Auteur Sujet: Accord Orange SFR pour le déploiement de la fibre optique hors des zones denses  (Lu 1111 fois)

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vivien

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Orange et SFR vont annoncer demain mardi un accord dans le déploiement de la fibre optique hors des zones denses de l'Hexagone, a annoncé lundi soir une porte-parole de France Télécom, confirmant des informations du journal Les Echos.

Selon quotidien, les deux opérateurs vont dépenser près de cinq milliards d'euros pour poser dix millions de prises à très haut débit.

La porte-parole de France Télécom n'a pas confirmé toutefois l'enveloppe mentionnée par les Echos, précisant que le nouvel accord s'inscrivait dans le cadre des deux milliards d'investissement déjà annoncés par le groupe pour couvrir 60% des foyers français à l'horizon 2015.

Le partenariat qui sera annoncé mardi vient s'ajouter à un premier accord de co-investissement présenté fin juillet par France Télécom et Free (Iliad ), également pour déployer le haut débit dans les zones moins denses du pays.




France Télécom-Orange et SFR annoncent un accord pour le déploiement de la fibre optique au-delà des zones très denses

France Télécom-Orange et SFR ont signé ce jour un accord marquant une avancée majeure dans le déploiement de la fibre optique en dehors des zones très denses du territoire français.

Cet accord est particulièrement structurant car sur les 11 millions de logements qui seront couverts par France Télécom-Orange et SFR en dehors des zones très denses, 9,8 millions correspondent à des agglomérations pour lesquelles les projets de déploiement des deux opérateurs se recoupaient. Au terme de cet accord, sur ces 9,8 millions de logements, SFR en réalisera 2,3 millions et France Télécom-Orange 7,5 millions.

La démarche des deux groupes s’inscrit dans la continuité des intentions de déploiements qu’ils ont communiquées au Commissariat Général à l’Investissement en réponse à l’Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement.

Cet accord concrétise les ambitions de déploiement des deux groupes. Afin d’éviter les recoupements, l'accord désigne, pour chaque commune, l’opérateur responsable du déploiement assurant le meilleur calendrier et la meilleure couverture proposés, au bénéfice des consommateurs et des collectivités locales.

Afin d’offrir à l’ensemble des consommateurs des services diversifiés, France Télécom-Orange et SFR se sont engagés à être commercialement présents sur les zones de l’accord en souscrivant aux offres de gros de celui qui déploiera localement le réseau. Les autres acteurs du marché pourront également s’appuyer sur les infrastructures ainsi déployées, dans les conditions définies par l'ARCEP, y compris en participant à leur cofinancement, pour proposer leurs offres commerciales très haut débit.

L’engagement pris par chacun des signataires est de couvrir chaque commune dans les 5 ans qui suivent l’initialisation des déploiements.

Dans les prochains jours, France Télécom-Orange et SFR prendront contact avec les représentants des collectivités concernées par ces projets de réseaux à très haut débit. Chacune d’entre elles pourra ainsi organiser la concertation locale nécessaire à une bonne articulation public-privé des déploiements.

Au total, en intégrant les déploiements dans les zones très denses, ce sont près de 60 % des foyers français qui seront couverts par la fibre du fait de l’investissement des opérateurs privés d’ici 2020.

Chacun des deux groupes est prêt à coopérer avec les collectivités locales aux nombreuses solutions envisagées pour couvrir les 40 % de foyers restants, selon une logique de complémentarité et d’efficacité globale.


Source : Communiqué de presse Orange SFR du 15 novembre 2011

Nico

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Donc 10 millions de logements, 25% à fibrer par SFR / 75% pour Orange.

Orange et SFR se mettent d'accord pour organiser le déploiement de la fibre optique hors des grandes villes

Les opérateurs Orange et SFR ont conclu un accord pour déployer la fibre optique en dehors des très grandes villes et se répartir l'équipement de près de 10 millions de logements où leurs projets de déploiement se recoupaient, ont-ils indiqué lundi 14 novembre au soir. Jusqu'à présent, les investissements des opérateurs tout comme leurs déclarations d'intention concernaient majoritairement les grands centres urbains, laissant de côté les zones moins densément peuplées ou rurales, jugées moins rentables.

Eric Besson, ministre de l'industrie, a "salué" dans un communiqué un accord qui "met en place le partage des rôles entre Orange et SFR pour couvrir les 58 % de foyers qui seront raccordés à la fibre optique sur les dix prochaines années, sur la base de l'initiative privée". "Sur les 11 millions de logements qui seront couverts (en fibre) par France Télécom-Orange et SFR en dehors des zones très denses, 9,8 millions correspondent à des agglomérations pour lesquelles les projets de déploiement des deux opérateurs se recoupaient", ont indiqué Orange et SFR.

"Aux termes de cet accord, sur ces 9,8 millions de logements, SFR en réalisera 2,3 millions et France Télécom-Orange 7,5 millions", ont précisé les opérateurs, parlant d'une "avancée majeure dans le déploiement de la fibre". Cet accord "concrétise les ambitions de déploiement des deux groupes. Afin d'éviter les recoupements, l'accord désigne, pour chaque commune, l'opérateur responsable du déploiement assurant le meilleur calendrier et la meilleure couverture proposés, au bénéfice des consommateurs et des collectivités locales", selon eux.

Selon le cadre fixé par l'autorité des télécoms, l'Arcep, les opérateurs ont jusqu'en 2015 pour initier leurs déploiements ; et dès lors qu'ils sont lancés, ces déploiements doivent ensuite être bouclés dans les cinq ans. "Au total, en intégrant les déploiements dans les zones très denses, ce sont près de 60 % des foyers français qui seront couverts par la fibre du fait de l'investissement des opérateurs privés d'ici 2020", soulignent Orange et SFR.

Le but de l'Etat est de couvrir 100 % des foyers français en fibre optique d'ici à 2025, une couverture estimée à 24 milliards d'euros par l'Arcep.
Dans le cadre du grand emprunt, le gouvernement a alloué deux milliards d'euros pour les infrastructures numériques, dont 750 millions de subventions réservées aux zones peu denses et 250 millions aux zones les plus reculées. Actuellement, plus de 5 millions de logements français sont connectables au très haut débit fixe via la fibre optique, mais seulement 550 000 ménages ont souscrit un abonnement.


Source : Le Monde le 14 novembre 2011

fiberman

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Bonjour,
Savez-vous sur quel mode les opérateurs s'entendent ? revente sur offre de Gros en Passif (quid du GPON) ? ou en actif (type AXIONE) ?
Merci pour cet éclairage !

davidb

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Voici le commentaire de Covage sur ZDNET :

Jean-Michel Soulier, Covage : "L'accord entre Orange et SFR dans la fibre va générer de grandes incertitudes pour les collectivités"

Pour le président de ce spécialiste des infrastructures très haut débit pour les collectivités, cet accord n'est absolument pas contraignant pour les deux opérateurs et pourrait donc pousser les collectivités à un attentisme risqué.

Qualifié de "décisif" par le régulateur des télécoms, l'accord entre Orange et SFR en matière de déploiements de la fibre optique jusqu'à l'abonné en zones peu denses devrait théoriquement accélérer la couverture dans ces zones.

Selon l'accord passé, 11 millions de logements, situés dans environ 3500 communes réparties sur l’ensemble du territoire, seront raccordés. Sur ces 11 millions de logements, 9,8 millions correspondent à des agglomérations pour lesquelles les projets de déploiement des deux opérateurs se recoupaient. Inutile donc de multiplier les dépenses : Orange va prendre en charge 7,5 millions de raccordements contre 2,3 millions pour SFR.

Reste que ce partage des investissements ne satisfait pas tout le monde. L'Avicca, l'Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel dénonce ainsi un '"Yalta" qui s’est effectué sans aucune concertation avec les collectivités concernées.

L'association regrette "que l’encadrement de l’initiative privée par l’Etat se relâche, au détriment des mécanismes qui auraient pu donner un minimum d’assurances aux élus sur la qualité de la couverture".

Les collectivités perdent la main

Car il est vrai que les collectivités, souvent à l'origine de déploiements locaux ou départementaux à travers des délégations de service public (DSP) semblent désormais exclues du jeu. Leur rôle de moteur se voit fortement diminué. D'autant plus que l'accord entre Orange et SFR n'a rien de contraignant, surtout, il ne propose aucun calendrier.

"Cet accord court sur 10 ans, il peut se passer des choses d'ici là. Le risque, que certaines collectivités attendent et mettent leurs projets en 'stand-by' vu qu'elles sont exclues du processus. Elles reprendront la main dans les cas où les opérateurs ne déploient pas. Mais une chose est sûre, dans certains cas, cet accord provoquera finalement des retards", regrette Jean-Michel Soulier, président de Covage qui est spécialisé dans la conception, la construction, l'exploitation technique et la commercialisation des réseaux Très Haut Débit au service des collectivités locales et opérateur d'opérateurs.

Surtout, cet accord semble confirmer le désengagement politique de l'Etat de l'aménagement du territoire dans ces zones dont la couverture est confiée au privé. "Le gouvernement affirme que la fibre n'est pas une infrastructure, or elle est comparée aux autoroutes de l'Information qui soutiennent l'économie et la croissance, il faudrait donc savoir. Tout cela génère des inquiétudes dans les collectivités", assène-t-il.

Autre problème : les zones restantes en dehors de cet accord. "Les 40% des logements restants seront rendus éligibles à la fibre optique, à partir de 2012, par des déploiements associant les collectivités territoriales et les opérateurs. Ces déploiements nécessiteront des financements publics d'origine locale, nationale ou européenne", explique l'Arcep.

Or, on sait très bien que le financement est loin d'être bouclé. Pas de quoi être optimiste, selon Jean-Michel Soulier. "On n'a pas encore le schéma de financement donc je ne vois comment le gouvernement pourrait atteindre les objectifs du gouvernement", dénonce-t-il.

Rappelons que diverses pistes ont été avancées. La Commission européenne propose ainsi de dégrader l'attractivité de l'ADSL pour inciter les opérateurs de réseaux à investir plus massivement dans la fibre.

Explication : dans la plupart des pays européens, les opérateurs alternatifs payant aux historiques un droit d'accès au réseau cuivre (utilisé pour l'ADSL) également appelé accès à la boucle locale afin de mettre en place le dégroupage. Cet accès coûte en moyenne 8,5 euros par ligne en Europe et 9 euros en France versés à France Télécom.

L'idée serait donc de baisser drastiquement ce coût réduisant de fait la rente ADSL que touchent les opérateurs de réseau. Une perspective qui ne plaît guère aux opérateurs historiques. Pour le patron de Covage, l'idée a au contraire du sens même si le spécialiste préconise plutôt "un cocktail de financements".


Source : ZDNet le vendredi 18 novembre 2011 par Olivier Chicheportiche