une Freebox GP ou une Livebox GP avec du Unifi ou autre, on comprend que c'est pas simple. Et quand bien même on y arrive, encore faut-il le faire correctement : avec un beau /64 en SLAAC par VLAN, RA, l'ICMPv6 open...
Toute entreprise un peu importante qui a besoin d'internet a une connexion principale et une de secours. Le "secours" en IPv4 se fait relativement facilement (et c'est implémenté dans les routeurs que l'on peut acheter sur étagère) ou via les solutions Pro/business. De plus en Ipv4, la coupure d'un lien est peu visible par les utilisateurs finaux. A voir ce que ça donne en IPv6.C'est bien ça.
sinon c'est principalement du nat66 (pas de nptv6 chez ubiquiti encore). Pour les puristes du v6, c'est une énorme hérésie ;D ;D ;D mais cela fait le taf super bien, on perd juste les adresses "privacy" côté publique mais bon ::)!Mais c'est pourtant la solution inévitable en dehors de gérer un bloc PI et du BGP (voire un AS, et donc de l'argent en plus à payer).
Ce sont les FAI qui sont fautifVoir reflexions ci-dessus, non ce n'est pas si simple ::)
on passe son temps à se battre pendant des jours pour un truc qui peut être configuré en quelques heures grand max si rien n'était limité.
Avec mon openwrt, je fais ce que je veux de mon /56
Pourtant, si on souhaite pouvoir éteindre IPv4, il va falloir s'attaquer à ces segments de marché.Mais qui est le "On" ? Qui le veut vraiment ? On parle de supprimer tout IPv4 sur les réseaux privés ?
On parle de supprimer tout IPv4 sur les réseaux privés ?Non, uniquement sur internet.
Voir reflexions ci-dessus, non ce n'est pas si simple ::)
Dans ma config actuelle, j'ai quasiment rien à faire, ça juste marche. Si je devais râler pour un truc ça serait mon préfixe qui change de temps en temps et qui casse mes config de certains serveurs (et encore sous Linux avec ip token ça m'évite les reconfig).
Sur certains usages (portail captif avec log) je pense même qu'il manque des RFC pour le faire proprement et simplement.
En environnement contrôlé (donc dans une entreprise), le NAT66 n'est pas le mal, il suffit pour les fabricants de matériel (GL.INET le faisant déjà) de généraliser une config de ce type, et le souci du failover est de fait réglé.
Vous savez sur vos firewall d'entreprise typique (fortinet, etc) si le NPTv6 est implémenté ? Adresser le LAN en ULA et faire du NPTv6 sur les préfixes des multiples liens WAN est quand même déjà une très bonne solution.
Certains d'entre vous on déjà déployé du v6 sur un LAN d'entreprise avec multi WAN ? C'est vrai que chez nous on se pose aussi la question.
Il me semble que le NAT66 est une horreur.
NTPv6 ?
Je préfère largement un pare-feu avec état, un mécanisme d'auto-configuration, ainsi qu'un service de nommage dynamique.
Je ne comprends pas pourquoi on continue de le plébisciter. Cela paraît tellement artificiel comme limitations.
Pour Infomaniak, si la partie hébergement mutualisée est 100% IPv6, Infomaniak doit proposer des serveurs dédiés ou de la connectivité IP et ses clients n'activent pas IPv6 par défaut.
+1, si ca permet de déployer IPv6, c'est déjà un progrès.
Ce sont typiquement les réponses que l'on va lire sur les forums et r/ipv6...
sauf que dans les faits et dans le monde réel, on ne peut pas toujours implementer ipv6 "comme sur le papier" et que nat66 fait parfaitement le boulot, surtout en multi-wan (c'est pourquoi on le discute ici).
NPTv6 est idéalement "mieux" mais encore assez rare niveau disponibilité donc on fait avec ce qui marche. Surtout que dans une grande partie des réseaux, on à pas besoin de routage entrant donc qu'ipv6 "fonctionne" de la même manière que ipv4 avec du nat, n'est pas du tout un soucis ;)
Vous savez sur vos firewall d'entreprise typique (fortinet, etc) si le NPTv6 est implémenté ? Adresser le LAN en ULA et faire du NPTv6 sur les préfixes des multiples liens WAN est quand même déjà une très bonne solution.Oui, je n'utilise pas fortinet moi-même mais travaille avec des boîtes qui le font. Ca fait assez longtemps que forti sait faire du dual-WAN avec IPv6, même du load-balancing. Et là en effet ils font du NAT.
Certains d'entre vous on déjà déployé du v6 sur un LAN d'entreprise avec multi WAN ? C'est vrai que chez nous on se pose aussi la question.Déjà fait, oui.
En environnement contrôlé (donc dans une entreprise), le NAT66 n'est pas le mal, il suffit pour les fabricants de matériel (GL.INET le faisant déjà) de généraliser une config de ce type, et le souci du failover est de fait réglé.Bref, de l'IPv4-like avec des numéros en 128 bits. En effet c'est ce qui marchera...
Adresser le LAN en ULA et faire du NPTv6 sur les préfixes des multiples liens WAN est quand même déjà une très bonne solution.NAT66 / NPTv6, ce sont en effet les seules solutions raisonnablement utilisables dans ce contexte spécifique en gardant quelque chose de «simple».
Ce sont typiquement les réponses que l'on va lire sur les forums et r/ipv6...C'est tout à fait ça. Cf ma réflexion sur les pilotes de beigebox situés sous la table de la cuisine.
sauf que dans les faits et dans le monde réel, on ne peut pas toujours implementer ipv6 "comme sur le papier" et que nat66 fait parfaitement le boulot, surtout en multi-wan (c'est pourquoi on le discute ici).
Après, il y a les soucis des sysadmins... mais d'expérience, si tu prends une personne jeune et motivée par le réseau, tu n'as pas de souci à la former à IPv6. Par contre, les jeunes tout juste sortis de l'école te disent toujours "IPvQUOI? On a juste eu une slide dessus, c'est pour le futur" en 2026, tristesse.
Bref, de l'IPv4-like avec des numéros en 128 bits. En effet c'est ce qui marchera...
Mais finalement, où est le besoin, où sont les demandeurs, où sont les clients désireux de payer ça (tant en terme financiers qu'en matière de pots cassés)?
Puisqu'une spécificité majeure d'IPv6 est de vouloir tout normer en changeant tout sans expérience de la production, puis ensuite seulement de proposer des solutions réalistes en rapport avec la réalité, moyennant 15 normes différentes qui se succèdent
Mais qu'est-ce que ça apporte exactement en regard des investissements même limités en conseil, ingénierie, matériels, tests, supervisions, mises à jour, emmerdements, pour les entreprises ?Dans notre cas, je peux te donner quelques exemples concrets :
Toute cette usine à gaz alors qu'un wireguard v4 aurait suffitC'est quoi que tu comprends pas dans cette phrase ?
Toute cette usine à gaz alors qu'un wireguard v4 aurait suffit
Toute cette usine à gaz alors qu'un wireguard v4 aurait suffitEn quoi, une architecture v6 only serait une usine à gaz ? A part qu'il reste à corriger les habitudes, comme indiqué par Simon.
Quant aux jeunes sortis de l'école: de façon générale j'ai l'impression qu'il y a assez peu de gens formés/intéressés par l'infrastructure et les réseaux. Ça rêve au dev, au front, au cloud, à l'IA (et pourtant, dev & co, voilà des sujets plus touchés que d'autres par un remplacement par l'IA)
NAT66 / NPTv6, ce sont en effet les seules solutions raisonnablement utilisables dans ce contexte spécifique en gardant quelque chose de «simple».
Quant aux jeunes sortis de l'école: de façon générale j'ai l'impression qu'il y a assez peu de gens formés/intéressés par l'infrastructure et les réseaux. Ça rêve au dev, au front, au cloud, à l'IA (et pourtant, dev & co, voilà des sujets plus touchés que d'autres par un remplacement par l'IA)
Je suis de la promo 2002 de l'EFREI « École française d'électronique et d'informatique » et on nous a parlé 5 minutes d'IPv6.
Le truc qui va plus vous choquer c'est qu'on n'avait aucun Linux dans l'école (enfin si un poste Debian acquis par l'asso des élèves) : On travaillait soir sur des salles Windows NT, soit dans des salles Sun Solaris pour Unix.
Je vous rassure, j'ai fait un BTS SIO SISR en 2018/2020 et IPv6 = 5 minutes....Heureusement, on m'a témoigné de cours d'informatique, même en BTS, ou l'ipv6 ne monopolise pas qu'une seule séance.
Je vous rassure, j'ai fait un BTS SIO SISR en 2018/2020 et IPv6 = 5 minutes....
Après si on veut bien l'IPv6, même si ça devient incontournable aujourd'hui, c'est plutôt en bac +3/4/5 que ce sujet doit être abordé en profondeur.heu,
à un moment ipv4 sera du folklore, comme les locomotives diesel ou à vapeur sur le rail.Mais tel n'est pas encore le cas.
Mais tel n'est pas encore le cas.C'est vrai que un peu paradoxalement, les technologies réseau se côtoyaient beaucoup plus avant, on a fait un peu de tout dans IP, y compris des trucs inimaginables comme scsi et d'autres protocoles complètement dédiés à l'interconnexion des composants plus qu'au réseau, mais l'alliance avec ethernet à côté a permis de tout transporter sans beaucoup de développements, juste par les performances des produits de commutation et de transmission.
Et en raison des déploiements et de la masse de choses installées, ça sera long.
C'est très différent du X25, du Frame Relay ou de l'IPX, de ce point de vue.
heu,
c'est pas ça devient, mais c'est, devient on pouvait dire ça il y a 20 ans, mais plus en 2026.
Aussi en BTS, pourquoi ne pas commencer par une base ipv6, pour venir après sur le folklore ipv4 ?
Car à un moment ipv4 sera du folklore, comme les locomotives diesel ou à vapeur sur le rail.
Des protocoles réseau, j'en ai appris pas mal sur ma période d'activité: dans l'ordre chrono: BSC, SDLC, X25, Frame relay, ATM et superposé à tout ça depuis X25, IPV4 puis ipV6, plus IPX dans les lan, sans parler des divers ethernet, du gros coax jaune aux switchs 10G et le tout hors scolarité, limitée à mon antique BTS électrotechnique, des mauvaises langues vont dire que ça se voit :D
Mais juste pour dire qu'il faut de la souplesse et de la curiosité surtout pour progresser aussi vite que les technologies, j'ai toujours eu la chance d'être plus intéressé par ce qui est nouveau et ses bugs que par le confort de l'antique dont on maitrise tous les vices.
Est-ce que tu aurais gardé le cours ? Histoire qu'on voit un peu le truc.
Aussi en BTS, pourquoi ne pas commencer par une base ipv6, pour venir après sur le folklore ipv4 ?
Je me forme en autodidacte. Il y a plein de concepts que je ne maîtrise pas sur les réseaux.
Néanmoins, IPv6 ne m'a pas paru super compliqué. Mais il faut évidemment se former sur le sujet.
Je considère cela comme l'un des fondamentaux en informatique.
De mon point de vue d'apprenant, c'est accessible. IPv6 est supporté par les opérateurs réseaux,
les systèmes d'exploitations, les équipements réseaux.
+1, je trouve cela étrange de ne pas enseigner IPv6-first en 2026, puis d'enseigner IPv4.Pour avoir été étudiant dans 3 formations informatiques axées sur les systèmes et les réseaux (sauf le dernier terminé en 2023 axé sur la maintenance d'un PC mais avec connexion réseau) je peux assurer que les formations diplômantes en France, quelque soit le domaine, et peu importe si c'est scolaire (j'ai fait aussi le SIO de 2011 à 2013, comme Renaud07), ou que ce soit par l'AFPA (T2SI qui n'existe plus, et TSI en dernier juste pour confirmer que j’étais encore compétent en informatique sur une formation moins élevée qu'auparavant, mais ce n'était pas mon choix), et ben le but n'est pas de faire évoluer les pratiques... c'est juste de faire ce qui ce fait aujourd'hui dans les entreprises.
À part l'inertie des profs qui sont plus agés
Non malheureusement je n'ai rien gardé. Par la suite j'ai enchaîné sur un master en cyber, donc de gros module réseau. Toujours pas de trace d'IPv6, le prof avait aucune idée de ce que c'était à part "il y a beaucoup plus d'adresses et c'est super compliqué". Prof dans la trentaine je précise.
Enfin bref, c'est triste, car travaillant chez un opérateur B2B c'est affligeant de voir que ce n'est toujours pas un sujet au niveau de nos partenaires, prestataires et même intervenants historique. On renouvelle le matériel mais sans jamais introduire cette notion, qui concerne quand même une grosse partie d'Internet en France aujourd'hui.
Et pourtant, on gère des problèmes de NAT très régulièrement, la "galère" de la VoIP avec de STUN, etc qui a une conf différente à chaque changement d'IPBX ou de constructeur de téléphone, l'empilement de reverse proxy pour économiser quelques adresses. Je ne vois pas comment on peut accepter ces tares et ne pas vouloir en sortir :'(
Pour avoir été étudiant dans 3 formations informatiques axées sur les systèmes et les réseaux (sauf le dernier terminé en 2023 axé sur la maintenance d'un PC mais avec connexion réseau) je peux assuré que les formations diplômantes en France, quelque soit le domaine, et peu importe si c'est scolaire (j'ai fait aussi le SIO de 2011 à 2013, comme Renaud07), ou que ce soit par l'AFPA (T2SI qui n'existe plus, et TSI en dernier juste pour confirmer que j’étais encore compétent en informatique sur une formation moins élevé qu'auparavant, mais ce n'était pas mon choix), et ben le but n'est pas de faire évoluer les pratiques... c'est juste de faire ce qui se faite aujourd'hui dans les entreprises.
Le jury informatique que j'ai eu en 2023 m'a même sermonné car je voulais que les entreprise auto-hébergent leur solution mail, ou a moins passe par du souverain (comme OVH). Tout le jury disait que ce qui se faisait le plus était du GAFAM pour ça en entreprise, et que je devais suivre le mouvement. J'ai senti que si je continuais à argumenter ma position, c'était fout pour mon diplôme !!!
Côté IPv6, rien dans les épreuves que j'ai eu pour mon diplôme de 2023, alors qu'il y avait de l'IPv4 (et qu'on a parlé de l'IPv6 en cours, quelques instants en tout)... Ambiance.
C'est clair qu'il vaut mieux commencer directement par ipv6, c'est bien plus facile quand c'est bien supporté par les applications.
Surtout quand certains en sont toujours à enseigner V4 avec les classes, alors qu'elles sont obsolètes depuis 30 ans, quand on commence par V6 le CIDR est une évidence.
De plus les profs sadiques ne peuvent plus torturer les élèves avec des exercices sur les sous réseaux, genre première, dernière adresse ou quel numéro de sous réseau.
Le seul défit à améliorer est de trouver un dns systématique automatique, car il ne faut pas espérer mémoriser des adresses GUA, déjà qu'on n'y arrive pas en ipv4, bien qu'en fait sur des ULA gérées, ce soit plus facile en V6.
Surtout quand certains en sont toujours à enseigner V4 avec les classes, alors qu'elles sont obsolètes depuis 30 ans
Ah les classes, j'y ai aussi eu droit dans le BTS, mais, ils ont vite enchaîné sur le CIDR (ouf). Le seul cas où je les utilise encore un peu c'est pour les IP privées. J'ai toujours tendance à découper mes réseaux à l'ancienne, même si ce n'est plus une obligation depuis longtemps.Oui et non.
En regardant les citations que tu as faite de mes propos, j'ai réalisé que j'ai laissé beaucoup d'erreurs de frappe (corrigés depuis).
Ce sujet vis à vis des formations, ce n'est pas ce que je peux appeler de bons souvenirs... peut être que les étudiants français, dans 50 ans, auront une meilleure expérience que nous avec l'IPv6.
Oui et non.
En 2023, j'ai encore eu l'introduction des sous-réseaux par les classes.
Car en entreprise, de nos jours, les CIDR /8, /16, et /24 sont très utilisés.
Apprendre les classes est jugé dans les formations comme étant une bonne intro au CIDR, quitte a dire que les /24 ou les /16 sont courants avec le 1er octet à 10 par exemples.
La logique scolaire est là, mais c'est vrai que ça met de la confusion en pratique.
Certains étudiants ne sont pas doués avec les chiffres. On finit de toute façon par leur présenter des outils en ligne pour découper leurs sous-réseaux (mais méthode interdite durant les épreuves quand même).
Les formateurs AFPA que j'ai eu présentent cet outil en ligne: https://cric.grenoble.cnrs.fr/Administrateurs/Outils/CalculMasque/
Il suffit de reconvertir l'adresse IP en séquence binaire et le tour est joué."Il suffit" :)